Archives pour la catégorie culture non humaine

Challenge for Life

Yves VEGAN WARRIOR
LE DÉFI CARDIO VEGAN WARRIOR animé par le VG-COACH YVES DOUIEB samedi 30 juin à 16h lors de la VEGEFEST

Pendant tous le mois de juin, L’Institut du Sport de l’Alimentation Végétale – INSAVE nous appelle pour de nouvelles performances : CHALLENGE FOR LIFE, le défi pour la vie (voir l’event facebook)  

CHALLENGE FOR LIFE, l’idée est simple : lancez vous des défis personnels, défis sportifs, défis culturels, défis solidaires, défis les plus fous et les plus improbables, défis les plus courageux et les plus incroyables, défis les plus ludiques, les plus grandioses, les plus simples et les plus personnels, à vous de choisir ! Du premier 1er au 30 juin, soyez un.e des challengers pour la Vie.

Sabrina café philo
PARIS VEGAN FESTIVAL – 14h/15h – CAFE PHILO AIO animé par Sabrina Nicolaï (VEGAN MARATHON), sur le stand de l’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE), sur le thème « le véganisme pour les nuls ». (crédit photo Boris Wilensky)

L’Institut du sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE) organise CHALLENGE FOR LIFE, dans 18 pays différents, et propose pendant toute l’opération un programme avec des conférences (végétarisme, véganisme, sport), des événements sportifs, des rencontres (CAFÉ PHILO AIO MAGAZINE avec nos partenaires VEGAN PARIS FESTIVAL, INFO VEGANE et VEGEFEST), des actions de sensibilisation à la cause des animaux, et à la protection de l’environnement.

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Fêtes véganes d’Orléans. En partenariat avec Info Vegane animé par Etienne Bonenfant (VEGAN MARATHON) et Miriam Ben Jilani (INSTITUT DU SPORT ET DE L’ALIMENTATION VEGETALE) sur le thème : « Sport et végétalisme« 

Les teams VEGAN MARATHON (la plus grande équipe de runners et marcheurs véganes et végétariens) & VEGAN WARRIOR seront engagés dans de nombreuses compétitions (trails, courses sur route, triathlon, …). Nos warriors seront présents dans des compétitions sportives comme la nage, le vélo, le fitness, la musculation, les sports de glisses, le Crossfit, …. l’objectif étant de convaincre les sportifs de devenir végétariens ou véganes et les végétariens et véganes de devenir sportifs.

Les défis les plus spectaculaires seront publiés dans AIO MAGAZINE aiomagazine.fr

Café philo Aio PARIS VEGAN FESTIVAL

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L’EXCELLENCE DU PREMIER CAFE PHILO VEGAN MARATHON MAGAZINE (en live)

Café philo Gisele Souchon 2

Une réussite pour ce premier CAFE PHILO VEGAN MARATHON MAGAZINE à Lyon ce samedi 17 mars qui, vu son succès, ne sera pas le dernier. Un public nombreux et intéressé, un débat de qualité avec une participation active du public sur le thème des droits des animaux puis des stratégies pour promouvoir leur respect et le veganisme . Un grand merci à Céline Joseph Lee et toute sa dynamique équipe de l’AVF et Cha Yurt & Co qui nous a régalés d’une délicieuse assiette VEGAN ! Un grand merci également à Régis et Jacqueline qui ont assuré le service du bar de 16h à 1h du matin avec un enthousiasme et une bonne humeur extraordinaire ! Merci à tous les bénévoles qui nous ont aidés à animer la soirée : Marie, Sylvie Roberjot, et Inès. Merci aux amis nombreux qui ont répondu à l’invitation. Merci aux représentants des différentes associations qui sont venus présenter leurs actions et en particulier Jacqueline Pèlerins, qui en plus de s’occuper du service est intervenue au micro pour évoquer les actions de Dignité Animale notamment contre la fourrure. Merci à Leo d’avoir quant à lui présenté l’action des Anonymous de Lyon et à Malena Torres pour son intervention sur le christianisme . Enfin, the last but not the least, Un remerciement tout particulier au philosophe Patrick Llored qui est venu présenter son dernier ouvrage Cruelty free et m’a brillamment assistée pour animer le débat. Une soirée marathon de 17h à 1h du matin qui a permis de présenter VEGAN marathon mais qui a aussi permis de parler de toutes ces associations dont bien-sur Éducation Éthique Animale et qui a permis de nouer de nombreux contacts, d’échanger dans une grande tolérance et ouverture d’esprit et de réfléchir ensemble sur ce mode de vie éthique que nous avons choisi. J’espère que les nombreux participants et spectateurs auront apprécié cette soirée animée. Ils auront pu repartir avec de nombreux documents mis à leur disposition : tracts des diverses associations, bibliographie, pistes de réflexion, et exemplaires gratuits de ma revue La Fille de l’homme Libre, extraits de mon cours sur les animaux ou résumé de ma conférence En finir avec l’anthropocentrisme. De quoi, je l’espère, poursuivre leur réflexion sur le sujet. Un grand merci donc au Café De l’Autre Côté du pont qui nous accueillis avec beaucoup de chaleur et de compétence.

Gisèle Souchon

Le cercle du savoir, et du plaisir

 

Franc succès pour le premier Café philo de Vegan Marathon Magazine

Café philoLa première session du Café philo de Vegan Marathon Magazine a eu lieu le 10 février 2018. Nous avons voulu débattre autour de la thématique de la suprématie des humains sur les animaux.

Le thème de ce premier Café philo #1 était : « Suprématie de l’animal humain : quelles en sont les causes, les conséquences et les solutions envisageables ? », préparé et animé Morgane Andry.
Nous nous sommes donc demandés en premier lieu comment s’exerçait cette domination. L’un des participants rappelle que la question de la nourriture carnée se pose dès l’Antiquité. L’argument de l’existence d’une sensibilité chez les plantes existait déjà chez les Stoïciens afin de
« mieux invisibiliser le sort des animaux ». Nous étions tous d’accord sur le fait que « la société occidentale a toujours considéré les animaux comme des objets » et que le « système capitaliste l’a renforcé ». Cependant, un intervenant insiste sur le fait que la « philosophie de l’aïkido, certaines religions indiennes et des politiques comme Ashoka ont réussi à mettre en place un gouvernement en paix avec les animaux ». En d’autres termes « la volonté de dominer les animaux ne serait pas un fatalisme et ne serait pas inhérente à l’essence humaine ». Mais la suprématie des humains sur les animaux semble être une question d’ordre individuelle selon une intervenante qui pense que « selon les valeurs et les histoires de chacun, on essaie de préserver son pouvoir ou bien d’évoluer vers quelque chose d’autre ».

Grâce à ces réflexions, nous en sommes venus à nous interroger au sujet d’un éventuel « formatage dès notre enfance » qui nous pousse à croire que les futures générations pourront jouir plus facilement du travail des précurseurs du véganisme et seront mieux armés contre le spécisme.
Un point de divergence se fait ensuite ressentir au sujet de la domination présente dans la nature de l’Homme. Certains pensent que c’est la société qui pervertit les humains, qu’il s’agit d’une question de traditions, de cultures ou encore d’éducation. D’autres croient qu’il y a toujours des individus qui veulent dominer les autres et acquérir un statut de « chef » et qu’il existe « une importante recherche de pouvoir dans la nature humaine » qui se traduit par la domination des plus faibles. Ainsi, bon nombre de personnes prôneraient alors « la loi du plus fort ».
Nous avons continué notre réflexion sur un autre point: « comment cela se fait-il que la domination des humains sur les non humains perdure dans le temps – notamment au niveau alimentaire – malgré les scandales médiatisés et les recommandations des professionnels de santé selon lesquels on peut se passer de produits carnés qui sont nocifs pour la santé? »

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Les participants se retrouvent dans leur réponse: On accuse le poids des lobbies, la peur du changement ou encore la médiatisation de certains nutritionnistes contre le véganisme.
Cependant, cette suprématie de l’humain sur l’animal n’est pas valable pour tous les animaux. En effet, nous nous entendons tous sur l’omniprésence du spécisme. Nous relevons toutefois que même

si nos animaux de compagnie – chiens, chats, NAC – sont choyés et mieux traités que les animaux d’élevage, ils restent souvent des produits de consommation. Par exemple, les chiens de race sont vendus et peuvent être inscrits à des concours ou être dressés pour devenir des chiens de garde.
Il existe donc une hiérarchie plus fine que celle qui met simplement l’homme au dessus de l’animal. Tous les animaux n’ont pas la même valeur aux yeux des spécistes. On aurait « attribué un rôle prédéfini pour chaque animal. Les cochons et les vaches sont mangés, les chevaux vont labourer et nous transporter, les chats et les chiens sont considérés comme des compagnons ». Ces rôles seraient différents selon les cultures.
Enfin, nous évoquons des solutions qui permettraient de pallier cette domination sur les animaux non humains. Nous en revenons à l’éducation qui serait primordiale mais aussi l’importance des personnalités publiques qui pourront soutenir et pousser leur public à s’intéresser à la cause et les émissions de cuisine végétalienne qui peuvent promouvoir la nourriture sans produits d’origine animale.

D’autres proposent d’adopter de nouvelles lois afin de limiter cette domination. On prône la bienveillance et une pédagogie positive, ce qui se fait déjà au sein de Vegan Marathon par le sport et le mode de vie qui découle du véganisme. D’autres participants pensent que les « actions chocs ont leur rôle à jouer et que, dans l’Histoire, les choses ont pu évoluer seulement après des soulèvements brusques. C’est seulement après la « gifle » que le dialogue a pu se faire. Ces actions chocs et les messages positives formeraient le duo gagnant ».
Un autre intervenant propose une « taxe sur la viande et l’arrêt total des subventions aux filières qui permettraient une remise en cause de la consommation de produits d’origine animale car les consommateurs réagissent très rapidement face aux prix ».
On parle également de projets culturels qui pourraient favoriser l’essor du véganisme comme ce qui avait été fait avec « Babe le cochon devenu berger » ou « Sauvez Willy ».
Afin d’avoir un contact avec les personnes visées, sont également proposés des festivals, des conférences et autres événements ouverts à tous qui pourront montrer au public « que les animaux sont conscients, ressentent la douleur et que la nourriture sans produits d’origine animale est viable et délicieuse ».
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Notre débat s’est clôturé avec beaucoup de bienveillance et laisse croire que notre société peut devenir plus clémente envers les animaux. Beaucoup de choses doivent être pensées, conceptualisées et acceptées par le grand public. Nous savons que la route est longue mais le point d’arrivée est atteignable. Gardons espoir et osons parler pour ceux qui ne le peuvent pas.

Un grand merci aux participants de cette première session : Cathy, Christ, Gisèle, Evaline, Gwladys, Jacques, Jocelyne, Marie-Christine, Maïwen, Magà, Marie-Laure, Rudy, Yohan

Des animaux sur la terre

18700685_10211086082001941_1307562923118296238_oCédric a 26 ans, il est enseignant en philosophie, végétalien, et porte-parole de l’association 269 Life France qui soutient VEGAN MARATHON depuis le marathon de Paris 2017.

Il y a 2 mois, Cédric a publié un livre philosophique sur le statut de l’animal : « Des animaux sur la terre ».

IMG_4218.JPGLa philosophie fait partie de Cédric, quand on lui demande pourquoi il est devenu vegan il y a quelques années, il répond que c’est tout simplement en apprenant que la consommation de produits d’origine animale n’étant pas nécessaire, elle ne constituait pas une justification valable à l’exercice de la domination humaine.

Durant ses études de philosophie, Cédric commence à écrire sur le thème de l’animalité en découvrant des travaux passionnants comme ceux de Jakob Von Uexkull https://www.universalis.fr/encyclopedie/jakob-von-uexkull/ d’Augustin Berque https://www.franceculture.fr/personne-augustin-berque.html et de Florence Burgat https://www.franceculture.fr/personne-florence-burgat.html Ce thème constituera son mémoire de master en philosophie et le point de départ de son livre, pour lequel il interprète et fait dialoguer ces travaux, en les rendant accessibles au grand public.

IMG_4228Le programme est alléchant :

*Inclure la réalité humaine dans un ensemble plus large incluant la pluralité des êtres vivants, avec les significations biologiques et symboliques de leurs milieux, leurs temps et leurs espaces vécus

*Mettre en évidence les limites des approches écologiques traditionnelles et poser les bases d’une éthique du milieu

*Penser la spécificité du vivant (par rapport à la matière inanimée) oubliée par la biologie (qui étudie indistinctement l’organique et l’inorganique en termes physico-chimiques)

*Montrer ce que la reconnaissance des milieux du vivant apporte aux théories de l’évolution traditionnelles de manière à se défaire totalement des lectures anthropocentriques (humano-centriques)

*Se détacher des traditions anthropocentriques, principale­ment héritées des religions monothéistes jusqu’à l’Humanisme de la Renaissance, qui posent l’être humain comme le centre ou la finalité de toute chose et envisagent la réalité dans la seule perspective humaine

*Dépasser les barrières conceptuelles qui ont séparé l’Homme du reste du règne animal et nous empêchent de pouvoir rendre compte de la vie animale

*Repenser l’animalité et comprendre le comportement animal pour mettre en évidence la spécificité de la vie animale par rapport au vivant en général

*Reconnaître les animaux pour eux-mêmes, en dehors des usages qu’on leur impose habituellement

*Envisager une transformation de nos rapports avec les autres animaux terriens et d’autres modes de coexistence

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Cédric ne s’arrêtera sans doute pas là dans l’écriture, puisque, outre les discours qu’il écrit pour 269 life France, il prépare toujours quelques textes sans savoir pour l’instant la manière dont il décidera de les utiliser.

Pour le moment, plus de cent exemplaires de son livre se sont déjà vendus !

Bravo Cédric pour ce bel ouvrage pour la reconnaissance des animaux, de leur diversité, de leur singularité.

Le livre est disponible sur le site de l’éditeur : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=54577&motExact=0&motcle&mode=AND

Et sur les autres sites de vente en ligne ainsi qu’en commande dans toutes les librairies.

http://www.facebook.com/DesAnimauxSurLaTerre

Article Magali Paris / Photos Chloé Ka

Vivre ensemble

Valérie Tramoni vit en Corse du Sud. Elle aime la faune, la flore et pense que quand on a la chance d’habiter dans une région riche il faut savoir en profiter, au bon sens du terme. Valérie a passé le demi-siècle et s’est toujours préoccupée du bien-être animal, sans toutefois faire partie d’aucune association. Elle aide avec ses moyens les animaux en détresse qui ne manquent pas de croiser sa route , que ce soient des chiens, chats, oiseaux, tortues, lapins, renards, sangliers, abeilles etc. Pour Valérie, toute vie mérite d’être respectée et elle fait tout son possible pour vivre en harmonie avec le vivant. Il y a 5 ans de cela, une laie est venu lui présenter sa famille, le début d’une belle histoire d’amitié et d’entraide.

19145968_1406103846145101_5715088074905067513_nAIO : Pouvez-vous nous raconter cette histoire avec des sangliers ?

VT – Simple, ils étaient là avant nous car nous avons construit notre maison il y a 10 ans. Au début, je ne les voyais pas, sûrement parce que je n’y prêtais pas attention. Et un soir, j’ai vu la laie proche de notre terrasse où l’on dinait. Des marcassins étaient avec elle et ils étaient tous biens maigrelets. J’ai de suite compris que c’était compliqué pour eux de passer la saison sèche et j’ai donné ce que je pouvais de notre table.

La laie s’est approchée et cela m’a surprise. J’avais peur aussi car j’avais souvent entendu dire qu’une laie avec ses petits était très agressive. Cependant celle-ci devait savoir que je ne leur ferais pas de mal. Je sais aussi qu’un sanglier ne charge que lorsqu’il n’a pas d’échappatoire et là elle pouvait s’échapper alors j’étais un peu confiante.

A partir de ce moment, j’ai commencé à les aider ce qui n’est pas une tâche facile. Il faut trouver des denrées. Je travaille à mon compte et j’ai des clients qui ont des invendus. Je leur en demandais déjà pour les ânes que nous avons dans la vallée de l’Ortolo, il fallait juste que je trouve un peu plus de nourriture pour tout le monde. Parfois c’est compliqué mais pour le moment, les sangliers semblent manger correctement pendant l’été et les ânes aussi.

AIO : Quelles sont les conséquences des feux pour cette famille de sangliers ?

VT – Dans notre région les feux ont été très virulents en effet, 570 Hectares sont partis en fumée pendant l’été à 5 Km de la maison à vol d’oiseau. Cet été, il n’y a pas eu un jour où l’on n’a pas entendu parler de feux sur la Corse. Il ne reste que tristesse et désolation et on ne peut s’empêcher d’imaginer ce que la faune a subi. Les sangliers du jardin/maquis ne semblent pas avoir souffert des incendies qui étaient à 5 Km à vol d’oiseau de notre maison. En tout cas, je n’ai rien remarqué.

AIO : Pourquoi est-ce que cette laie revient en avril vous présenter sa famille ?

VT – Je ne sais pas pourquoi elle a choisi notre maison la première fois ni pourquoi elle revient tous les ans depuis 5 années.  Sûrement parce qu’elle sait qu’on l’aidera.  Au printemps les denrées commencent à manquer pour eux. La sécheresse commence à se faire sentir, particulièrement cette année. Vers la fin du mois d’Avril, elle arrive seule lorsqu’elle me voit dehors, fait un petit grognement pour m’interpeller et lorsque je me retourne et que je la vois me regarder, je comprends à ses yeux qu’il est temps que je l’aide. Je suis contente de la retrouver. Alors je lui dis, contente de te retrouver, tu as été plus maligne que les chasseurs. Sûrement stupide mais je suis sûre qu’elle peut comprendre. Les jours qui suivent, elle amène ses petits avec elle. Elle ne me les présente jamais le premier jour de son retour. Elle sait rester prudente.

AIO : Vous pensez qu’elle vous re-connait ?

VT – Il me semble bien que oui.  C’est vers moi qu’elle vient même si mon mari est dehors avec moi. Ils s’arrêtent à 10 mètres de la maison. Ca me panique un peu pour leur sécurité de les voir si proche. Lorsque la laie les présente en avril, ils sont sauvages et méfiants. Après, ils me reconnaissent. C’est un problème. Je ne sais pas s’ils seraient aussi confiants si une autre personne était à ma place.

AIO :  Vous dites que la laie vous tolère, par nécessité ?

VT – Oui, elle sait que je l’aide. Quand je donne à manger, parfois elle se cache dans le maquis et je l’entends souffler, sûrement parce que ses petits sont près de moi, cependant, je sais qu’elle ne me fera rien. Elle me tolère car elle sait que je ne leur ferais pas de mal.

AIO : Pourquoi est-ce qu’ils ne sont plus visibles l’automne ?

VT – A partir du mois d’octobre, les glands des chênes tombent et naturellement ils préfèrent largement ce festin.  Ils n’ont alors plus besoin de moi et je ne les vois plus.  Alors je lui dis d’être prudente, de se cacher des chasseurs et des voitures et que je souhaite la retrouver au printemps. Souvent je pense à eux l’hiver, parfois je les entends, je les devine, mais je ne les vois plus. Souvent je me demande sont-ils encore vivants ? La réponse arrive seulement au mois d’avril prochain et ma joie revient à ce moment-là quand je les retrouve.

AIO : Est-ce que l’on peut voir dans tous ces agissements, une forme d’intelligence voire de culture ?

VT – J’en suis persuadée.

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Francoise

Françoise Kalfon, 40 ans directrice de production, végétarienne depuis 20 ans, pratiquante de Acroyoga, Kundalini Yoga, Iyengar Yoga