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L’Ultra Trail de l’Atlas Toubkal

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Une semaine après que le temps se soit arrêté, de retour dans notre monde sauvage.

Il existe des moments que l’on ne peut qualifier… car trop riches… multidimensionnels.
L’UTAT (Ultra Trail de l’Atlas Toubkal) fait indéniablement parti de ces moments. Bien évidemment, derrière ce nom se cache une course, un trail de 105 km et de 8000 D+ -. Tout cela n’est devenu finalement qu’un prétexte.

Le contexte, les habitants, les couleurs, les paysages, les odeurs, les sensations, les joies, les tristesses vues sur les visages, le jeu que nous, européens, soyons individuellement une économie, l’autarcie dans laquelle nous étions, la météo, l’organisation. Tout cela est fragilisant et euphorisant à la fois. On sent, on vit une grande humanité autour de soi…

La course qui nous rend acteur face à la rudesse des lieux ajoute une profondeur d’âme. Attention, pas seulement de ces ascenseurs émotionnels que nous connaissons tous. Ou des km passés et des impressions qu’ils impriment dans le corps et le mental. Cela ne serait que superficiel.

Cette âme qui pose les raisons de nos questionnements intrinsèques confrontés au regard d’une ou d’un jeune enfant gardant les chèvres ou se trouvant sur son âne. Ou encore, dans la nuit au détour d’un doigt noueux d’un vieil homme, qui, sous le grésil, dans le vent, le froid, surveille… surveille quoi ? Mais qui est là, homme, humain ! Dans un endroit où l’on ne peut pas même imaginer y trouver une âme… Ce ciel emplit d’étoiles, dans un noir profond nous étourdit et semble nous faire connaître l’espace et nous aspire dans le vide…
De ce, ces villages qui n’en sont que parce qu’il y a 5 ou 6 formes regroupées, de maisons en pierres, venues de la nuit des temps.

Pourtant, la curiosité entourée de sourires bienveillants nous accompagne… et m’accompagne encore.

Voilà ce qu’est l’UTAT.

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Objectif Chantilly

Chantilly 1

Avant la course… bien avant…beaucoup trop même.

« Quoi ? tu es sportive, tu t’entraînes tous les jours et tu ne manges pas de viande ? » Tu vas voir mon gars…

5km, puis 10, puis 20…. Haha la mangeuse de graine en tout cas fait 10x plus que toi ! Bon ben pourquoi pas un semi-marathon ? Rien de fou quand on sait que certains courent des 80km, 100km et plus…
C’est avec motivation que je propose un semi-marathon avec les couleurs vegan-marathon. Car oui, se présenter sur ces courses en tant que personne, c’est bien, en tant qu’organisme c’est encore mieux notamment quand celui-ci regroupe des valeurs que nous souhaitons défendre et faire circuler le plus possible.

Allez c’est parti ! C’est avec fierté que Xavier le zèbre, Jocelyne la sauterelle, Greg le houmous, Jean Luc le vacancier et moi-même la dalleuse, participons aux courses de chantilly : 10km pour Jocelyne et Greg, le semi pour Xavier, Jean-Luc et moi.

(Quoique, le Chef Magà a bien dit « nous avons 5 champion.ne.s qui vont représenter le clan vegan marathon au semi-de chantilly ». Bon désolé Greg et Jocelyne mais faut écouter notre cap’taine, c’est partie pour 21km).

Pour commencer l’inscription sur internet : apparemment le château de chantilly sélectionne ses coureurs car certains n’ont pas reçu le complément d’informations (ULTRA importantes évidemment). PAS DE PANIQUE, on est en 2018 et on peut se transmettre les mails. Ouf c’est bon.

Enfin…reste à savoir ce qu’il faut comprendre de ce mail : Départ 11h de la course. Ha non c’est 10h. Oui mais ça c’est le 10km, le semi c’est 10h15. Mince, j’avais vu 11h… Merci Jocelyne on a déjà UNE infos).
Bon, faut être 45 min avant l’épreuve pour retirer les dossards, OK. Enfin chef…une autre ligne nous dit d’être présent 1h30 avant pour s’enregistrer (bon, si non, on a reçu un SMS 1 jour avant pour nous dire qu’il faut être là 1h avant). ALLER on se dit 1h30 au moins on sera à l’heure.
A ce moment précis…commence une série de calcul, d’équation, de soustraction, de statistique et de course d’orientation pour pouvoir se donner rendez-vous pour que je les récupère en voiture afin d’être : en forme, à l’heure et avoir tout le monde. Quelle épreuve, franchement plus dur que de courir ! Entre le planning proposé par l’un, le résumé de l’un et le changement de dernière minute d’un autre. Bon prendre un train ce n’est pas compliqué si ??
Ha mais… moins de train le dimanche pour se rendre là-bas, c’est soit 7h soit 9h de toute façon… Problème réglé alors ? 9h étant trop juste, 7h on est large…ça pique (Greg et moi commençons à verser nos larmes…Jocelyne un véritable torrent… se lever à 6h pour courir 10 ou 21 bornes…un dimanche matin…ok on est un peu fou). Finalement rendez-vous dans une autre gare vers 8h et on arrive à mettre tout le monde d’accord (Sauf Jean Luc qui nous vient tout droit de la terre du milieu et décide de venir de son propre côté…pas facile la vie de hobbit à la campagne). Aller, une bonne nuit de sommeil avant de passer aux choses sérieuses…ou presque. Notre sauterelle a un souci à l’œil et une blessure au genou suite à une chute ; moi je ne dors que 4h (Merci le chat) ; petite nuit pour Xavier aussi. Gregory ? ho bah ça à l’air d’aller. Heureusement que Maman fringale est là pour amener des crêpes et une banane :D.
Aller 8h, je récupère la troupe et départ à Chantilly.

Sur place : Ou sont les vestiaires ? Bon bah retour à la voiture. Ha si en fait ils étaient près de l’espace d’accueil des gens du voyage (Oops non des triathlète… par ce que oui il y en a du matos !!).
Bon, évidemment avant la course, c’est en coopération que nous allons à la pipi room. Nous y trouvons d’ailleurs Jean Luc qui nous dis bonjour en faisant la bise…jusqu’à même faire la bise aux concurrents (C’est qu’il aurait fait la bise à toutes les personnes devant les toilettes si on ne l’avait pas arrêter !!).

On a bien mangé, bien dormi (ou pas)

On est prêt…

ALLER C’EST PARTI L’EQUIPE, ON Y VA !!

*heuu, c’est par ou la ligne de départ ???*

Pendant la descente aux enfers… Heu pardon la course, je voulais dire la course :

Chantilly 2 Lola

Lola la dalleuse :

Après avoir croisé un autre Vegan et avoir pris une photo, on se lance pour l’aventure ! Départ tranquille, motivée, toute contente, des coucous à nos fans évidemment ! (Jocelyne et Greg). Un parcours dans les jardins du château, la forêt, magnifique…Tout va bien.
Je double des dizaines de personne. D’autres me doublent au fur et à mesure, la routine.
7km, premières pauses pipi, une véritable « aire à pissotière » ; des mecs plantés un peu partout à distance régulière genre 5m (bah ouais hein faut avoir sa ptite bulle pour faire pipi…). Et cela évidemment tout au long du parcours. Des pauses plus subtiles de temps en temps pour les filles, quand on les voit revenir par magie de derrière un petit buisson.
Les premiers marcheurs (abandons ?) apparaissent. Moi ? La forme, la pêche, tout roule.

Des maux de ventre me perturbent pas mal sur les 5 derniers km, ça devient dur de rester concentrée…un peu de coca par ci par là aux ravitos mais bon rien n’y fait, je dois attendre l’arrivée pour abréger les souffrances. Au dernier km tiens je croise le Zèbre « hey ! ça va » ; puis je file assez vite vraiment je ne tenais plus. Enfin je ne file pas si vite puis qu’apparemment il est arrivé 11s après ! Pfff moi qui pensait m’être transformée en Flèche dans les indestructibles.

A l’arrivée on se trouve, on retrouve Jean-Luc, Jocelyne et Greg, team de nouveau réunie. Dernières photos avec nos médailles et retour à la voiture (tiens on recroise notre british vegan helloooo). Une fois à la vegan mobile, direction la gare de Domont pour déposer Xavier. Puis direction dernier ravitaillement (chez moi quoi…). Avant de manger, Jean Luc nous fait sa petite sieste. Et nous voilà, Greg, Jocelyne, Jean Luc et moi autour de pleeeeein de nourriture VEGAN (Merci Maman au passage pour son fromage et son seitan maison).

Xavier Le Zèbre :

Qu’est-ce qui m’a pris d’accepter de courir le semi-marathon de Chantilly qui n’était pas prévu à mon programme ? Une sortie du dimanche sur le terrain du zèbre himself qui scella notre accord. Dimanche 26 août 2018 : Je prends le RER direction la gare du nord. Arrivé sur place, j’aperçois le houmous en train d’acheter sa banane. La sauterelle en costume de robocop nous rejoint au départ du train en direction de Domont. Nous y retrouvons la dalleuse avec sa voiture rayée à l’huile d’olive. Sur le site magnifique de Chantilly, son château et ses jardins à la française, nous en profitons pour demander à un coureur de nous prendre en photo le tee shirt végan marathon bien en vue. Nous sommes venus en force. Pendant que nous allons chercher nos dossards, nous essayons de retrouver le vacancier. Ah, le voilà. La crème végane de Chantilly est au complet. Les semi-marathoniens prennent le départ à 10 h 00 et ceux qui font le 10 km à 10 h 15. En nous rendant sur la ligne de départ, j’aperçois dans le dos d’un concurrent un tee-shirt vert sur lequel il est écrit « vegan runner ». Je le fais remarquer à mes camarades. Nous l’abordons, il s’agit d’un sujet britannique venu avec sa femme. Nous échangeons quelques mots dans sa langue natale, immortalisons l’instant et nous souhaitons mutuellement une bonne course. C’est le 2ème semi pour Lola et Jean-Luc. Ils espèrent finir en moins de 01 h 45. Pour ma part, il s’agit de ma séance longue en vue de l’impérial trail de Fontainebleau. (57 km). Je courrai la première partie en endurance puis 2*15′ entre 12 et 13 km/h puis à nouveau en endurance. Pas de RP en vue. Je suis bien. Lola et Jean-Luc me rejoignent et me doublent. Plus loin, je retrouverai Jean-Luc qui essaie de remettre son dossard. Il repart, je suis à nouveau seul, enfin presque. J’ai commencé derrière les 2 h 15, puis je les ai dépassés. J’ai accéléré au 11ème km pendant 15′ et j’ai doublé le meneur d’allure des 2 h 00. J’avais ralenti pendant 3′ puis je suis reparti à un rythme soutenu. Au 19ème km, j’aperçois Lola juste devant moi, je fais un effort pour la rattraper, je n’en reviens pas d’être remonté à ce point. Je suis à 13,3 km/h. Je me dis que l’on va finir ensemble mais non, elle repart de plus belle pour arriver à son objectif. Malheureusement, elle ne l’atteindra pas. Je ne la suivrai pas. J’ai préféré gérer mais sur le dernier kilomètre, je donne le maximum pour finir en 1 h 50’55 » à 11 » de Lola qui finit en 1 h 50’44 ». Le vieux zèbre a encore de la ressource et l’entraînement paie. Retrouvailles à l’arrivée. Parés de nos médailles, avec Lola (déjà en train de manger ce qu’il y avait à l’arrivée…) et Greg, nous apprécions notre performance. Jocelyne nous rejoint, mais où est encore passé Jean-Luc ? Il s’est blessé. Poor Jean-Luc. Nous posons fièrement en photo avec notre ami anglais et rejoignons la voiture. Lola et Jocelyne me déposent à Domont. Ce n’est qu’un au revoir.

Jean- Luc :

Première sortie “aio aio” et premier semi-marathon pour moi cela fait beaucoup de nouveautés en même temps ! Et là le coup de pas de chance, la grosse soirée qui se profile la veille . Choisir c’est renoncer. Choisir de ne pas choisir c est pas mal aussi :)) c’est donc avec un petit mal de crâne caractéristique des lendemains de bonnes soirées que j’aborde fraîchement le château de chantilly sur les coups des 8h. Oups frisquet, sentiment mélangé d’excitation, de motivation et de « qu’est ce qui m’a pris de m’inscrire à ce truc ? ». Et hâte. Hâte de rencontrer mes petits camarades de joyeuse galère je retire mon dossard, me prépare psychologiquement, boit boit boit pour que mon corps se régénère et enfin la chaleur humaine de mes nouveaux petits camarades ! Bien sûr Lola, pionnière dans l’inscription et moteur de mon engagement, Xavier, Greg et Jocelyne, ma petite chef de cœur que je pouvais enfin rencontrer. A peine le temps de faire connaissance, ce sont déjà les 21km qui m’attendent. Je ne le sens pas. Je sens mon corps dire à ma tête que j’abuse. Sur les 12 premiers kms, tout défile assez bien. Je sais Lola devant, Xavier pas loin derrière, je croise Lola au détour d’une boucle qui me souffle quelques mots d’encouragement, « tiens finalement ça va le faire » 12ème km je vois un Xavier tout frais me dépasser avec aisance et agilité, je me dis au fond de moi, « belles ressources !  je vais essayer de m’accrocher derrière ». Et la d abord mon genou gauche me dit de pas deconner puis deux km plus loin le genou droit. Je souffre de plus en plus. Ma tête me dit qu’il est hors de question d’arrêter. Mes genoux me disent il est hors de question de continuer. Tous deux vont rentrer dans un débat sans fin. 16km 17km 18km j en peux plus je m’arrête. Les gens défilent. Putain 2h je me suis juré de terminer en dessous des 2h. Je dois le faire. Je repars en trottinant en me promettant de tenir jusqu’à l’arrivée. Bientôt se profile la délivrance ! 1h59 yes yes yes le dieu des animaux m’a donné la force ! Quelle joie de retrouver mes 4 collègues. Jocelyne a chuté. Mais elle s’est relevée et à continuer. Je me dis au fond de moi « sacré caractère ». Et vous connaissez la suite après l’effort le réconfort. Et combien Lola est réconfortante. Encore la pêche, elle est aux petits soins pour nous dans un paysage paisible où vivent quelques animaux en paix. La ressource ! Apprendre à mieux connaître Greg et Jocelyne. Tranquilles. A l’heure de la sieste. Je me sens bien. Serein. Mieux qu’avant les 21 km à très vite pour de nouvelles aventures !

Jocelyne la Sauterelle :

Le cas pathologique de la Team Chantilly, c’est moi ! Mais qu’est-ce que je suis allée faire dans cette galère ? Vouloir courir 10 K, moi ? Avec mes 67 ans et mon équilibre instable, une brûlure au fer à repasser sur le mollet (incident trop compliqué à relater), une douleur à la cuisse qui s’avère être une déchirure et … à l’œil, un chalazion ? La chute malencontreuse (il en existe d’autres ?) s’est produite lors d’un entraînement à Bleau avec Christian, mon Amicoach. Je suis tombée en vrac sur une pierre. Je me pose une question : Est-ce que c’est parce que je suis une vraie parisienne que je n’aime courir que sur le bitume ?
C’est en boitillant et avec un œil à moitié fermé que je pars avec l’idée, soufflée par Christian, que c’est un entraînement pour le Paris-Versailles. Je me dis que j’ai le droit d’abandonner si ma cuisse me fait trop souffrir.
Je pars en queue de peloton pour éviter de déranger et/ou de me faire bousculer par plus valides que moi. Je ne souffre pas trop, je ne force pas trop. Malgré une perte de temps due à une nouvelle chute (ça étonne quelqu’un ?) je suis surprise et contente de dépasser, les unes après les autres, 4 femmes dont je suis l’ainée d’au moins 30 ans. Ça va, je suis tombée sur un coin sablonneux. Je n’aime toujours pas la course nature mais j’apprécie la beauté du lieu. Ce sont les 500 derniers mètres les plus difficiles, surtout autour de la fontaine alors je marche. Un jeune athlète me dit en me dépassant : « Allez ! Tu es presque arrivée, ce n’est pas le moment de lâcher » C’est avec le sourire que je me remets à courir et que je passe la ligne d’arrivée. Mon chrono annonce 01 :22 :07 pour 10,310 km OUI CREG, on nous a menti !
MAIS je suis arrivée au bout, je ne suis pas la dernière et je suis la 1ère (et seule ) de + de 60 ans
Sincèrement, pour avoir passé du temps avec la Team Chantilly et avoir dégusté la délicieuse cuisine de Lola et de sa maman, je ne regrette rien ! J’en redemande. AIOOOOOOOOOO

Grégory le Houmous:

« AIO AIO AIO
Pour rappel, nous sommes déjà 3 du groupe à participer au semi-marathon de chantilly. Si d’autres sont motivés faites signe, il y a aussi un 10 km ^^ (les prix commencent à augmenter par contre faites vite)
Puis, habitant pas loin de Chantilly, je propose un repas post course chez moi histoire de se retrouver et de se poser après autant d’effort !
A Bientôt
 »
C’est comme ça que tout a commencé… L’appel de la bouffe par Lola ! Ayant commencé la course à pieds seulement trois mois plus tôt, il me fallait bien une petite motivation pour me lancer dans ma première course officielle ! Et puis ça sera pile au milieu de mes vacances, je serai reposé. Et puis on sera plusieurs, ça sera sympa ! Et puis… Bah c’est que 10 km, je fais déjà ça en entraînement… Allez, c’est parti !

Vient ensuite le moment de l’organisation. A quelle heure démarre la course en fait ? Et le retrait du dossard ? Et donc l’arrivée sur place… L’heure du train… Le temps de métro… L’heure du réveil… Oh bordel… 6 heures du matin ! Pourquoi je me suis inscrit moi ? JE SUIS EN VACANCES B*RDEL ! Bon, trop tard hein. Assume maintenant.

La veille de la course, je rentre tard de mes vacances… Et le frigo est vide. Je n’ai rien pour le p’tit dèj… Bon, je trouverai bien quelque chose le matin, quelque part… Au moins une banane quoi.

Jour J, réveil difficile après quatre nuits en déficit de sommeil. Qui a dit que les vacances sont faites pour se reposer ? Allez, debout. Courir couché ça va pas le faire.
Errant à la gare du nord à la recherche d’une précieuse banane, un message s’affiche sur mon téléphone :
[Lola] « Vous avez déjeuné ou pas ? J’me fais des crêpes là et j’en ai fait un peu beaucoup  »
Hourra ! Des crêpes ! Je n’en rêvais même pas tellement ça me semblais utopique.

Après la petite demi-heure de train avec Jocelyne et Xavier à compter les quelques heures de nos mini-nuit, nous retrouvons enfin Lola (et ses délicieuses crêpes) ! En Route !
Arrivée sur place en avance, comme prévu. C’est bô ! Faudra revenir un autre jour pour visiter. On se prépare. On règle les détails administratifs. Tout va bien. On retrouve Jean-Luc, l’équipe est enfin au complet !

10h00, départ de Lola, Xavier et Jean-Luc pour leurs 21 km. Jocelyne et moi faisons les groupies avec nos téléphones.
10h14, une minute avant le départ du 10 km. Est-ce que je stresse ? Même pas. Je suis venu sans me fixer d’objectif. À part passer la ligne d’arrivée, évidement. En fait je stressais plus pour la paperasse. La peur d’avoir oublié quelque chose et de ne pas pouvoir participer. Allez, je lance ma playlist, puis Runkeeper. C’est parti comme à l’entraînement.
Je pars du fond avec Jocelyne, mais nos rythmes différents nous éloignent rapidement. Le premier kilomètre nous fait passer par des chemins assez serrés. Impossible de dépasser deux coureurs côte à côte. Ce n’est pas plus mal de commencer doucement, et puis les Black Eyed Peas ont tendance à me faire trop accélérer si je ne fais pas attention…
Le chemin s’élargit, on arrive dans la forêt. C’est super agréable. L’air est frais mais le corps se réchauffe avec l’effort. Les kilomètres s’enchaînent sans problème. Que dire de plus ? Je me sens bien. Le rythme annoncé par mon téléphone me plaît. Je n’y fais pas vraiment attention en fait. Je cours juste. J’accélère un peu quand j’ai la pêche.
Le finish apparaît. Même si je pourrais continuer, je suis tout de même content de le voir. Ne ralentis pas, tu pourras te reposer après. 57 minutes et 48 secondes ! Tiens, mon meilleur temps sur 10 km ! Que demander de plus ?

Une fois l’équipe à nouveau regroupée, direction la casa de Lola pour ce chouette repas tant attendu. Après tout, on est venu pour ça non ?

UN DIMANCHE A LA CAMPAGNE

VEGAN MARATHON UNIVERSITE D'ETE.jpgCe dimanche une partie du clan VEGAN MARATHON  a passé la journée à la campagne, enfin presque… Nous nous sommes juste arrêtés au bois de Boulogne.  Notre escapade a commencé par un petit-déjeuner  sur le trottoir à l’angle d’une rue devant le bois, cela faisait assez surréaliste pour les passants et notamment pour deux policiers en voiture qui passaient par là et de mémoire ils n’avaient jamais vu çà à Boulogne. Il est vrai qu’ils ne voient pas cela tous les jours à un carrefour  deux tables et une dizaine de chaises avec des personnes attablées en train de prendre leur petit-déjeuner dans la bonne humeur. Ça mange, ça boit et discute de la formation des équipes qui vont prendre la course tout  de suite après, qui va avec qui, moi je n’ai pas ce souci, je suis seule pour marcher.

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Une fois que tous les coureurs et moi avons fini course et marche, nous nous apprêtons à prendre d’assaut le kiosque tout près de nous. Tout le monde prend le matériel, tables, chaises, et surtout la nourriture pour notre repas.

Tout le monde a préparé un petit quelque chose, que ce soit salé ou sucré, tout était délicieux. Un grand merci à toutes les personnes qui ont confectionné ce repas.

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé les recettes de ce que j’avais préparé et je vais vous les donner. Vous verrez, c’est végétalien,  c’est très simple, rapide et aussi très bon.

PÂTE BRISÉE

Pour la pâte brisée salée (préparation pour deux fonds de tartes) 

Ingrédients :

450 gr de farine de blé

1 cuillère à soupe de thym séché

240 gr eau

15 gr huile olive

6 gr de sel

Préparation :

Mélanger le tout, couvrez et laissez reposer au réfrigérateur une heure.

Sortez votre pâte du réfrigérateur, la couper en deux et étalez-la. Mettez-la dans un plat à tarte, piquez avec une fourchette le fond, garnir avec la préparation salée de votre choix.

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QUICHE

Ingrédients :

1 gros oignon

150 gr tofu fumé

400 gr de tofu soyeux (un paquet)

50 gr de fécule de pomme de terre

20 cl de lait de soja

1 c à soupe de miso blanc

2 pincées de muscade moulue

2 c à soupe d’huile d’olive

1 c à café de sel

1 pincée de poivre moulu

Mettre le four à préchauffer à 180 °.

Éplucher et émincer l’oignon. Coupez le tofu en tous petits cubes et les faire revenir dans la poêle avec l’huile d’olive avec l’oignon, mettre de côté ensuite.

Mettez le bloc de tofu soyeux dans un saladier. Mélangez la fécule de pomme de terre avec le lait de soja puis versez sur le tofu soyeux et mélangez.

Ajoutez la noix de muscade, le sel, le miso blanc et le poivre noir et mélangez bien le tout.

Mettre le mélange tofu fumé/oignon sur la pâte et versez le mélange tofu soyeux par-dessus.

Enfournez pour 45 mn de cuisson. Vous pouvez la manger chaude ou bien à température ambiante.

Voilà pour aujourd’hui, demain vous aurez la suite de VEGAN MARATHON et  son aventure culinaire au Bois de Boulogne…

PATRICIA

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Challenge for Life

Yves VEGAN WARRIOR
LE DÉFI CARDIO VEGAN WARRIOR animé par le VG-COACH YVES DOUIEB samedi 30 juin à 16h lors de la VEGEFEST

Pendant tous le mois de juin, L’Institut du Sport de l’Alimentation Végétale – INSAVE nous appelle pour de nouvelles performances : CHALLENGE FOR LIFE, le défi pour la vie (voir l’event facebook)  

CHALLENGE FOR LIFE, l’idée est simple : lancez vous des défis personnels, défis sportifs, défis culturels, défis solidaires, défis les plus fous et les plus improbables, défis les plus courageux et les plus incroyables, défis les plus ludiques, les plus grandioses, les plus simples et les plus personnels, à vous de choisir ! Du premier 1er au 30 juin, soyez un.e des challengers pour la Vie.

Sabrina café philo
PARIS VEGAN FESTIVAL – 14h/15h – CAFE PHILO AIO animé par Sabrina Nicolaï (VEGAN MARATHON), sur le stand de l’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE), sur le thème « le véganisme pour les nuls ». (crédit photo Boris Wilensky)

L’Institut du sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE) organise CHALLENGE FOR LIFE, dans 18 pays différents, et propose pendant toute l’opération un programme avec des conférences (végétarisme, véganisme, sport), des événements sportifs, des rencontres (CAFÉ PHILO AIO MAGAZINE avec nos partenaires VEGAN PARIS FESTIVAL, INFO VEGANE et VEGEFEST), des actions de sensibilisation à la cause des animaux, et à la protection de l’environnement.

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Fêtes véganes d’Orléans. En partenariat avec Info Vegane animé par Etienne Bonenfant (VEGAN MARATHON) et Miriam Ben Jilani (INSTITUT DU SPORT ET DE L’ALIMENTATION VEGETALE) sur le thème : « Sport et végétalisme« 

Les teams VEGAN MARATHON (la plus grande équipe de runners et marcheurs véganes et végétariens) & VEGAN WARRIOR seront engagés dans de nombreuses compétitions (trails, courses sur route, triathlon, …). Nos warriors seront présents dans des compétitions sportives comme la nage, le vélo, le fitness, la musculation, les sports de glisses, le Crossfit, …. l’objectif étant de convaincre les sportifs de devenir végétariens ou véganes et les végétariens et véganes de devenir sportifs.

Les défis les plus spectaculaires seront publiés dans AIO MAGAZINE aiomagazine.fr

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Café philo Aio VEGEFEST 16 juinCafé philo Aio FETES VEGANES ORLEANSCafé philo Aio VEGEFEST 30 juin.jpg

 

Du marathon de New York au marathon de Sénart

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Expérience incroyable à New-York, pour mon cinquième marathon !

Le matin de la course, réveillée à 4h30, levée à 5h. Une navette part de l’hôtel à 5h45 et nous amène sur la zone de départ, à Staten Island, avec 3 heures d’avance. La zone de départ est immense! Je m’y balade un peu, me réchauffe les mains en tenant des gobelets d’eau chaude, vais voir les « therapy dogs » (oui, des « therapy dogs »! Ils sont là avec leurs maîtres, tu leur fais une petite caresse, ils viennent se blottir contre toi, te lécher la joue, mettent au passage le museau dans ton sac pour voir si tu n’as pas un truc à grignoter . Incroyable de voir comme la simple vision de ces chiens donne un joli sourire d’enfant aux coureurs!), puis m’allonge sous un arbre sur un coin d’herbe, bien emmitouflée dans mon gros pull et mon poncho, et, pour me détendre, je regarde un long moment le ciel à travers les feuilles jaunies mues par le vent.

Ensuite, direction le sas de départ! On se débarrasse des vêtements épais qu’on a amenés pour rester au chaud avant de se mettre en route, et c’est parti pour le grand voyage avec départ sur le pont du Verazzano!! High-five des militaires, encouragements des agents de police qui ont grimpé sur les murets, et c’est parti!!

La course commence par une longue montée de 1,5-2km! Et après la seconde moitié du pont, on arrive dans Brooklyn! Et les spectateurs (plus de 2 millions sur l’ensemble de la course!) sont déjà là! Partout!! Et ils sont à fond! Jamais vu ça! C’est dingue!! Tout le monde nous encourage! Ça commence fort! De la folie!

J’ai choisi de ne pas me rentrer dedans sur cette course. J’ai fait une vraie prépa pour encaisser la distance et tout de même partir sur une base chrono correcte, mais mon but est surtout de vivre cette expérience et d’en profiter à 100% donc je choisis une allure qui ne soit pas trop lente mais qui soit facile.

Les 10 premiers km passent à une vitesse folle! La ville est en fête! Jamais vu le semblant d’une telle ambiance sur une course!
Les 10km suivants passent tout aussi vite! Vers le 25ème km, on traverse un long pont (2km?) qui relie le Queens à Manhattan, ça grimpe, c’est assez dur, pas de spectateurs, tout le monde se tait. On entend juste le bruit des foulées de chacun. Et à la sortie, sur Manhattan, à nouveau une ambiance de folie. Les spectateurs hurlent, des pancartes partout, à nouveaux des spectateurs qui nous donnent des bananes, des oranges, des mouchoirs. Beaucoup d’énergie, beaucoup d’émotion! On remonte Manhattan en direction du Bronx.
Vers le 30ème km je sens une petite baisse de régime. Les jambes tournent toujours mais commencent à se raidir, je mange une banane en continuant à courir, je m’hydrate à une fréquence plus élevée. Je ne veux pas cramper ou taper dans le mur. J’essaie de m’isoler mentalement, de me recentrer, d’oublier mon environnement pour me concentrer sur l’essentiel : courir. Je réussis à résister à la tentation de marcher et continue à courir en ralentissant un peu. Au bout de 2-3km ça allait mieux et je me sentais à nouveau plus à l’aise. La fatigue est tout de même présente mais je sais que ça va bien se passer. 30, 31, 32, 33km… J’essaie de décomposer l’effort, de faire un parallèle avec des parcours de running qui me sont familiers. « Allez Sabri, 8km, c’est 2 boucles de tel trajet! Ce n’est rien  » – « 7km, c’est juste comme rentrer du boulot en courant! Ce n’est rien! », etc etc.

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On redescend petit à petit Manhattan vers Central Park, là où se trouve la ligne d’arrivée! À nouveau de longues montées. Échangé de grands sourires avec des spectateurs, reçu de beaux encouragements enthousiastes qui redonnent de l’énergie.
Pas après pas, km après km, on avançait vers l’arrivée.
Puis l’entrée dans Central Park : spectateurs déchaînés! Cette énergie fait du bien car la fin du parcours est difficile, ça grimpe. Et 300m avant l’arrivée j’entends mon nom! Et je reconnais la voix! C’est mon maki Vanhmany, là, dans le public, sur la gauche ; je viens de la dépasser. Par miracle je l’ai entendue au milieu de la foule! Je suis sur la partie droite du flot de coureurs, ni une, ni deux, je traverse pour un méga-maki-hug!! Puis hop, c’est reparti vers la ligne d’arrivée, qui est là, à portée de main! Grosse montée d’émotion!! C’est fait! Fin des 42,195 km! J’ai bouclé le marathon de New-York!! Expérience de fous!! Le parcours n’est pas évident, beaucoup de longues montées, mais c’est vraiment une course à vivre et dont il faut profiter! Les étoiles dans les yeux des enfants, le sourire sur les visages des grands, l’énergie incroyable du début à la fin, que du bonheur!
L’impression d’avoir vécu un rêve, d’avoir couru dans un film, tant c’était dingue!

Le soir de la course et encore aujourd’hui, on croise pas mal de coureurs qui se baladent dans les rues de New-York avec leur médaille. C’est fun!
Et reçu des félicitations tout à l’heure dans le métro, de quelqu’un qui a vu mon sweat du marathon.  Best marathon ever!!!

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SENART

Aujourd’hui, j’ai couru mon 6ème marathon. Une médaille conquise dans la douleur. Une tranche de vie… Je m’en souviendrai….

Depuis un peu plus d’une semaine, je me sentais vraiment fatiguée et je savais que la course serait particulièrement difficile. Alors j’ai essayé de l’aborder en revoyant mes objectifs à la baisse, sans me mettre trop de pression chrono, et en priant pour aller jusqu’au bout.
Arriver sur place hier m’a rendue heureuse, j’ai réussi à commencer à (enfin) me projeter dans ma course, j’ai senti l’excitation monter et (enfin) un peu d’envie de m’aligner sur la ligne de départ. Des sentiments mêlés de peur malgré tout.

Passé une bonne nuit, réussi à manger comme 4 au petit déjeuner malgré le stress.
Direction la zone de départ, je dépose mes ravitaillements personnalisés à la tente prévue à cet effet et me balade un peu.

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Le top est donné à 9h. J’ai suivi une prépa 4h mais je sais déjà que ce chrono est inaccessible aujourd’hui au vu de ma forme, alors je suis le meneur d’allure 4h15.
Km5, premier ravitaillement : une bénévole souriante me tend la bouteille qui porte mon numéro de dossard (wow!)
Km7, les sensations sont mauvaises aujourd’hui, le cardio est haut, l’idée d’abandonner me traverse l’esprit pour la première fois.
Km10, deuxième ravito : je réalise qu’un coureur passé avant moi m’a piqué ma bouteille! Frustration.
Je suis toujours avec le groupe 4h15, où j’ai vite été saoulée par le mec à côté de moi qui n’arrête pas de se déplacer et se mettre dans ma ligne, par celui juste derrière moi qui, pendant des km et des km me colle de trop près et me donne des coups de pieds dans les chaussures, et par les blagues pas méchantes, mais beaufs d’un autre. « Sabrina, fais abstraction, concentre-toi. »
15ème km : 3ème ravitaillement : un coureur m’a encore pris mon ravito!! Un autre runner est dans le même cas que moi. C’est la goutte d’eau. J’en ai marre. La pensée de l’abandon qui me suit depuis un moment grandit.
Je décide de quitter le groupe de 4h15, trop de choses me saoulent à la fois, j’ai besoin d’être seule et de me recentrer. Je laisse le groupe filer devant et tiens le rythme jusqu’au km 18.
Je ne prends aucun plaisir à courir, je peine plus que je ne devrais à cette allure, j’en ai marre. Je suis archi à fleur de peau, le moindre “vas-y Sabrina!” m’émeut, me donne envie de pleurer et par conséquent ma respiration se coupe ; les tambours des différents groupes qui animent la course résonnent super fort dans ma tête et me tapent sur le système. Bref, un enfer.
Km20: je trouve ma bouteille aux ravitos. Ouf.
Au 21ème km j’échange quelques mots avec 3 personnes qui me rattrapent. L’un d’eux me demande comment vont les jambes, je lui réponds qu’elles vont à peu près, mais que c’est tout le reste qui flanche, le cardio, le moral, le mental. Il est resté un moment avec moi, m’a rassurée, m’a parlé de la suite du parcours en abordant les choses de manière super positive, m’a donné des conseils. Un ange!!!!
J’ai ensuite continué à mon rythme de plus en plus lent.
Un peu plus tard, un petit vent légèrement frais commence à me faire mal au ventre.
Km28, j’ai envie d’aller aux toilettes. Il n’y a pas de toilettes. Une goutte d’eau supplémentaire, le vase commence à déborder. Et là, sans crier gare, d’un seul coup, je craque. Je n’ai rien vu venir! Le désespoir m’envahit en une seconde et je me mets à pleurer, à sangloter bruyamment. Respiration complètement coupée. Une catastrophe. Je dois m’arrêter et marcher. Je suis obligée de respirer très fort et affreusement bruyamment pour réussir à avoir un peu d’air. On est en rase campagne. Personne. Profond sentiment de solitude et de tristesse. Une horreur.
Il reste 14km. Je ne veux pas affronter la gifle du déshonneur en abandonnant, il faut continuer, même si mon moral, mon mental, ma gestion déplorable de mes émotions me disent le contraire. Je réussis à me reprendre et réalise que ce craquage inattendu m’a finalement permis d’évacuer beaucoup de mauvaises énergies… Peut-être pas un mal alors…
Je continue. Cela fait longtemps que j’ai démissionné de ma course, mais je dois passer la ligne d’arrivée.
J’avance doucement mais sûrement.
Les km se succèdent. Je réussis à gérer un peu mieux mes émotions et à ne pas trop flancher dès que quelqu’un s’adresse à moi.
Km32, je vois enfin des toilettes publiques. Pouvoir m’isoler 2 minutes et me laver les mains m’a apporté un peu de réconfort. Ça tient vraiment à peu de choses…
Il ne reste que 10km, je sais que -sauf blessure ou grosse défaillance- j’irai au bout. Je sais que je me suis bien alimentée avant la course , que j’ai bien mangé aux ravitos, que je cours bien au-dessous du rythme pour lequel je me suis entraînée et que pour toutes ces raisons, les probabilités que je touche le mur du marathon sont infimes.
Je continue, pas à pas. J’encourage un peu ceux qui sont dans un état plus compliqué que le mien lorsque je passe près d’eux. Je m’arrête quelques instants quand, au moment de dépasser la meneuse d’allure 4h30 (qui semblait plutôt tourner en 4h45), elle s’arrête brusquement, prise de douleurs musculaires . Elle me rassure et me dit que ça va aller, que je peux continuer.
J’ai enfin réussi à éteindre mon cerveau, à m’isoler émotionnellement. Je sais qu’avec de la patience, ça ira.
Kilomètres 35-36-37, je décompose les kilomètres restants, en faisant des parallèles de distance avec des parcours que j’ai l’habitude d’emprunter.
Les jambes suivent. C’est dur, mais elles suivent et je sais que je peux me fier à elles. Ce qui est difficile lorsque tu cours à ce rythme, c’est que tu te retrouves avec beaucoup de personnes en souffrance ; ça n’aide pas à se mobiliser positivement. Je dépasse pas mal de personnes qui ont renoncé à courir.
Km41, une belle descente s’ouvre à nous. Allez, on y va!
Km42, on entre dans le stade. Le revêtement est d’un confort complètement hallucinant. Un bonheur! Je passe la ligne en 4h44min32sec. De loin le moins bon de mes temps sur marathon. Finir la course ne m’apporte absolument aucune satisfaction.
Je fais quelques pas et le coureur qui m’a remonté le moral au 21ème km me rejoint. Super contente de le revoir! Il me demande comment je vais. On a pas mal discuté, il m’a donné plein de bons conseils et de bonnes pistes de réflexion pour que je tire des enseignements de cette expérience.
On boit 2-3 verres de coca, on se laisse. Je me pose un peu, voit un groupe d’amis, puis un autre. Les émotions positives prennent finalement le dessus.

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Aujourd’hui est l’anniversaire de mon premier run. La première fois que j’ai couru, c’était il y a 5 ans! Aujourd’hui, j’ai fait un chrono très très très décevant au vu de ma préparation , mais j’ai appris que j’étais capable de me dépasser à un point que je n’aurais sans doute pas soupçonné, je me suis rendu compte que j’étais capable de courir 35 km au mental sur une course de 42,195km. De continuer même une fois que toutes mes motivations se sont écroulées. Pour aller au bout des choses et finir le travail.

Aujourd’hui j’en ai bavé, physiquement, moralement, émotionnellement, mais je crois qu’il y a des choses à en tirer. Place au repos et à la réflexion.

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J’ai été végétarienne pendant 7 ans et suis vegan depuis un peu plus de 2 ans. Je pratique la course à pied depuis 5 ans (course de fond), avec une préférence pour les distances semi-marathon et surtout marathon. J’ai couru mon premier marathon en 2014 et le dernier est donc Sénart, où j’ai eu le plaisir de rencontrer Magà. Très heureuse de faire désormais partie du CLAN VEGAN MARATHON! AIOOOO! »

‎Sabrina Nicolaï‎

 

 

 

Comment courir un marathon en 2 heures 56 minutes et 15 secondes ?

Valentin Marathon de Marseille
Dimanche 18 mars, c’était le jour du Run in Marseille. Début un petit peu stressant quand je me rend compte que je n’ai pas été mis dans le « sas de départ » que j’avais demandé, je suis placé dans le sas ayant pour objectif de courir sous les 3h au lieu du groupe sous les 3h 15. Je me retrouve donc tout devant sur la ligne de départ, aux côtés de cadors avec qui je n’ai nulle intention de me mesurer. Au départ sur la corniche le vent soufflait fort et nous étions nombreux à commencer à trembler. Les dix petites minutes de retard pour le départ de la course paraissaient interminables. Le coup de feu signalant le départ a été libérateur de ce point de vue, nous pouvions enfin commencer à nous réchauffer. Et comment que nous nous réchauffâmes !
Si les sept ou huit premiers coureurs avaient clairement plusieurs classes d’écarts avec nous, nous sommes un groupe d’une grosse dizaine de coureurs à entamer ce marathon à prêt de 15m/h d’après ma montre. Effectivement, sept des huit premiers kilomètres sont bouclés sous les quatre minutes. Je finis par rejoindre un coureur qui était quelques dizaines de mètres devant nous, je resterai à ses côtés, ou plutôt collé derrière lui pendant près de 30 kilomètres. Aux alentours des kilomètres 30 à 35 nous rattrapons l’arrière du peloton du semi -marathon, ce qui nous demande beaucoup d’énergie pour « slalomer » entre les coureurs, les jambes commençant à être lourdes et en perte de lucidité je décroche de mon « meneur d’allure », il me reste sept kilomètres à courir et je savais déjà qu’ils allaient être longs, très longs, mais je ne devais pas lâcher, ayant passé la moitié du parcours en 1h 25 min et 10 secondes je savais que j’avais un peu d’avance sur l’objectif de la barre des 3h.
Ralenti considérablement par la fatigue et l’absence d’un coureur à suivre je maintiens l’allure au dessus des 12 km/h. Au prix d’un effort certain je parviens à maintenir cette cadence sur les derniers kilomètres et faire même un peu mieux sur le dernier. La ligne d’arrivée est salvatrice, tant du point de vue de l’état de mes jambes que de la validation d’un objectif que j’avais pourtant abandonné (J’espérais sous les 3h 10). Je finis finalement en 2h 56minutes et 15 secondes à la 17ème place sur 1075 finisher. Un temps inattendu et une place inespérée. AIOOO !!
Valentin Guille-Devers

L’EXCELLENCE DU PREMIER CAFE PHILO VEGAN MARATHON MAGAZINE (en live)

Café philo Gisele Souchon 2

Une réussite pour ce premier CAFE PHILO VEGAN MARATHON MAGAZINE à Lyon ce samedi 17 mars qui, vu son succès, ne sera pas le dernier. Un public nombreux et intéressé, un débat de qualité avec une participation active du public sur le thème des droits des animaux puis des stratégies pour promouvoir leur respect et le veganisme . Un grand merci à Céline Joseph Lee et toute sa dynamique équipe de l’AVF et Cha Yurt & Co qui nous a régalés d’une délicieuse assiette VEGAN ! Un grand merci également à Régis et Jacqueline qui ont assuré le service du bar de 16h à 1h du matin avec un enthousiasme et une bonne humeur extraordinaire ! Merci à tous les bénévoles qui nous ont aidés à animer la soirée : Marie, Sylvie Roberjot, et Inès. Merci aux amis nombreux qui ont répondu à l’invitation. Merci aux représentants des différentes associations qui sont venus présenter leurs actions et en particulier Jacqueline Pèlerins, qui en plus de s’occuper du service est intervenue au micro pour évoquer les actions de Dignité Animale notamment contre la fourrure. Merci à Leo d’avoir quant à lui présenté l’action des Anonymous de Lyon et à Malena Torres pour son intervention sur le christianisme . Enfin, the last but not the least, Un remerciement tout particulier au philosophe Patrick Llored qui est venu présenter son dernier ouvrage Cruelty free et m’a brillamment assistée pour animer le débat. Une soirée marathon de 17h à 1h du matin qui a permis de présenter VEGAN marathon mais qui a aussi permis de parler de toutes ces associations dont bien-sur Éducation Éthique Animale et qui a permis de nouer de nombreux contacts, d’échanger dans une grande tolérance et ouverture d’esprit et de réfléchir ensemble sur ce mode de vie éthique que nous avons choisi. J’espère que les nombreux participants et spectateurs auront apprécié cette soirée animée. Ils auront pu repartir avec de nombreux documents mis à leur disposition : tracts des diverses associations, bibliographie, pistes de réflexion, et exemplaires gratuits de ma revue La Fille de l’homme Libre, extraits de mon cours sur les animaux ou résumé de ma conférence En finir avec l’anthropocentrisme. De quoi, je l’espère, poursuivre leur réflexion sur le sujet. Un grand merci donc au Café De l’Autre Côté du pont qui nous accueillis avec beaucoup de chaleur et de compétence.

Gisèle Souchon

Le cercle du savoir, et du plaisir