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UN DIMANCHE A LA CAMPAGNE

VEGAN MARATHON UNIVERSITE D'ETE.jpgCe dimanche une partie du clan VEGAN MARATHON  a passé la journée à la campagne, enfin presque… Nous nous sommes juste arrêtés au bois de Boulogne.  Notre escapade a commencé par un petit-déjeuner  sur le trottoir à l’angle d’une rue devant le bois, cela faisait assez surréaliste pour les passants et notamment pour deux policiers en voiture qui passaient par là et de mémoire ils n’avaient jamais vu çà à Boulogne. Il est vrai qu’ils ne voient pas cela tous les jours à un carrefour  deux tables et une dizaine de chaises avec des personnes attablées en train de prendre leur petit-déjeuner dans la bonne humeur. Ça mange, ça boit et discute de la formation des équipes qui vont prendre la course tout  de suite après, qui va avec qui, moi je n’ai pas ce souci, je suis seule pour marcher.

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Une fois que tous les coureurs et moi avons fini course et marche, nous nous apprêtons à prendre d’assaut le kiosque tout près de nous. Tout le monde prend le matériel, tables, chaises, et surtout la nourriture pour notre repas.

Tout le monde a préparé un petit quelque chose, que ce soit salé ou sucré, tout était délicieux. Un grand merci à toutes les personnes qui ont confectionné ce repas.

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé les recettes de ce que j’avais préparé et je vais vous les donner. Vous verrez, c’est végétalien,  c’est très simple, rapide et aussi très bon.

PÂTE BRISÉE

Pour la pâte brisée salée (préparation pour deux fonds de tartes) 

Ingrédients :

450 gr de farine de blé

1 cuillère à soupe de thym séché

240 gr eau

15 gr huile olive

6 gr de sel

Préparation :

Mélanger le tout, couvrez et laissez reposer au réfrigérateur une heure.

Sortez votre pâte du réfrigérateur, la couper en deux et étalez-la. Mettez-la dans un plat à tarte, piquez avec une fourchette le fond, garnir avec la préparation salée de votre choix.

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QUICHE

Ingrédients :

1 gros oignon

150 gr tofu fumé

400 gr de tofu soyeux (un paquet)

50 gr de fécule de pomme de terre

20 cl de lait de soja

1 c à soupe de miso blanc

2 pincées de muscade moulue

2 c à soupe d’huile d’olive

1 c à café de sel

1 pincée de poivre moulu

Mettre le four à préchauffer à 180 °.

Éplucher et émincer l’oignon. Coupez le tofu en tous petits cubes et les faire revenir dans la poêle avec l’huile d’olive avec l’oignon, mettre de côté ensuite.

Mettez le bloc de tofu soyeux dans un saladier. Mélangez la fécule de pomme de terre avec le lait de soja puis versez sur le tofu soyeux et mélangez.

Ajoutez la noix de muscade, le sel, le miso blanc et le poivre noir et mélangez bien le tout.

Mettre le mélange tofu fumé/oignon sur la pâte et versez le mélange tofu soyeux par-dessus.

Enfournez pour 45 mn de cuisson. Vous pouvez la manger chaude ou bien à température ambiante.

Voilà pour aujourd’hui, demain vous aurez la suite de VEGAN MARATHON et  son aventure culinaire au Bois de Boulogne…

PATRICIA

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LA FOLIE D’UNE SORTIE NOCTURNE

 

Comme je vous l’ai promis, je vais vous raconter mon périple de la nuit précédente. Pourquoi ce challenge? D’une part, parce qu’hier je recevais mon plan de route du Raid ultra marin du Morbihan. (177 km). D’autre part, le départ étant à 18 h 00, il était nécessaire de se tester dans des conditions similaires. Comment gérer la nuit…et le petit jour ainsi que la force mentale nécessaire pour résister à l’abandon.

Après avoir passé une super soirée à la philharmonie de Paris, Laurence et moi-même sommes rentrés vers Minuit, le temps de me changer, je prenais le départ à 00 h 40 comme vous avez pu le constater en regardant la vidéo. Comme je n’avais dormi qu’une petite demi-heure dans l’après-midi et que je m’étais levé vers 08 h 00 du matin, j’ai décidé de partir prudemment.

J’ai donc marché sur le premier kilomètre avec l’appréhension due à la fatigue et ça s’est bien passé, je me suis donc mis à courir de manière à ne pas dépasser une moyenne de 7 km/h puisqu’il s’agissait de rando-course. J’ai pris le chemin du bois de Vincennes en direction de Joinville Le Pont

pour remonter devant l’hippodrome puis j’ai tourné à gauche pour longer l’avenue de Gravelle en direction de Paris.

Arrivé à Porte de Charenton, j’ai pris les maréchaux, fait un tour du lac Daumesnil et puis je suis reparti sur l’avenue Daumesnil en direction de Bastille. Je m’étais fixé comme objectif de faire 2 km de course pour 1 km de marche. Parfois, comme j’avais du mal, je faisais 1 km course, 1 km marche. Les sensations ? Plus ou moins bonnes mais le mental reprenait toujours le dessus. J’allais pas gaspiller 30% de boost, lol! Bref, je suis remonté de Bastille vers les quais de Seine par le boulevard Bourdon et j’ai poussé jusqu’aux invalides où j’ai fait demi tout en prenant la rue Saint-Dominique, ça sentait le retour à l’écurie.

Mes ravitos ? Des barres feed que l’on trouve à Franrprix, deux mixtures de boisson : L’une isotonique de l’effort de la marque « Eric Favre endurance », avec 3 sources de glucides (carbohydrates sources, électrolytes, vitamines+inuline) et pour maintenir un niveau d’électrolyte idéal, électrolytes tropical de la marque « Ta » auquel il est rajouté sodium, magnésium, potassium, vitamine B12, B6, B2. J’ai poursuivi sur le boulevard Saint-Germain jusqu’à Austerlitz puis le pont de Tolbiac, bifurqué à gauche puis à droite sur le boulevard de Bercy pour prendre la rue de Charenton, suivi les maréchaux à gauche pour me diriger vers le lac Daumesnil à partir de Porte Dorée. Et là, oh joie, le jour s’est levé dans notre réalité…mais je rêvais d’un autre monde…Avant de poursuivre, je vais pousser un coup de gueule !

Tout au long du parcours, j’ai entendu de la musique assourdissante dans des coins de nature, vu des groupes ou des individus fortement alcoolisés et en particulier nombre de jeunes au niveau des quais de seine et du Quai de Tolbiac. En plus, des Uber carrément garés sur la piste cyclable ce qui m’obligea à faire un détour. Alors il y a eu quelques moments sympas style « Mais pourquoi tu fais ça, arrête, mais arrête je te dis » lancé d’un véhicule. Humour au second degré que j’ai apprécié, c’était bien trouvé. De toute façon, tu peux me dire ce que tu veux, je ne m’arrête pas. Deux jeunes hommes, l’un qui me félicite, l’autre qui me propose une bière que je décline bien entendu. Enfin, un groupe d’étrangers en état d’ivresse très avancé et l’un qui commence à courir derrière moi, il a suffit d’une petite accélération et c’était terminé. Il a peut-être vomi…enfin, même si j’ai pas aimé, l’essentiel n’était pas là. Dans tous ces endroits, j’ai constaté que les rues et les trottoirs étaient jonchés de détritus en tous genres (bouteilles brisées, papiers en tous genres…). Purée, mais tu peux pas faire quelques pas pour trouver une poubelle ! Bonjour l’éducation ! Et après, on va critiquer Marseille ? Mais à Paris, c’est pas mieux et pas que dans le nord de Paris. 30 ans que je vis à Paris, cette ville est devenue un dépotoir. Voilà, ça va mieux en le disant.

Pour terminer sur une note positive, lorsque je suis passé au niveau du lac Daumesnil, j’ai d’abord entendu le cri du paon, oui, oui et la femelle qui lui répondait. Admirer quelques oies aussi. C’est là que j’ai fait une vraie pause en arrêtant le chrono après environ 4 h 00 de course. Lorsque j’ai remonté l’Avenue Daumesnil en direction du château de Vincennes, j’ai vu un animal que je n’arrivais pas à distinguer, tu m’étonnes avec le parcours fait. Je me suis approché, j’ai aperçu un félin filer à toute vitesse surpris de ma présence, merci mon ami le chat. Ce qui m’a le plus plu, c’est le chant des oiseaux dans un silence total au petit jour. Magnifique ! Puis, presque revenu à la maison, arrêt au lac des minimes avec les oies et leur petits, le poules d’eau (belle image sur la vidéo), un couple de canards que je n’ai pu prendre en photo et cerise sur le gâteau : le cri du hibou à quelque encablures de notre résidence. Oh joie !

Que vous dire pour terminer ? Que j’ai pris beaucoup de plaisir avec ces rencontres animales, que le challenge est réussi, que je n »étais pas trop fatigué en rentrant puisque je suis allé prendre mon petit café au marché du dimanche. Pour le futur, je vais réduire les séances running, continuer celles des éducatifs, des étirements, des abdos et de la musculation. Pour le Raid Ultra Marin, je serai arrivé un jour avant, je me serai largement reposé et je serai frais pour le départ fixé à 18 h 00. Je suis plutôt confiant mais sur un ultra, on ne sait jamais quels paramètres peuvent faire varier la stratégie de course. Rendez-vous le 29 juin à 18 h 00 à Vannes. AIOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

                                                                                                                                          Xavier Cornet

Magà Ettori, challenge for life

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Dans le cadre du CHALLENGE FOR LIFE je vais initier un nouveau défi, mais que je poursuivrai au delà du mois de juin, un challenge sur les 6 prochains mois. Pour ceux qui ne sont pas des habitués de AIO MAGAZINE, je suis Magà Ettori, le fondateur de l’Ong VEGAN MARATHON, je pratique la course à pied de compétition depuis plus de deux ans, pour faire connaître la cause animale. Il y a 25 mois quand j’ai décidé de courir mon premier marathon, je pesais 140kg et je souffrais d’apnées du sommeil, potentiellement mortelles. Les médecins m’avaient prédit une espérance de vie de 10 ans. A 45 ans, je venais de brûler les 8 premières années de sursis sans aucun remord.

Janette Murray - Alan Murray - Magà Ettori4

Inspiré par l’histoire de mes amis Janette et Alan Murray (champions du monde qui ont couru 366 marathons en 366 jours à 68 et 71 ans), j’ai décidé de perdre du poids, de courir et de me mettre à la compétition. J’ai perdu 30kg en un an et j’ai couru 3 marathons, un semi-marathon et une dizaine de courses. En avril 2018, je suis finisher du Marathon de Paris pour la deuxième fois. Mon temps est de 6h14 (voir l’article des 3 marathons). Deux semaines plus tard je remets ça au Marathon de Sénart (région parisienne), et je fini la course en 5h20. Cette progression est hallucinante, surtout pour deux marathons consécutifs. Je suis heureux mais je m’interroge, jusqu’où je pourrais pousser la performance ? Et surtout : Qu’est-ce que je devrais faire pour m’améliorer ?

Magà Ettori podologue

La progression importante d’un marathon à l’autre m’invite à aller plus loin dans l’expérimentation. Je vais à présent modifier ma façon de m’alimenter et mon entraînement physique pour voir quel niveau je peux atteindre. L’entraînement passera par de la course à pied mais aussi par de la musculation. Dans ce domaine aussi j’aimerais voir la marge de progression possible, en utilisant des méthodes d’entraînement naturelles et sans aucun produit dopant.

Magà Ettori musculation

Je dois analyser mes courses et ma progression de ces 25 premiers mois, faire un bilan de départ, des examens de santé, et me donner un objectif. Je vais donc tenter de boucler le prochain semi de Boulogne en novembre 2018, dans le meilleur temps possible. Etant donné qu’en 2017 j’ai couru cette course en 2h30, cela me donnera une indication précise de la progression. Avec mon poids, un semi est beaucoup plus compliqué pour moi à courir car c’est une compétition rapide avec un temps limite pour finir. La dernière fois j’avais vraiment l’impression d’être au maximum de mes capacités.

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Pendant 6 mois je vais suivre un régime végétalien pour sportif de haut niveau, et suivre un entraînement spécifique pour me permettre de tester les limites de mon corps. Le semi de Boulogne servira de témoin au niveau du temps, mais nous ferons d’autres analyses physiologiques pour savoir comment mon corps a évolué pendant ces 6 mois.

Magà Ettori

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Challenge for Life

Yves VEGAN WARRIOR
LE DÉFI CARDIO VEGAN WARRIOR animé par le VG-COACH YVES DOUIEB samedi 30 juin à 16h lors de la VEGEFEST

Pendant tous le mois de juin, L’Institut du Sport de l’Alimentation Végétale – INSAVE nous appelle pour de nouvelles performances : CHALLENGE FOR LIFE, le défi pour la vie (voir l’event facebook)  

CHALLENGE FOR LIFE, l’idée est simple : lancez vous des défis personnels, défis sportifs, défis culturels, défis solidaires, défis les plus fous et les plus improbables, défis les plus courageux et les plus incroyables, défis les plus ludiques, les plus grandioses, les plus simples et les plus personnels, à vous de choisir ! Du premier 1er au 30 juin, soyez un.e des challengers pour la Vie.

Sabrina café philo
PARIS VEGAN FESTIVAL – 14h/15h – CAFE PHILO AIO animé par Sabrina Nicolaï (VEGAN MARATHON), sur le stand de l’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE), sur le thème « le véganisme pour les nuls ». (crédit photo Boris Wilensky)

L’Institut du sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE) organise CHALLENGE FOR LIFE, dans 18 pays différents, et propose pendant toute l’opération un programme avec des conférences (végétarisme, véganisme, sport), des événements sportifs, des rencontres (CAFÉ PHILO AIO MAGAZINE avec nos partenaires VEGAN PARIS FESTIVAL, INFO VEGANE et VEGEFEST), des actions de sensibilisation à la cause des animaux, et à la protection de l’environnement.

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Fêtes véganes d’Orléans. En partenariat avec Info Vegane animé par Etienne Bonenfant (VEGAN MARATHON) et Miriam Ben Jilani (INSTITUT DU SPORT ET DE L’ALIMENTATION VEGETALE) sur le thème : « Sport et végétalisme« 

Les teams VEGAN MARATHON (la plus grande équipe de runners et marcheurs véganes et végétariens) & VEGAN WARRIOR seront engagés dans de nombreuses compétitions (trails, courses sur route, triathlon, …). Nos warriors seront présents dans des compétitions sportives comme la nage, le vélo, le fitness, la musculation, les sports de glisses, le Crossfit, …. l’objectif étant de convaincre les sportifs de devenir végétariens ou véganes et les végétariens et véganes de devenir sportifs.

Les défis les plus spectaculaires seront publiés dans AIO MAGAZINE aiomagazine.fr

Café philo Aio PARIS VEGAN FESTIVAL

Café philo Aio VEGEFEST 16 juinCafé philo Aio FETES VEGANES ORLEANSCafé philo Aio VEGEFEST 30 juin.jpg

 

La gazette des Squads

Gazette des Squads
Pas de répit pour défendre les animaux chez Vegan Marathon. Et voilà! Le marathon de Paris 2018 est un merveilleux souvenir, des participants de cette année sont déjà officiellement inscrits pour l’édition 2019. Est-ce une pause, un retrait, une mi-temps pour Vegan Marathon ? Certainement pas ! Les manifestations sont permanentes chez Vegan Marathon.
Nos coureurs sur SquadRunner se frottent tous les mois à plus de 700 équipes inscrites aux quatre coins du monde. Quizz quotidien, missions à réaliser pour gagner des points, et du fun.
Le but de nos trois équipes est de rendre la cause animale visible dans le monde du running, casser le mythe des protéines et des micronutriments d’origines animale.
Tous les mois la saison recommence, pas de répit pour nos champions.  Oui des champions!
À 8 jours de la fin de la saison d’avril, leurs classements sur 744 équipes ont de quoi faire rougir certains adeptes des produits carnés.
Les lions s’apprêtent à gagner leur 5 ème médaille Loup de bronze en décrochant la 88 ème place! Ils ne faiblissent pas. La force du félin est avec eux!
Les abeilles quant à elles butinent joyeusement et se maintiennent aussi.
Leur animal totem veille sur eux pour les aider à décrocher leur 5 ème médaille de Loup beta.
Les guépards travaillent leur fractionné, fidèles à leur totem, ils ont fait un démarrage en sprint avec 2 médailles de Loup beta, puis une baisse d’allure avec 1 médaille de Loup oméga. Aujourd’hui, ils accélèrent à nouveau et vont gagner leur première médaille de Loup gamma! Ils sont tout de même classés 258/744. Un retour au rang beta semble se profiler pour la saison prochaine.
Comme dans toutes les courses il y’a des moments difficiles, des couacs de synchronisation avec l’application, des oublis de valider la participation à la mission avant le départ, des chutes, des baisses de régime ; Ce qui donne encore plus de sens à cette aventure végane, pas de bonheur véritable sans des obstacles à franchir avec la légendaire bienveillance végane pour aider chacun à surmonter tout cela.
Camille, capitaine des Guépards

Préparation du marathon de Salzburg

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 » Je m’appelle Maxime. Je ne dis pas mon âge, vous essayerez de deviner quand vous me rencontrerez, c’est plus drôle. Je suis un breton. Donc ça veut dire un voyageur…Je suis membre de Vegan Marathon et je vais vous raconter mon aventure vers le marathon de Cracovie le 22 avril. Une ville à laquelle je reste profondément attachée. J’y ai vécu 4 mois en 2016. Comme j’ai déjà couru ce marathon en 2017, ce sera le 1er marathon que je cours pour la 2ème fois!!! Et je vais essayer de battre mon record établi là-bas : 4h52. Et 2 semaines après, je remets ça : marathon de Salzburg avec la visite du camp de concentration de Mauthausen le lendemain. Je vais essayer d’écrire toutes les semaines. Ca tombe bien, j’adore partager. Et ça va m’obliger à m’arrêter sur cette folle aventure (2 marathons en 2 semaines) et à y mettre des mots. Je vous dis déjà MERCI »

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 » 23 février – Je me dis quand même que c’est bien parti. Depuis la fin de l’automne, j’ai battu mon record sur 10km à 5 reprises. Je me dis qu’à chaque fois j’avais du en garder sous le pied car j’abaisse mon temps constamment. En gros, en 5 courses sur 2 mois et demi, j’ai baissé de 3 minutes. Je suis presque arrivé à 48minutes. Appréciez la progression, mon premier 10km (en 2011), j’avais fais 1h06…

Cette semaine aussi a vu ma plus longue sortie à l’entraînement. Mercredi, j’ai fais une sortie de 2h24.  Bah oui, c ‘est ça aussi de rien prévoir, de prendre la route, à gauche, puis à droite, puis de se dire : « il fait un beau soleil, alors on va faire un petit détour par la forêt ». D’ailleurs, je me suis même arrêté pour voir et écouter un oiseau.

La paire de chaussures que j’ai est uniquement pour la route et les chemins. Alors, j’ai acheté une paire pour le trail aussi.

Résultat de recherche d'images pour "Bourg-des-Comptes"Ce samedi 24 février, je cours le 10 km de Bourg-des-Comptes (sud de Rennes). C’est une course que je connais bien. 3 boucles vallonées sur route. On monte, on descend. L’an passé, c’était le vent de face dès la 1ère côte. Tout ça pour vous die que je ne vais pas viser mon record. Mais qui sait… J’ai un autre petit défi à vous partager, pas un objectif en soi mais un petit défi, comme ça… C’est que je fais des temps équivalent à mon père maintenant. Et si je terminais devant lui ? Bon, aucune gloire à ça, on a à peu près 30 ans d’écart !!!! Mais quand même… Et dimanche, je remets ça à Thorigné-Fouillard (est de Rennes) 15km. Je suis certain que vous êtes déjà impatient de lire la suite,  pas vrai ?

Maxime

173 battements par minutes

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Un dimanche, on s’était programmé une session longue de 30 km avec mon ami Aymeric, histoire de se confronter un peu à la réalité de ce qui nous attend pour le Marathon…De mon côté, comme à mon habitude, le matériel était un peu déficient. Un camelback pas complètement rempli, un gel à boire de la boutique Marathon et quelques amandes, rien de plus. Je suis comme ça, je n’aime pas avoir beaucoup d’équipement, c’est aussi pour ça d’ailleurs que j’aime la course à pied, car en principe une paire de chaussures adaptées et une volonté de fer suffisent à courir une bonne distance. Aymeric lui, c’est tout le contraire. Je crois que pour lui, l’habit fait le moine et je le soupçonne d’ailleurs d’aimer particulièrement s’entourer de toutes sortes de petits gadgets, boissons énergisantes et divers en-cas miraculeux pour se donner confiance. Alors ce jour-là, il est arrivé avec 3 litres d’eau, un litre dans son dos (camelback) et une gourde d’1 litre de chaque côté de son buste remplies toutes deux d’un produit liquide sucré qui donne de l’énergie et aide à éliminer l’acide lactique. Je passe sur tout ce qu’il avait emmené à manger, car je crois bien qu’avec tout ça il était prêt à se lancer à l’assaut de l’UTMB (ultra trail du Mont Blanc, une référence pour les ultra-trailers)…Nous voilà donc partis, prêts à guerroyer durant 3 heures. Et cette guerre commence bien, car malgré le froid il fait beau, on est en forme l’un et l’autre et le Parc de Sceaux est juste magnifique. On discute, on scrute notre temps, on regarde les autres coureurs. L’ambiance est à la bonne humeur, on accélère même dans les côtes. J’ai l’impression de pouvoir continuer des heures durant. J’avais peur au départ d’avoir froid aux mains car je n’avais pas pris mes gants, mais celles-ci se sont vite réchauffées. À part un orteil un peu douloureux (mon point faible les orteils, il faudra que je consulte un podologue, à moins que le problème vienne de mes chaussures?), je n’ai mal nul part durant les 21 premiers kilomètres. 21 kilomètres, c’est précisément la plus longue distance que j’avais couru avant de me lancer sur ces 30 km. Et là encore, la règle que j’avais observée sur le semi-Marathon de Vincennes se vérifie : c’est là, au km près, que je rencontrerai le fameux « mur », juste au moment où j’atteins la distance la plus longue déjà courue précédemment.

L’image contient peut-être : 5 personnes, personnes souriantes, personnes debout
A ce rythme là Emmanuelle n’avait pas le temps de prendre de photo, ce sera donc un cliché avec Aymeric du semi de Vincennes

Ce « mur » pour moi signifie que j’ai d’un coup senti une immense fatigue, puis me suis rendue compte que j’avais le bout des doigts gelés alors que jusque-là je n’avais pas eu froid. Peu de temps après mes jambes se sont mises à me faire mal, d’abord je les ai senties raides, puis petit à petit la raideur a fait place à la douleur. Et à force de courir sans souplesse, un peu à la manière d’un pantin, un genou d’abord, puis une hanche ensuite, ont commencé à me faire souffrir. À un moment, j’ai fini par dire à Aymeric : « je ne suis plus qu’une douleur ». Mais je finirai ces 30 kms, à un rythme tout à fait correct d’ailleurs car je vais finalement retrouver mon rythme de croisière et finir ma course comme je l’avais commencée. Le problème c’est que sur un Marathon, j’en aurai eu 12 de plus. Je les aurais peut être tenus, mais dans quel état ? C’est bien ce qui va me préoccuper les jours-suivants. Que s’est-il passé pour que je passe d’un coup de l’euphorie à la souffrance ? C’est finalement en regardant ma fréquence cardiaque enregistrée par ma montre Garmin durant la course que j’ai compris. Une moyenne de 173 battements par minutes avec des pointes à 202 ! C’est beaucoup trop, surtout sur 3 heures de course. Là je comprends mieux les douleurs: mes jambes devaient être pleines d’acide lactique avec un cœur qui avait fonctionné à plein régime ! Donc je décide que désormais, quand je courrai, je surveillerai attentivement mon cœur grâce à ma montre. Mon but sera de faire baisser mon cœur, en essayant malgré tout de maintenir ma vitesse la plus proche possible de mon rythme habituel. Car je suis convaincue que si le jour J j’arrive à maintenir une fréquence cardiaque pas trop élevée sur au moins 2/3 du parcours, l’acide lactique ne viendra m’embêter que sur les derniers kilomètres, au moment où c’est souvent le mental qui nous fait avancer. Et là je n’aurai qu’une chose à faire : sourire, crier « AIO! » et continuer jusqu’à la ligne d’arrivée, un pied après l’autre.

Emmanuelle Grimault