Runs de légende…

Bonjour à tous,

Je vous propose de vous faire vivre et partager, en plusieurs épisodes, 10 runs de légendes à travers le continent américain.

Le pitch: 

En 2017 nous décidons, (Chrystelle 38 ans, Adèle 14 ans, Emma 10 ans, Sam 8 ans et moi 42 ans, plus connu sous le sobriquet de 5inamericas ) de faire un tour des Amériques en camping-car en famille (végèt’) du Canada, jusque Ushuaïa en Terre de Feu… ce sera pour moi l’occasion de pratiquer la course à pied dans des sites légendaires.

Run 1 : le tour de Central-Park à New-York

C’est la Mecque des runners de la grosse pomme, un îlot de verdure entouré de verre et d’acier, de 4 km de long et de 800 mètres de large ,ceinturé par une large route de 9,7 km.

C’est avec joie que j’enfile mon costume de runner, après une journée de visite éprouvante dans cette magnifique mégalopole.

Pendant que le reste de la famille s’installe sur la pelouse, je me lance dans la boucle sous un soleil de plomb, il est 15 h en cette fin de mois de juillet et la température est de 36 degrés à l’ombre.

Ces 50 minutes sont éblouissantes et magiques tellement ce parc est mythique.

Le spectacle est au rendez vous, on y croise de écureuils, des runners, des vélos, des familles, des touristes, des homeless, des bodybuildés, des tatoués, des golden boys… toute l’Amérique dans un parc.

Le run est difficile, la soleil tape et je suis obligé d’utiliser mon t-shirt pour me couvrir la tête. Heureusement les agents d’entretien arrosent la pelouse et je suis les enfants qui se régalent en traversant les jets rafraîchissants.

Je finis cramé,mais heureux d’avoir réalisé un de mes rêves, le premier d’une série fabuleuse, durant une aventure familiale extraordinaire.

Sébastien

Recette expresse de risotto au quinoa

Je vous propose aujourd’hui une recette avec un trio de quinoa : noir, rouge et blanc.

Ingrédients :

– Quinoa (acheté en vrac c’est encore mieux)

– Oignons

– Champignons

– Crème de soja

– Sel

Faire cuire le quinoa, un volume de quinoa pour deux volumes d’eau. Dès qu’il n’y a plus d’eau le quinoa est près.

Faire revenir les oignons émincés avec les champignons.

Mélanger le tout en ajoutant la crème de soja et en laissant à feu doux environ 2 minutes.

Saler et déguster !

Pour aller plus loin et réaliser le plat de mon assiette, cueillez une salade de votre jardin en prenant soin de laisser le pied dans la terre. Lavez là en gardant l’eau pour arroser vos plantes. Faites une sauce avec de l’huile végétale, du vinaigre de vin, de la moutarde et de l’échalote. J’ai également rajouté des graines de lin doré, des graines de courge, des graines de chia et des graines et tournesol, sans oublier des raisins secs.

Faites revenir des « saucisses » de tofu à la hongroise que vous couperez en petits tronçons pour disposer entre la salade et le quinoa afin de manger avec vos yeux en premier lieu.

Bonne dégustation et prenez soin de vous.

Marathon de Lyon : la revanche

Flashback : été 2017, en pleine préparation du marathon de Lyon, une douleur assez vive apparait l’arrière d’une cuisse => élongation à moins de 2 mois de la date fatidique.

Je suis obligé d’arrêter la préparation. Je m’entretiens seulement avec un vélo elliptique. Pendant cette période, j’ai juste fait 2 sorties de moins de 10km…

Je décide de m’aligner quand même sur le marathon et j’explose en vol. 37eme km après avoir lutté pendant plusieurs kilomètres, je ne peux plus courir. Je finis les 5 derniers kilomètres en marchant, la tête basse et passe la ligne en 4h45. En recevant la médaille, j’ai un goût amer, certes j’ai terminé mais il s’agit d’un échec pour moi.

Dès le lendemain, je décide de prendre le temps de soigner ma blessure pour me réaligner sur ce marathon en 2018.

Nous voilà donc un an plus le tard, le 7 octobre 2018, une préparation plutôt bien menée avec juste une semaine d’arrêt (fracture du gros orteil).

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Les conditions climatiques sont difficiles sur Lyon aujourd’hui, beaucoup de pluie.

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Le départ est lancé (commun avec les coureurs du semi), je me cale sur mon rythme prévu 5’25/km.
Il ne pleut pas beaucoup au début. Au bout de 5km, je rattrape les Lapins Runners (Carole et Emir). J’en profite pour discuter avec Emir pendant 1km. Carole, quant à elle, nous lâche, je ne la reverrai plus (elle terminera en 3h36 son RP). Emir me lâche aussi pour tenter de rattraper sa belle.
La pluie redouble, la route est glissante. Il faut éviter les flaques, car j’ai la hantise que mes chaussures prennent l’eau, ce qui pourrait occasionner des ampoules au pied. Passage au 10 en 53’30. Tous les 5km, je  prends mon petit gel.

Passage des 15km en 1h20, toujours dans le bon rythme et sous la pluie.

Passage sous le tunnel de Croix-Rousse, enfin un passage au sec. Ma veste a pris l’eau, et mon tee-shirt est bien mouillé aussi. Le semi part de son côté. Je commence à sentir quelque douleurs à 18-19km, mais rien de bien méchant.

On rentre dans le parc de la tête d’Or, passage au semi-marathon en 1h53 (pile le temps de mon semi couru 3 semaines plus tôt).
Sortie du parc de la Tête d’Or (25km) et on commence une longue portion le long du Rhône afin de rejoindre le quartier de Gerland.

Le moral commence à flancher un peu, cette portion est très longue… Et c’est pile le moment que choisit ma femme pour m’envoyer quelques sms d’encouragement. Ça me fait un bien fou au moral, je me ressaisi illico.

30km en 2h42, toujours sur les bons temps de passage même si mon passage à vide m’a fait baisser un peu ma moyenne.

Je commence à en avoir marre, je suis mouillé, j’ai froid… Mais il me reste de l’énergie. Mentalement, je me dis que plus vite je courrai plus vite j’arriverai. Du coup, j’accélère un peu le rythme pour en finir le plus vite possible !! A partir de là commence ma folle remontée, beaucoup de coureurs sont dans le rouge ou ont explosé…

Je rattrape Emir qui papote avec un abonné. Emir ralentit, et je continue un bout de chemin avec son abonné. Le passage autour de Gerland est vraiment déprimant et ce fut une bonne chose que je discute un peu pour me divertir. Je l’abandonne au ravito du 35km.

37eme, je passe sur la fameuse passerelle où j’avais explosé l’année dernière. Mais cette année j’ai la banane, je sens que cette fois c’est la bonne, 5 petits kilomètres, moins de 30 minutes à faire, je vais y arriver.

39eme, en doublant un coureur, ma cheville vrille un peu. Plus de peur que de mal. Je pousse un cri pour m’engueuler, il faut que je fasse gaffe, pas le moment de me blesser à cause d’un stupide manque de lucidité.

Le quartier de confluence et le dernier ravito sont passés. Ce sont les 2 derniers kilomètres pour rejoindre Bellecour et la ligne d’arrivée. Je me dis qu’à partir d’ici, même en marchant je serai sous les 4h.

J’ai beaucoup d’émotion, je vois mon temps, je suis toujours à environ 5’20/km. Je prends même le temps d’apprécier cette fin, je souris et suis porté par les encouragements des spectateurs.

Dernier virage, à 200m la ligne d’arrivée, j’ouvre ma veste pour qu’on puisse voir mon tee-shirt Vegan Marathon. Je lève le poing, ça y est je tiens ma REVANCHE !

Je visais sous les 4h, je suis me calé sur un rythme sensé me mener en 3h50 et je termine en 3h47, je n’en reviens pas.

Une régularité parfaite, les 2 semi-marathons ont été couru exactement à la même vitesse.

Cette fois-ci, je suis vraiment fier de ma médaille et de mon tee-shirt finisher.

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J’ai terminé 3 fois ce marathon en 2012 (4h35, j’étais un coureur débutant), 2017 et donc 2018. Je ne pense donc pas m’aligner une nouvelle fois ici. Maintenant, j’ai l’esprit libéré, cette course ne me hante plus, le travail est accompli. Je vais me trouver un autre défi, il y a tant de belles courses à faire… Peut-être m’orienter un peu plus sur les trails que je trouve moins monotones que les courses sur route.

A bientôt pour, je l’espère, une nouvelle belle expérience.

Guillaume.

Impérial Trail – Christian

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Extérieur.
Cette année l’Impérial faisait 57 km et 1500 D+. Petit dénivelé qui laissait présager beaucoup de parties planes.
Ce fut le cas en fait, on peut même parler de course en 3 actes.

Le premier se déroule dans la forêt domaniale de Fontainebleau, grandes lignes droites et quelques bossettes sympathiques (si, si vraiment !) à monter mais aussi à descendre. A cette occasion, l’organisation nous prévoit des passages dans des fougères hautes, où d’ordinaires les sangliers dorment. Dommage, nous n’en n’avons pas vu mais le passage était très… exotique.

Deuxième acte, nous arrivons dans la forêt des 3 pignons, nous passons de bossettes à de petites bosses (oui, oui mais je me comprends !) avec une grande partie réalisée sur le sentier 16 Denecourt,  dit du Belvédère. Platières, bruyères, paysage panoramique sont aux rendez-vous.

Troisième acte, retour en forêt domaniale et là, surprise, l’organisation a réussi à trouver une côte longue, d’abord,  sans gros pourcentage (mais on sait que l’on grimpe – 🙂 pour se finir en bosse histoire de rendre jaloux les 3 pignons.

Je vous propose de retenir cette course pour la seule raison que nous avons à faire à de vrais passionnés. L’organisation aime. Aime leur « coin », aime les coureurs, aime ce qui motive chacun des participants et aime partager.
Sur cette course cela s’est ressenti aussi bien auprès des bénévoles que de l’ensemble des coureurs. Puis, il faut le dire, on ne le dit jamais assez : La forêt de Fontainebleau est un tel terrain ! Terrain extraordinaire de jeu, de promenade, de méditation … Il ne faut pas hésiter à y aller!

Plusieurs formats existaient sur cet événement cette année, il y avait : 10, 33, 44, 57 km … Chaque année les organisateurs changent les parcours, il y en a donc pour tout le monde.

Intérieur.
Je partais pour moins de 6h… Je les avais dans les jambes, mais… grrr ! Une branche envoyée par le concurrent précédent, dans les dents, me fait voir quelques étoiles en plein jour. Belle chute au 32e, je pensais ne pas pouvoir repartir… Enfin, hypoglycémie au 52e qui se résout avec 3 barres (sur les 5 apportées, certainement allais-je les manger après course…sic…) Là, je m’en veux beaucoup, beaucoup, beaucoup… En gros ces « incidents » me coûtent, mini, une trentaine de minutes… pfff !

Autre point négatif, les différents formats prennent les mêmes chemins, n’étant pas sur le même rythme de course que la plupart de ces participants, cela m’a beaucoup ralenti, freiné. Mais c’était marrant de discuter avec certains (qui, peut-être, faisaient leur premier trail) et d’entendre leurs réflexions ! La beauté du trail !
En conclusion, 6h18, 35e scratch, 10e cat. Bof, bof ! Oui, mais… énormément de plaisir, ne serait-ce que pour avoir la surprise (énorme) de voir Jocelyne à l’arrivée !

J’espère que dès l’année prochaine vous y serez nombreuses / nombreux et que vous aurez envie, pourquoi pas, de créer une équipe ?

Le grand trail du Sancy

Avec 60 km et 3350 m de dénivelé, me voilà avec un nouveau défi à relever !

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Les barrières horaires sont serrées et on n’a pas le temps de s’attarder les amis ! Il faut envoyer et ne rien lâcher !

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trail du sancy-05trail du sancy-06trail du sancy-07trail du sancy-08trail du sancy-09Après 11h47 de course je franchis la ligne d’arrivée, épuisée mais heureuse ! J’ai réussi dans les temps impartis ! AIOOOOOOO !

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ENFIN FINISHER !

Cette année, je m’étais inscrit à l’Ecotrail de Paris sur la distance de 80 km afin de le terminer. Je n’avais pas pu le faire en mars 2011 ou j’avais été arrêté à la barrière horaire du 57ème parce que j’étais arrivé en dehors du temps imparti. Cette année, je me suis préparé en suivant les entraînements avec xrun, un programme bien défini et un mental que je croyais d’acier. C’était sans compter sur la météo exécrable (froid, pluie, vent, neige) et une chute entre le départ et le 22ème km. Arrivé 1 km avant le 57ème, je chute à nouveau, j’ai des crampes et je n’arrive pas à me relever. C’est grâce à deux trailers sympathiques que je reprendrai la course. Je me dis que je vais être à nouveau arrêté. Eh non, j’ai 40′ d’avance sur la barrière horaire mais je n’en peux plus, j’ai froid et je préfère abandonner.

Tout cela n’était pas si grave puisque j’étais inscrit au grand raid ultra marin du Morbihan et là, j’aurai l’occasion d’être finisher sur 177 km, excusez-moi du peu ! En plus, en retrouvant nombre d’amis runners sur place : Les lapins runners, Samuel Clergeaud, l’association végétarienne de France avec Joseph, Jean-Christophe et Paul, Nicolas Luchez, la licorne…Et là, c’est le drame ! Après 156 km de course, je suis déshydraté, (je voulais aller vite entre le 135ème et le 156ème et je n’ai pas bu une goutte d’eau du fait de la météo), j’ai froid à cause de la pluie et de l’orage. Pourtant, j’ai supporté la chaleur (environ 30 degrés depuis le départ,) alors que 50% des coureurs ont déjà abandonné. Mais je suis fatigué. Le médecin me propose une perfusion pour être réhydraté ce que j’accepte. Je me repose une heure sous une couverture militaire et une couverture de survie, je me dis que je peux reprendre mais mes affaires sont trempées. J’ai décidé d’être raisonnable et donc d’abandonner. Le résultat des objectifs fixés est donc mitigé.

C’est lors de la prévision de mes courses de l’automne 2018 et du printemps 2019 que je me suis parlé à moi-même : « Écoute Xav, à chaque fois, hormis le grand raid ultra-marin, tu t’es arrêté au 57ème km alors pour être finisher, fais un trail de 57 km ». Après avoir cherché, sans me préoccuper du dénivelé et pour que ça ne coûte pas trop cher, j’ai misé sur l’impérial trail de Fontainebleau qui me plaisait bien. 57 km mais 1565D+. Je m’inscris, me dit que j’irai là-bas en train et pour mettre le maximum de chance de mon côté, je réserve un hôtel sur place.

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Arrivé sur le quai pour prendre le train direct en direction de Fontainebleau, je vois bien la lettre R mais je ne sais plus dans quelle direction. Finalement, je vois que c’est vers Montargis et là, j’ai 5′ pur rejoindre le Quai. Ouf, j’y suis ! Je ne mettrai que 40′ pour arriver à Fontainebleau. L’hôtel est à coté de la gare mais à l’opposé de l’endroit ou je dois retirer mon dossard au centre équestre du grand Parquet. Je viens de télécharger l’application Uber, je m’en sers. Je mettrai un quart d’heure pour y arriver avec une somme correcte, le conducteur est sympa. Lors de mon retrait de dossard, une dame me demande si j’ai reçu les consignes de sécurité. En fait, un numéro d’urgence et une trace GPS. Je lui dis que non et elle me renvoie le mail avec 4 pièces jointes. Tout est ok. Je rappelle un Uber pour rentrer à l’hôtel. Reste à trouver quelque chose pour le dîner. Carrefour Market juste à côté. Chance. J’y fais un tour mais nous sommes vendredi, il y a trop de monde. Bref, je prend un mélange oléagineux/fruits secs puis je cherche un endroit ou je pourrais avoir un plat végan. En vain. Je décide de rentrer et de taper dans ce que j’ai acheté notamment deux bananes sur trois. Je prépare mes affaires puis vais me coucher vers 22 h 30.

Le lendemain, je prends tranquillement ma douche, je m’habille et puis je me dis que je vais appeler un Uber pour me conduire au centre équestre. Véhicule indisponible. Il est 7 H 55. Je suis mal. Je pense à demander à des coureurs qui sont aussi à l’hôtel. Certains font la marche nordique mais c’est bien plus tard. D’autres font le 34 km et ne partent pas tout de suite. Je demande à un gars non coureur qui me dit clairement « non, non » avec une mine renfrognée. Pas grave, je me résigne à ne pas participer à la course. Enfin, je trouve un conducteur qui fait le 44 km et accepte de me conduire là-bas dans 5, 10 minutes. Ça peut le faire. Merci Marc-Antoine. Arrivé dans le parking, un nombre de voitures importants qui attend pour y entrer. Je décide de terminer à pied avec la bénédiction de Marc-Antoine. Je suis sur place à 08 H 15. Je prends mon petit café et là, je vois un tee-shirt végan runner. Je vais voir celui qui le porte, c’est Maxime de L214, le monde est petit. Nous prenons quelques photos et décidons de prendre le départ et de courir ensemble.. Si l’un des deux veut partir devant par la suite, nous sommes ok.bty

Tout va bien sur la première partie du parcours, je bois et grignote une barre d’amande au 7ème km tout en continuant à courir. J’arrive à peu près bien au premier ravitaillement du 14ème km. Quelques instants après, je vois arriver Maxime alors qu’il était devant moi. En fait, il s’est arrêté pour un besoin essentiel. Sur place, nous restons environ 10′. Nous repartons ensemble puis Maxime passera devant moi. Jusque-là, il y a un peu de dénivelé mais ça va, c’est supportable, il fait pas trop chaud pour l’instant. Je crois que l’on a 40′ d’avance sur la barrière horaire.

Personnellement, je continue l’allure que je me suis plus ou moins fixée à 9 km/h. Entre le 14ème et le 30ème, on entre dans le dur, ça monte et ça descend, des racines, des pierres, du sables des escaliers en veux-tu, en voilà, c’est très technique et casse-pattes. Il faut à la fois regarder le balisage et le sol pour mettre les pieds au bon endroit. Parfois, les montées sont très raides avec les mêmes conditions. J’en ferai les frais trois fois. La première fois, je fais une roulade mais je me relève sans trop de douleur et je repars. Mon objectif : être finisher quoiqu’il arrive. Courage, volonté et détermination. La deuxième chute, je mets la main sur des aiguilles de sapins pour me rattraper, ça pique mais quelques kilomètres plus loin, ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Enfin, comme un chat, je me roule dans le sable, euh non je chute !

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D’autre part, j’ai failli prendre un mauvais chemin et peut-être risqué de faire un détour. Mais Nadine est là, elle a fait 5 fois la course et a été finisheuse à chaque fois. Je décide de la suivre. On voit qu’elle a l’habitude. Puis arrive Maxime qui me rejoint et nous courrons à nouveau ensemble en laissant Nadine derrière nous sans le faire exprès. Puis Maxime s’est arrêté deux minutes pour respirer, je suis reparti pour enfin atteindre le 30ème km ou je me suis arrêté 16′ pour bien me ravitailler.

Arrivé au 41ème, Maxime me rejoint à nouveau au moment ou je décide de partir. Il reste encore 11 km pour qu’il n’y ait plus de barrière horaire. C’est une boucle qui, en fait, se révélera costaude. Je commence à alterner marche et course. 1 km course, 1 km marche puis 700m course, 300m marche. Je me fixe des points d’horizon entre le 41ème et le 57ème. Ça fait 4*4km. Je repars mais c’est de plus en plus difficile. Cela ne m’empêche pas de faire la star devant le peu de photographes que je croise, mais c’est sympathique. Je commence à profiter du lieu en faisant quelques poses devant de jolis sites. Entre le 41ème et le 53ème, je fais 100m marche, 100m course et je marche dans les montées. Parfois dans les descentes un peu rudes, aussi. C’est comme ça que j’arriverai au 53ème où je me dis qu’il ne reste plus grand-chose à faire pour être finisher. Je ne préviens personne pour être sûr que lorsque je le dirai, je serai vraiment finisher. Vers le dernier kilomètre, j’entends le speaker et ça c’est bon . Mais je ne vois plus les balisages et c’est un autre coureur qui me dira par ou passer. Enfin je vois la ligne d’arrivée, j’hésite, je me pose la question de savoir si j’ai pas contourner quoi que ce soit mais je vois et n’entends que des encouragements pour y aller : « Allez Xavier, bravo, c’est bien, tu y es presque… » alors je trouve la force de faire un dernier sprint en levant les bras au ciel et ressens une émotion telle que je ne peux retenir quelques larmes de joie, cette émotion si intense de réaliser qu’on est enfin finisher !

bty

LIFE IS A MARATHON