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La chronique d’Astrid : alimentation, et si on écoutait nos tripes ?

Avertissement : je fais le choix délibéré, de mettre les termes génériques au féminin. Parce que le langage façonne la pensée, et la pensée dirige nos actions, et parce que dans 99,9% des cas, on applique toujours la règle arbitraire du « masculin qui l’emporte», je souhaite par ce choix, apporter ma contribution au cheminement vers l’égalité. Par ailleurs, si les personnes de genre féminin sont capables de s’identifier dans un genre qui n’est pas le leur, il serait réducteur pour nos confrères masculins de présupposer qu’ils ne disposent pas, eux aussi, de cette même capacité.

« Le sélénium n’est considéré comme élément-trace essentielle que depuis une trentaine d’années. »1
« Les différences culturelles sont marquées dans le domaine des supplémentations : en Europe et particulièrement en France, le magnésium est surtout utilisé pour ses propriétés sédatives, alors qu’aux États-Unis, il est utilisé en cardiologie, notamment dans la régulation des troubles du rythme cardiaque. »1
« Le taux de cholestérol optimal se situe probablement entre 50 et 70 mg/dl et il semblerait que plus il est bas, mieux c’est. »2
 Comme on peut le voir à travers les exemples ci-dessus, la science nutritionnelle est faite de découvertes, de tests, d’hypothèses, d’évolutions qui parfois invalident les théories précédentes, et les prescriptions peuvent donc être changeantes selon le lieu et l’époque. L’exemple le plus frappant à mon sens, ce sont les régimes hyper-protéinés, qui étaient la panacée des années 2000, prescrits même par certains médecins, et qui sont désormais notoirement connus comme étant dangereux pour la santé.
Pourtant, dans le milieu médico-nutritionnel, certains essaient de faire passer ce qu’ils ont à vendre, qu’il s’agisse de leur expertise ou du dernier programme minceur, comme des vérités inaliénables – je pense que nous sommes toutes familières des allégations du Dr Jean-Marie Cohen sur le végétalisme, pour prendre un exemple tout à fait au hasard ! – .
Le résultat, c’est que, quand on souhaite être un minimum attentive à son alimentation, on se prend rapidement la tête pour savoir si tous nos besoins sont couverts, et on a tendance à culpabiliser quand on a l’impression de ne pas réussir à mettre en adéquation la théorie et la pratique.
Je crois que cela concerne tout le monde, mais que c’est particulièrement vrai en tant que végé, d’abord, parce que la question de l’alimentation nous touche généralement plus que la moyenne des gens, ensuite, parce que notre entourage – personnel, professionnel, médical, … – nous en rajoute souvent une couche (ça faisait longtemps que vous n’aviez pas entendu le mot « carences », et ça vous manquait, n’est-ce pas ? ☺).
Ma théorie, c’est donc qu’on réfléchit trop.
On est confrontées à des sources d’informations multiples, intarissables, et souvent contradictoires, le tout, arrosé généreusement de marketing abusif et de publicités qui voudraient bien nous faire prendre les vessies pour des lanternes, et les produits d’origine animale pour des éléments in-dis-pen-sables !
Du coup, beaucoup d’entre nous ont tendance à « manger avec leur tête », bloquant ainsi les sensations que le reste du corps nous envoie (la sensation de satiété notamment !).
« Manger avec notre cerveau » peut aussi nous faire (mal) interpréter les signaux physiques envoyés. Par exemple :Corps : – Je suis un peu déshydraté. ➡️ Moi : – Tiens, je me sens un peu fatiguée… ➡️ Cerveau : – Prends donc quelque chose de bien sucré, c’est plein d’énergie (la télé, mes amies et mes parents me l’ont répété plein de fois !).
 Le cerveau des humaines est, certes, un outil génial et très puissant. Mais plus un outil est performant, plus il est complexe et parfois capricieux. Dans le cas du cerveau, bien que tout le monde en reçoive un en dotation sur la ligne de départ, on nous le livre sans la notice d’utilisation – ce qui peut expliquer qu’on ait parfois l’impression que certaines ont vraiment du mal à s’en servir ! – .
Plus sérieusement, notre tête nous a toutes déjà joué des tours, et nul besoin pour cela de souffrir de schizophrénie ou d’hallucinations chroniques : notre état émotionnel à lui seul peut largement influencer, voire déformer, notre perception du monde extérieur, mais aussi de nos propres besoins.
Mais revenons à nos brocolis : On entend actuellement parler de notre ventre comme de notre « 2e cerveau », et il est de plus en plus admis que cet organe a son intelligence propre. Alors notre ventre ne serait-il pas techniquement mieux placé que notre tête pour savoir ce qu’il nous faut en terme de carburant ?
Ce que j’ai envie de proposer comme base nutritionnelle, accessible à absolument tout le monde, c’est de « délocaliser la pensée ». Si on ne peut pas arrêter de penser, on peut en revanche choisir de penser avec nos tripes et avec nos ressentis aux moments des repas, au lieu de toujours le faire avec notre tête et avec nos émotions. Non seulement, cela permet de se reconnecter à la sensation de satiété, mais je pense que cela permet aussi de faire de meilleurs choix alimentaires d’un point de vue qualitatif: en effet, c’est le cerveau, notre tour de contrôle émotionnelle, qui nous envoie des appels au sucré, au gras et à la nourriture « doudou » pour nous réconforter et activer les circuits de la récompense.
Pourtant, le corps, lui, nous transmet toutes les sensations nécessaires pour nous signifier que ce genre de nourriture ne lui convient pas : lourdeurs, ballonnements, maux de ventre, fatigue, maux de tête, etc…
    Par conséquent, quelqu’un qui sait être à l’écoute de ces signaux associera assez facilement une alimentation trop lourde et trop riche avec des ressentis désagréables, et un repas complet et équilibré avec une sensation de satisfaction physique. Tandis qu’une personne qui intellectualise se sentira rassurée devant de la junk food et aura donc tendance à y revenir, et associera plutôt « alimentation saine » avec « frustration ».
En conclusion, cette posture n’empêche absolument pas de se renseigner au mieux sur la nutrition afin d’étayer ses connaissances; il s’agit simplement de rappeler que l’acte de manger est d’abord un acte instinctif. En tant que tel, nous devrions toutes en premier lieu écouter nos tripes, avant de nous en remettre à des expertises extérieures.
J’espère ainsi avoir pu apporter à certaines d’entre vous une grille de lecture un peu différente quant à leurs capacités à faire les bons choix alimentaires.
« Vous avez pu observer ce qui se passe quand un feu se consume dans une cheminée : si vous redisposez un peu les bûches, elles s’enflammeront à nouveau. Vous n’y avez rien ajouté, la seule chose que vous ayez changé est la disposition. Mais cela fait une énorme différence. »3

La chronique d’Astrid

 BIBLIOGRAPHIE ET INSPIRATIONS

1. Collèges des Médecines douces du Québec – cours 142 Les fondements nutritionnels.
2. Dr Michael Greger, Mieux manger peut vous sauver la vie.
3. Richard Bandler, Un cerveau pour changer.
Vidéo youtube – David Lefrançois, La psycho-neuronutrition.
Vidéo youtube – Esther, Bilan alimentation, perte de poids, émotions.
📷 : photos Google

COMMENT RÉPONDRE AUX BESOINS DE L’ORGANISME EN VITAMINES ET MINÉRAUX QUAND ON EST VÉGÉTALIEN

 

Nutriments Rôle pour l’organisme Sources végétales
Vitamine B12 – Renouvellement cellulaire

– Bon état de la peau

– Formation des globules rouges

– Bon fonctionnement des neurones

– Produits enrichis en B12 (jus d’amande ou de soja, céréales petit-déjeuner),

– Les algues rouges et vertes

– La spiruline

Une supplémentation médicamenteuse est souvent nécessaire, un dosage sanguin s’impose chaque année.

Vitamine D – Absorption du calcium par l’intestin,

– Réabsorption du calcium par les reins,

– Fixation du calcium dans le squelette et les dents.

2 sources :

– Les rayons UV du soleil (une dizaine de minutes par jour)

– L’alimentation : quasiment nulle dans les végétaux, il faut donc s’orienter vers les produits enrichis (boissons végétales, céréales, huiles…).

A l’approche de l’hiver, une supplémentation peut être nécessaire.

Vitamine C – Antioxydant

– Défense immunitaire

– Meilleure absorption intestinale du fer

– Fruits crus (la cuisson détruit la vitamine C) : agrumes+++, fruits rouges…

– Légumes crus de préférence : Poivron rouge, choux…

Calcium – Minéralisation des os

– Régulation du rythme cardiaque

– Contraction musculaire

– Coagulation sanguine

– Graines oléagineuses (noix, noisettes, amandes…),

– Légumes, surtout les verts foncés (épinard, brocolis, cresson…)

– L’orange

Fer – Transport et stockage de l’oxygène

– Travail musculaire

(Attention aux pertes dans la sueur).

Pour avoir un bon apport malgré l’absence de produits animaux (fer héminique), veillez à manger :

– Des céréales complètes sans sucre ajouté,

– Des légumineuses (tofu, haricots rouges et blancs, pois cassés, lentilles),

– Des noix,

En les couplant à des fruits et/ou légumes frais pour la vitamine C qui permet d’augmenter l’absorption du fer.

Magnésium – Contraction musculaire

– Régulation du rythme cardiaque

– Céréales complètes,

– Légumes secs,

– Graines oléagineuses,

– Chocolat, cacao,

– Certaines eaux minérales.

Phosphore – Réserve d’énergie

– Lutte contre les crampes

– Graines oléagineuses

– Légumes secs

Image associée

Objectif Chantilly

Chantilly 1

Avant la course… bien avant…beaucoup trop même.

« Quoi ? tu es sportive, tu t’entraînes tous les jours et tu ne manges pas de viande ? » Tu vas voir mon gars…

5km, puis 10, puis 20…. Haha la mangeuse de graine en tout cas fait 10x plus que toi ! Bon ben pourquoi pas un semi-marathon ? Rien de fou quand on sait que certains courent des 80km, 100km et plus…
C’est avec motivation que je propose un semi-marathon avec les couleurs vegan-marathon. Car oui, se présenter sur ces courses en tant que personne, c’est bien, en tant qu’organisme c’est encore mieux notamment quand celui-ci regroupe des valeurs que nous souhaitons défendre et faire circuler le plus possible.

Allez c’est parti ! C’est avec fierté que Xavier le zèbre, Jocelyne la sauterelle, Greg le houmous, Jean Luc le vacancier et moi-même la dalleuse, participons aux courses de chantilly : 10km pour Jocelyne et Greg, le semi pour Xavier, Jean-Luc et moi.

(Quoique, le Chef Magà a bien dit « nous avons 5 champion.ne.s qui vont représenter le clan vegan marathon au semi-de chantilly ». Bon désolé Greg et Jocelyne mais faut écouter notre cap’taine, c’est partie pour 21km).

Pour commencer l’inscription sur internet : apparemment le château de chantilly sélectionne ses coureurs car certains n’ont pas reçu le complément d’informations (ULTRA importantes évidemment). PAS DE PANIQUE, on est en 2018 et on peut se transmettre les mails. Ouf c’est bon.

Enfin…reste à savoir ce qu’il faut comprendre de ce mail : Départ 11h de la course. Ha non c’est 10h. Oui mais ça c’est le 10km, le semi c’est 10h15. Mince, j’avais vu 11h… Merci Jocelyne on a déjà UNE infos).
Bon, faut être 45 min avant l’épreuve pour retirer les dossards, OK. Enfin chef…une autre ligne nous dit d’être présent 1h30 avant pour s’enregistrer (bon, si non, on a reçu un SMS 1 jour avant pour nous dire qu’il faut être là 1h avant). ALLER on se dit 1h30 au moins on sera à l’heure.
A ce moment précis…commence une série de calcul, d’équation, de soustraction, de statistique et de course d’orientation pour pouvoir se donner rendez-vous pour que je les récupère en voiture afin d’être : en forme, à l’heure et avoir tout le monde. Quelle épreuve, franchement plus dur que de courir ! Entre le planning proposé par l’un, le résumé de l’un et le changement de dernière minute d’un autre. Bon prendre un train ce n’est pas compliqué si ??
Ha mais… moins de train le dimanche pour se rendre là-bas, c’est soit 7h soit 9h de toute façon… Problème réglé alors ? 9h étant trop juste, 7h on est large…ça pique (Greg et moi commençons à verser nos larmes…Jocelyne un véritable torrent… se lever à 6h pour courir 10 ou 21 bornes…un dimanche matin…ok on est un peu fou). Finalement rendez-vous dans une autre gare vers 8h et on arrive à mettre tout le monde d’accord (Sauf Jean Luc qui nous vient tout droit de la terre du milieu et décide de venir de son propre côté…pas facile la vie de hobbit à la campagne). Aller, une bonne nuit de sommeil avant de passer aux choses sérieuses…ou presque. Notre sauterelle a un souci à l’œil et une blessure au genou suite à une chute ; moi je ne dors que 4h (Merci le chat) ; petite nuit pour Xavier aussi. Gregory ? ho bah ça à l’air d’aller. Heureusement que Maman fringale est là pour amener des crêpes et une banane :D.
Aller 8h, je récupère la troupe et départ à Chantilly.

Sur place : Ou sont les vestiaires ? Bon bah retour à la voiture. Ha si en fait ils étaient près de l’espace d’accueil des gens du voyage (Oops non des triathlète… par ce que oui il y en a du matos !!).
Bon, évidemment avant la course, c’est en coopération que nous allons à la pipi room. Nous y trouvons d’ailleurs Jean Luc qui nous dis bonjour en faisant la bise…jusqu’à même faire la bise aux concurrents (C’est qu’il aurait fait la bise à toutes les personnes devant les toilettes si on ne l’avait pas arrêter !!).

On a bien mangé, bien dormi (ou pas)

On est prêt…

ALLER C’EST PARTI L’EQUIPE, ON Y VA !!

*heuu, c’est par ou la ligne de départ ???*

Pendant la descente aux enfers… Heu pardon la course, je voulais dire la course :

Chantilly 2 Lola

Lola la dalleuse :

Après avoir croisé un autre Vegan et avoir pris une photo, on se lance pour l’aventure ! Départ tranquille, motivée, toute contente, des coucous à nos fans évidemment ! (Jocelyne et Greg). Un parcours dans les jardins du château, la forêt, magnifique…Tout va bien.
Je double des dizaines de personne. D’autres me doublent au fur et à mesure, la routine.
7km, premières pauses pipi, une véritable « aire à pissotière » ; des mecs plantés un peu partout à distance régulière genre 5m (bah ouais hein faut avoir sa ptite bulle pour faire pipi…). Et cela évidemment tout au long du parcours. Des pauses plus subtiles de temps en temps pour les filles, quand on les voit revenir par magie de derrière un petit buisson.
Les premiers marcheurs (abandons ?) apparaissent. Moi ? La forme, la pêche, tout roule.

Des maux de ventre me perturbent pas mal sur les 5 derniers km, ça devient dur de rester concentrée…un peu de coca par ci par là aux ravitos mais bon rien n’y fait, je dois attendre l’arrivée pour abréger les souffrances. Au dernier km tiens je croise le Zèbre « hey ! ça va » ; puis je file assez vite vraiment je ne tenais plus. Enfin je ne file pas si vite puis qu’apparemment il est arrivé 11s après ! Pfff moi qui pensait m’être transformée en Flèche dans les indestructibles.

A l’arrivée on se trouve, on retrouve Jean-Luc, Jocelyne et Greg, team de nouveau réunie. Dernières photos avec nos médailles et retour à la voiture (tiens on recroise notre british vegan helloooo). Une fois à la vegan mobile, direction la gare de Domont pour déposer Xavier. Puis direction dernier ravitaillement (chez moi quoi…). Avant de manger, Jean Luc nous fait sa petite sieste. Et nous voilà, Greg, Jocelyne, Jean Luc et moi autour de pleeeeein de nourriture VEGAN (Merci Maman au passage pour son fromage et son seitan maison).

Xavier Le Zèbre :

Qu’est-ce qui m’a pris d’accepter de courir le semi-marathon de Chantilly qui n’était pas prévu à mon programme ? Une sortie du dimanche sur le terrain du zèbre himself qui scella notre accord. Dimanche 26 août 2018 : Je prends le RER direction la gare du nord. Arrivé sur place, j’aperçois le houmous en train d’acheter sa banane. La sauterelle en costume de robocop nous rejoint au départ du train en direction de Domont. Nous y retrouvons la dalleuse avec sa voiture rayée à l’huile d’olive. Sur le site magnifique de Chantilly, son château et ses jardins à la française, nous en profitons pour demander à un coureur de nous prendre en photo le tee shirt végan marathon bien en vue. Nous sommes venus en force. Pendant que nous allons chercher nos dossards, nous essayons de retrouver le vacancier. Ah, le voilà. La crème végane de Chantilly est au complet. Les semi-marathoniens prennent le départ à 10 h 00 et ceux qui font le 10 km à 10 h 15. En nous rendant sur la ligne de départ, j’aperçois dans le dos d’un concurrent un tee-shirt vert sur lequel il est écrit « vegan runner ». Je le fais remarquer à mes camarades. Nous l’abordons, il s’agit d’un sujet britannique venu avec sa femme. Nous échangeons quelques mots dans sa langue natale, immortalisons l’instant et nous souhaitons mutuellement une bonne course. C’est le 2ème semi pour Lola et Jean-Luc. Ils espèrent finir en moins de 01 h 45. Pour ma part, il s’agit de ma séance longue en vue de l’impérial trail de Fontainebleau. (57 km). Je courrai la première partie en endurance puis 2*15′ entre 12 et 13 km/h puis à nouveau en endurance. Pas de RP en vue. Je suis bien. Lola et Jean-Luc me rejoignent et me doublent. Plus loin, je retrouverai Jean-Luc qui essaie de remettre son dossard. Il repart, je suis à nouveau seul, enfin presque. J’ai commencé derrière les 2 h 15, puis je les ai dépassés. J’ai accéléré au 11ème km pendant 15′ et j’ai doublé le meneur d’allure des 2 h 00. J’avais ralenti pendant 3′ puis je suis reparti à un rythme soutenu. Au 19ème km, j’aperçois Lola juste devant moi, je fais un effort pour la rattraper, je n’en reviens pas d’être remonté à ce point. Je suis à 13,3 km/h. Je me dis que l’on va finir ensemble mais non, elle repart de plus belle pour arriver à son objectif. Malheureusement, elle ne l’atteindra pas. Je ne la suivrai pas. J’ai préféré gérer mais sur le dernier kilomètre, je donne le maximum pour finir en 1 h 50’55 » à 11 » de Lola qui finit en 1 h 50’44 ». Le vieux zèbre a encore de la ressource et l’entraînement paie. Retrouvailles à l’arrivée. Parés de nos médailles, avec Lola (déjà en train de manger ce qu’il y avait à l’arrivée…) et Greg, nous apprécions notre performance. Jocelyne nous rejoint, mais où est encore passé Jean-Luc ? Il s’est blessé. Poor Jean-Luc. Nous posons fièrement en photo avec notre ami anglais et rejoignons la voiture. Lola et Jocelyne me déposent à Domont. Ce n’est qu’un au revoir.

Jean- Luc :

Première sortie “aio aio” et premier semi-marathon pour moi cela fait beaucoup de nouveautés en même temps ! Et là le coup de pas de chance, la grosse soirée qui se profile la veille . Choisir c’est renoncer. Choisir de ne pas choisir c est pas mal aussi :)) c’est donc avec un petit mal de crâne caractéristique des lendemains de bonnes soirées que j’aborde fraîchement le château de chantilly sur les coups des 8h. Oups frisquet, sentiment mélangé d’excitation, de motivation et de « qu’est ce qui m’a pris de m’inscrire à ce truc ? ». Et hâte. Hâte de rencontrer mes petits camarades de joyeuse galère je retire mon dossard, me prépare psychologiquement, boit boit boit pour que mon corps se régénère et enfin la chaleur humaine de mes nouveaux petits camarades ! Bien sûr Lola, pionnière dans l’inscription et moteur de mon engagement, Xavier, Greg et Jocelyne, ma petite chef de cœur que je pouvais enfin rencontrer. A peine le temps de faire connaissance, ce sont déjà les 21km qui m’attendent. Je ne le sens pas. Je sens mon corps dire à ma tête que j’abuse. Sur les 12 premiers kms, tout défile assez bien. Je sais Lola devant, Xavier pas loin derrière, je croise Lola au détour d’une boucle qui me souffle quelques mots d’encouragement, « tiens finalement ça va le faire » 12ème km je vois un Xavier tout frais me dépasser avec aisance et agilité, je me dis au fond de moi, « belles ressources !  je vais essayer de m’accrocher derrière ». Et la d abord mon genou gauche me dit de pas deconner puis deux km plus loin le genou droit. Je souffre de plus en plus. Ma tête me dit qu’il est hors de question d’arrêter. Mes genoux me disent il est hors de question de continuer. Tous deux vont rentrer dans un débat sans fin. 16km 17km 18km j en peux plus je m’arrête. Les gens défilent. Putain 2h je me suis juré de terminer en dessous des 2h. Je dois le faire. Je repars en trottinant en me promettant de tenir jusqu’à l’arrivée. Bientôt se profile la délivrance ! 1h59 yes yes yes le dieu des animaux m’a donné la force ! Quelle joie de retrouver mes 4 collègues. Jocelyne a chuté. Mais elle s’est relevée et à continuer. Je me dis au fond de moi « sacré caractère ». Et vous connaissez la suite après l’effort le réconfort. Et combien Lola est réconfortante. Encore la pêche, elle est aux petits soins pour nous dans un paysage paisible où vivent quelques animaux en paix. La ressource ! Apprendre à mieux connaître Greg et Jocelyne. Tranquilles. A l’heure de la sieste. Je me sens bien. Serein. Mieux qu’avant les 21 km à très vite pour de nouvelles aventures !

Jocelyne la Sauterelle :

Le cas pathologique de la Team Chantilly, c’est moi ! Mais qu’est-ce que je suis allée faire dans cette galère ? Vouloir courir 10 K, moi ? Avec mes 67 ans et mon équilibre instable, une brûlure au fer à repasser sur le mollet (incident trop compliqué à relater), une douleur à la cuisse qui s’avère être une déchirure et … à l’œil, un chalazion ? La chute malencontreuse (il en existe d’autres ?) s’est produite lors d’un entraînement à Bleau avec Christian, mon Amicoach. Je suis tombée en vrac sur une pierre. Je me pose une question : Est-ce que c’est parce que je suis une vraie parisienne que je n’aime courir que sur le bitume ?
C’est en boitillant et avec un œil à moitié fermé que je pars avec l’idée, soufflée par Christian, que c’est un entraînement pour le Paris-Versailles. Je me dis que j’ai le droit d’abandonner si ma cuisse me fait trop souffrir.
Je pars en queue de peloton pour éviter de déranger et/ou de me faire bousculer par plus valides que moi. Je ne souffre pas trop, je ne force pas trop. Malgré une perte de temps due à une nouvelle chute (ça étonne quelqu’un ?) je suis surprise et contente de dépasser, les unes après les autres, 4 femmes dont je suis l’ainée d’au moins 30 ans. Ça va, je suis tombée sur un coin sablonneux. Je n’aime toujours pas la course nature mais j’apprécie la beauté du lieu. Ce sont les 500 derniers mètres les plus difficiles, surtout autour de la fontaine alors je marche. Un jeune athlète me dit en me dépassant : « Allez ! Tu es presque arrivée, ce n’est pas le moment de lâcher » C’est avec le sourire que je me remets à courir et que je passe la ligne d’arrivée. Mon chrono annonce 01 :22 :07 pour 10,310 km OUI CREG, on nous a menti !
MAIS je suis arrivée au bout, je ne suis pas la dernière et je suis la 1ère (et seule ) de + de 60 ans
Sincèrement, pour avoir passé du temps avec la Team Chantilly et avoir dégusté la délicieuse cuisine de Lola et de sa maman, je ne regrette rien ! J’en redemande. AIOOOOOOOOOO

Grégory le Houmous:

« AIO AIO AIO
Pour rappel, nous sommes déjà 3 du groupe à participer au semi-marathon de chantilly. Si d’autres sont motivés faites signe, il y a aussi un 10 km ^^ (les prix commencent à augmenter par contre faites vite)
Puis, habitant pas loin de Chantilly, je propose un repas post course chez moi histoire de se retrouver et de se poser après autant d’effort !
A Bientôt
 »
C’est comme ça que tout a commencé… L’appel de la bouffe par Lola ! Ayant commencé la course à pieds seulement trois mois plus tôt, il me fallait bien une petite motivation pour me lancer dans ma première course officielle ! Et puis ça sera pile au milieu de mes vacances, je serai reposé. Et puis on sera plusieurs, ça sera sympa ! Et puis… Bah c’est que 10 km, je fais déjà ça en entraînement… Allez, c’est parti !

Vient ensuite le moment de l’organisation. A quelle heure démarre la course en fait ? Et le retrait du dossard ? Et donc l’arrivée sur place… L’heure du train… Le temps de métro… L’heure du réveil… Oh bordel… 6 heures du matin ! Pourquoi je me suis inscrit moi ? JE SUIS EN VACANCES B*RDEL ! Bon, trop tard hein. Assume maintenant.

La veille de la course, je rentre tard de mes vacances… Et le frigo est vide. Je n’ai rien pour le p’tit dèj… Bon, je trouverai bien quelque chose le matin, quelque part… Au moins une banane quoi.

Jour J, réveil difficile après quatre nuits en déficit de sommeil. Qui a dit que les vacances sont faites pour se reposer ? Allez, debout. Courir couché ça va pas le faire.
Errant à la gare du nord à la recherche d’une précieuse banane, un message s’affiche sur mon téléphone :
[Lola] « Vous avez déjeuné ou pas ? J’me fais des crêpes là et j’en ai fait un peu beaucoup  »
Hourra ! Des crêpes ! Je n’en rêvais même pas tellement ça me semblais utopique.

Après la petite demi-heure de train avec Jocelyne et Xavier à compter les quelques heures de nos mini-nuit, nous retrouvons enfin Lola (et ses délicieuses crêpes) ! En Route !
Arrivée sur place en avance, comme prévu. C’est bô ! Faudra revenir un autre jour pour visiter. On se prépare. On règle les détails administratifs. Tout va bien. On retrouve Jean-Luc, l’équipe est enfin au complet !

10h00, départ de Lola, Xavier et Jean-Luc pour leurs 21 km. Jocelyne et moi faisons les groupies avec nos téléphones.
10h14, une minute avant le départ du 10 km. Est-ce que je stresse ? Même pas. Je suis venu sans me fixer d’objectif. À part passer la ligne d’arrivée, évidement. En fait je stressais plus pour la paperasse. La peur d’avoir oublié quelque chose et de ne pas pouvoir participer. Allez, je lance ma playlist, puis Runkeeper. C’est parti comme à l’entraînement.
Je pars du fond avec Jocelyne, mais nos rythmes différents nous éloignent rapidement. Le premier kilomètre nous fait passer par des chemins assez serrés. Impossible de dépasser deux coureurs côte à côte. Ce n’est pas plus mal de commencer doucement, et puis les Black Eyed Peas ont tendance à me faire trop accélérer si je ne fais pas attention…
Le chemin s’élargit, on arrive dans la forêt. C’est super agréable. L’air est frais mais le corps se réchauffe avec l’effort. Les kilomètres s’enchaînent sans problème. Que dire de plus ? Je me sens bien. Le rythme annoncé par mon téléphone me plaît. Je n’y fais pas vraiment attention en fait. Je cours juste. J’accélère un peu quand j’ai la pêche.
Le finish apparaît. Même si je pourrais continuer, je suis tout de même content de le voir. Ne ralentis pas, tu pourras te reposer après. 57 minutes et 48 secondes ! Tiens, mon meilleur temps sur 10 km ! Que demander de plus ?

Une fois l’équipe à nouveau regroupée, direction la casa de Lola pour ce chouette repas tant attendu. Après tout, on est venu pour ça non ?

Les nutriments en alimentation végétale : #14 les lipides

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Dernier volet de la série « Les nutriments en alimentation végétale ». On termine sur les indispensables lipides.

Données retransmises ici à titre purement informatif depuis les sources indiquées en fin d’article. Il appartient à chacun.e de faire les vérifications nécessaires. Ces articles ne se substituent en aucun cas à un avis médical.

Lipides

Les lipides – ou graisses – représentent une source calorique importante pour l’énergie ou encore la composition de la paroi cellulaire. Ils sont nécessaires à une santé optimale, au contraire de ce que véhiculent la plupart des idées reçues qui les diabolisent. Ces lipides sont également nécessaires car ils rendent possible l’assimilation des vitamines liposolubles (solubles dans le gras), comme les vitamines A, D, E et K. Inutile de veiller à ses apports vitaminiques si l’on ne consomme pas le gras nécessaire à leur assimilation !

Comme évoqué précédemment, la consommation d’oméga-6 est actuellement trop élevée : il convient donc de limiter les apports en cet acide gras, en évitant par exemple l’huile de tournesol ou de maïs.

L’huile d’olive, riche en oméga-9 bénéfiques pour la santé et supportant très bien la cuisson, est conseillée en remplacement.

Enfin, l’huile de colza possède un ratio oméga-3/oméga-6 optimal ; c’est une huile importante à avoir sous la main !

(liste non exhaustive)

Huiles Oléagineux Soja
Colza Noix Tofu
Noix Noix de cajou Laits
Soja Cacahuètes Yaourts
Olive

Lin

Noisettes

Amandes

Graines de tournesol
Sésame
Olives
Graines de lin (fraîchement moulues)

Sources :

Vegan-pratique.fr

www.passeportsante.net

www.vivelab12.fr

www.alimentation-responsable.com/sites/alimentation-responsable.com/files/Position_VG_ADA2009_VF1.00.pdf

www.alimentation-responsable.com/position-de-lapsares

ciqual.anses.fr

Les nutriments en alimentation végétale : #13 vitamine K et Oméga-3

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Treizième et avant-dernier épisode de la série à rebondissements « Les nutriments en alimentation végétale ». Au programme : vitamine K et Oméga-3.

Données retransmises ici à titre purement informatif depuis les sources indiquées en fin d’article. Il appartient à chacun.e de faire les vérifications nécessaires. Ces articles ne se substituent en aucun cas à un avis médical.

Vitamine K

La vitamine K joue un rôle dans la coagulation sanguine ainsi que dans la solidité des os.

(liste non exhaustive)

Légumes à feuilles Autres
Brocolis Huile de soja
Choux Kiwis
Epinards Pruneaux
Blettes Persil
Laitues Thym
Endives
Céleri

Oméga-3

Les oméga-3 nous sont nécessaires dans de nombreux processus biochimiques de l’organisme : élaboration d’acides gras insaturés, composition des membranes cellulaires, régulation de la tension artérielle, élasticité des vaisseaux sanguins, réactions immunitaires, etc.

A l’heure actuelle, les sociétés occidentales consomment bien trop d’oméga-6 par rapport aux omégas-3, qui sont souvent bien trop faibles. Cet acide gras étant impossible à synthétiser pour l’organisme humain, il est nécessaire de se le procurer au travers de l’alimentation… et les végétaux sont parfaits pour cela !

Il est important de noter que pour bénéficier des bienfaits des oméga-3, il ne faut pas les faire chauffer, ceux-ci étant très sensibles à la chaleur. Il faut donc privilégier un apport « cru », dans les salades ou en ajout après cuisson.

Enfin, il est également possible de se supplémenter en oméga-3 véganes, par le biais de capsules d’huile de lin ou de micro-algues.

(liste non exhaustive)

Huile Autres
Colza Graines de lin et de chia
Lin Noix
Noix Capsules de micro-algues (ex : Opti-3)

Sources :

Vegan-pratique.fr

www.passeportsante.net

www.vivelab12.fr

www.alimentation-responsable.com/sites/alimentation-responsable.com/files/Position_VG_ADA2009_VF1.00.pdf

www.alimentation-responsable.com/position-de-lapsares

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Les nutriments en alimentation végétale : #12 la vitamine A

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Dans la série « Les nutriments en alimentation végétale », je voudrais le douzième épisode ! Le sujet du jour ? La vitamine A.

Données retransmises ici à titre purement informatif depuis les sources indiquées en fin d’article. Il appartient à chacun.e de faire les vérifications nécessaires. Ces articles ne se substituent en aucun cas à un avis médical.

Vitamine A

La vitamine A joue un rôle prépondérant dans la vision, mais elle participe également à la croissance des os, la régulation du système immunitaire, la santé de la peau et des muqueuses ainsi qu’au système reproductif.

La source de vitamine A la plus efficace et abondante est la provitamine (qui permet la synthèse de vitamines par le corps) bêta-carotène, que l’on trouve dans les végétaux.

(liste non exhaustive)

Fruits et légumes rouge-orangé Légumes à feuilles vertes
Carottes Epinards
Patates douces Brocolis
Abricots Cressons
Mangues Persils
Melons Laitues (surtout laitues romaines)
Tomates
Courges
Poivrons rouges

Sources :

Vegan-pratique.fr

www.passeportsante.net

www.vivelab12.fr

www.alimentation-responsable.com/sites/alimentation-responsable.com/files/Position_VG_ADA2009_VF1.00.pdf

www.alimentation-responsable.com/position-de-lapsares

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Les nutriments en alimentation végétale : #11 la vitamine C

Onzième épisode de la série « Les nutriments en alimentation végétale », où on en vient enfin à parler de la très connue vitamine C.

Données retransmises ici à titre purement informatif depuis les sources indiquées en fin d’article. Il appartient à chacun.e de faire les vérifications nécessaires. Ces articles ne se substituent en aucun cas à un avis médical.

AAAA vitamine CVitamine C

Ah, la fameuse vitamine C, amie de l’assimilation du fer ! Les meilleures sources de cette vitamine étant les sources végétales, un régime végane varié intégrant une bonne quantité de fruits et légumes crus (le plus frais et le moins cuit possible) apporte la quantité de vitamine C nécessaire à une bonne santé.

Outre son rôle d’aide à l’assimilation du fer, elle intervient dans le bon fonctionnement des systèmes immunitaires et sanguins, en plus d’être anti-oxydante.

(liste non exhaustive)

Fruits et légumes Légumes à feuilles vertes Féculents
Kiwis Brocolis Pommes de terre
Poivrons Choux Patates douce
Cassis Salades Fèves
Fraises
Oranges
Mandarines
Mûres
Melons
Myrtilles
Citrons
Mangues
Tomates

AAAA vitamines C 2

Sources :

Vegan-pratique.fr

www.passeportsante.net

www.vivelab12.fr

www.alimentation-responsable.com/sites/alimentation-responsable.com/files/Position_VG_ADA2009_VF1.00.pdf

www.alimentation-responsable.com/position-de-lapsares

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