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UN DIMANCHE A LA CAMPAGNE

VEGAN MARATHON UNIVERSITE D'ETE.jpgCe dimanche une partie du clan VEGAN MARATHON  a passé la journée à la campagne, enfin presque… Nous nous sommes juste arrêtés au bois de Boulogne.  Notre escapade a commencé par un petit-déjeuner  sur le trottoir à l’angle d’une rue devant le bois, cela faisait assez surréaliste pour les passants et notamment pour deux policiers en voiture qui passaient par là et de mémoire ils n’avaient jamais vu çà à Boulogne. Il est vrai qu’ils ne voient pas cela tous les jours à un carrefour  deux tables et une dizaine de chaises avec des personnes attablées en train de prendre leur petit-déjeuner dans la bonne humeur. Ça mange, ça boit et discute de la formation des équipes qui vont prendre la course tout  de suite après, qui va avec qui, moi je n’ai pas ce souci, je suis seule pour marcher.

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Une fois que tous les coureurs et moi avons fini course et marche, nous nous apprêtons à prendre d’assaut le kiosque tout près de nous. Tout le monde prend le matériel, tables, chaises, et surtout la nourriture pour notre repas.

Tout le monde a préparé un petit quelque chose, que ce soit salé ou sucré, tout était délicieux. Un grand merci à toutes les personnes qui ont confectionné ce repas.

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé les recettes de ce que j’avais préparé et je vais vous les donner. Vous verrez, c’est végétalien,  c’est très simple, rapide et aussi très bon.

PÂTE BRISÉE

Pour la pâte brisée salée (préparation pour deux fonds de tartes) 

Ingrédients :

450 gr de farine de blé

1 cuillère à soupe de thym séché

240 gr eau

15 gr huile olive

6 gr de sel

Préparation :

Mélanger le tout, couvrez et laissez reposer au réfrigérateur une heure.

Sortez votre pâte du réfrigérateur, la couper en deux et étalez-la. Mettez-la dans un plat à tarte, piquez avec une fourchette le fond, garnir avec la préparation salée de votre choix.

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QUICHE

Ingrédients :

1 gros oignon

150 gr tofu fumé

400 gr de tofu soyeux (un paquet)

50 gr de fécule de pomme de terre

20 cl de lait de soja

1 c à soupe de miso blanc

2 pincées de muscade moulue

2 c à soupe d’huile d’olive

1 c à café de sel

1 pincée de poivre moulu

Mettre le four à préchauffer à 180 °.

Éplucher et émincer l’oignon. Coupez le tofu en tous petits cubes et les faire revenir dans la poêle avec l’huile d’olive avec l’oignon, mettre de côté ensuite.

Mettez le bloc de tofu soyeux dans un saladier. Mélangez la fécule de pomme de terre avec le lait de soja puis versez sur le tofu soyeux et mélangez.

Ajoutez la noix de muscade, le sel, le miso blanc et le poivre noir et mélangez bien le tout.

Mettre le mélange tofu fumé/oignon sur la pâte et versez le mélange tofu soyeux par-dessus.

Enfournez pour 45 mn de cuisson. Vous pouvez la manger chaude ou bien à température ambiante.

Voilà pour aujourd’hui, demain vous aurez la suite de VEGAN MARATHON et  son aventure culinaire au Bois de Boulogne…

PATRICIA

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Maxime le magnifique

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Depuis la fin de l’automne, j’ai battu mon record sur 10km à 5 reprises. Je me dis qu’à chaque fois j’avais du en garder sous le pied car j’abaisse mon temps constamment. En gros, en 5 courses sur 2 mois et demi, j’ai baissé de 3 minutes. Je suis presque arrivé à 48 minutes. Appréciez la progression, mon premier 10km (en 2011, à vérifier), j’avais fait 1h06… Cette semaine aussi a vu ma plus longue sortie à l’entraînement. Mercredi, j’ai fait une sortie de 2h24. Bah oui, c ‘est ça aussi de rien prévoir, de prendre la route, à gauche, puis à droite, puis de se dire : « il fait un beau soleil, alors on va faire un petit détour par la forêt ». D’ailleurs, je me suis même arrêté pour voir et écouter un oiseau. La paire de chaussures que j’ai est uniquement pour la route et les chemins. Alors, j’ai acheté une paire pour le trail aussi. Désolé, ce n’est pas vegan (marque Kalenji de Décathlon) mais la prochaine fois, promis j’y penserais. N’hésitez pas à me rafraîchir la mémoire.

Ce samedi 24 février, je cours le 10 km de Bourg-des-Comptes (sud de Rennes). C’est une course que je connais bien. 3 boucles vallonnées sur route. On monte, on descend. L’an passé, c’était le vent de face dès la 1ère côte. Tout ça pour vous dire que je ne vais pas viser mon record. Mais qui sait… J’ai un autre petit défi à vous partager, pas un objectif en soi mais un petit défi, comme ça… C’est que je fais des temps équivalents à mon père maintenant. Et si je terminais devant lui ? Bon, aucune gloire à ça, on a à peu près 30 ans d’écart !!!! Mais quand même… Et dimanche, je remets ça à Thorigné-Fouillard (est de Rennes) 15km. A Bourg des Comptes, sur un parcours vallonné, je suis à moins d’une minute de mon record sur 10km. Et, petit challenge réussi. Je termine devant mon père. C’est la première fois. Bon, d’accord, ça ne compte pas. Car, à mi-course il était pas très bien. Et, si c’était à cause du froid ? Un aparté : il y a quelques années, sur un marathon, il a réalisé son objectif : 4h. Alors qu’il faisait 36°C à l’arrivée… Bref, le lendemain (25 février), je remets ça. C’était « facile », malgré le froid !!! D’autant plus facile qu’on atteint le point culminant du parcours à mi-course et que la suite est bien plus facile… Peu à peu, je me fixe l’objectif de 1h18. Et finalement je vais faire presque 2 minutes de moins. J’ai la pêche après la course. Je suis content. Mais le marathon n’est que dans 7 semaines… Le lundi (26 février), je teste ma nouvelle paire de chaussures de trail. Une vraie paire de trail. Car sur terrain sec (et non plat), gelé par exemple, c’est moyen. Mais elles me vont bien à priori, pas de douleurs. J’ai toujours la pêche, c’est cool ! Et paf !!! Bah oui, fallait bien qu’un truc se passe. Ce mardi, une espèce de gros rhume vient m’envahir. Oui, oui, m’envahir, carrément. Faut dire que la nuit de mardi à mercredi j’ai quasiment pas dormi et j’ai rempli ma poubelle de mouchoirs en papiers… 

Peu à peu j’en sors mais je suis encore fatigué. Ce samedi, c’est le semi-marathon de Saint-Gilles (35) qui est prévu. A l’heure où j’écris je ne sais pas encore si je vais le faire. Même si je pense que oui. Et si ça s’empire, ça m’emmènera peut-être chez le médecin la semaine prochaine. Enfin j’espère quand même pas. Même s’il est cool mon médecin… Ah oui, sur ce semi-marathon, j’ai encore un truc à dire. C’est BEAUCOUP moins cher que celui de Paris (le même week-end). On est à 13 €. L’an prochain, venez-y, prévoyez votre coup à l’avance. Et nous les bretons, (moi en particulier…), on vous accueillera. Aller, je vais dans mon lit, ça caille chez moi, je vais sous la couette … Quelle semaine !! Le rhume vous allez me dire ? Heureusement que ce n’est pas pire. Sinon je ne dormirai plus… Samedi dernier (3 mars 2018), comme prévu, semi-marathon de Saint-Gilles. Malgré le rhume et pas d’entraînement de la semaine, je m’attendais à battre mon record. Et puis, comme il y avait un meneur d’allure pour 1h50, je me suis dit que j’allais le suivre. Rappel : mon record est à 1h58… Le week-end passé, j’étais presque à 5min/km sur un 15km en ayant couru un 10km la veille. Et 1h50, c’est environ 5’13″/km. Je me suis dis : ça va donc être les doigts dans le nez… C’est toujours facile au début. Donc plus dur à la fin ? Bah j’ai pas fini en rampant quand même. Le vent était gênant. Et puis finalement j’ai fini en moins de 1h54′. Record battu d’environ 4’30 ». Il faut que je vous raconte aussi l’après-course. J’attendais mon tour pour aller voir les ostéopathes. Pas que j’étais courbaturé, mais à chaque fois qu’il y a des ostéos (ou kinés, autre spécialistes), je profite de leur présence. Et qu’elle ne fut pas ma surprise de voir quelqu’un (juste à côté) récupérer son sac avec un T-shirt « Vegan Marathon ».

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La première fois pour moi sur une course près de chez moi. C’est-à-dire, autour de Rennes en gros. J’ai pas réussi à aller lui parler. Mais je l’ai retrouvé par la suite sur Internet. Et après ? Bah après, pas une super semaine. Du point de vue de l’entraînement en tout les cas. J’ai juste l’entraînement du club du mardi soir. Je me sens pas à 100%. Le rhume n’est pas vraiment parti. Il y a quelque chose qui traîne. Je me sens bof bof. Tout n’est pas perdu, le marathon est dans plus d’un mois. Mais ça fait 2 semaines très légères. Programme du week-end : un trail de 7,5km le samedi à Saint-Senoux. C’est plus ou moins pour tester mes nouvelle chaussures de trail. Vous savez, celles dont j’ai déjà parlé et testé qu’une seule fois pour le moment !!!

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Et le dimanche : le semi-marathon de Laval. Apparemment pas facile au vu du parcours. Mais au moins, ça va me faire un peu plus de kilomètres… Là, j’ai sauté quelques étapes dans mon récit (comme dans ma préparation auX marathonS), ça va pas, ça va pas… Et ça se rattrape pas, enfin si je vais essayer. Un léger retour sur le samedi 3 mars et le semi-marathon de Saint-Gilles (Ille et Vilaine). Je ne peux m’empêcher de me faire ce plaisir de rappeler le prix. Moins de 15€ l’inscription et c’est sincèrement bien organisé. Alors que le même week-end à Paris, le semi-marathon, c’est entre 49 et 62€. Ceci étant dit et re-dit, passons à la suite…

Résultat de recherche d'images pour "Saint-Senoux trail"Le week-end suivant était sympathique aussi. Le samedi 10 mars, un petit trail de 7,5 km à Saint-Senoux (Ille et Vilaine). Histoire de continuer à tester mes nouvelles chaussures de trail. Que c’est agréable (1ère fois pour moi) d’avoir de vraies chaussures de trail quand c’est nécessaire. Un peu fou-fou, je me dis, ce n’est « que » 7,5 km et je suis parti un peu vite. Bah j’ai eu du mal à finir. Et puis quand j’ai vu la dernière côte, mon cerveau s’est déconnecté. Mes jambes aussi, non ? Et j’ai fais cette côte en marchant et juste les derniers mètres en courant. Le dimanche 11 mars, j’en avais pas assez. Je suis allé courir le semi-marathon de Laval (Mayenne). Mais non, je déconne, c’est juste parce qu’il y avait une course pas trop loin alors je la fais. En fait, un mélange des deux… Bon, sur le principe, déjà fait ce genre de choses, je ne suis pas SuperMan mais je savais que je pouvais le faire. Et puis le semi-marathon de Laval, je le savais un peu, bah c’est pas un marathon sur piste non plus, mais c’est presque les montagnes russes. Là encore, un peu fou-fou, je me décide à essayer de faire 1h55 malgré le parcours. Bah au début j’étais à peu près bien mais je ne savais même pas où était le meneur d’allure. Puis il m’a rejoint. Et là, je me suis bien douté que ça allait être compliqué. Mais j’étais super content à la fin. Je bats mon record de 2014 et effectue donc mon 2ème meilleur temps sur semi-marathon !!!! Malgré le fait qu’il n’y ait pas de tables de ravitaillement à l’arrivée (il faut le dire…), je peux vous dire que ça donne la pêche… Ah ah, et la course du dimanche 18 mars. PS : la course est à Rennes donc environ à 25 km de chez moi. Celle-là aussi elle a sa petite anecdote bien sympa. Vers 7h15, 7h20, j’ouvre les volets. Et là, bah euh, ça pose question. Mais ça ne me rebute pas d’y aller.

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Moi qui voulais déjà être en avance car on ne peut pas se garer auprès, ça me décide encore plus à vraiment être en avance. Et puis après le petit-déjeuner, comme je suis un fin observateur, je vois que la neige commence à fondre et couler du toit d’à côté. Je me dis que ça ira. Finalement pas de problèmes sur la route. Et quelle bonne idée d’avoir été courir. Parcours un tout petit peu boueux. C’est au nord de Rennes en partie dans une forêt. Pas de neige à Rennes et finalement content de moi. Enfin, le 24 mars, c’est à Châteaubourg, chez moi et organisé par le club dont je suis membre. Au passage, on est beaucoup du club à courir. Ca veut dire que ceux qui courent n’ont pas besoin d’être bénévoles. Donc on a beaucoup de bénévoles qui ne sont pas coureurs. Merci à eux. C’est bien !!! Là, c’est un trail de 22km environ. Et je sais que ça va être très boueux, mais praticable. Et ça commence déjà pas si bien que ça, enfin ça pourrait être pire… Mes nouvelles chaussures de trail, en fait j’avais couru pas plus de 2 mn avec jusqu’à présent. Et là je pars pour 2h15, c’est comme un test de plus, mais est-ce que je vais bien les supporter ? Etant donné la suite, à priori OUI. Ca commence bien puis, au bout de 40 minutes environ, c’est le drame. Ah ah, je vous ai fait peur. Eh bah moi aussi, un peu à ce moment-là. Ma cheville droite plie. Ca me rappelle immédiatement mon entorse du mois d’octobre 2017. A cette époque, à chaud, malgré la douleur, ça peut aller, je finis et je cours pendant 1h comme ça !!! Bon, là, à Châteaubourg, ça commence de la même manière, je suis bien obligé de m’arrêter net et de marcher. Mais, je sens que je peux reprendre et à un rythme correct. Ouf, ce sera le cas. Et la cheville pliera encore 2 fois (mais un peu moins fort). Me voilà à la fin. Et pour une fois, je ne fais gaffer à mon chrono à la fin !!! Mais je fais mieux que les années passées. Content malgré tout. Je reviens sur ma cheville. Malgré les séances de kiné au mois de novembre, je le sens, je le sais : je n’ai pas récupéré toute ma mobilité sur le pied droit. Sur la route, pas de problèmes. Mais sur les trails, (sauf celui de 7,5 km à Saint-Senoux), je me fais peur. Je me dois de retourner voir la kiné avant mes 2 marathons.

Programme à venir : samedi 31 mars : semi-marathon de Malestroit (Morbihan) et le 1er avril, un 10km à Chavagne (Ille et Vilaine). Et pas de poisson d’avril, je vais vraiment le faire. Pourquoi je n’ai pas du tout parlé des entraînements : car j’ai oublié c’était comment, c’est tout. Ah oui, c’est comme la dernière fois. En fait, je dois remonter assez « loin » et vous raconter pas mal de choses en fait. La kiné, eh bien je suis allé la voir. Et bonne nouvelle… elle est enceinte. Pour moi ça ne change pas grand chose mais c’est une bonne nouvelle pour elle. Ne nous privons pas de bonnes nouvelles. Une dernière séance avec elle. Et puis la découverte d’un autre kiné. Ca va mieux. Mais je le sens encore, ce n’est pas à 100%. Mais c’est déjà mieux. On verra pour le marathon… Et le semi-marathon du 31 mars. Du vent, des côtes. Et… des descentes. Avec le vent parfois favorable. Malestroit n’est pas le semi-marathon le plus facile. Mais j’aime quand il y a des petites difficultés avec des portions de récup. Et là c’était un peu ça. L’an passé, 4 semaines avant le marathon je faisais plus de 2h et j’étais malade les jours suivants. Une angine. Mais là, je partais juste avec l’objectif de battre mon record. Rien que ça !!! Et établit 4 semaines avant. Chose faite !!!  1h50min et quelques secondes. Un meneur d’allure m’aurait certainement aidé à faire moins de 1h50. Bref, ce n’était pas l’objectif. Je bats déjà mon record de plus de 3 minutes… Le lendemain, les endorphines aidant (en fait, j’en sais rien mais c’est ce qu’on dit…), je fais un temps très correct sur le 10km de Chavagne.

Résultat de recherche d'images pour "10km de Chavagne"C’était un 1er avril… Et j’ai fait un temps grosso modo équivalent à ce que je faisais l’an passé sur 10km. Je suis satisfait… Quelques jours après, je suis au salon de la course à pied (eh oui, j’aime pas et j’ai pas envie de dire « running »). Pour aider et soutenir « Vegan Marathon ». L’occasion de rencontrer un certain nombre de membres. Et voilà arrivé le 8 avril. Dernière petite compétition avant le marathon 2 semaines plus tard. Faisons court. Je voulais accompagner quelqu’un qui court moins vite que moi. J’ai trouvé une amie qui voulait faire moins de 2h. Objectif réussi. Et je n’ai pas manqué de la motiver tout au long de la course. Et surtout à la fin. On fait un saut dans le temps. Les 2 semaines avant mon marathon n’ont pas été très chargées évidemment et même peut-être pas assez d’ailleurs. Et vient le mercredi 18 avril. Pour rappel, j’ai eu une entorse à la cheville droite fin octobre. Deuxième blessure en 2 ans sur la même course… La prochaine fois, je serais peut-être bénévole !!! Ma cheville est encore sensible sur terrain glissant, trail et parfois par grande fatigue. Je devais courir le jeudi 19 avril. Mais finalement non et je « remplace » ça par presque 1h de marche à aller chez le kiné à pied. Résultat, la séance de kiné + la marche = une douleur en haut du mollet droit qui persiste pendant plusieurs jours. Au moins jusqu’à la veille du marathon… Puis, vendredi matin, j’ai accepté un travail (5h à 13h, on finira à 12h. PS : je cherche du travail et j’ai assez d’exemples pour prouver que je m’adapte vite). Avec tout, ça, j’ai un sommeil au top… Quelle belle préparation… Et la sieste de l’après-midi ne peut évidemment pas remplacer une vraie bonne nuit de sommeil. Départ le samedi matin. Levé à 4h40 4h45. Ca c’était la théorie. Mais réveillé vers 3h15, je me rendormirais à peine. Que de sommeil ! S’en suis un petit-déj habituel. Puis je pars de chez moi. L’aventure commence. Je ne suis pas Pierre RICHARD, mais… Vers 5h30, rue pas éclairée (bon, ça va, je le savais déjà), et mon téléphone, tombe et se désintègre. Bye bye le téléphone … Eh bien non, perdu ! Je n’ai ni un I-Phone ni un téléphone qui ne cesse de fonctionner au moindre choc !!! Pour avoir de la lumière (les phares de la voiture, c’est utile…), je remets la voiture dans le bon sens. Pas inquiet, je récupère la batterie et repart comme ça sans vérifier le fonctionnement. Je sais que ça fonctionne… Puis il fallait bien que ça continue. Dans le train aussi (direction Roissy) il se passe un truc. Il y a simplement eu une vingtaine de minutes de retard pendant le trajet !!! D’où l’utilité de ne pas prendre le dernier des derniers trains. J’avais de la marge. Aucune incidence là encore. Puis dans l’avion, je fais une chouette rencontre avec un mathématicien voyageur. Et ça continue à l’auberge de jeunesse. On est 6 ou 7 dans la chambre dont au moins 3 marathoniens. Je ne dis rien de spécial sur le retrait du dossard. Ca se fait rapidement, je sais où c’est. Tout va bien. Comme dans l’avion j’ai juste mangé des bananes et un mélange apéritif (graines de tournesol, amandes, raisins secs et cacahuètes), après m’être bien installé, je vais manger en ville. Aux 2 mêmes endroits que d’habitude, 2 fast-foods vegans à 100m à peine de la place centrale. JE vous montrerais… Mais pour ça, il faut venir. Je finis d’écrire et je vais suivre le résultat de mon équipe favorite de handball : le SGRMH. En D2 féminine, j’y suis bénévole. Et là, bah, je le suis pas, je suis à Cracovie. Mais j’attends le résultat et DODO.

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LE JOUR J. Levé vers 7h.

Dans un petit sac, je mets quelques affaires. En fait, j’ai besoin de quasiment rien. Car juste après la course, je reviens à l’auberge de jeunesse, c’est à 200 m, pas plus. Mais je décide d’y mettre le plus « important » (clés de voiture, porte-monnaie). J’aurais pu aussi y mettre mes tickets de transports pour le retour. En tous les cas, j’ai bien fait de faire ce que je viens de vous dire… Puis petit-déjeuner. Pas classique du tout pour moi mais malgré tout avec des choses que je connais. La veille encore je me demandais bien ce qu’allait être mon petit-déjeuner… Mais l’avantage que j’ai, à Cracovie, c’est que je connais la ville. Je sais où je peux acheter ce que je veux en fait. Et en plus de ça, c’est presque toujours moins cher qu’en France !!!Petit déj : 3 bananes, un petit-pain (me demander pas avec quelle farine j’ai pas vérifié, 1 pâte de fruits (donné par l’organisation juste après le retrait du dossard), de l’eau, 1 ou 2 (je sais même plus) « barres » énergétique crues (dattes, amandes, jus de citron). Puis je marche un peu. Pas trop et pas trop vite. Histoire de me dire que je réveille mes muscles. Puis finalement un grand café pris au même endroit que l’an passé. À 50m du dépôt de nos affaires.

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LA COURSE Pour rappel, mon record de 2016 est d’environ 5h14min. Et en 2017, à Cracovie, j’avais fait 4h52. Alors, si je fais 4h30, je baisse mon record de 22 minutes. Je suis bon en maths !!! Je vais suivre les meneurs d’allure 4h30. Et même être devant eux (pas très loin non plus, faut pas rêver…) la moitié de la course environ. A noter la qualité des ravitaillement et la quantité aussi. Tous les 2,5 km, vous avez quelque chose, et au minimum de l’eau. C’est-à-dire : tous les 5 km : eau, boisson isotonique, carrés de chocolat, sucres, bananes (pas assez mûres mais ça passait encore) etc… Et, en décalé de 2,5km, de l’eau. Alors j’en profite pour dire et redire que ce marathon ne coûte qu’environ 17€ (inclus pasta-party la veille et cette année il y avait aussi un repas d’après course! Alors qui vient l’an prochain ? JE vous guide!). C’était nécessaire pour moi, voire même vital ! En effet, je cours léger. Je « m’encombre » seulement d’un bracelet, d’un collier et d’une montre. Rien d’autre !!! Alors au début, tous les 5km, ça allait. Et puis vers le 10ème, 11ème on voit un panneau qui indique déjà une température de la route à plus de 26°C. Aïe, ça va monter. Et il a fait chaud. J’en ai eu des coups de soleil pendant plusieurs jours !!! Au passage, je dis merci à presque tous les spectateurs qui nous encourage. Avec le pouce levé parfois. C’est très important, non ? Peu parmi vous aimerait faire un marathon sans public et sans encouragement ? Rythme correct malgré la fatigue jusqu’au 35ème environ. Et là j’ai senti que ça allait moins bien. Mais comme d’habitude chez moi : no panic. (Pour rappel, j’ai fais mon premier marathon simplement avec des petites compétitions le week-end et LE syndrome de l’essuie-glace…). Je me suis dit qu’il fallait mieux ralentir le rythme afin de se préserver. Et de finir dans un état « correct ». J’alterne marche et course. Avec un rythme de 1minute de marche et 3 minutes de course. Interrompu par les ravitaillements où là je marche tout en prenant tout ce que je peux. Et après les ravitaillements je repartais pour 5 minutes de course avant de reprendre 1minute -3 minutes. Bah, les 4h30, on a déjà oublié depuis quelques kilomètres. Les 4h37 (1h de moins que mon 1er marathon), on oublie aussi. Mais je franchis finalement la ligne en moins de 4h45. Avec un temps de 4h43’22 ». Oh j’aurais fait encore un peu plus, j’aurais quand même battu mon record. Mais là ça va, je suis juste content. Après je trouve un coin pour m’asseoir à l’ombre et me « poser » avant d’autres aventures… Non, non le récit n’est pas fini car je vais revenir sur un épisode pas très drôle mais pas très grave. A l’auberge de jeunesse, je veux prendre ma douche et donc je cherche mes affaires. Résultats, on m’a volé des choses. Je vous en épargne la liste. Un peu énervé sur le coup, étant donné que de bas (les chaussettes) en haut (T-shirt) on m’a volé toute la panoplie, ça devait être quelqu’un qui avait vraiment besoin de s’habiller. J’ose espérer qu’il était dans le besoin et qu’il (ou elle…) n’a pas fait ça juste pour m’embêter. Bref, dormir dans un dortoir collectif comporte ce risque. Je l’admets. Ca fait partie du « jeu » finalement. Inversement, quand tout se passe bien (c’est très souvent le cas), cela prouve que faire confiance, c’est beau !!! Fini la petite leçon de « morale ». Concrètement ? Je demande à ce qu’on me rembourse la nuit qui me reste à passer et je m’en vais. Bah oui : le (ou la…) voleur est peut-être encore dans cette chambre. OU qu’on me donne une chambre individuelle sans supplément. La 2ème solution est retenue mais je me retrouve au 3ème étage. Ca fera encore plus d’exercices. La suite est plus personnelle mais tellement meilleure !!!!! Un ami (Hugues) m’invite à manger chez lui. Il accepte finalement de décaler ses horaires et de m’accueillir à 17h30. C’est SUPER. Un apéro et un repas ensemble, c’est cool !!! Puis, je le quitte pour rencontrer un autre ami (Alexander). Pour un de mes endroits favoris à Cracovie (surtout par temps de chaleur…) pour savourer une glace. La dernière fois avec lui, on avait attendu… (roulements de tambours…) 25 minutes !!! !!! On avait fait connaissance au moins. Mais là, moitié moins !!! Allez qui vient en 2019 ? Je vous offre la glace ! (Euh, pas tout le clan Vegan Marathon svp, ça va faire beaucoup…) Plus tard, un autre ami (Paul) nous rejoint et on va boire un verre en ville. Ah oui, pourquoi tant d’amis à Cracovie (super je fais des rimes!!!) J’y ai passé 4 mois formidables en 2016. En tant que volontaire pour l’organisation des Journées Mondiales de la Jeunesse. Puis retour, dans la chambre individuelle… Journée SUPERBE.

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Maxime Max

Challenge for Life

Yves VEGAN WARRIOR
LE DÉFI CARDIO VEGAN WARRIOR animé par le VG-COACH YVES DOUIEB samedi 30 juin à 16h lors de la VEGEFEST

Pendant tous le mois de juin, L’Institut du Sport de l’Alimentation Végétale – INSAVE nous appelle pour de nouvelles performances : CHALLENGE FOR LIFE, le défi pour la vie (voir l’event facebook)  

CHALLENGE FOR LIFE, l’idée est simple : lancez vous des défis personnels, défis sportifs, défis culturels, défis solidaires, défis les plus fous et les plus improbables, défis les plus courageux et les plus incroyables, défis les plus ludiques, les plus grandioses, les plus simples et les plus personnels, à vous de choisir ! Du premier 1er au 30 juin, soyez un.e des challengers pour la Vie.

Sabrina café philo
PARIS VEGAN FESTIVAL – 14h/15h – CAFE PHILO AIO animé par Sabrina Nicolaï (VEGAN MARATHON), sur le stand de l’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE), sur le thème « le véganisme pour les nuls ». (crédit photo Boris Wilensky)

L’Institut du sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE) organise CHALLENGE FOR LIFE, dans 18 pays différents, et propose pendant toute l’opération un programme avec des conférences (végétarisme, véganisme, sport), des événements sportifs, des rencontres (CAFÉ PHILO AIO MAGAZINE avec nos partenaires VEGAN PARIS FESTIVAL, INFO VEGANE et VEGEFEST), des actions de sensibilisation à la cause des animaux, et à la protection de l’environnement.

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Fêtes véganes d’Orléans. En partenariat avec Info Vegane animé par Etienne Bonenfant (VEGAN MARATHON) et Miriam Ben Jilani (INSTITUT DU SPORT ET DE L’ALIMENTATION VEGETALE) sur le thème : « Sport et végétalisme« 

Les teams VEGAN MARATHON (la plus grande équipe de runners et marcheurs véganes et végétariens) & VEGAN WARRIOR seront engagés dans de nombreuses compétitions (trails, courses sur route, triathlon, …). Nos warriors seront présents dans des compétitions sportives comme la nage, le vélo, le fitness, la musculation, les sports de glisses, le Crossfit, …. l’objectif étant de convaincre les sportifs de devenir végétariens ou véganes et les végétariens et véganes de devenir sportifs.

Les défis les plus spectaculaires seront publiés dans AIO MAGAZINE aiomagazine.fr

Café philo Aio PARIS VEGAN FESTIVAL

Café philo Aio VEGEFEST 16 juinCafé philo Aio FETES VEGANES ORLEANSCafé philo Aio VEGEFEST 30 juin.jpg

 

La gazette des Squads

Gazette des Squads
Pas de répit pour défendre les animaux chez Vegan Marathon. Et voilà! Le marathon de Paris 2018 est un merveilleux souvenir, des participants de cette année sont déjà officiellement inscrits pour l’édition 2019. Est-ce une pause, un retrait, une mi-temps pour Vegan Marathon ? Certainement pas ! Les manifestations sont permanentes chez Vegan Marathon.
Nos coureurs sur SquadRunner se frottent tous les mois à plus de 700 équipes inscrites aux quatre coins du monde. Quizz quotidien, missions à réaliser pour gagner des points, et du fun.
Le but de nos trois équipes est de rendre la cause animale visible dans le monde du running, casser le mythe des protéines et des micronutriments d’origines animale.
Tous les mois la saison recommence, pas de répit pour nos champions.  Oui des champions!
À 8 jours de la fin de la saison d’avril, leurs classements sur 744 équipes ont de quoi faire rougir certains adeptes des produits carnés.
Les lions s’apprêtent à gagner leur 5 ème médaille Loup de bronze en décrochant la 88 ème place! Ils ne faiblissent pas. La force du félin est avec eux!
Les abeilles quant à elles butinent joyeusement et se maintiennent aussi.
Leur animal totem veille sur eux pour les aider à décrocher leur 5 ème médaille de Loup beta.
Les guépards travaillent leur fractionné, fidèles à leur totem, ils ont fait un démarrage en sprint avec 2 médailles de Loup beta, puis une baisse d’allure avec 1 médaille de Loup oméga. Aujourd’hui, ils accélèrent à nouveau et vont gagner leur première médaille de Loup gamma! Ils sont tout de même classés 258/744. Un retour au rang beta semble se profiler pour la saison prochaine.
Comme dans toutes les courses il y’a des moments difficiles, des couacs de synchronisation avec l’application, des oublis de valider la participation à la mission avant le départ, des chutes, des baisses de régime ; Ce qui donne encore plus de sens à cette aventure végane, pas de bonheur véritable sans des obstacles à franchir avec la légendaire bienveillance végane pour aider chacun à surmonter tout cela.
Camille, capitaine des Guépards

Comment courir un marathon en 2 heures 56 minutes et 15 secondes ?

Valentin Marathon de Marseille
Dimanche 18 mars, c’était le jour du Run in Marseille. Début un petit peu stressant quand je me rend compte que je n’ai pas été mis dans le « sas de départ » que j’avais demandé, je suis placé dans le sas ayant pour objectif de courir sous les 3h au lieu du groupe sous les 3h 15. Je me retrouve donc tout devant sur la ligne de départ, aux côtés de cadors avec qui je n’ai nulle intention de me mesurer. Au départ sur la corniche le vent soufflait fort et nous étions nombreux à commencer à trembler. Les dix petites minutes de retard pour le départ de la course paraissaient interminables. Le coup de feu signalant le départ a été libérateur de ce point de vue, nous pouvions enfin commencer à nous réchauffer. Et comment que nous nous réchauffâmes !
Si les sept ou huit premiers coureurs avaient clairement plusieurs classes d’écarts avec nous, nous sommes un groupe d’une grosse dizaine de coureurs à entamer ce marathon à prêt de 15m/h d’après ma montre. Effectivement, sept des huit premiers kilomètres sont bouclés sous les quatre minutes. Je finis par rejoindre un coureur qui était quelques dizaines de mètres devant nous, je resterai à ses côtés, ou plutôt collé derrière lui pendant près de 30 kilomètres. Aux alentours des kilomètres 30 à 35 nous rattrapons l’arrière du peloton du semi -marathon, ce qui nous demande beaucoup d’énergie pour « slalomer » entre les coureurs, les jambes commençant à être lourdes et en perte de lucidité je décroche de mon « meneur d’allure », il me reste sept kilomètres à courir et je savais déjà qu’ils allaient être longs, très longs, mais je ne devais pas lâcher, ayant passé la moitié du parcours en 1h 25 min et 10 secondes je savais que j’avais un peu d’avance sur l’objectif de la barre des 3h.
Ralenti considérablement par la fatigue et l’absence d’un coureur à suivre je maintiens l’allure au dessus des 12 km/h. Au prix d’un effort certain je parviens à maintenir cette cadence sur les derniers kilomètres et faire même un peu mieux sur le dernier. La ligne d’arrivée est salvatrice, tant du point de vue de l’état de mes jambes que de la validation d’un objectif que j’avais pourtant abandonné (J’espérais sous les 3h 10). Je finis finalement en 2h 56minutes et 15 secondes à la 17ème place sur 1075 finisher. Un temps inattendu et une place inespérée. AIOOO !!
Valentin Guille-Devers

victoire, je ne suis pas tombée

Caroline ecotrail - VEGAN MARATHON 2

Petit matin froid ce samedi, Réveil à 6h00 pour un déjeuner pré trail : riz au lait d’amande (confectionné par mes soins), tartines de pain complet au beurre d’olive (miam) et quelques vitamines diverses (spiruline, vitamine C, D, Q10) et me voilà sur la route, avec mes deux comparses de course (mon top number one coach et mon amie Preciosa avec qui j’avais fait le sparnatrail 58KM en octobre) équipée d’un gilet de trail top niveau rempli de 500ml de boisson énergétique. Pas trop stressée : 18km ça devrait pas être trop pénible. Mais c’était sans compter sur cette foutue boue ( à l’heure actuelle mes chaussures sont toujours prise dans leur gangue de boue qui sèche petit à petit ….) . L’ambiance de départ était tranquille, sympa avec des quantités impressionnantes de cake et de café à disposition (pas pris une tranche bien sûr : conseil du coach, pas s’alourdir avant le départ) Les 10 premiers km étaient assez roulants, j’avais même trop chaud (très frileuse j’ai tendance à empiler les couches de vêtements sous un kway bien transpirant ….) et puis les côtes se sont faites plus rudes, plus glissantes …. Rapidement mes pieds se retrouvent inondés dans les chaussures et la pluie arrivant, tout le reste est aussi trempé, super. Au 14 ème un petit coup de mou ….. Je vois autour de moi des flèches du trail qui me dépassent sans effort apparent …. ouaf ….. Faut que je me bouge un peu !! Mais j’ai l’impression de faire du sur place, les pieds collés dans cette foutue bouillasse …. Mais on ne lâche rien et on traverse la forêt de Meudon, Marnes la coquette, et enfin arrivée dans le parc de Saint Cloud je sais que nous y sommes presque ! Là il pleut franchement et attention aux glissades (j’ai déjà donné au Sparnatrail …) Je franchis la ligne d’arrivée après un dernier « sprint » éclaboussant ! Mes amis sont là à m’attendre (plus rapides que moi ils ont fini et sont tout grelottants sous la pluie battante (merci à eux) Voili voilou, pas mécontente de mon chrono, en 1h55 je suis 6eme sur 136 de ma catégorie. Et surtout : victoire, je ne suis pas tombée !

Caroline Mezin

Caroline ecotrail 3 - VEGAN MARATHON

CHUTE DE BOUILLASSE

Xavier ecotrail - VEGAN MARATHON 2

Samedi 17 mars 2018. C’est le grand jour. Comme aujourd’hui, je me réveille à 7 H 00. Comme je veux prendre le temps de m’apprêter et de prendre un léger petit déjeuner, je tergiverse un peu puis je commence à vérifier tout le matériel dont je vous ai déjà parlé. Je mets 3 couches vu l’annonce de la météo, pas très précise au final. Je décide de mettre mon pantalon de pluie et vous verrez plus tard que j’ai bien fait. C’est la surprise, Laurence me maquille avec mes peintures de paix amérindiennes. Je vérifie la logistique, le camelbak pour voir si j’ai tout le matériel obligatoire et le nécessaire. J’ai mis de la poudre végan dans une bouteille et chargé à 800 ml. Pas à vide, mais c’est supportable. Tout est en ordre, je pars, il est 09 h 30, je me dirige vers le RER.

TRANSPORT AGREABLE

Une fois arrivé à la gare de Fontenay sous bois, je vais prendre mon petit café habituel et fait naître un sourire sur la jeune personne qui me sert. Ça, c’est agréable. Une fois dans le RER, une dame sur le quai me dit « vous faites « l’écotrail », je dis « oui », elle me félicite puis nous partons chacun de notre coté. Ensuite, je suis assis face à une autre jeune femme qui engage la conversation et m’offre même un morceau de chocolat que je refuserai poliment. Pourquoi ? Je l’ignore encore. Peut-être mon véganisme intransigeant. Elle descend à Châtelet les Halles je crois et mon voyage se poursuit. Je descends à la défense pour récupérer la correspondance de la ligne SNCF « U ». Le staff de l’écotrail ne mentionnait que la ligne « N » qui part de Montparnasse, mais j’aurais dû faire un détour. Et là, je vois que je dois attendre 25 minutes pour la correspondance. J’appelle alors le PC Course pour savoir si je serai dans les temps pour prendre la navette ; C’est bon tout va bien et c’est à ce moment là que je vois d’autres coureurs avec qui j’engage la conversation. L’un l’a déjà fait une fois : Finisher et il accompagne son ami pour qui c’est son premier. Nous faisons le voyage ensemble et nous séparons au moment de rejoindre la navette. Elle met un peu de temps à arriver. Elle nous conduit sur la base de loisir de Saint-Quentin en Yvelines. Une fois sur place, une bonne ambiance. Je décide d’aller prendre le petit déjeuner offert.

SUR LES LIEUX DE L’AVENTURE

Avant le départ, je prends quelques selfies, je dois retrouver les lapins runners, mais en vain. Je me dis que je les verrai plus tard. le speaker parle, entre autre, de ceux qui ont fait les 10 premiers écotrail. (Marc Torre et l’un qui a le bras en écharpe, je n’ai pas retenu son nom, ni ceux des les autres champions). Quelques minutes avant nous, le départ de la joellette est donné. Il s’agit de l’association « Dunes d’espoir », je les admire car le terrain va engendrer quelques difficultés, à ce moment là, je n’imagine même pas ce que ça va être pour eux. Quelques instants après, notre départ est donné : c’est parti. Là ou je suis, ça part tranquillement et parfois ça ralentit ou s’arrête. Mais c’est roulant, alors ça n’a pas vraiment d’importance. J’applique la stratégie mise en place : J’ai les écouteurs sur les oreilles, avec ma playlist qui défile, mais pas trop fort pour pouvoir échanger. Je me tiens au plan : (2*11 km, je m’arrête pour boire, manger et recharger en eau. (3*11 km), je m’arrête au ravito en eau au 45eme, je ne sais pas ou j’en suis dans les barrières horaires, mais je sais intuitivement que ça le fait. Reste à gérer jusqu’au 56,85 pour passer la barrière fatidique : celle ou j’avais été arrêté en 2011. Le chemin de croix (je vous expliquerai pourquoi plus bas), mais j’arrive tout de même au 56ème, je me ravitaille sérieusement, mais je ne peux même plus enlever mes gants. Le bénévole super sympa m’aide et m’offre une bouteille presque vide de coca. Je lui demande ou j’en suis dans la barrière horaire, j’ai 40 minutes d’avance donc tout va bien mais pour atteindre ce point, j’ai beaucoup marché et pour éviter l’hypothermie, j’ai préféré abandonner. Qu’est-ce que vous m’auriez dit « Vas-y, ce serait dommage, il te reste 24 km…) et vous auriez eu raison, si et seulement si ma course ne se serait passé comme je vais vous le raconter.

Xavier ecotrail - VEGAN MARATHON

 

LA COURSE

Lors de ma course, chute dès le départ entre le 11eme et le 22eme, si je me rappelle bien. Résultat : partie externe du genou gauche écorchée et et hématome sur le pouce gauche, mais il m’en faut plus que ça pour arrêter. Il pleut, il neige, la température baisse au fur et à mesure, ce qui rend le terrain quasi impraticable et pourtant une bonne partie seront Finisher. Je ne sais pas comment ils font et du coup j’ai de plus en plus de respect pour les trailers. Revenons à notre course. Au départ, certains essaient d’éviter les flaques, mais à au fur et à mesure, c’est impossible. Il faut faire avec. Par certains endroits, on s’enfonce dans la boue ou dans l’eau jusqu’aux genoux, je n’exagère qu’à peine. Je refais une chute ou là, j’ai une crampe, et je sens une douleur aux cuisses et au pied. J’ai aussi des douleurs musculaires dans le dos et aux épaules. Mais je poursuis ma route en étant agacé par ce temps. J’ai beau avoir le mental, il faut le supporter. Mais je continue ma route jusqu’au 45eme. C’est entre le 45ème et le 56ème et je sens que cela commence vraiment à m’énerver. Une fois la nuit tombée, ma frontale n’éclaire pas très bien (Pourquoi ?). Je refais une chute et là une vrai crampe et je suis affalé dans la boue sans pouvoir me relever. Deux trailers me demandent si ça va, j’essaie de me relever mais la crampe est si forte que c’est impossible, je lui demande de pousser sur la pointe de mon pied vers moi pour la faire cesser, ce que j’avais essayé de faire auparavant mais sans succès. Quand ça veut pas, ça veut pas. Il a fallut s’ y prendre à plusieurs reprises mais nous y sommes arrivés. Comme nous n’étions pas loin du 56, ils avaient même pensé à me porter jusque là-bas. Je les remercie du fond du cœur. Enfoncé dans la bouillasse à 1,5 km du 56eme. Je ressens quelques douleurs musculaires aussi au niveau du dos. Je n’ai pas évoquer tous les moments ou j’ai du me raccrocher aux branches, prendre sur moi lorsque ça glissait. Je me disais aussi que j’allais être arrêté par la barrière horaire et que ce serait pas grave vu les circonstances. Eh bien non, ce qui donne déjà une certaine satisfaction. C’est là ou je me pose la question de continuer ou pas, mais il y a encore du dénivelé et j’ai couru le dernier kilomètre jusqu’au 56eme en 12 minutes, est-ce que je vais tenir le coup après tout cela ? J’ai des crampes, j’ai froid et comme je suis raisonnable, je décide d’abandonné. Je sais que les lapins runners Émir et Carole (que je n’ai pas croisé sur le parcours même si nous nous tenions au courant) disent que le corps s’adapte, mais pour ma part, abandonner peut-être une décision sage dans certaines circonstances. Cela permet aussi de se préserver pour les courses à venir. Chance, le bus va partir dans un instant. Je n’ai aucun regret vu dans l’état physique que je me suis retrouvé hier soir. Les crampes étaient encore présentes et je me suis retourné plusieurs fois dans le lit, mais vous pouvez constaté que ce matin , ça va à peu près. Juste deux bosses sur le genou gauche et le pousse gauche. Encore quelques douleurs musculaires. Régulièrement, j’ai pesté fréquemment sur ce temps de merde, car dans ces cas-là, c’est très physique. Et on a en marre de ne plus être sur ces appuis ce qui engendre des glissades plus ou moins dangereuses .

Xavier Chutes

FIN DE LA COURSE.

J’appelle Laurence pour qu’elle vienne me chercher sous la tente ou nous devons partager une assiette de pâtes, mais une charmante dame me dis d’aller me réchauffer dans le gymnase juste à côté ou il y a du chauffage, ce que je fais. Laurence me rejoint, elle a pris mon manteau d’hiver et d’autres gants, ceux de course sont dans un état….Je n’ai qu’une hâte, c’est de rentrer à la maison. Nous ne profitons même pas des pastas offertes. Nous nous rendons à la station de taxis et croisons quelques Finisher avec leur médaille. Pour eux, elle a son importance, mais je ne l’a trouve pas très belle. Elle est est marron et blanc, avec une branche d’arbre. Mais les goûts et les douleurs…Arrivés à la maison, je me déshabille dans le hall pour éviter de salir à l’intérieur, Laurence a fait le ménage. Je ne veux pas gâcher son travail. Je prends ensuite une douche bien chaude, met du silicium sur l’ensemble des jambes, mais les crampes sont toujours là. Je mange de bonnes pommes de terre grenaille préparées avec amour par mon épouse adorée. Nous partageons nos impressions, elle était inquiète du fait des intempéries et a été rassurée lorsque je lui ait dit que j’abandonnais. Nous parlons des prochaines courses et je dis que je ne fais plus de trail ou des distances plus courtes jusqu à 42 ou 50 km. Que je suis plus à l’aise sur la route et que maintenant il y a les deux marathons, celui de Paris avec la grande fête Végan (j’espère être remis, mais je suis optimiste et il fera beau et chaud, ça va me changer) et puis si tout va bien le marathon de Sénart peut-être avec une autre amie.
Voilà le bilan de cette course. Ce matin, je vois que j’ai reçu un SMS pour me demander si j’avais abandonné. J’avais oublié de les prévenir. Je l’ai fait à l’instant en présentant mes plus plates excuses.

Xavier Chutes 3.jpg

MATERIEL ET FUTUR.

D’abord, au niveau matériel, il va falloir que je me rachète une veste gore beaucoup plus chaude. Un nouveau pantalon de pluie (le mien est déchiré forcément, on va voir si on peut raccommoder, mais bon !!!) et un poncho de pluie, j’ai découvert que certains en avaient. Une nouvelle lampe frontale, avec plus de lumens, voire un phare comme Émir, des guêtres. Un masque comme celui de Phil. Liste non exhaustive mais il faudra que je fasse le point.

Dans un futur proche, bien sûr que je vais le courir le marathon de Paris, mais après une semaine voire plus, de semaines de repos et que les bosses ne soient plus qu’un mauvais souvenir. Sans objectif chronométrique, ce qui me permettra de courir avec quelques-un de la team. J’avais décidé de ne plus faire l’écotrail, mais ce matin (la nuit porte conseil), j’en ai décidé autrement. On dit que la troisième est la bonne. Mais si et seulement si le temps me conviendra. D’où l’intérêt de prendre l’assurance annulation. Pour la stratégie, on en reparlera à ce moment là. Je suis inscrit à l’ultra marin (177 km), j’espère que le beau temps sera au rendez-vous, sinon je prendrai la décision de ne pas prendre le départ. Enfin, le 25 mai, je ferai le trail de l’orangerie de Bonnelles avec chtivegantrailer et ça c’est plutôt sympathique, hâte de te retrouver mon ami. Malgré l’abandon voulu, je sais que j’ai un mental, mais je déteste courir dans ces conditions, alors rendez-vous au marathon de Paris. AIO

PS : Enfin, pour les photos prises par professionnels,il faudra attendre mardi matin. En attendant, je suis en vacances pour une semaine, je vais me reposer, reconstituer mes muscles et soigner mon genou, tout est une question de temps, mais je pense que dans 3 semaines, je serai prêt.

2011 : arrivé au 57,7 en 9 H 02’47 » »: arrêté par la barrière horaire
2018 : arrivé au 57,7 en 08 H 23’47 » : abandon avec environ 40′ d’avance sur la barrière horaire.

Xavier Cornet