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ENFIN FINISHER !

Cette année, je m’étais inscrit à l’Ecotrail de Paris sur la distance de 80 km afin de le terminer. Je n’avais pas pu le faire en mars 2011 ou j’avais été arrêté à la barrière horaire du 57ème parce que j’étais arrivé en dehors du temps imparti. Cette année, je me suis préparé en suivant les entraînements avec xrun, un programme bien défini et un mental que je croyais d’acier. C’était sans compter sur la météo exécrable (froid, pluie, vent, neige) et une chute entre le départ et le 22ème km. Arrivé 1 km avant le 57ème, je chute à nouveau, j’ai des crampes et je n’arrive pas à me relever. C’est grâce à deux trailers sympathiques que je reprendrai la course. Je me dis que je vais être à nouveau arrêté. Eh non, j’ai 40′ d’avance sur la barrière horaire mais je n’en peux plus, j’ai froid et je préfère abandonner.

Tout cela n’était pas si grave puisque j’étais inscrit au grand raid ultra marin du Morbihan et là, j’aurai l’occasion d’être finisher sur 177 km, excusez-moi du peu ! En plus, en retrouvant nombre d’amis runners sur place : Les lapins runners, Samuel Clergeaud, l’association végétarienne de France avec Joseph, Jean-Christophe et Paul, Nicolas Luchez, la licorne…Et là, c’est le drame ! Après 156 km de course, je suis déshydraté, (je voulais aller vite entre le 135ème et le 156ème et je n’ai pas bu une goutte d’eau du fait de la météo), j’ai froid à cause de la pluie et de l’orage. Pourtant, j’ai supporté la chaleur (environ 30 degrés depuis le départ,) alors que 50% des coureurs ont déjà abandonné. Mais je suis fatigué. Le médecin me propose une perfusion pour être réhydraté ce que j’accepte. Je me repose une heure sous une couverture militaire et une couverture de survie, je me dis que je peux reprendre mais mes affaires sont trempées. J’ai décidé d’être raisonnable et donc d’abandonner. Le résultat des objectifs fixés est donc mitigé.

C’est lors de la prévision de mes courses de l’automne 2018 et du printemps 2019 que je me suis parlé à moi-même : « Écoute Xav, à chaque fois, hormis le grand raid ultra-marin, tu t’es arrêté au 57ème km alors pour être finisher, fais un trail de 57 km ». Après avoir cherché, sans me préoccuper du dénivelé et pour que ça ne coûte pas trop cher, j’ai misé sur l’impérial trail de Fontainebleau qui me plaisait bien. 57 km mais 1565D+. Je m’inscris, me dit que j’irai là-bas en train et pour mettre le maximum de chance de mon côté, je réserve un hôtel sur place.

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Arrivé sur le quai pour prendre le train direct en direction de Fontainebleau, je vois bien la lettre R mais je ne sais plus dans quelle direction. Finalement, je vois que c’est vers Montargis et là, j’ai 5′ pur rejoindre le Quai. Ouf, j’y suis ! Je ne mettrai que 40′ pour arriver à Fontainebleau. L’hôtel est à coté de la gare mais à l’opposé de l’endroit ou je dois retirer mon dossard au centre équestre du grand Parquet. Je viens de télécharger l’application Uber, je m’en sers. Je mettrai un quart d’heure pour y arriver avec une somme correcte, le conducteur est sympa. Lors de mon retrait de dossard, une dame me demande si j’ai reçu les consignes de sécurité. En fait, un numéro d’urgence et une trace GPS. Je lui dis que non et elle me renvoie le mail avec 4 pièces jointes. Tout est ok. Je rappelle un Uber pour rentrer à l’hôtel. Reste à trouver quelque chose pour le dîner. Carrefour Market juste à côté. Chance. J’y fais un tour mais nous sommes vendredi, il y a trop de monde. Bref, je prend un mélange oléagineux/fruits secs puis je cherche un endroit ou je pourrais avoir un plat végan. En vain. Je décide de rentrer et de taper dans ce que j’ai acheté notamment deux bananes sur trois. Je prépare mes affaires puis vais me coucher vers 22 h 30.

Le lendemain, je prends tranquillement ma douche, je m’habille et puis je me dis que je vais appeler un Uber pour me conduire au centre équestre. Véhicule indisponible. Il est 7 H 55. Je suis mal. Je pense à demander à des coureurs qui sont aussi à l’hôtel. Certains font la marche nordique mais c’est bien plus tard. D’autres font le 34 km et ne partent pas tout de suite. Je demande à un gars non coureur qui me dit clairement « non, non » avec une mine renfrognée. Pas grave, je me résigne à ne pas participer à la course. Enfin, je trouve un conducteur qui fait le 44 km et accepte de me conduire là-bas dans 5, 10 minutes. Ça peut le faire. Merci Marc-Antoine. Arrivé dans le parking, un nombre de voitures importants qui attend pour y entrer. Je décide de terminer à pied avec la bénédiction de Marc-Antoine. Je suis sur place à 08 H 15. Je prends mon petit café et là, je vois un tee-shirt végan runner. Je vais voir celui qui le porte, c’est Maxime de L214, le monde est petit. Nous prenons quelques photos et décidons de prendre le départ et de courir ensemble.. Si l’un des deux veut partir devant par la suite, nous sommes ok.bty

Tout va bien sur la première partie du parcours, je bois et grignote une barre d’amande au 7ème km tout en continuant à courir. J’arrive à peu près bien au premier ravitaillement du 14ème km. Quelques instants après, je vois arriver Maxime alors qu’il était devant moi. En fait, il s’est arrêté pour un besoin essentiel. Sur place, nous restons environ 10′. Nous repartons ensemble puis Maxime passera devant moi. Jusque-là, il y a un peu de dénivelé mais ça va, c’est supportable, il fait pas trop chaud pour l’instant. Je crois que l’on a 40′ d’avance sur la barrière horaire.

Personnellement, je continue l’allure que je me suis plus ou moins fixée à 9 km/h. Entre le 14ème et le 30ème, on entre dans le dur, ça monte et ça descend, des racines, des pierres, du sables des escaliers en veux-tu, en voilà, c’est très technique et casse-pattes. Il faut à la fois regarder le balisage et le sol pour mettre les pieds au bon endroit. Parfois, les montées sont très raides avec les mêmes conditions. J’en ferai les frais trois fois. La première fois, je fais une roulade mais je me relève sans trop de douleur et je repars. Mon objectif : être finisher quoiqu’il arrive. Courage, volonté et détermination. La deuxième chute, je mets la main sur des aiguilles de sapins pour me rattraper, ça pique mais quelques kilomètres plus loin, ce ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Enfin, comme un chat, je me roule dans le sable, euh non je chute !

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D’autre part, j’ai failli prendre un mauvais chemin et peut-être risqué de faire un détour. Mais Nadine est là, elle a fait 5 fois la course et a été finisheuse à chaque fois. Je décide de la suivre. On voit qu’elle a l’habitude. Puis arrive Maxime qui me rejoint et nous courrons à nouveau ensemble en laissant Nadine derrière nous sans le faire exprès. Puis Maxime s’est arrêté deux minutes pour respirer, je suis reparti pour enfin atteindre le 30ème km ou je me suis arrêté 16′ pour bien me ravitailler.

Arrivé au 41ème, Maxime me rejoint à nouveau au moment ou je décide de partir. Il reste encore 11 km pour qu’il n’y ait plus de barrière horaire. C’est une boucle qui, en fait, se révélera costaude. Je commence à alterner marche et course. 1 km course, 1 km marche puis 700m course, 300m marche. Je me fixe des points d’horizon entre le 41ème et le 57ème. Ça fait 4*4km. Je repars mais c’est de plus en plus difficile. Cela ne m’empêche pas de faire la star devant le peu de photographes que je croise, mais c’est sympathique. Je commence à profiter du lieu en faisant quelques poses devant de jolis sites. Entre le 41ème et le 53ème, je fais 100m marche, 100m course et je marche dans les montées. Parfois dans les descentes un peu rudes, aussi. C’est comme ça que j’arriverai au 53ème où je me dis qu’il ne reste plus grand-chose à faire pour être finisher. Je ne préviens personne pour être sûr que lorsque je le dirai, je serai vraiment finisher. Vers le dernier kilomètre, j’entends le speaker et ça c’est bon . Mais je ne vois plus les balisages et c’est un autre coureur qui me dira par ou passer. Enfin je vois la ligne d’arrivée, j’hésite, je me pose la question de savoir si j’ai pas contourner quoi que ce soit mais je vois et n’entends que des encouragements pour y aller : « Allez Xavier, bravo, c’est bien, tu y es presque… » alors je trouve la force de faire un dernier sprint en levant les bras au ciel et ressens une émotion telle que je ne peux retenir quelques larmes de joie, cette émotion si intense de réaliser qu’on est enfin finisher !

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Challenge for Life

Yves VEGAN WARRIOR
LE DÉFI CARDIO VEGAN WARRIOR animé par le VG-COACH YVES DOUIEB samedi 30 juin à 16h lors de la VEGEFEST

Pendant tous le mois de juin, L’Institut du Sport de l’Alimentation Végétale – INSAVE nous appelle pour de nouvelles performances : CHALLENGE FOR LIFE, le défi pour la vie (voir l’event facebook)  

CHALLENGE FOR LIFE, l’idée est simple : lancez vous des défis personnels, défis sportifs, défis culturels, défis solidaires, défis les plus fous et les plus improbables, défis les plus courageux et les plus incroyables, défis les plus ludiques, les plus grandioses, les plus simples et les plus personnels, à vous de choisir ! Du premier 1er au 30 juin, soyez un.e des challengers pour la Vie.

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PARIS VEGAN FESTIVAL – 14h/15h – CAFE PHILO AIO animé par Sabrina Nicolaï (VEGAN MARATHON), sur le stand de l’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE), sur le thème « le véganisme pour les nuls ». (crédit photo Boris Wilensky)

L’Institut du sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE) organise CHALLENGE FOR LIFE, dans 18 pays différents, et propose pendant toute l’opération un programme avec des conférences (végétarisme, véganisme, sport), des événements sportifs, des rencontres (CAFÉ PHILO AIO MAGAZINE avec nos partenaires VEGAN PARIS FESTIVAL, INFO VEGANE et VEGEFEST), des actions de sensibilisation à la cause des animaux, et à la protection de l’environnement.

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Fêtes véganes d’Orléans. En partenariat avec Info Vegane animé par Etienne Bonenfant (VEGAN MARATHON) et Miriam Ben Jilani (INSTITUT DU SPORT ET DE L’ALIMENTATION VEGETALE) sur le thème : « Sport et végétalisme« 

Les teams VEGAN MARATHON (la plus grande équipe de runners et marcheurs véganes et végétariens) & VEGAN WARRIOR seront engagés dans de nombreuses compétitions (trails, courses sur route, triathlon, …). Nos warriors seront présents dans des compétitions sportives comme la nage, le vélo, le fitness, la musculation, les sports de glisses, le Crossfit, …. l’objectif étant de convaincre les sportifs de devenir végétariens ou véganes et les végétariens et véganes de devenir sportifs.

Les défis les plus spectaculaires seront publiés dans AIO MAGAZINE aiomagazine.fr

Café philo Aio PARIS VEGAN FESTIVAL

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victoire, je ne suis pas tombée

Caroline ecotrail - VEGAN MARATHON 2

Petit matin froid ce samedi, Réveil à 6h00 pour un déjeuner pré trail : riz au lait d’amande (confectionné par mes soins), tartines de pain complet au beurre d’olive (miam) et quelques vitamines diverses (spiruline, vitamine C, D, Q10) et me voilà sur la route, avec mes deux comparses de course (mon top number one coach et mon amie Preciosa avec qui j’avais fait le sparnatrail 58KM en octobre) équipée d’un gilet de trail top niveau rempli de 500ml de boisson énergétique. Pas trop stressée : 18km ça devrait pas être trop pénible. Mais c’était sans compter sur cette foutue boue ( à l’heure actuelle mes chaussures sont toujours prise dans leur gangue de boue qui sèche petit à petit ….) . L’ambiance de départ était tranquille, sympa avec des quantités impressionnantes de cake et de café à disposition (pas pris une tranche bien sûr : conseil du coach, pas s’alourdir avant le départ) Les 10 premiers km étaient assez roulants, j’avais même trop chaud (très frileuse j’ai tendance à empiler les couches de vêtements sous un kway bien transpirant ….) et puis les côtes se sont faites plus rudes, plus glissantes …. Rapidement mes pieds se retrouvent inondés dans les chaussures et la pluie arrivant, tout le reste est aussi trempé, super. Au 14 ème un petit coup de mou ….. Je vois autour de moi des flèches du trail qui me dépassent sans effort apparent …. ouaf ….. Faut que je me bouge un peu !! Mais j’ai l’impression de faire du sur place, les pieds collés dans cette foutue bouillasse …. Mais on ne lâche rien et on traverse la forêt de Meudon, Marnes la coquette, et enfin arrivée dans le parc de Saint Cloud je sais que nous y sommes presque ! Là il pleut franchement et attention aux glissades (j’ai déjà donné au Sparnatrail …) Je franchis la ligne d’arrivée après un dernier « sprint » éclaboussant ! Mes amis sont là à m’attendre (plus rapides que moi ils ont fini et sont tout grelottants sous la pluie battante (merci à eux) Voili voilou, pas mécontente de mon chrono, en 1h55 je suis 6eme sur 136 de ma catégorie. Et surtout : victoire, je ne suis pas tombée !

Caroline Mezin

Caroline ecotrail 3 - VEGAN MARATHON

CHUTE DE BOUILLASSE

Xavier ecotrail - VEGAN MARATHON 2

Samedi 17 mars 2018. C’est le grand jour. Comme aujourd’hui, je me réveille à 7 H 00. Comme je veux prendre le temps de m’apprêter et de prendre un léger petit déjeuner, je tergiverse un peu puis je commence à vérifier tout le matériel dont je vous ai déjà parlé. Je mets 3 couches vu l’annonce de la météo, pas très précise au final. Je décide de mettre mon pantalon de pluie et vous verrez plus tard que j’ai bien fait. C’est la surprise, Laurence me maquille avec mes peintures de paix amérindiennes. Je vérifie la logistique, le camelbak pour voir si j’ai tout le matériel obligatoire et le nécessaire. J’ai mis de la poudre végan dans une bouteille et chargé à 800 ml. Pas à vide, mais c’est supportable. Tout est en ordre, je pars, il est 09 h 30, je me dirige vers le RER.

TRANSPORT AGREABLE

Une fois arrivé à la gare de Fontenay sous bois, je vais prendre mon petit café habituel et fait naître un sourire sur la jeune personne qui me sert. Ça, c’est agréable. Une fois dans le RER, une dame sur le quai me dit « vous faites « l’écotrail », je dis « oui », elle me félicite puis nous partons chacun de notre coté. Ensuite, je suis assis face à une autre jeune femme qui engage la conversation et m’offre même un morceau de chocolat que je refuserai poliment. Pourquoi ? Je l’ignore encore. Peut-être mon véganisme intransigeant. Elle descend à Châtelet les Halles je crois et mon voyage se poursuit. Je descends à la défense pour récupérer la correspondance de la ligne SNCF « U ». Le staff de l’écotrail ne mentionnait que la ligne « N » qui part de Montparnasse, mais j’aurais dû faire un détour. Et là, je vois que je dois attendre 25 minutes pour la correspondance. J’appelle alors le PC Course pour savoir si je serai dans les temps pour prendre la navette ; C’est bon tout va bien et c’est à ce moment là que je vois d’autres coureurs avec qui j’engage la conversation. L’un l’a déjà fait une fois : Finisher et il accompagne son ami pour qui c’est son premier. Nous faisons le voyage ensemble et nous séparons au moment de rejoindre la navette. Elle met un peu de temps à arriver. Elle nous conduit sur la base de loisir de Saint-Quentin en Yvelines. Une fois sur place, une bonne ambiance. Je décide d’aller prendre le petit déjeuner offert.

SUR LES LIEUX DE L’AVENTURE

Avant le départ, je prends quelques selfies, je dois retrouver les lapins runners, mais en vain. Je me dis que je les verrai plus tard. le speaker parle, entre autre, de ceux qui ont fait les 10 premiers écotrail. (Marc Torre et l’un qui a le bras en écharpe, je n’ai pas retenu son nom, ni ceux des les autres champions). Quelques minutes avant nous, le départ de la joellette est donné. Il s’agit de l’association « Dunes d’espoir », je les admire car le terrain va engendrer quelques difficultés, à ce moment là, je n’imagine même pas ce que ça va être pour eux. Quelques instants après, notre départ est donné : c’est parti. Là ou je suis, ça part tranquillement et parfois ça ralentit ou s’arrête. Mais c’est roulant, alors ça n’a pas vraiment d’importance. J’applique la stratégie mise en place : J’ai les écouteurs sur les oreilles, avec ma playlist qui défile, mais pas trop fort pour pouvoir échanger. Je me tiens au plan : (2*11 km, je m’arrête pour boire, manger et recharger en eau. (3*11 km), je m’arrête au ravito en eau au 45eme, je ne sais pas ou j’en suis dans les barrières horaires, mais je sais intuitivement que ça le fait. Reste à gérer jusqu’au 56,85 pour passer la barrière fatidique : celle ou j’avais été arrêté en 2011. Le chemin de croix (je vous expliquerai pourquoi plus bas), mais j’arrive tout de même au 56ème, je me ravitaille sérieusement, mais je ne peux même plus enlever mes gants. Le bénévole super sympa m’aide et m’offre une bouteille presque vide de coca. Je lui demande ou j’en suis dans la barrière horaire, j’ai 40 minutes d’avance donc tout va bien mais pour atteindre ce point, j’ai beaucoup marché et pour éviter l’hypothermie, j’ai préféré abandonner. Qu’est-ce que vous m’auriez dit « Vas-y, ce serait dommage, il te reste 24 km…) et vous auriez eu raison, si et seulement si ma course ne se serait passé comme je vais vous le raconter.

Xavier ecotrail - VEGAN MARATHON

 

LA COURSE

Lors de ma course, chute dès le départ entre le 11eme et le 22eme, si je me rappelle bien. Résultat : partie externe du genou gauche écorchée et et hématome sur le pouce gauche, mais il m’en faut plus que ça pour arrêter. Il pleut, il neige, la température baisse au fur et à mesure, ce qui rend le terrain quasi impraticable et pourtant une bonne partie seront Finisher. Je ne sais pas comment ils font et du coup j’ai de plus en plus de respect pour les trailers. Revenons à notre course. Au départ, certains essaient d’éviter les flaques, mais à au fur et à mesure, c’est impossible. Il faut faire avec. Par certains endroits, on s’enfonce dans la boue ou dans l’eau jusqu’aux genoux, je n’exagère qu’à peine. Je refais une chute ou là, j’ai une crampe, et je sens une douleur aux cuisses et au pied. J’ai aussi des douleurs musculaires dans le dos et aux épaules. Mais je poursuis ma route en étant agacé par ce temps. J’ai beau avoir le mental, il faut le supporter. Mais je continue ma route jusqu’au 45eme. C’est entre le 45ème et le 56ème et je sens que cela commence vraiment à m’énerver. Une fois la nuit tombée, ma frontale n’éclaire pas très bien (Pourquoi ?). Je refais une chute et là une vrai crampe et je suis affalé dans la boue sans pouvoir me relever. Deux trailers me demandent si ça va, j’essaie de me relever mais la crampe est si forte que c’est impossible, je lui demande de pousser sur la pointe de mon pied vers moi pour la faire cesser, ce que j’avais essayé de faire auparavant mais sans succès. Quand ça veut pas, ça veut pas. Il a fallut s’ y prendre à plusieurs reprises mais nous y sommes arrivés. Comme nous n’étions pas loin du 56, ils avaient même pensé à me porter jusque là-bas. Je les remercie du fond du cœur. Enfoncé dans la bouillasse à 1,5 km du 56eme. Je ressens quelques douleurs musculaires aussi au niveau du dos. Je n’ai pas évoquer tous les moments ou j’ai du me raccrocher aux branches, prendre sur moi lorsque ça glissait. Je me disais aussi que j’allais être arrêté par la barrière horaire et que ce serait pas grave vu les circonstances. Eh bien non, ce qui donne déjà une certaine satisfaction. C’est là ou je me pose la question de continuer ou pas, mais il y a encore du dénivelé et j’ai couru le dernier kilomètre jusqu’au 56eme en 12 minutes, est-ce que je vais tenir le coup après tout cela ? J’ai des crampes, j’ai froid et comme je suis raisonnable, je décide d’abandonné. Je sais que les lapins runners Émir et Carole (que je n’ai pas croisé sur le parcours même si nous nous tenions au courant) disent que le corps s’adapte, mais pour ma part, abandonner peut-être une décision sage dans certaines circonstances. Cela permet aussi de se préserver pour les courses à venir. Chance, le bus va partir dans un instant. Je n’ai aucun regret vu dans l’état physique que je me suis retrouvé hier soir. Les crampes étaient encore présentes et je me suis retourné plusieurs fois dans le lit, mais vous pouvez constaté que ce matin , ça va à peu près. Juste deux bosses sur le genou gauche et le pousse gauche. Encore quelques douleurs musculaires. Régulièrement, j’ai pesté fréquemment sur ce temps de merde, car dans ces cas-là, c’est très physique. Et on a en marre de ne plus être sur ces appuis ce qui engendre des glissades plus ou moins dangereuses .

Xavier Chutes

FIN DE LA COURSE.

J’appelle Laurence pour qu’elle vienne me chercher sous la tente ou nous devons partager une assiette de pâtes, mais une charmante dame me dis d’aller me réchauffer dans le gymnase juste à côté ou il y a du chauffage, ce que je fais. Laurence me rejoint, elle a pris mon manteau d’hiver et d’autres gants, ceux de course sont dans un état….Je n’ai qu’une hâte, c’est de rentrer à la maison. Nous ne profitons même pas des pastas offertes. Nous nous rendons à la station de taxis et croisons quelques Finisher avec leur médaille. Pour eux, elle a son importance, mais je ne l’a trouve pas très belle. Elle est est marron et blanc, avec une branche d’arbre. Mais les goûts et les douleurs…Arrivés à la maison, je me déshabille dans le hall pour éviter de salir à l’intérieur, Laurence a fait le ménage. Je ne veux pas gâcher son travail. Je prends ensuite une douche bien chaude, met du silicium sur l’ensemble des jambes, mais les crampes sont toujours là. Je mange de bonnes pommes de terre grenaille préparées avec amour par mon épouse adorée. Nous partageons nos impressions, elle était inquiète du fait des intempéries et a été rassurée lorsque je lui ait dit que j’abandonnais. Nous parlons des prochaines courses et je dis que je ne fais plus de trail ou des distances plus courtes jusqu à 42 ou 50 km. Que je suis plus à l’aise sur la route et que maintenant il y a les deux marathons, celui de Paris avec la grande fête Végan (j’espère être remis, mais je suis optimiste et il fera beau et chaud, ça va me changer) et puis si tout va bien le marathon de Sénart peut-être avec une autre amie.
Voilà le bilan de cette course. Ce matin, je vois que j’ai reçu un SMS pour me demander si j’avais abandonné. J’avais oublié de les prévenir. Je l’ai fait à l’instant en présentant mes plus plates excuses.

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MATERIEL ET FUTUR.

D’abord, au niveau matériel, il va falloir que je me rachète une veste gore beaucoup plus chaude. Un nouveau pantalon de pluie (le mien est déchiré forcément, on va voir si on peut raccommoder, mais bon !!!) et un poncho de pluie, j’ai découvert que certains en avaient. Une nouvelle lampe frontale, avec plus de lumens, voire un phare comme Émir, des guêtres. Un masque comme celui de Phil. Liste non exhaustive mais il faudra que je fasse le point.

Dans un futur proche, bien sûr que je vais le courir le marathon de Paris, mais après une semaine voire plus, de semaines de repos et que les bosses ne soient plus qu’un mauvais souvenir. Sans objectif chronométrique, ce qui me permettra de courir avec quelques-un de la team. J’avais décidé de ne plus faire l’écotrail, mais ce matin (la nuit porte conseil), j’en ai décidé autrement. On dit que la troisième est la bonne. Mais si et seulement si le temps me conviendra. D’où l’intérêt de prendre l’assurance annulation. Pour la stratégie, on en reparlera à ce moment là. Je suis inscrit à l’ultra marin (177 km), j’espère que le beau temps sera au rendez-vous, sinon je prendrai la décision de ne pas prendre le départ. Enfin, le 25 mai, je ferai le trail de l’orangerie de Bonnelles avec chtivegantrailer et ça c’est plutôt sympathique, hâte de te retrouver mon ami. Malgré l’abandon voulu, je sais que j’ai un mental, mais je déteste courir dans ces conditions, alors rendez-vous au marathon de Paris. AIO

PS : Enfin, pour les photos prises par professionnels,il faudra attendre mardi matin. En attendant, je suis en vacances pour une semaine, je vais me reposer, reconstituer mes muscles et soigner mon genou, tout est une question de temps, mais je pense que dans 3 semaines, je serai prêt.

2011 : arrivé au 57,7 en 9 H 02’47 » »: arrêté par la barrière horaire
2018 : arrivé au 57,7 en 08 H 23’47 » : abandon avec environ 40′ d’avance sur la barrière horaire.

Xavier Cornet

30 km sous le kway

MAHESamedi dernier se déroulait l’Ecotrail, dernière course avant le tant attendu marathon de Paris! Objectif défini au préalable : finir les 30 km en souffrant moins qu’à l’édition précédente (on pouvait difficilement faire pire) et idéalement en moins de temps (4h15 en 2017). On court à trois, deux plutot bien entraînées pour la distance et la surface, et ma petite sœur, qui a rejoint le groupe au dernier moment, « profitant » du désistement d’une amie. Si elle avait su..! Les conditions météorologiques étaient idéales : pluie incessante, vent glacial, neige à l’arrivée, que du bonheur! Mais les joies de la boue nous ont rapidement fait oublier tout cela. Nos super chaussures de Trail imperméables ont tenu bon une quinzaine de Minutes, avant d’être noyées par les éclaboussures des coureurs plus rapides qui nous dépassaient et les passages obligatoires dans les flaques si grandes qu’on ne pouvait contourner! Quel plaisir de courir sur ce début de parcours, on se croirait ailleurs. Connaissant déjà la suite, nous savons que les 7 derniers km nous ramèneront à notre dure réalité de citadins, alors on savoure! Arrivées au ravitaillement du 20e km, on déguste une soupe aux 9 légumes dont on rêve depuis quelques kilomètres déjà, nos doigts sont gelés! Apres une petite orgie de fruits, nous voila reparties pour les 10 derniers kilomètres, le ventre plein et le pas lourd! On franchit la ligne d’arrivée au bout de 4h12 de course, avec la petite sœur, objectifs remplis (de justesse, certes, pour le chrono!). Mon tee shirt vegan marathon est resté enfoui sous le pull et le kway jusqu’aux derniers mètres de la course, il a hâte de se montrer le 8 avril !

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173 battements par minutes

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Un dimanche, on s’était programmé une session longue de 30 km avec mon ami Aymeric, histoire de se confronter un peu à la réalité de ce qui nous attend pour le Marathon…De mon côté, comme à mon habitude, le matériel était un peu déficient. Un camelback pas complètement rempli, un gel à boire de la boutique Marathon et quelques amandes, rien de plus. Je suis comme ça, je n’aime pas avoir beaucoup d’équipement, c’est aussi pour ça d’ailleurs que j’aime la course à pied, car en principe une paire de chaussures adaptées et une volonté de fer suffisent à courir une bonne distance. Aymeric lui, c’est tout le contraire. Je crois que pour lui, l’habit fait le moine et je le soupçonne d’ailleurs d’aimer particulièrement s’entourer de toutes sortes de petits gadgets, boissons énergisantes et divers en-cas miraculeux pour se donner confiance. Alors ce jour-là, il est arrivé avec 3 litres d’eau, un litre dans son dos (camelback) et une gourde d’1 litre de chaque côté de son buste remplies toutes deux d’un produit liquide sucré qui donne de l’énergie et aide à éliminer l’acide lactique. Je passe sur tout ce qu’il avait emmené à manger, car je crois bien qu’avec tout ça il était prêt à se lancer à l’assaut de l’UTMB (ultra trail du Mont Blanc, une référence pour les ultra-trailers)…Nous voilà donc partis, prêts à guerroyer durant 3 heures. Et cette guerre commence bien, car malgré le froid il fait beau, on est en forme l’un et l’autre et le Parc de Sceaux est juste magnifique. On discute, on scrute notre temps, on regarde les autres coureurs. L’ambiance est à la bonne humeur, on accélère même dans les côtes. J’ai l’impression de pouvoir continuer des heures durant. J’avais peur au départ d’avoir froid aux mains car je n’avais pas pris mes gants, mais celles-ci se sont vite réchauffées. À part un orteil un peu douloureux (mon point faible les orteils, il faudra que je consulte un podologue, à moins que le problème vienne de mes chaussures?), je n’ai mal nul part durant les 21 premiers kilomètres. 21 kilomètres, c’est précisément la plus longue distance que j’avais couru avant de me lancer sur ces 30 km. Et là encore, la règle que j’avais observée sur le semi-Marathon de Vincennes se vérifie : c’est là, au km près, que je rencontrerai le fameux « mur », juste au moment où j’atteins la distance la plus longue déjà courue précédemment.

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A ce rythme là Emmanuelle n’avait pas le temps de prendre de photo, ce sera donc un cliché avec Aymeric du semi de Vincennes

Ce « mur » pour moi signifie que j’ai d’un coup senti une immense fatigue, puis me suis rendue compte que j’avais le bout des doigts gelés alors que jusque-là je n’avais pas eu froid. Peu de temps après mes jambes se sont mises à me faire mal, d’abord je les ai senties raides, puis petit à petit la raideur a fait place à la douleur. Et à force de courir sans souplesse, un peu à la manière d’un pantin, un genou d’abord, puis une hanche ensuite, ont commencé à me faire souffrir. À un moment, j’ai fini par dire à Aymeric : « je ne suis plus qu’une douleur ». Mais je finirai ces 30 kms, à un rythme tout à fait correct d’ailleurs car je vais finalement retrouver mon rythme de croisière et finir ma course comme je l’avais commencée. Le problème c’est que sur un Marathon, j’en aurai eu 12 de plus. Je les aurais peut être tenus, mais dans quel état ? C’est bien ce qui va me préoccuper les jours-suivants. Que s’est-il passé pour que je passe d’un coup de l’euphorie à la souffrance ? C’est finalement en regardant ma fréquence cardiaque enregistrée par ma montre Garmin durant la course que j’ai compris. Une moyenne de 173 battements par minutes avec des pointes à 202 ! C’est beaucoup trop, surtout sur 3 heures de course. Là je comprends mieux les douleurs: mes jambes devaient être pleines d’acide lactique avec un cœur qui avait fonctionné à plein régime ! Donc je décide que désormais, quand je courrai, je surveillerai attentivement mon cœur grâce à ma montre. Mon but sera de faire baisser mon cœur, en essayant malgré tout de maintenir ma vitesse la plus proche possible de mon rythme habituel. Car je suis convaincue que si le jour J j’arrive à maintenir une fréquence cardiaque pas trop élevée sur au moins 2/3 du parcours, l’acide lactique ne viendra m’embêter que sur les derniers kilomètres, au moment où c’est souvent le mental qui nous fait avancer. Et là je n’aurai qu’une chose à faire : sourire, crier « AIO! » et continuer jusqu’à la ligne d’arrivée, un pied après l’autre.

Emmanuelle Grimault

 

Xavier is Back !

5 février 2017 : Je vais courir sur deux courses d’affilée pour les foulées de Vincennes, la 16ème édition. Je suis inscrit sur les deux courses. Par mon club l’AC Paris Joinville pour le 10 km loisir et par moi-même pour le 10 km compétition. En fait, je voulais faire comme les lapins runners l’année dernière. Pas besoin de me lever trop tôt, je suis à une station de RER de Vincennes. La veille, je me suis levé à 5 h 00 du matin pour ma séance longue dans les Yvelines dans le cadre de mon entraînement pour l’écotrail de Paris. C’était du coté de Chaville.

Lors de mon retour, j’ai essayé de synchroniser sur Squad Runner pour valider un maximum de points pour la dream team de Vegan marathon. Après plusieurs tentatives sans succès, je me décide à contacter le docteur maga, spécialiste des bugs sur le site. C’est le week-end et ses tarifs sont exorbitants. Il procéde à une opération pour inciter l’application à faire le nécessaire. Rien ne pourra être soigné avant le lundi. Pas de SOS Synchro, ça n’existe pas. Il me prescrit un petit footing de 40′ pour me détendre, mais le cœur n’y est pas. Il me rassure sur la future validation de mes points. Je n’ai plus qu’à rejoindre Laurence et Morphée puis m’endormir.

1-FDV-18-DC-5597.jpgDimanche, il est 7 h 30. Mes affaires sont prêtes depuis la veille au soir. Je revêt une première couche, un tee-shirt technique, pour le bas un collant et des chaussettes, les manchons, un buff pour le cou, les gants, le bonnet et mes brooks de route. Il fait froid, mais je ne rajoute que mon coupe vent déperlant. Je mange une demi-banane et ne bois qu’un café de céréales et de l’eau bien sûr. Je pèse 58 kg pour 171 cm, idéal pour une performance.

Arrivé à Vincennes, je suis le seul vegan runner sur la course. Les lapins sont restés dans leur terrier. Je m’échauffe pendant une quinzaine de minutes, fait quelques éducatifs et quelques étirements avant le départ. Je suis dans le sas des – de 50′. Le départ est donné, je ne pars pas comme un fou au 1er kilomètre, une erreur de 80% des coureurs selon Gilles Dorval, coach et entraîneur reconnu.

Au 2ème, je passe à ma vitesse de croisière entre 12,5 et 13,1 km/h selon la configuration du terrain qui est particulièrement roulant. Progressivement, je vois que je peux dépasser mon record personnel, alors j’accélère, 13,5, 14,14,5, je franchis la ligne d’arrivée. Je suis prêt à vomir, j’ai tout sonné mais je savoure. Je me dis que vais courir le 10 km loisir tranquille.

Je me rends au ravitaillement et prend quelques abricots secs, une ou deux dattes et deux morceaux de bananes. Comme prévu, je rejoins mon épouse devant les escaliers de la mairie pour que je puisse changer de débardeur (je met celui du club)et me réchauffer avec une couverture de survie en attendant la prochaine course. Nous avons aussi rendez-vous avec Claire, mais les circonstances feront que je ne la retrouverai que quelques minutes près le 10 km loisir. Il fait froid, Laurence et moi nous réfugions au café de la mairie, bondé de coureurs. Elle commande pour nous un café et un thé qui n’arriveront jamais. Peut-être étaient-ils partis en voyage comme le garçon qui omis de nous les servir. Ça va mieux, j’ai plus chaud et j’ai un peu récupéré. Je me rends sur la ligne de départ du 10 km loisir. Le coup d’envoi est donné. Je pars tranquillement à 9 puis 10 km/h, il faut relancer la machine mais ça se dérouille au fil du temps. A mon grand étonnement, tout va bien et je remonte un à un la file des coureurs pour finir en 50’27 ».  Ça, ce n’était pas prévu, mais cela me procure une double satisfaction ; RP à 46’35 » et presque 12km/h sur la 2ème course. Objectifs atteints, Xavier is Back !

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