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El respeto por la vida es un deber – Le respect de la vie est un devoir

253186_10151189782731281_265561449_nNe pas participer à l’exploitation des animaux et faire de l’exercice est non seulement possible, mais c’est  même notre devoir.

J’ai décidé d’arrêter de consommer des animaux en 1988. La motivation principale était d’ordre morale et par empathie envers les autres êtres vivants. Quand j’étais petite il m’était impossible de voir le cadavre d’un animal comme un aliment, quelque chose en moi me disais que je ne devais pas soutenir cette activité meurtrière. Bien que nous ne voyions pas ces animaux enfermés, nous savons qu’ils ont des émotions et qu’ils souffrent. Nous savons que, par nos actes, nous pouvons encourager ou pas leur exploitation. Il n’existe donc pas de position intermédiaire. Choisir de ne pas manger d’animaux est un acte politique.  Toutes les vies ont de la valeur et la seule chose que nous pouvons faire c’est de les respecter, ou comme dit le dicton « vit et laisse vivre ». Il est de notre devoir et de notre responsabilité de promouvoir un mode de vie sain et plein d’amour. Notre passage sur terre est de courte durée, nous devons donc choisir de faire le moins de mal possible, en recherchant l’harmonie collective.

Heureusement la nature est pleine de sagesse, le temps a passé et je ne suis pas tombée malade, bien au contraire. Je me sentais en meilleure santé, avec plus d’énergie, de vitalité, de joie et de sensibilité envers le vivant. J’ai développé une plus grande intuition et un plus grand intérêt pour la vie, la permaculture et la santé. Aussi, j’ai commencé à faire différents sports : volley, basket, softball, paddle, triathlon, roller, et j’ai même formé un groupe universitaire de football féminin dans la province de San Juan (Argentine). Puis, ce processus m’a conduit à m’interroger sur la santé et d’autres thèmes comme la politique et l’écologie. J’ai toujours été très critique et anticonformiste face aux incohérences de notre mode de vie sur cette planète. Anticonformiste mais tout de même optimiste, utopique et très enthousiaste pour aider à progresser et faire « ma part ».

Il est essentiel d’être critique envers notre manière de vivre sur cette planète pour générer et co-créer collectivement la culture que nous implorons. Pour ma part, j’ai grandi en Argentine, pays qu’on a l’habitude de lamentablement surnommer « le pays de la viande », bien que ce soit plutôt un pays exportateur et qu’un pourcentage important soit envoyé vers d’autres pays.  Par chance, nous sommes toujours plus nombreux à devenir végétariens/vegan. Cela modifie peu à peu la « culture carniste » de notre pays.

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Quant à l’alimentation, j’ai beaucoup appris en cessant de manger des animaux, parce que cela m’a conduit à me questionner et à investiguer sur ce que j’ingère et sur la santé en général. J’ai pris des cours, assisté à des congrès et j’ai lu des livres de nutrition. Je me suis également intéressée à l’hygiénisme et à la naturopathie. Actuellement, mon régime alimentaire est majoritairement à base de fruits et d’aliments biologiques. Je choisis ces aliments car ils contiennent des enzymes, m’apportent de la vitalité (voir le livre 80/10/10 du Dr Graham) et n’ont pas d’impact négatif notable sur l’environnement. J’essaie de choisir des aliments qui apportent des nutriments plutôt qu’une nourriture mauvaise pour le corps, l’esprit et l’environnement. Actuellement j’inclus, en plus des fruits et des légumes variés, d’autres aliments comme le gingembre, les graines de lin, de sésame, les noix, les amandes, les cacahuètes, le quinoa, les graines de chia, la spiruline, les lentilles, les feuilles vertes, le curcuma, le kéfir, les produits germés, entre autres choses, pour avoir les nutriments de base. J’utilise également du pissenlit, de la menthe,  du boldo, du tilleul, du cèdre, du chardon-marie, des clous de girofle, de la camomille, pour faire des tisanes.

Quant au sport, j’ai commencé très jeune à courir des marathons et je le fais toujours. Chaque fois que j’avais besoin de m’éclaircir les idées, je sortais courir. Ça s’est transformé en une sorte de méditation et de reprise du contrôle. Cela me permettait de me canaliser, de faire le vide et de me reconnecter avec moi-même et par la même occasion avec les autres.

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Pour l’instant, mes principales activités sont courir, nager, faire du yoga, danser et faire du vélo, pour la liberté et la légèreté qu’elles me procurent. En ce moment, je m’entraine avec le groupe de ma faculté « Groupe de coureurs UNL » et je collabore avec le groupe « Marathoniens de Santa Fe » dans la province de Santa Fe (Argentine). Avec ces derniers, nous organisons des marathons dans la ville. Je le fais comme une façon de promouvoir le sport. J’aime voir des gens courir, envahir ensemble les rues, cela m’emplie de joie.

Je fais souvent du sort, et malgré plusieurs pauses, j’ai rapidement retrouvé mon niveau après chaque reprise. Etre vegan, m’a donné l’énergie et la motivation de faire ce que j’ai envie quand j’en ai envie.

Je ne conçois pas le sport comme une compétition avec les autres, mais comme un processus de prise de conscience personnel. C’est plus une compétition avec soi-même, sur un parcours partagé. Cela se transforme en voyage pour découvrir son corps, ses capacités, prendre conscience de la respiration, de la circulation sanguine, de nos pensées, « faire le vide ». C’est également l’opportunité de rencontrer des gens, des lieux, que ce soient des villes, des villages, de courir dans la rue, sur la plage et en montagne, que ce soient des marathons matinaux ou nocturnes, à la pleine lune, …

Il s’agit d’une activité collective mais chacun est indépendant et libre. On partage une activité saine, ce qui est, à mon avis, absolument nécessaire, en raison de la grande propension de la société à consommer des drogues, de l’alcool, des médicaments, ou à la violence, aux suicides, etc… Je crois vraiment que nous devons promouvoir des activités ayant un rapport aux autres et à soi. Prendre les rênes et laisser de côté les intérêts mercantiles, qui souvent s’emploient à nous influencer, pour que nous n’ayons plus de pouvoir sur nous-mêmes. Nous pouvons choisir : choisissons la vie.

Si pour ma part je fais du sport comme un hobby, il existe plusieurs sportifs célèbres, comme Scott Jurek et Fiona Oakes, Carl Lewis, Ruth Heidrich, Brendan Brazier, Patrik Babouniam, Cornelia Ritzke, Frank Medrano, Robert Cheeke, Bart Yasso, entre autres, qui sont vegan et sportifs de haut niveau, apportant la preuve qu’il est possible d’avoir ce régime alimentaire et obtenir tous les nutriments et l’énergie nécessaires. Il existe aussi de nombreux vegan qui font du sport et n’apparaissent pas dans les médias.

En plus des sportifs, il existe et ont existé, de nombreuses références comme Einstein, Gandhi, Léon Tolstoi, Henry Thoreau, J. Krishnamurti, etc…, ou des artistes comme Moby, Paul McCartney, Morrisey, Nicolas Cabré, Drew Barrymore, Natalie Portman, Brad Pitt, Natalia Docco, entre autres qui sont végétariens/vegan. Ce sont toutes des personnes influentes qui promeuvent l’amour, le pacifisme, qui, tout en tant conscientes de notre société ont cessé de participer à l’exploitation des animaux.

Cette année j’ai eu la possibilité de devenir l’Ambassadrice de « Vegan Marathon » en Argentine, une association de marathoniens végane qui courent pour défendre la cause animale. Face à de nombreux mythes prétendant qu’il est nécessaire de consommer des animaux pour faire du sport, ce groupe démystifie, montrant que oui, c’est possible. En plus de courir pour défendre la cause animale et le respect de la vie, ce groupe prend également en compte l’aspect écologique.

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Je suis diplômée en promotion socioculturelle et en plus je suis sur le point d’obtenir le titre d’ingénieure environnementale, raison pour laquelle je ne peux pas oublier de mentionner que l’abattage des animaux, en plus d’être une activité cruelle qui encourage la violence, est également une des plus polluantes pour la planète. Elle contamine les sols, l’eau et l’air, encore plus avec les « Feed lots ». La consommation de viande est l’une des principales contributrices au réchauffement climatique, comme le démontre l’étude de la FAO (Food and Agriculture Organization), intitulée « La grande ombre du bétail »

Je considère qu’il est faisable et prioritaire que nous réalisions et encouragions les activités qui prennent en compte la vie et l’environnement. Ce sera seulement possible si nous le voulons vraiment et agissons en conséquence. J’invite les personnes qui doutent à s’approcher, à consulter, interroger, s’informer et à expérimenter. Surtout qu’ils fassent des recherches, fassent le vide et écoutent leur corps. Nous avons tous en nous de l’empathie et si nous faisons le vide, nous parviendrons assurément à rencontrer cette part de nous-mêmes qui est connectée à la vie. A partir de là, ce ne sera plus une décision à prendre, car nous verrons instantanément une nouvelle réalité et le désir de prendre soin de nous, comme des autres, prendra le dessus ; le désir de manger des animaux disparaîtra.

 Résultat de recherche d'images pour "drapeau argentin"texte Silvana Palavecino / traduction Karine Estelle

No participar de la explotación de los seres animales y hacer ejercicio no sólo es posible, sino que es nuestra responsabilidad.  La salud y el respeto por la vida es un deber. No comer animales es un acto político.

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Si estamos sanos podemos tomar decisiones, actuar con coherencia, lucidez y amor. Hacer ejercicio permite que oxigenemos nuestras células y que nos mantengamos activos. Por su parte, no consumir animales no pasa por una cuestión meramente alimenticia, sino que deviene de un respeto al otro ser que, como nosotros, quiere y merece vivir.

Decidí dejar de consumir animales en el año 1988. Su motivo básicamente fue moral y por empatía hacia otros seres. De pequeña me era imposible ver un cadáver de animal como algo a ingerir, algo en mi me decía que no debía sostener esa actividad de muerte. Aunque no veamos a los animales, sabemos que sienten y sufren. Sabemos que con nuestros actos apoyamos o no la actividad de explotación animal. En este sentido, no existe una posición intermedia. Elegir no comer animales es un acto político. Así, la idea de consumir un cadáver desapareció de mis hábitos. En aquél momento, a mi alrededor decían que iba a enfermar, producto de “mitos societarios” que lamentablemente aún en algunos lugares siguen vigentes. Decidí que, a pesar de las críticas, no podía mantener mi vida a costa de la vida de los demás. Cada vida es valiosa, y lo único que podemos hacer es respetarlas, o bien como dice el famoso refrán “vive y deja vivir”. Es nuestro deber y responsabilidad fomentar y promover una cultura sana y amorosa. Nuestro paso por el planeta es corto, por lo que deberíamos elegir hacer el menor daño posible, buscando la armonía colectiva.

Afortunadamente y gracias a que la vida es sabia, con el pasar del tiempo, no enfermé, sino que ocurrió todo lo contrario. Me sentía más sana, con más energía, vitalidad, alegría y con una sensibilidad mayor hacia lo vivo. Se despertó una mayor intuición y un mayor interés por la vida, la permacultura y la salud. Así también, comencé a hacer deportes: vóley, básquet, softball, paddle, triatlón, rollers y hasta formé el primer grupo universitario de fútbol femenino en la provincia de San Juan (Argentina). A su vez, este proceso me condujo a cuestionarme sobre la salud y otros temas, como política y ecología. Siempre fui crítica, inconformista, ante las incoherencias en nuestra manera de habitar el mundo. Una inconformista aunque optimista, utópica, con entusiasmo por ayudar  a mejorar y hacer “mi parte”.

Es esencial ser críticos con nuestra manera de habitar el mundo para generar y co-crear colectivamente la cultura que anhelamos. En mi caso, me crie en Argentina, país que lamentablemente suelen denominar “el país de la carne”, aunque más bien es un país exportador, ya que gran porcentaje es derivado a otros países. Por suerte cada vez somos más personas que por diversas razones decidimos hacernos vegetarianos/veganos. Esto de a poco está cambiando la “cultura cárnica” de nuestro país.

En cuanto a la alimentación, aprendí mucho al dejar de comer animales, porque me condujo a cuestionarme e investigar sobre lo que ingiero y a la salud en general. He realizado cursos, asistido a congresos y he leído libros de nutrición,  también indagué en higienismo y naturopatía. De mi experiencia, mi dieta actualmente se basa en una mayoría de frutas y alimentos fisiológicos. Elijo estos alimentos porque tienen enzimas, me aportan vitalidad (ver libro 80/10/10 de Dr. Graham) y no generan impacto negativo apreciable al ambiente. Intento elegir alimentos que aporten nutrientes, en vez de comestibles que dañan el cuerpo, mente y ambiente. Actualmente incluyo, además de las frutas y verduras varias, otros alimentos como jengibre, semillas de lino, de sésamo, nueces, almendras, maní, quínoa, chía, espirulina, lentejas, hojas verdes, cúrcuma, kéfir, germinados, entre otros, para aportar nutrientes básicos. También utilizo diente de león, menta, burro, boldo, tilo, cedrón, cardo mariano, clavo de olor, manzanilla, etc. para hacer tisanas.

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En cuanto al deporte, comencé a correr maratones de pequeña y actualmente lo hago. Cada vez que necesitaba despejar la mente, salía a correr. Se convirtió en una especie de meditación y forma de empoderamiento de mi misma. Me permitía canalizar, hacer silencio y conectar conmigo, y por tanto con los demás.

Actualmente, las actividades que más realizo son correr, nadar, yoga, danza  y andar en bici, por la libertad y liviandad que otorgan. En este momento, me encuentro entrenando con el grupo de mi facultad “Grupo de corredores UNL” y estoy colaborando con el grupo “Maratonistas Santafesinos” en la provincia de Santa Fe (Argentina). Con este último, organizamos maratones en la ciudad. Lo hago como manera de fomentar el deporte. Me gusta ver a gente correr, llenar juntos las calles, me transmite alegría. A su vez, es una actividad que lleva a conocer y recorrer lugares desde el movimiento de nuestra corporalidad, sin energía extra.

Hago deporte con frecuencia, aunque las veces que he dejado de hacer, al retomar vuelvo rápidamente a sentirme plena. Ser vegana me ha dado la posibilidad de darme la energía y la motivación de hacer lo que quiera hacer, en el momento que así lo decida.

15825984_10154122067515848_8913289290506826727_n.jpgConcibo el deporte no desde la competencia con el otro, sino como un proceso de conocimiento personal. Es una competencia más bien con uno mismo, en un recorrido que es compartido. Se vuelve un viaje para reconocer el cuerpo, sus posibilidades, volver a ser consciente de la respiración, de la circulación, de nuestros pensamientos, “darles aire”. Es una oportunidad además para conocer gente y lugares, sean ciudades, pueblos, se trate de correr en la calle, en la playa o en la montaña, sean maratones matutinas o nocturnas, en luna llena, etc.
Es una actividad en conjunto pero cada uno con su independencia y libertad. Permite compartir una actividad sana, lo cual creo totalmente necesario debido a la gran propensión en las sociedades al consumo de drogas, alcohol, fármacos, o a la violencia, suicidios, etc. Creo realmente que debemos fomentar actividades pro-vida y en respeto a ella, al otro y a nosotros mismos.  Tomar las riendas y dejar de lado los intereses de mercado que muchas veces pujan en influenciarnos a no tener poder de nosotros mismos. Podemos elegir: elijamos vida.

Si bien en mi caso realizo deporte más bien como hobby, existen varios deportistas famosos, como Scott Jurek y Fiona Oakes, Carl Lewis, Ruth Heidrich, Brendan Brazier, Patrik Babouniam, Cornelia Ritzke, Frank Medrano, Robert Cheeke, Bart Yasso, entre otros, que son veganos y deportistas de élite, demostrando que es posible mantener esta alimentación y obtener todos los nutrientes y energía necesarios. También existen numerosos veganos que hacen deporte y no están en los medios.
Además de deportistas, existen y existieron numerosos referentes, como Einstein, Gandhi, León Tolstoi, Henry Thoreau, J. Krishnamurti, etc., o artistas como Moby, Paul McCartney, Morrissey, Nicolas Cabré, Drew Barrymore, Natalie Portman, Brad Pitt, Natalia Docco, entre otros que son vegetarianos/veganos. Todos ellos personas influyentes en promover una conciencia más amorosa, pacífica y consciente en nuestra sociedad y por tanto dejaron de participar de la explotación animal.

Este año tuve la posibilidad de comenzar como representante, en Argentina, de “Vegan Marathon”, una asociación francesa de maratonistas veganos que corren difundiendo la liberación animal. Frente a muchos mitos de que es necesario el consumo de animales para hacer deporte, este grupo sale a desmitificar, mostrando que sí es posible. A su vez, con un tip extra: correr difundiendo sobre respeto de todos los seres vivos y también sobre respeto a la vida misma, por lo que este grupo tiene además en cuenta el aspecto ecológico.

27718474_10155695278216281_810906017_nSoy egresada de la carrera Promoción Sociocultural y además estoy a punto de obtener mi título de Ingeniera Ambiental, por lo cual no puedo dejar de mencionar que la actividad de matanza animal además de ser una actividad cruel fomentadora de violencia, es una de las más contaminantes del planeta. Contamina suelos, el agua y el aire, más aun con la existencia de los “Feed Lots”. El consumo de carne es uno de los principales contribuyentes del calentamiento global, como lo demuestra el estudio de la FAO (Food and Agriculture Organization) denominado “La larga sombra del ganado”.

Considero que es factible y prioritario que realicemos y fomentemos actividades que tengan en cuenta la vida y el ambiente. Eso solo será posible si lo queremos realmente y actuamos en consecuencia. Invito a las personas que estén en duda a que se acerquen, consulten, pregunten, se informen y experimenten. Que sobretodo investiguen, hagan silencio y escuchen su cuerpo. Todos tenemos en nuestro interior empatía, y si hacemos silencio seguro nos encontraremos con esa parte de nosotros que está en conexión con la vida. Y ya no será una decisión a tomar, sino instantáneamente veremos otra realidad y el deseo de cuidarnos a nosotros mismos como a los demás florecerá y el deseo de comer animales desaparecerá;

Ⓥ ღ

 

Des animaux sur la terre

18700685_10211086082001941_1307562923118296238_oCédric a 26 ans, il est enseignant en philosophie, végétalien, et porte-parole de l’association 269 Life France qui soutient VEGAN MARATHON depuis le marathon de Paris 2017.

Il y a 2 mois, Cédric a publié un livre philosophique sur le statut de l’animal : « Des animaux sur la terre ».

IMG_4218.JPGLa philosophie fait partie de Cédric, quand on lui demande pourquoi il est devenu vegan il y a quelques années, il répond que c’est tout simplement en apprenant que la consommation de produits d’origine animale n’étant pas nécessaire, elle ne constituait pas une justification valable à l’exercice de la domination humaine.

Durant ses études de philosophie, Cédric commence à écrire sur le thème de l’animalité en découvrant des travaux passionnants comme ceux de Jakob Von Uexkull https://www.universalis.fr/encyclopedie/jakob-von-uexkull/ d’Augustin Berque https://www.franceculture.fr/personne-augustin-berque.html et de Florence Burgat https://www.franceculture.fr/personne-florence-burgat.html Ce thème constituera son mémoire de master en philosophie et le point de départ de son livre, pour lequel il interprète et fait dialoguer ces travaux, en les rendant accessibles au grand public.

IMG_4228Le programme est alléchant :

*Inclure la réalité humaine dans un ensemble plus large incluant la pluralité des êtres vivants, avec les significations biologiques et symboliques de leurs milieux, leurs temps et leurs espaces vécus

*Mettre en évidence les limites des approches écologiques traditionnelles et poser les bases d’une éthique du milieu

*Penser la spécificité du vivant (par rapport à la matière inanimée) oubliée par la biologie (qui étudie indistinctement l’organique et l’inorganique en termes physico-chimiques)

*Montrer ce que la reconnaissance des milieux du vivant apporte aux théories de l’évolution traditionnelles de manière à se défaire totalement des lectures anthropocentriques (humano-centriques)

*Se détacher des traditions anthropocentriques, principale­ment héritées des religions monothéistes jusqu’à l’Humanisme de la Renaissance, qui posent l’être humain comme le centre ou la finalité de toute chose et envisagent la réalité dans la seule perspective humaine

*Dépasser les barrières conceptuelles qui ont séparé l’Homme du reste du règne animal et nous empêchent de pouvoir rendre compte de la vie animale

*Repenser l’animalité et comprendre le comportement animal pour mettre en évidence la spécificité de la vie animale par rapport au vivant en général

*Reconnaître les animaux pour eux-mêmes, en dehors des usages qu’on leur impose habituellement

*Envisager une transformation de nos rapports avec les autres animaux terriens et d’autres modes de coexistence

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Cédric ne s’arrêtera sans doute pas là dans l’écriture, puisque, outre les discours qu’il écrit pour 269 life France, il prépare toujours quelques textes sans savoir pour l’instant la manière dont il décidera de les utiliser.

Pour le moment, plus de cent exemplaires de son livre se sont déjà vendus !

Bravo Cédric pour ce bel ouvrage pour la reconnaissance des animaux, de leur diversité, de leur singularité.

Le livre est disponible sur le site de l’éditeur : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=54577&motExact=0&motcle&mode=AND

Et sur les autres sites de vente en ligne ainsi qu’en commande dans toutes les librairies.

http://www.facebook.com/DesAnimauxSurLaTerre

Article Magali Paris / Photos Chloé Ka

Interview miroir de Nicolas et Céline

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Nicolas et Céline sont frère et soeur, ils sont runners et membres du clan VEGAN MARATHON. Voyons leurs réponses en miroir.

VMM : – Vous êtes ?

Nicolas : – Je m’appelle Nicolas, j’ai 29 ans et cela fait 2 ans que je suis vegan.
Céline : – Céline

VMM : – Quel type de runner êtes-vous ?

Nicolas : – Coureur du dimanche

Céline : – J’aime beaucoup la course mais avec mon travail, je n’arrive pas à courir aussi souvent que je le voudrais. Donc je me décrirais comme étant une runneuse volontaire, régulière mais pas quotidienne !

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VMM : – Comment se passe votre saison sportive ?

Nicolas :  – J’ai eu un petit arrêt après cet été mais là je me reprend en main pour préparer le marathon de Paris 2018 dans de bonnes conditions. j’espère faire entre 4h et 4h30 selon comment se déroulera ma préparation du début d’année.

Céline : – Les mois qui se profilent s’annoncent difficiles en raison du peu de temps libre que j’ai mais je n’abandonnerais jamais, et peu importe ce qu’il arrive, il faut continuer et atteindre l’arrivée !

VMM : – Quels sont vos objectifs pour le semi de Boulogne ?

Nicolas :  – Je pense faire entre 1h50 et 1h55 car je suis vraiment au top en ce moment.

Céline : – Je vais essayer de le faire en moins de 2h10.

VMM : – Un mot de la fin ?

Nicolas :  – Bon courage à tous pour samedi prochain !!!

Céline : – Prenons du plaisir dimanche et portons notre cause le plus loin possible. Vegan Power !

Léonor Grandsire à l’assaut du marathon de New-York

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(c) Florence Bonny

 

« Je m’appelle Léonor Grandsire, J’ai 52 ans, mariée avec une fille de 28 ans. Je suis responsable de la zone Europe du Sud pour un grand groupe américain du secteur du divertissement : je dispose donc de peu de temps personnel et je voyage beaucoup. »

Vous venez de courir le marathon de New-York ?

C’est un marathon exigeant, où le deuxième semi est bien plus difficile que le premier, à cause des ponts et des longs faux-plats. Il faut donc bien gérer sa course et parvenir à s’économiser au début de la course, quand pourtant on se sent en forme. Mais c’est aussi un marathon fantastique du point de vue du soutien des spectateurs tout au long du parcours. Ils sont plus de 2 millions, 10 fois plus qu’à Paris, et ils encouragent tout le monde avec une ferveur incroyable. Ce peut être un danger en début de course, mais c’est un réel atout a la fin. Pour les habitants de New York, ce marathon est vraiment important et ils se mobilisent en nombre. Enfin, c’est une course qui bénéficie généralement d’une température idéale autour de 10-12 degrés, ce qui permet d’éviter les désagréments dus à la chaleur (comme les deux derniers marathons de Paris par exemple).

Parlez-nous de votre préparation pour ce marathon

C’était mon cinquième marathon, et la deuxième fois que je courrais New York. J’ai fait une préparation assez longue, de quatre mois, avec 3 séances de course et une séance de vélo (pour l’aspect musculation) par semaine. Les trois séances se décomposaient en une séance au seuil, une séance de fractionnés (VMA courtes et longues au début, puis fractions à allure 10km en fin de programme) et une sortie longue. J’ai particulièrement « soigné » les sorties longues en poussant le kilométrage (2 sorties à 25km et 2 sorties à 30km) dont une bonne partie à allure marathon. J’ai eu la chance de ne pas être malade ni me blesser durant la préparation et de ne manquer aucune séance. J’ai aussi priorisé le sommeil ce qui m’a permis de ne pas ressentir de fatigue.

Grâce a la qualité de la préparation, j’avais tous les atouts pour faire une bonne course. Je me suis fixée un objectif raisonnable (= battre mon actuel record qui est assez moyen) avec un plan de course très précis : allure marathon, mais jamais plus vite (sauf dans les descentes pour rattraper le retard des montées) tant que ma fréquence cardiaque restait sous la limite que je m’étais fixée (80-82% FCM jusqu’au semi, pas plus de 85% avant le km35). J’ai appliqué à la lettre ce plan, ce qui m’a permis d’en garder pas mal sous le pied pour la fin et d’accélérer après le km35 pour finir la course en négative split (2eme semi plus rapide que le premier) et en battant mon record de 3 minutes. Sans grosse difficulté, ni mur.

Pouvez-vous nous décrire le concept de finisher ?

Un marathon, c’est toujours une aventure : tout peut arriver, c’est imprévisible, on n’a jamais la certitude que le corps va tenir. Etre finisher nous prouve à nous mêmes que nous sommes parvenus à aller au bout. Mais c’est aussi la gratification de plusieurs mois d’entraînement, de sorties dans la nuit, le froid, sous la pluie parfois. Etre finisher c’est la preuve que quand on se donne les moyens, on y arrive, que l’effort et la ténacité paient.

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Qu’est-ce qui vous a séduit dans VEGAN MARATHON ?

Vegan Marathon sont les deux mots qui symbolisent deux des choses les plus importantes dans ma vie : les animaux et la course à pied. Quand j’ai entendu parler de l’association, ça m’a semblé naturel d’y adhérer. J’ai fait floquer un tee-shirt avant même que l’association n’en propose pour pouvoir au plus tôt en porter les couleurs. Courir sous ces couleurs, c’est avant tout une fierté. Montrer au monde que je suis vegan, sportive et en forme.

VEGAN MARATHON fédère et permet de se dépasser pour défendre un mode de vie juste, éthique, bienveillant, moral et respectueux du vivant sous toutes ses formes. Qu’est-ce que ça vous inspire ?

Se dépasser est une de mes règles de vie. Et le mode de vie vegan avec les valeurs que vous citez correspond à ma vision du monde, donc je me sens en phase avec VEGAN MARATHON.

23667156_10155364398689102_1740449159_nPensez-vous que l’on puisse faire du sport de compétition sans être en concurrence avec les autres ?

Bien évidemment et la course à pied en est le parfait exemple. C’est un sport où, au niveau amateur, on se bat avec soi-même dans le but de se dépasser. C’est une compétition contre soi-même. Bien sur, on va se réjouir d’un bon classement, ou encore essayer de doubler des coureurs, mais ce sera toujours in fine une victoire sur soi.

Depuis combien de temps êtes-vous végane ?

Je suis devenue végétarienne il y a trois ans, et végane très rapidement après. Avant d’être végane, j’ai d’abord cessé de consommer les mammifères, puis les volailles et ensuite les poissons et les fruits de mer. Le déclencheur a été ma chienne : j’ai commencé à me poser des questions sur l’attachement et la considération que j’avais pour elle, et ce qui la différenciait des autres mammifères. Une faille dans ma dissonance cognitive ! Je me suis ensuite documentée et très vite le reste du processus s’est mis en place.

Votre régime alimentaire est-il un frein ou un bienfait pour la pratique intensive du sport ?

Ce régime est pour moi clairement un bienfait ! L’alimentation végétale économise beaucoup d’énergie au corps tout en lui apportant la majorité des éléments essentiels. Mon corps peut donc dédier son énergie et ses ressources au sport et a l’effort plutôt qu’a lutter contre une digestion difficile ou des toxines inutiles.

Si l’exploitation animale cessait du jour au lendemain que ferions-nous des animaux ?

Nous apprendrions à cohabiter avec eux je suppose, en harmonie autant que possible, avec eux et avec la planète.

Le cri de la carotte ça vous dit quoi ?

Au delà d’un argument un peu idiot de certains détracteurs, je trouve intéressantes les dernières découvertes sur les végétaux, comme les arbres. Je pense qu’on va en apprendre encore plus et qu’il faudra continuer à s’adapter pour provoquer un minimum de dommages. Mais en attendant, les animaux, humains et non humains, me semblent une priorité.

Vous êtes plutôt clan et famille ou loup solitaire ?

J’aime être entourée de ceux que j’aime, famille et amis. J’aime le partage et les échanges. Mais j’aime aussi ces moments de solitude que la course m’apporte et qui sont mes bulles de paix, nécessaires dans nos vies actuelles hyper-remplies.

Est-ce que l’on peut considérer le véganisme comme une mode ?

Le véganisme ne me semble pas une mode. Il peut l’être si l’unique motivation est la santé et que l’on passe à un autre régime. Mais pour ceux dont la motivation est la justice pour tous les êtres vivants, le véganisme est une vision du monde, une philosophie, un mode de vie et de pensée.

Quels sont vos projets ?

Je vais essayer d’améliorer mon temps sur marathon à Annecy en avril prochain. Je prévois également de commencer à allonger les distances avec le trail du Morbihan (56km) en juillet. J’ai commencé à goûter au triathlon, donc je m’inscrirais certainement à une épreuve ou deux l’été prochain.

23469207_10155348126404102_1878611802_o.jpgQue veut dire courir pour les animaux ?

C’est un acte militant : il s’agit de démontrer qu’une alimentation 100% végétale est compatible avec une activité sportive.

Le mot de la fin ?    

VEGAN MARATHON est une association formidable et prometteuse pour le mouvement. La course à pied rassemble de plus en plus de monde et c’est un vecteur ludique et plein de sens pour promouvoir le véganisme. Je suis très heureuse et très fière d’en faire partie, et je ne doute pas que son développement va se poursuivre de manière spectaculaire.

LIBRE COMME MAHE

23469171_10155824413661171_1038839259_oJe m’appelle Mahé, j’ai 28 ans, étudiante, végane depuis un peu plus d’un an après quelques années de végétarisme. Je cours pour le plaisir, sans pression pour les objectifs de temps de course. Comme j’ai peu de temps libre cette année donc une à deux sortie(s) par semaine, en forêt et/ou sur route. Mon objectif pour le semi de Boulogne est de = 2h. 5, une belle journée en perspective pour les sportifs vegans !

KARINE, RUNNEUSE VEGAN MARATHON

KARINE BERLIN VEGAN MARATHONJe m’appelle Karine, Berrichonne de naissance et Parisienne d’adoption, je pratique la course à pied en milieu urbain depuis fin 2012. Pour entretenir la motivation et maintenir une certaine régularité, j’ai participé à pratiquement une trentaine de compétitions, majoritairement des 10 km, environ 6 semis et 4 marathons. Depuis mon dernier Marathon (Berlin en septembre 2017) je suis une runneuse plutôt occasionnelle, avec une sortie de 12-15 km le samedi matin. J’ai remplacé les autres séances par du renforcement musculaire en full body 2 ou 3 fois par semaine. Pour le semi de Boulogne avec l’équipe Vegan Marathon je vise un chrono de 2h10. La course en équipe (virtuelle ou réelle, comme récemment l’Ekiden), est pour moi un excellent moteur qui m’aide à continuer d’enfiler mes running chaque semaine.

INTERVIEW MILITANTE

Etienne_VMMiriam et Etienne militent tous les deux. Miriam participe à des actions directes et Etienne court pour les animaux. Portrait de deux militants du Centre Val de Loire.

  • Je m’appelle Miriam, 43 ans, végane depuis 7 ans. Atteinte de sclérose en plaques depuis plus de 20 ans, je me bats au quotidien contre la maladie et les limites qu’elle tente de m’imposer mais c’est sans compter sur ma force de caractère qui me pousse à me dépasser.
  • Je m’appelle  Etienne Bonenfant, Orléans, 44 ans, végane et militant pour la cause animale. Reprise de la course à pied y a 2 mois seulement après 20 ans de pause, grâce à VEFGAN MARATHON! Objectif semi Boulogne 19/11 puis marathon Paris 08/04 (Marathon de Paris). Entraînement intensif.

VMM – Quel type de militant.e êtes-vous ?

MIRIAM – Je milite en communiquant et en sensibilisant au quotidien, sur les réseaux sociaux et également sur le terrain lors de manifestations ou actions pour les droits des animaux ou le véganisme. La cause animale me porte, me tient à coeur, elle me fait relativiser par rapport à mes propres soucis de santé et j’ai souvent cette réflexion : « Que sont quelques heures de fatigue, de douleurs et d’inconfort en comparaison à ce que les animaux victimes de l’exploitation animale endurent au quotidien tout au long de leur vie ».

ETIENNE – Je cours pour la sensibilisation à la cause animale. Au niveau running, j’avais un bon niveau en moins de 20 ans (33′ au 10km, 1h13′ au semi) puis la vie professionnelle à pris le dessus. A cette époque, tout était calibré pour la performance et cela impliquait une rigueur et une souffrance quotidienne. Aujourd’hui, j’entame une seconde vie sportive dans une logique tout autre : plus de souffrance !

VMM – Que dire du sort des abeilles ?

MIRIAM – Il faudrait une prise de conscience générale de nos dirigeants pour qu’ils arrêtent de favoriser les intérêts financiers des lobbies et qu’ils interdisent une bonne fois pour toutes tout ce qui nuit à la nature, et donc aux abeilles, et au développement normal de la vie.

VMM –  Comment se passe votre saison sportive ?

ETIENNE –  Elle est courte car reprise fin août. Mais je reste assidu en m’entraînant 220km/Mois environ en privilégiant les parcours nature. Je n’ai pas de montre hormis sur piste une fois par semaine. Je cours aux sensations sans jamais me mettre dans le rouge, ainsi je préserve de l’énergie pour le lendemain. Je pars au semi de Boulogne dans la même optique : sans montre mais avec un grand coeur ! Pour le semi de Boulogne, s’il faut jouer le jeu du chrono, je dirais 1h40′ au feeling. Mais c’est plutôt un objectif de convivialité avec l’équipe Vegan Marathon que je recherche, et sensibiliser le public à la cause animale. Alors, Go Vegan Marathon ! AIO !

MIRIAM – Je serai présente au semi de Boulogne pour soutenir les coureurs de Vegan Marathon. Pour les animaux, pour la planète, pour nous…ouvrons nos coeurs et nos consciences…Compassion pour tous les êtres vivants. Go vegan !