L’avenir appartient aux Veganautes

16731881_1683626008603806_1488639621_o
K. en cuisine

Pourriez-vous vous présenter et nous expliquer qui sont K&M et ce que sont des Veganautes ?

K. est l’épouse de M., l’époux de K. D’un âge moyen mûr mais pas trop avancé, ils sont comme les oiseaux du même nom : inséparables. Tout le monde sait ce que sont des véganes. Des veganautes on peut donner la définition suivante : VEGANAUTE(s): n. – 21ème siècle. – de Vegan (syncope de l’anglais veg(etari)an, 1944) et de ναῦται (du grec navigateur, marin.) dans le sens de voyageur, chercheur, explorateur. Par extension virtuelle, qui circule sur le net pour agiter à son tour et dans le monde l’information végane et créer une émulsion, faire accroître le véganisme (mode de vie).

Pourquoi est-ce que la Veganothèque parle de livres et non de vins végans ?

Parce qu’on lit plus qu’on ne boit, et heureusement, sinon on serait des cirrhosautes. Bon, et puis ce serait une vinothèque. Si de temps en temps on partage la découverte d’un vin vegan déniché de ci de là, nous en apprécions la consommation uniquement avec un bon repas bien préparé, et aussi plutôt rarement. Quant à la véganothèque, disons que c’est notre idée de la bibliothèque idéale où tous véganes ou personnes intéressées par le sujet peuvent y piocher des idées de lectures.

16735996_1683626001937140_1343020546_n
M. dans la bibliothèque

Est-ce que vos billets d’humeur sont gentils ?

Certes, mais ils sont plus rares que les articles. Ils concernent souvent des événements positifs auxquels on participe : marches, conférences, vegan places, etc. Pour avoir de la critique au sens négatif du terme, il faut aller voir du côté des articles. Mais nos « reproches » sont souvent poliment dissimulés. On ne veut pas faire du buzz avec de la polémique et du jugement à l’emporte-pièce.

Les Veganautes une espèce comme les autres ?

Oui, nous sommes antispécistes.

Est-ce que l’on est Veganaute de naissance ?

Hélas, de nos jours on le devient plus qu’on ne naît ainsi. Être veganaute, c’est s’inscrire dans une démarche philosophique éthique qui justement cherche à façonner le devenir.

Tout le monde peut-être Veganaute ?

En tout cas selon nous, tout le monde devrait être veganaute. Et les animaux… ? Disons que si l’on fait un combo entre l’idée zoopolitique de la prédation de Thomas Lepeltier et le futur chimérique des Seigneurs de l’Instrumentalité de Cordwainer Smith, alors il se peut bien qu’un jour lointain les animaux le deviennent aussi… des veganautes.

Les apprenti(e)s Veganautes ont-il le droit de voir cuisiner Kathy ?

Ils n’en ont pas le droit car la Loi ne le prévoit pas : apprenti.e.s comme lectorat. Demande-t-on aux Daft Punk d’enlever leurs masques ? Non, car ça briserait le rêve (rires).

Que feront les Veganautes quand le monde sera « véganautés » ?

Ils redeviendront omnivores par esprit de contradiction (rires), non bien sûr, ou plutôt si, car alors être omnivore ce sera le fait de manger tout ce qui se mange en effet, autrement dit tout ce qui est de l’alimentation végétale. En vérité malheureusement, ils seront morts veganautes bien avant l’avènement de la planète Vegan.

Un vegan est un vegétalien (qui va au de-là du régime alimentaire), mais alors une personne végétarienne peut-elle être aussi Veganaute ?

Dans l’esprit complètement, s’il s’agit d’une démarche éthique et pas que pour la santé. Sinon, il reste à la personne encore juste une marche à franchir : la meilleure pour les animaux et sa conscience.

Les Veganautes sont-ils optimistes concernant la protection des animaux ?

Si on est réalistes, alors on est pessimistes, sachant que 60% des espèces terrestres ont disparues, et que la moitié des habitants des océans aussi.  Optimistes, en pensant que la prise de conscience actuelle devrait continuer à faire tache d’huile et que ceux qui resteront à protéger le seront.

L’avenir appartient aux Veganautes ?

Nous nous levons très tôt, donc…

Le 41e marathon de Paris en chiffres

17807528_10155201467934904_6796117389040626021_o19 comme les nombre de tonnes d’oranges englouties durant la course

24 comme le nombre de tonnes de bananes distribuées

32 comme le nombre de meneurs d’allure chargés d’amener les coureurs sur les bases de leur objectif chronométrique

41 comme l’augmentation en pourcentage du nombre d’inscrits en l’espace de dix ans (2007 à 2017)

105 comme le nombre de points d’animation postés sur le parcours (groupes, fanfares,…)

146 comme le nombre de nationalités différentes représentées

189 comme le nombre de pays qui diffuseront des images de l’épreuve

3000 comme le nombre de bénévoles mobilisés

57 000 comme le nombre d’inscrits, soit le deuxième total le plus élevé derrière le marathon de New York

250 000 comme le nombre de spectateurs sur le bord du tracé

440 000 comme le nombre de morceaux de sucre à disposition sur les différents points de ravitaillement

560 000 comme le nombre de bouteilles (de 50 cl) distribués aux coureurs durant le marathon

8045 comme le numéro de dossard de Magà Ettori

1 comme le nombre de film qui sera tourné pendant l’épreuve (VEGAN MARATHON)

6 comme le nombre de QG animalistes sur le parcours

 

Les défis du Vegan Marathon Running

Les défis du VEGAN MARATHON RUNNING TOUR 2017 sont ceux de grands champions, et derrière des champions il y a souvent des héros ordinaires : « Atteinte de sclérose en plaques, je ne peux pas courir mais je vais essayer de marcher tous les jours. Je ne peux pas dire là tout de suite combien de km/jour, 10km peut-être ou seulement 5km, ça sera selon le bon vouloir de mes jambes mais je vais essayer de me dépasser, de dépasser mes douleurs et ma fatigue » (Miriam Ben Jilani).

LES DÉFIS

– dimanche 3 septembre 10 h Paris / course (entraînement) collectif – tous les niveaux

– dimanche 10 septembre conférence Olivia Charlet : « Quelle alimentation végétalienne adopter ? Comment faire la transition vers le végétarisme et le végétalisme ? »

– samedi 2 septembre conférence Magà Ettori « VEGAN MARATHON RUNNING TOUR » à Orléans
– samedi 2 septembre stand d’informations à la VEGAN PLACE d’Orléans en partenariat avec L214 et Infos Véganes
– carnet de voyage de Patricia Piriou dans l’Himalaya
– équipe de Squadrunners VEGAN MARATHON, avec son capitaine Jacques Querry
– dimanche 10 septembre participation de VEGAN MARATHON à la course « la Parisienne » (Olivia)
– dimanche 3 septembre participation de VEGAN MARATHON à la course « les 15km de Coucy » (Skyno)
– du 1er au 10 septembre « My VEGAN MARATHON RUNNING TOUR » chaque membre de l’association court ou marche et se prend en photo ou se filme.
– du 1er au 10 septembre concours de « AIO-SELFIE » chaque jours le selfie qui représente le mieux l’association est publié dan VEGAN MARATHON MAGAZINE
– du 1er au 10 septembre Gabrielle Garoflid traverse la Suisse en marchant en empruntant la via Jacobi
– du 1er au 10 septembre Marc-François de Gentile et la délégation Corse organisent le « Défi VGR20 » (Gr20 par étape ou en entier)
– du 1 septembre au 8 septembre 2017, stage de yoga Hatha en Espagne par Nadine Roussin
– 1 septembre au 5 septembre, marche dans le Parc Montes à Malaga
– samedi 2 septembre – prise de parole pendant la manifestation contre la vivisection d’Auxerre
– 8 septembre « Respires, Respectes » concours d’apnée à l’île Maurice
– 9 septembre « deux lapatte, quatre lapatte marsmarser ansam », bipèdes et quadrupèdes en marche à l’île Maurice Shandra
– 6 septembre « BOX JUMP VEGAN MARATHON » Angeline Berva va essayer de faire plus de 100 montées
– du 1er au 10 septembre « Méditation pour le Monde Animal » séances collective à Pessac – Marine Alexa Cartozzo
– 9 septembre Gwladys Soria participera au « trail des cascades » (25 km & 1300 D+) à Roquefort les Cascades et tentera de finir la course dans le premier quart.
– 2et 3 septembre Morgane Guinebert participe au trail du Haut-Koenigsbourg (Centre Alsace) 25 km

mais aussi :

– Mise en ligne de VEGAN MARATHON MAGAZINE qui suivra et rendra compte de toute l’opération au jour le jour

– clip de 2 minutes en partenariat avec Larbradoc

– campagne de crowdfunding

Solweig Nilsen, une Calisthenic comme les autres

Je m’appelle Solweig Nilsen, j’ai 21 printemps et je suis étudiante en Master d’Urbanisme à l’Université de Montpellier.  Malgré un emploi du temps assez chargé du fait de mes études, j’arrive à trouver le temps pour me consacrer à ma passion : le sport, et plus particulièrement la musculation et le Streetworkout. Chaque jour je m’entraîne à  atteindre mon objectif que je me suis fixée à l’échéance du 01 mai, à  savoir faire plus de 15 tractions  en prises larges en une série. Pour se faire, je réalise plusieurs séries de tractions pour un total de 50 tractions par jour.  En parallèle je m’entraîne également à faire des répétitions plus ou moins conséquentes aux pompes et aux dips. En bref, je suis dans une phase de travail de poids de corps assez intense. Cela fait maintenant près de 3 ans que je prône la dualité véganisme/sport et que je démontre que je suis loin d’être une mangeuse de salade en carences de protéines. A la salle de sport, les personnes se rendent à l’évidence que mon mode de vie est  adéquat, car je suis rarement fatiguée durant mes séances, je suis même assez endurante et « puissante ». Je n’ai pas peur des challenges, je dirais même que je suis quasiment toujours la première qui soit prête à en relever ou à défier une autre personne.  Certains de mes amis ou bien des connaissances ont fait le choix de changer de voie et de bannir les aliments provenant des animaux afin d’optimiser leur puissance sportive et de construire leurs muscles sur une base végétale…et « comme par hasard » ça marche ! Concernant mon petit parcours vers le véganisme, je vais l’expliquer brièvement : Je suis devenue végétarienne en 2012 après une prise de conscience solitaire. Ayant grandie en Ardèche et étant entourée de chasseurs, je me sentais assez seule dans ma décision et je ne connaissais personne qui avait fait le même choix que moi, mais peu m’importait parce que je croyais en ce que je faisais. Heureusement, mes parents m’ont été d’une aide précieuse et m’ont soutenu dans mon changement de mode de vie. En mai 2014, j’ai décidé de sauter encore un pas plus loin et de devenir végan, au même moment je débutais la musculation de façon sérieuse.

Votre semaine type ?

Aux premières lueurs du matin, je me dirige sereinement vers mon garde-manger sublimement végétalien afin de me servir un bol de flocons d’avoine accompagné de lait d’amande ou de soja saupoudré de raisins secs et de graines de tournesol. Ensuite aux alentours de 11H je prends ma collation qui est généralement une banane ou une poignées d’oelagineux (amandes, noix, noisettes..). Pour mon déjeuner je privilégie les féculents (130g) avec des légumes. Vers 16h je m’octroie une seconde collation dans la journée qui se résume souvent à une pomme. Puis à 17h30 je file à l’entraînement. Une fois ma séance terminée je prends mon shaker de protéines végan (Goût brownie chocolat de chez Weider) et je me prépare à manger pour 20h30 (oui, je suis réglée comme une horloge !). Mon repas du soir est principalement constitué de graines (quinoa, millet, etc.) et de légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots rouges ou blancs, pois cassés,..) qui sont très riches en protéines. Afin d’allier de façon optimale le véganisme et le sport, il est essentiel d’avoir une ration de protéines qui s’élève à environ 75-80g par journée, et les grands gagnants de protéines végétales sont sans contestations les légumineuses, suivi des oelagineux et de toutes sortes de graines. En parlant de graines, il ne faut pas hésiter à avoir la main lourde pour agrémenter tout ses repas (graines de courge, de tournesol, de lin, de sésame, de chia, de chanvre etc.). Concernant mes entraînements, je change tous les 2 mois mon programme afin que mes muscles ne s’habituent pas aux exercices et qu’ils progressent. En ce moment il est le suivant :

Qu’est-ce que le Streetworkout ?

Le Streetworkout est un sport qui mêle musculation et gymnastique et se pratique en milieu urbain. Cette discipline consiste à faire des figures de force, d’équilibre et de souplesse. Les pratiquants de ce sport sont appelés les « Calisthenics » et ils s’exercent souvent en groupes afin de s’entraider pour certaines figures ou encore de se compléter. Je suis arrivée à cette pratique après avoir vu des vidéos sur Internet. Étant une pratique principalement masculine et aimant les défis, je me suis convaincue que je me ferais une petite place dans cet univers.  Je suis assez compétitive et je ne vois pas pourquoi une femme aurait moins de capacités qu’un homme dans le milieu du sport. Ayant commencé la musculation avant le Streetworkout, cela m’a permis d’avoir un peu plus de facilités dans la réalisation de certains mouvements. Le SW est un sport qui commence à prendre beaucoup d’ampleurs et à réunir de plus en plus d’adeptes. Des championnats divers (nationaux, internationaux) existent et sont assez médiatisés sur les réseaux sociaux. Ce sport urbain est assez mis en parallèle avec le Parkour qui enregistre également une médiatisation forte.

Le culturisme a mauvaise presse ?

Les produits dopants ont mauvaise presse dans n’importe quel sport, le culturisme est malheureusement plus montré du doigt que les autres. En effet, bon nombre de culturistes ou de pratiquants de la musculation utilisent des shakers de protéines quotidiennement ainsi que de la créatine ou encore de la BCAA. Dans des cas plus poussés, certains utiliseront des injections de testostérones. Ces divers éléments sont la cause de cette mauvaise presse. Pour ma part, je consomme des shakers de protéines végétales de la marque Weider, goût chocolat Brownie. Avant cette marque, j’ai testé l’isolat de pois chiches, la whey vegan (Myprotein) et la whey vegan goût chocolat (Sunwarrior). La meilleure est de loin celle de chez Sunwarrior car complète en acides aminés et naturelle. Hélas, son prix peut en freiner plus d’un à 42e le kilo ! Ainsi, je concilie véganisme et musculation à travers la consommation de protéines purement végétales et encourage mes collègues sportifs à passer de protéines en poudre laitières ou carnées aux protéines végétales (mieux assimilables pour le corps humain).

La testostérone, est-ce vraiment féminin ?

Très bonne question. Le taux de testostérone étant quasiment inexistant chez les femmes, certaines culturistes se dopent en se faisant des injections. Mais bien évidemment ce cas est minime par rapport au nombre de pratiquantes sportives. Petite astuce afin d’assimiler un peu de testostérone de manière naturelle et gourmande : Mangez de la pastèque ! En plus d’avoir un taux de testostérone assez élevé, elle vous désaltère et surtout, elle est vegan !

Qui est « Hannibal for King » ?

Tous les Calisthenics savent qui est « Hannibal for King », mais il n’est pas le seul à être connu dans ce milieu. D’autres personnes se sont aussi faites un nom, tels que Lazar Novovic, Frank Medrano (vegan) ou encore Barstarzz. Concernant Frank Medrano, il est sans doute l’un des précurseurs vedette de ce sport et affiche clairement et fièrement son mode de vie vegan. Sa carrure étant moins volumineuse que les autres figures emblématiques du SW, il allie à la perfection poids de corps et équilibre.  Côté féminin, le Streetworkout se voit avoir de plus en plus d’adeptes. La femme de Frank Medrano (également végane) en fait partie et promeut ses performances sur les réseaux sociaux (Facebook). La plus connue est Melanie Driessen, jeune néerlandaise et plusieurs fois championne d’Europe et du monde. Pour les intéressées, je tiens une page facebook « Streetworkout Girls France » qui sert à motiver les troupes féminines françaises et à montrer que ce sport n’est pas réservé qu’à la gente masculine.

Quels conseils donneriez-vous à une fille qui commence la musculation ?

Ô toi, si tu m’écoutes, ne te lances surtout pas dans un régime. La solution est plus simple que tu ne le penses : bannir les aliments transformés (farine blanche, sucre raffiné, etc.), les plats cuisinés et les boissons sucrées. Ces trois éléments doivent devenir ta bible. Pour obtenir un corps tonique et musclé il ne faut pas s’affamer, il faut manger sainement, sans abus et beaucoup s’hydrater. Il est important d’avoir un apport en protéines, acides aminés et lipides corrects et il ne faut pas trop consommer de glucides. Les glucides sont certes essentiels mais doivent être consommés soit en matinée soit en pré-workout.  Si une personne suit un régime elle perdra rapidement du poids, certes, mais au moindre écart cela  lui sera fatal. Tandis que manger de manière correcte tous les jours  favorise la transformation du corps de manière durable. Pour les entraînements, tout dépend de l’objectif que l’on se donne. Si une personne veut prendre du muscle, elle doit faire des répétitions plutôt courtes (ne pas excéder 10), en revanche si elle souhaite s’affiner et se tracer, il faudra alors privilégier les répétitions longues (de 12 à 20).

Vous militez pour la cause animale ?

Je milite tous les jours pour la cause animale en ayant adopté une alimentation végétalienne, en refusant de consommer des produits émanant des animaux (fourrure, cosmétiques, produits ménagers,…) et en refusant de financer toutes les activités qui asservissent l’animal (zoo, cirque, aquarium..). En 2015, j’ai participé à des actions anti-corrida (Rodhilan et Alès), j’ai fait un happening contre la vivisection à Lyon et j’étais membre volontaire chez Greenpeace. Malheureusement, la vie d’une étudiante étant assez chargée, je n’ai plus trouvé le temps nécessaire pour m’investir de cette manière. L’an dernier j’ai participé à l’organisation du salon « Alternatives véganes » qui a eu lieu le 13 février au palais Mona Bismarck à Paris et j’ai également participé à des Food Not Bombs à Avignon.

Comment réagit votre entourage à vos pratiques, plutôt hors normes ?

« Le cri de la carotte » est indéniablement mon préféré et également le plus utilisé. J’ai également un petit faible pour « le lion mange bien la gazelle » ou encore « nous sommes carnivores, c’est dans notre nature, regarde nos ancêtres ». Côté musculation, j’ai aussi un petit lot de remarques telles que « Comment va Musclor aujourd’hui ? », « Les femmes trop musclées ce n’est pas féminin », … Néanmoins, les critiques concernant mon alimentation sont plus présentes et surtout deviennent toujours plus dénuées de sens. Au début, mes amis et ma famille ne comprenaient pas forcément pourquoi j’avais opté pour un changement radical comme ça. Ils pensaient que j’allais être en carence de protéines, de fer, de calcium et tout ce qui s’en suit. Ils étaient également convaincus que j’allais devenir accro à la musculation et finir par me doper un jour ou l’autre. Une fois leurs craintes dissipées, ils se sont rendus compte que j’avais un mode de vie sain qui me rendait « increvable » et tonique, et plusieurs d’entre eux se sont essayés à ce choix de vie et continuent encore aujourd’hui, aussi bien du côté vegan que du côté sportif. Je n’ai qu’une chose à dire : Go vegan and go squat !

Le welfarisme est-il un frein à l’abolition de l’exploitation animale ?

Cette question est judicieuse au vue des événements actuels, à savoir les élections présidentielles. Les militants de la cause animale auront une tendance préférentielle pour le candidat qui se préoccupera le plus de la cause animale. En revanche, le welfarisme peut être utilisé à bon comme à mauvais escient si les candidats ne tiennent pas leurs promesses. Donner de l’importance aux animaux au niveau juridique est à mon sens une grande avancée et n’est sûrement pas un frein à l’abolition de l’exploitation animale.

Stefanie Moire, une écossaise de 24 ans, blogueuse fitness influente, a été élue par l’association PETA la vegan la plus sexy de 2016. Qu’en pensez-vous ?

La nomination de cette jeune écossaise lui donnera une certaine notoriété et donc un public plus attentif quand elle parlera de la cause animale. Aujourd’hui, plus vous êtes présentable et charismatique, plus la société est à votre écoute. Une personne X peut être très intelligente et avoir un raisonnement d’exception, mais si elle s’habille de façon vétuste et ne prends pas soin d’elle, elle sera hélas laissée de côté et peu seront les personnes qui lui tendront l’oreille. En revanche, si une personne Y a beaucoup de prestance mais n’est pas forcément dénuée d’intelligence, elle sera plus entendue du fait qu’elle se « conforme » mieux à la société à laquelle elle s’adresse. Un(e) végan(e) doit être un subtil mélange de la personne X et Y afin qu’elle se dote d’un auditoire pour faire passer son message et sa façon de penser. Ainsi, participer à ce concours ne me poserait aucun problème du fait que je pourrais véhiculer mon message et montrer que le mode de vie que j’ai est à la portée de tous. En mon sens, être musclée c’est être sexy car c’est prendre soin de soi, soin de son corps, de son bien-être. Une fille musclée c’est une fille dynamique, tonique et active, alors oui je pense que cela rentre dans la catégorie sexy !

En plus de votre engagement éthique et du sport, vous faites des études dans l’urbanisme. Un esprit sain dans un corps sain  ?

Je n’aurais pas cette prétention, néanmoins je cherchais un domaine dans lequel je pourrais me rendre utile pour l’environnement. A l’heure où la mondialisation est en plein essor, l’urbanisation l’est également. En faisant des études d’urbanisme j’ai pour but de me spécialiser dans l’urbanisme durable et respectueux de l’environnement. En effet, l’extension des villes est une évidence alors maîtrisons la et rendons la vivable et responsable.

Vos prochains challenges ?

Faire 20 pompes serrées avec une chèvre naine sur mon dos. Je ne pouvais conclure cet interview sans faire une petite boutade de sportive végan, vous m’en voyez navrée ! Plus sérieusement, j’aimerais tester d’ici l’an prochain le raw vegan durant 6 mois et observer comment réagi mon corps vis à vis de cette nouvelle forme d’alimentation et de mes entraînements soutenus. Je ne me fixe pas des challenges dans l’absolu : je cherche à évoluer constamment, à toujours mieux connaître mon corps et à le rendre toujours plus puissant et souple. En revanche, je ne refuse aucun challenge que l’on me lance, je suis toujours partante et déterminée. Il y a 2 mois, des garçons de ma salle de sport se sont fixés de faire 300 pompes en moins de 15min. Pour moi, c’était une occasion de prouver que même si je suis une fille j’étais capable de les suivre et que le fait que je sois végane ne m’empêche pas d’avoir de l’énergie. J’ai donc posé mon tapis à côté des leurs et j’ai commencé le challenge avec eux. A 100 pompes, mes bras commençaient à brûler terriblement mais je serrais les dents, à 200 pompes les garçons me disaient que j’allais abandonner car mon corps commençait à trembler, à la 300ème pompe, ils ont réalisé que j’avais du potentiel et que je n’étais pas prête à me laisser faire ! Je conseille à quiconque d’opter pour un mode de vie sain, de pratiquer des activités sportives régulières et de ne pas manger de produits issus d’un animal : votre esprit et votre corps vous remercieront !

(crédit photos, 1 à 4 : Nick Norman)

LIFE IS A MARATHON