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Objectif Chantilly

Chantilly 1

Avant la course… bien avant…beaucoup trop même.

« Quoi ? tu es sportive, tu t’entraînes tous les jours et tu ne manges pas de viande ? » Tu vas voir mon gars…

5km, puis 10, puis 20…. Haha la mangeuse de graine en tout cas fait 10x plus que toi ! Bon ben pourquoi pas un semi-marathon ? Rien de fou quand on sait que certains courent des 80km, 100km et plus…
C’est avec motivation que je propose un semi-marathon avec les couleurs vegan-marathon. Car oui, se présenter sur ces courses en tant que personne, c’est bien, en tant qu’organisme c’est encore mieux notamment quand celui-ci regroupe des valeurs que nous souhaitons défendre et faire circuler le plus possible.

Allez c’est parti ! C’est avec fierté que Xavier le zèbre, Jocelyne la sauterelle, Greg le houmous, Jean Luc le vacancier et moi-même la dalleuse, participons aux courses de chantilly : 10km pour Jocelyne et Greg, le semi pour Xavier, Jean-Luc et moi.

(Quoique, le Chef Magà a bien dit « nous avons 5 champion.ne.s qui vont représenter le clan vegan marathon au semi-de chantilly ». Bon désolé Greg et Jocelyne mais faut écouter notre cap’taine, c’est partie pour 21km).

Pour commencer l’inscription sur internet : apparemment le château de chantilly sélectionne ses coureurs car certains n’ont pas reçu le complément d’informations (ULTRA importantes évidemment). PAS DE PANIQUE, on est en 2018 et on peut se transmettre les mails. Ouf c’est bon.

Enfin…reste à savoir ce qu’il faut comprendre de ce mail : Départ 11h de la course. Ha non c’est 10h. Oui mais ça c’est le 10km, le semi c’est 10h15. Mince, j’avais vu 11h… Merci Jocelyne on a déjà UNE infos).
Bon, faut être 45 min avant l’épreuve pour retirer les dossards, OK. Enfin chef…une autre ligne nous dit d’être présent 1h30 avant pour s’enregistrer (bon, si non, on a reçu un SMS 1 jour avant pour nous dire qu’il faut être là 1h avant). ALLER on se dit 1h30 au moins on sera à l’heure.
A ce moment précis…commence une série de calcul, d’équation, de soustraction, de statistique et de course d’orientation pour pouvoir se donner rendez-vous pour que je les récupère en voiture afin d’être : en forme, à l’heure et avoir tout le monde. Quelle épreuve, franchement plus dur que de courir ! Entre le planning proposé par l’un, le résumé de l’un et le changement de dernière minute d’un autre. Bon prendre un train ce n’est pas compliqué si ??
Ha mais… moins de train le dimanche pour se rendre là-bas, c’est soit 7h soit 9h de toute façon… Problème réglé alors ? 9h étant trop juste, 7h on est large…ça pique (Greg et moi commençons à verser nos larmes…Jocelyne un véritable torrent… se lever à 6h pour courir 10 ou 21 bornes…un dimanche matin…ok on est un peu fou). Finalement rendez-vous dans une autre gare vers 8h et on arrive à mettre tout le monde d’accord (Sauf Jean Luc qui nous vient tout droit de la terre du milieu et décide de venir de son propre côté…pas facile la vie de hobbit à la campagne). Aller, une bonne nuit de sommeil avant de passer aux choses sérieuses…ou presque. Notre sauterelle a un souci à l’œil et une blessure au genou suite à une chute ; moi je ne dors que 4h (Merci le chat) ; petite nuit pour Xavier aussi. Gregory ? ho bah ça à l’air d’aller. Heureusement que Maman fringale est là pour amener des crêpes et une banane :D.
Aller 8h, je récupère la troupe et départ à Chantilly.

Sur place : Ou sont les vestiaires ? Bon bah retour à la voiture. Ha si en fait ils étaient près de l’espace d’accueil des gens du voyage (Oops non des triathlète… par ce que oui il y en a du matos !!).
Bon, évidemment avant la course, c’est en coopération que nous allons à la pipi room. Nous y trouvons d’ailleurs Jean Luc qui nous dis bonjour en faisant la bise…jusqu’à même faire la bise aux concurrents (C’est qu’il aurait fait la bise à toutes les personnes devant les toilettes si on ne l’avait pas arrêter !!).

On a bien mangé, bien dormi (ou pas)

On est prêt…

ALLER C’EST PARTI L’EQUIPE, ON Y VA !!

*heuu, c’est par ou la ligne de départ ???*

Pendant la descente aux enfers… Heu pardon la course, je voulais dire la course :

Chantilly 2 Lola

Lola la dalleuse :

Après avoir croisé un autre Vegan et avoir pris une photo, on se lance pour l’aventure ! Départ tranquille, motivée, toute contente, des coucous à nos fans évidemment ! (Jocelyne et Greg). Un parcours dans les jardins du château, la forêt, magnifique…Tout va bien.
Je double des dizaines de personne. D’autres me doublent au fur et à mesure, la routine.
7km, premières pauses pipi, une véritable « aire à pissotière » ; des mecs plantés un peu partout à distance régulière genre 5m (bah ouais hein faut avoir sa ptite bulle pour faire pipi…). Et cela évidemment tout au long du parcours. Des pauses plus subtiles de temps en temps pour les filles, quand on les voit revenir par magie de derrière un petit buisson.
Les premiers marcheurs (abandons ?) apparaissent. Moi ? La forme, la pêche, tout roule.

Des maux de ventre me perturbent pas mal sur les 5 derniers km, ça devient dur de rester concentrée…un peu de coca par ci par là aux ravitos mais bon rien n’y fait, je dois attendre l’arrivée pour abréger les souffrances. Au dernier km tiens je croise le Zèbre « hey ! ça va » ; puis je file assez vite vraiment je ne tenais plus. Enfin je ne file pas si vite puis qu’apparemment il est arrivé 11s après ! Pfff moi qui pensait m’être transformée en Flèche dans les indestructibles.

A l’arrivée on se trouve, on retrouve Jean-Luc, Jocelyne et Greg, team de nouveau réunie. Dernières photos avec nos médailles et retour à la voiture (tiens on recroise notre british vegan helloooo). Une fois à la vegan mobile, direction la gare de Domont pour déposer Xavier. Puis direction dernier ravitaillement (chez moi quoi…). Avant de manger, Jean Luc nous fait sa petite sieste. Et nous voilà, Greg, Jocelyne, Jean Luc et moi autour de pleeeeein de nourriture VEGAN (Merci Maman au passage pour son fromage et son seitan maison).

Xavier Le Zèbre :

Qu’est-ce qui m’a pris d’accepter de courir le semi-marathon de Chantilly qui n’était pas prévu à mon programme ? Une sortie du dimanche sur le terrain du zèbre himself qui scella notre accord. Dimanche 26 août 2018 : Je prends le RER direction la gare du nord. Arrivé sur place, j’aperçois le houmous en train d’acheter sa banane. La sauterelle en costume de robocop nous rejoint au départ du train en direction de Domont. Nous y retrouvons la dalleuse avec sa voiture rayée à l’huile d’olive. Sur le site magnifique de Chantilly, son château et ses jardins à la française, nous en profitons pour demander à un coureur de nous prendre en photo le tee shirt végan marathon bien en vue. Nous sommes venus en force. Pendant que nous allons chercher nos dossards, nous essayons de retrouver le vacancier. Ah, le voilà. La crème végane de Chantilly est au complet. Les semi-marathoniens prennent le départ à 10 h 00 et ceux qui font le 10 km à 10 h 15. En nous rendant sur la ligne de départ, j’aperçois dans le dos d’un concurrent un tee-shirt vert sur lequel il est écrit « vegan runner ». Je le fais remarquer à mes camarades. Nous l’abordons, il s’agit d’un sujet britannique venu avec sa femme. Nous échangeons quelques mots dans sa langue natale, immortalisons l’instant et nous souhaitons mutuellement une bonne course. C’est le 2ème semi pour Lola et Jean-Luc. Ils espèrent finir en moins de 01 h 45. Pour ma part, il s’agit de ma séance longue en vue de l’impérial trail de Fontainebleau. (57 km). Je courrai la première partie en endurance puis 2*15′ entre 12 et 13 km/h puis à nouveau en endurance. Pas de RP en vue. Je suis bien. Lola et Jean-Luc me rejoignent et me doublent. Plus loin, je retrouverai Jean-Luc qui essaie de remettre son dossard. Il repart, je suis à nouveau seul, enfin presque. J’ai commencé derrière les 2 h 15, puis je les ai dépassés. J’ai accéléré au 11ème km pendant 15′ et j’ai doublé le meneur d’allure des 2 h 00. J’avais ralenti pendant 3′ puis je suis reparti à un rythme soutenu. Au 19ème km, j’aperçois Lola juste devant moi, je fais un effort pour la rattraper, je n’en reviens pas d’être remonté à ce point. Je suis à 13,3 km/h. Je me dis que l’on va finir ensemble mais non, elle repart de plus belle pour arriver à son objectif. Malheureusement, elle ne l’atteindra pas. Je ne la suivrai pas. J’ai préféré gérer mais sur le dernier kilomètre, je donne le maximum pour finir en 1 h 50’55 » à 11 » de Lola qui finit en 1 h 50’44 ». Le vieux zèbre a encore de la ressource et l’entraînement paie. Retrouvailles à l’arrivée. Parés de nos médailles, avec Lola (déjà en train de manger ce qu’il y avait à l’arrivée…) et Greg, nous apprécions notre performance. Jocelyne nous rejoint, mais où est encore passé Jean-Luc ? Il s’est blessé. Poor Jean-Luc. Nous posons fièrement en photo avec notre ami anglais et rejoignons la voiture. Lola et Jocelyne me déposent à Domont. Ce n’est qu’un au revoir.

Jean- Luc :

Première sortie “aio aio” et premier semi-marathon pour moi cela fait beaucoup de nouveautés en même temps ! Et là le coup de pas de chance, la grosse soirée qui se profile la veille . Choisir c’est renoncer. Choisir de ne pas choisir c est pas mal aussi :)) c’est donc avec un petit mal de crâne caractéristique des lendemains de bonnes soirées que j’aborde fraîchement le château de chantilly sur les coups des 8h. Oups frisquet, sentiment mélangé d’excitation, de motivation et de « qu’est ce qui m’a pris de m’inscrire à ce truc ? ». Et hâte. Hâte de rencontrer mes petits camarades de joyeuse galère je retire mon dossard, me prépare psychologiquement, boit boit boit pour que mon corps se régénère et enfin la chaleur humaine de mes nouveaux petits camarades ! Bien sûr Lola, pionnière dans l’inscription et moteur de mon engagement, Xavier, Greg et Jocelyne, ma petite chef de cœur que je pouvais enfin rencontrer. A peine le temps de faire connaissance, ce sont déjà les 21km qui m’attendent. Je ne le sens pas. Je sens mon corps dire à ma tête que j’abuse. Sur les 12 premiers kms, tout défile assez bien. Je sais Lola devant, Xavier pas loin derrière, je croise Lola au détour d’une boucle qui me souffle quelques mots d’encouragement, « tiens finalement ça va le faire » 12ème km je vois un Xavier tout frais me dépasser avec aisance et agilité, je me dis au fond de moi, « belles ressources !  je vais essayer de m’accrocher derrière ». Et la d abord mon genou gauche me dit de pas deconner puis deux km plus loin le genou droit. Je souffre de plus en plus. Ma tête me dit qu’il est hors de question d’arrêter. Mes genoux me disent il est hors de question de continuer. Tous deux vont rentrer dans un débat sans fin. 16km 17km 18km j en peux plus je m’arrête. Les gens défilent. Putain 2h je me suis juré de terminer en dessous des 2h. Je dois le faire. Je repars en trottinant en me promettant de tenir jusqu’à l’arrivée. Bientôt se profile la délivrance ! 1h59 yes yes yes le dieu des animaux m’a donné la force ! Quelle joie de retrouver mes 4 collègues. Jocelyne a chuté. Mais elle s’est relevée et à continuer. Je me dis au fond de moi « sacré caractère ». Et vous connaissez la suite après l’effort le réconfort. Et combien Lola est réconfortante. Encore la pêche, elle est aux petits soins pour nous dans un paysage paisible où vivent quelques animaux en paix. La ressource ! Apprendre à mieux connaître Greg et Jocelyne. Tranquilles. A l’heure de la sieste. Je me sens bien. Serein. Mieux qu’avant les 21 km à très vite pour de nouvelles aventures !

Jocelyne la Sauterelle :

Le cas pathologique de la Team Chantilly, c’est moi ! Mais qu’est-ce que je suis allée faire dans cette galère ? Vouloir courir 10 K, moi ? Avec mes 67 ans et mon équilibre instable, une brûlure au fer à repasser sur le mollet (incident trop compliqué à relater), une douleur à la cuisse qui s’avère être une déchirure et … à l’œil, un chalazion ? La chute malencontreuse (il en existe d’autres ?) s’est produite lors d’un entraînement à Bleau avec Christian, mon Amicoach. Je suis tombée en vrac sur une pierre. Je me pose une question : Est-ce que c’est parce que je suis une vraie parisienne que je n’aime courir que sur le bitume ?
C’est en boitillant et avec un œil à moitié fermé que je pars avec l’idée, soufflée par Christian, que c’est un entraînement pour le Paris-Versailles. Je me dis que j’ai le droit d’abandonner si ma cuisse me fait trop souffrir.
Je pars en queue de peloton pour éviter de déranger et/ou de me faire bousculer par plus valides que moi. Je ne souffre pas trop, je ne force pas trop. Malgré une perte de temps due à une nouvelle chute (ça étonne quelqu’un ?) je suis surprise et contente de dépasser, les unes après les autres, 4 femmes dont je suis l’ainée d’au moins 30 ans. Ça va, je suis tombée sur un coin sablonneux. Je n’aime toujours pas la course nature mais j’apprécie la beauté du lieu. Ce sont les 500 derniers mètres les plus difficiles, surtout autour de la fontaine alors je marche. Un jeune athlète me dit en me dépassant : « Allez ! Tu es presque arrivée, ce n’est pas le moment de lâcher » C’est avec le sourire que je me remets à courir et que je passe la ligne d’arrivée. Mon chrono annonce 01 :22 :07 pour 10,310 km OUI CREG, on nous a menti !
MAIS je suis arrivée au bout, je ne suis pas la dernière et je suis la 1ère (et seule ) de + de 60 ans
Sincèrement, pour avoir passé du temps avec la Team Chantilly et avoir dégusté la délicieuse cuisine de Lola et de sa maman, je ne regrette rien ! J’en redemande. AIOOOOOOOOOO

Grégory le Houmous:

« AIO AIO AIO
Pour rappel, nous sommes déjà 3 du groupe à participer au semi-marathon de chantilly. Si d’autres sont motivés faites signe, il y a aussi un 10 km ^^ (les prix commencent à augmenter par contre faites vite)
Puis, habitant pas loin de Chantilly, je propose un repas post course chez moi histoire de se retrouver et de se poser après autant d’effort !
A Bientôt
 »
C’est comme ça que tout a commencé… L’appel de la bouffe par Lola ! Ayant commencé la course à pieds seulement trois mois plus tôt, il me fallait bien une petite motivation pour me lancer dans ma première course officielle ! Et puis ça sera pile au milieu de mes vacances, je serai reposé. Et puis on sera plusieurs, ça sera sympa ! Et puis… Bah c’est que 10 km, je fais déjà ça en entraînement… Allez, c’est parti !

Vient ensuite le moment de l’organisation. A quelle heure démarre la course en fait ? Et le retrait du dossard ? Et donc l’arrivée sur place… L’heure du train… Le temps de métro… L’heure du réveil… Oh bordel… 6 heures du matin ! Pourquoi je me suis inscrit moi ? JE SUIS EN VACANCES B*RDEL ! Bon, trop tard hein. Assume maintenant.

La veille de la course, je rentre tard de mes vacances… Et le frigo est vide. Je n’ai rien pour le p’tit dèj… Bon, je trouverai bien quelque chose le matin, quelque part… Au moins une banane quoi.

Jour J, réveil difficile après quatre nuits en déficit de sommeil. Qui a dit que les vacances sont faites pour se reposer ? Allez, debout. Courir couché ça va pas le faire.
Errant à la gare du nord à la recherche d’une précieuse banane, un message s’affiche sur mon téléphone :
[Lola] « Vous avez déjeuné ou pas ? J’me fais des crêpes là et j’en ai fait un peu beaucoup  »
Hourra ! Des crêpes ! Je n’en rêvais même pas tellement ça me semblais utopique.

Après la petite demi-heure de train avec Jocelyne et Xavier à compter les quelques heures de nos mini-nuit, nous retrouvons enfin Lola (et ses délicieuses crêpes) ! En Route !
Arrivée sur place en avance, comme prévu. C’est bô ! Faudra revenir un autre jour pour visiter. On se prépare. On règle les détails administratifs. Tout va bien. On retrouve Jean-Luc, l’équipe est enfin au complet !

10h00, départ de Lola, Xavier et Jean-Luc pour leurs 21 km. Jocelyne et moi faisons les groupies avec nos téléphones.
10h14, une minute avant le départ du 10 km. Est-ce que je stresse ? Même pas. Je suis venu sans me fixer d’objectif. À part passer la ligne d’arrivée, évidement. En fait je stressais plus pour la paperasse. La peur d’avoir oublié quelque chose et de ne pas pouvoir participer. Allez, je lance ma playlist, puis Runkeeper. C’est parti comme à l’entraînement.
Je pars du fond avec Jocelyne, mais nos rythmes différents nous éloignent rapidement. Le premier kilomètre nous fait passer par des chemins assez serrés. Impossible de dépasser deux coureurs côte à côte. Ce n’est pas plus mal de commencer doucement, et puis les Black Eyed Peas ont tendance à me faire trop accélérer si je ne fais pas attention…
Le chemin s’élargit, on arrive dans la forêt. C’est super agréable. L’air est frais mais le corps se réchauffe avec l’effort. Les kilomètres s’enchaînent sans problème. Que dire de plus ? Je me sens bien. Le rythme annoncé par mon téléphone me plaît. Je n’y fais pas vraiment attention en fait. Je cours juste. J’accélère un peu quand j’ai la pêche.
Le finish apparaît. Même si je pourrais continuer, je suis tout de même content de le voir. Ne ralentis pas, tu pourras te reposer après. 57 minutes et 48 secondes ! Tiens, mon meilleur temps sur 10 km ! Que demander de plus ?

Une fois l’équipe à nouveau regroupée, direction la casa de Lola pour ce chouette repas tant attendu. Après tout, on est venu pour ça non ?

Maxime le magnifique

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Depuis la fin de l’automne, j’ai battu mon record sur 10km à 5 reprises. Je me dis qu’à chaque fois j’avais du en garder sous le pied car j’abaisse mon temps constamment. En gros, en 5 courses sur 2 mois et demi, j’ai baissé de 3 minutes. Je suis presque arrivé à 48 minutes. Appréciez la progression, mon premier 10km (en 2011, à vérifier), j’avais fait 1h06… Cette semaine aussi a vu ma plus longue sortie à l’entraînement. Mercredi, j’ai fait une sortie de 2h24. Bah oui, c ‘est ça aussi de rien prévoir, de prendre la route, à gauche, puis à droite, puis de se dire : « il fait un beau soleil, alors on va faire un petit détour par la forêt ». D’ailleurs, je me suis même arrêté pour voir et écouter un oiseau. La paire de chaussures que j’ai est uniquement pour la route et les chemins. Alors, j’ai acheté une paire pour le trail aussi. Désolé, ce n’est pas vegan (marque Kalenji de Décathlon) mais la prochaine fois, promis j’y penserais. N’hésitez pas à me rafraîchir la mémoire.

Ce samedi 24 février, je cours le 10 km de Bourg-des-Comptes (sud de Rennes). C’est une course que je connais bien. 3 boucles vallonnées sur route. On monte, on descend. L’an passé, c’était le vent de face dès la 1ère côte. Tout ça pour vous dire que je ne vais pas viser mon record. Mais qui sait… J’ai un autre petit défi à vous partager, pas un objectif en soi mais un petit défi, comme ça… C’est que je fais des temps équivalents à mon père maintenant. Et si je terminais devant lui ? Bon, aucune gloire à ça, on a à peu près 30 ans d’écart !!!! Mais quand même… Et dimanche, je remets ça à Thorigné-Fouillard (est de Rennes) 15km. A Bourg des Comptes, sur un parcours vallonné, je suis à moins d’une minute de mon record sur 10km. Et, petit challenge réussi. Je termine devant mon père. C’est la première fois. Bon, d’accord, ça ne compte pas. Car, à mi-course il était pas très bien. Et, si c’était à cause du froid ? Un aparté : il y a quelques années, sur un marathon, il a réalisé son objectif : 4h. Alors qu’il faisait 36°C à l’arrivée… Bref, le lendemain (25 février), je remets ça. C’était « facile », malgré le froid !!! D’autant plus facile qu’on atteint le point culminant du parcours à mi-course et que la suite est bien plus facile… Peu à peu, je me fixe l’objectif de 1h18. Et finalement je vais faire presque 2 minutes de moins. J’ai la pêche après la course. Je suis content. Mais le marathon n’est que dans 7 semaines… Le lundi (26 février), je teste ma nouvelle paire de chaussures de trail. Une vraie paire de trail. Car sur terrain sec (et non plat), gelé par exemple, c’est moyen. Mais elles me vont bien à priori, pas de douleurs. J’ai toujours la pêche, c’est cool ! Et paf !!! Bah oui, fallait bien qu’un truc se passe. Ce mardi, une espèce de gros rhume vient m’envahir. Oui, oui, m’envahir, carrément. Faut dire que la nuit de mardi à mercredi j’ai quasiment pas dormi et j’ai rempli ma poubelle de mouchoirs en papiers… 

Peu à peu j’en sors mais je suis encore fatigué. Ce samedi, c’est le semi-marathon de Saint-Gilles (35) qui est prévu. A l’heure où j’écris je ne sais pas encore si je vais le faire. Même si je pense que oui. Et si ça s’empire, ça m’emmènera peut-être chez le médecin la semaine prochaine. Enfin j’espère quand même pas. Même s’il est cool mon médecin… Ah oui, sur ce semi-marathon, j’ai encore un truc à dire. C’est BEAUCOUP moins cher que celui de Paris (le même week-end). On est à 13 €. L’an prochain, venez-y, prévoyez votre coup à l’avance. Et nous les bretons, (moi en particulier…), on vous accueillera. Aller, je vais dans mon lit, ça caille chez moi, je vais sous la couette … Quelle semaine !! Le rhume vous allez me dire ? Heureusement que ce n’est pas pire. Sinon je ne dormirai plus… Samedi dernier (3 mars 2018), comme prévu, semi-marathon de Saint-Gilles. Malgré le rhume et pas d’entraînement de la semaine, je m’attendais à battre mon record. Et puis, comme il y avait un meneur d’allure pour 1h50, je me suis dit que j’allais le suivre. Rappel : mon record est à 1h58… Le week-end passé, j’étais presque à 5min/km sur un 15km en ayant couru un 10km la veille. Et 1h50, c’est environ 5’13″/km. Je me suis dis : ça va donc être les doigts dans le nez… C’est toujours facile au début. Donc plus dur à la fin ? Bah j’ai pas fini en rampant quand même. Le vent était gênant. Et puis finalement j’ai fini en moins de 1h54′. Record battu d’environ 4’30 ». Il faut que je vous raconte aussi l’après-course. J’attendais mon tour pour aller voir les ostéopathes. Pas que j’étais courbaturé, mais à chaque fois qu’il y a des ostéos (ou kinés, autre spécialistes), je profite de leur présence. Et qu’elle ne fut pas ma surprise de voir quelqu’un (juste à côté) récupérer son sac avec un T-shirt « Vegan Marathon ».

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La première fois pour moi sur une course près de chez moi. C’est-à-dire, autour de Rennes en gros. J’ai pas réussi à aller lui parler. Mais je l’ai retrouvé par la suite sur Internet. Et après ? Bah après, pas une super semaine. Du point de vue de l’entraînement en tout les cas. J’ai juste l’entraînement du club du mardi soir. Je me sens pas à 100%. Le rhume n’est pas vraiment parti. Il y a quelque chose qui traîne. Je me sens bof bof. Tout n’est pas perdu, le marathon est dans plus d’un mois. Mais ça fait 2 semaines très légères. Programme du week-end : un trail de 7,5km le samedi à Saint-Senoux. C’est plus ou moins pour tester mes nouvelle chaussures de trail. Vous savez, celles dont j’ai déjà parlé et testé qu’une seule fois pour le moment !!!

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Et le dimanche : le semi-marathon de Laval. Apparemment pas facile au vu du parcours. Mais au moins, ça va me faire un peu plus de kilomètres… Là, j’ai sauté quelques étapes dans mon récit (comme dans ma préparation auX marathonS), ça va pas, ça va pas… Et ça se rattrape pas, enfin si je vais essayer. Un léger retour sur le samedi 3 mars et le semi-marathon de Saint-Gilles (Ille et Vilaine). Je ne peux m’empêcher de me faire ce plaisir de rappeler le prix. Moins de 15€ l’inscription et c’est sincèrement bien organisé. Alors que le même week-end à Paris, le semi-marathon, c’est entre 49 et 62€. Ceci étant dit et re-dit, passons à la suite…

Résultat de recherche d'images pour "Saint-Senoux trail"Le week-end suivant était sympathique aussi. Le samedi 10 mars, un petit trail de 7,5 km à Saint-Senoux (Ille et Vilaine). Histoire de continuer à tester mes nouvelles chaussures de trail. Que c’est agréable (1ère fois pour moi) d’avoir de vraies chaussures de trail quand c’est nécessaire. Un peu fou-fou, je me dis, ce n’est « que » 7,5 km et je suis parti un peu vite. Bah j’ai eu du mal à finir. Et puis quand j’ai vu la dernière côte, mon cerveau s’est déconnecté. Mes jambes aussi, non ? Et j’ai fais cette côte en marchant et juste les derniers mètres en courant. Le dimanche 11 mars, j’en avais pas assez. Je suis allé courir le semi-marathon de Laval (Mayenne). Mais non, je déconne, c’est juste parce qu’il y avait une course pas trop loin alors je la fais. En fait, un mélange des deux… Bon, sur le principe, déjà fait ce genre de choses, je ne suis pas SuperMan mais je savais que je pouvais le faire. Et puis le semi-marathon de Laval, je le savais un peu, bah c’est pas un marathon sur piste non plus, mais c’est presque les montagnes russes. Là encore, un peu fou-fou, je me décide à essayer de faire 1h55 malgré le parcours. Bah au début j’étais à peu près bien mais je ne savais même pas où était le meneur d’allure. Puis il m’a rejoint. Et là, je me suis bien douté que ça allait être compliqué. Mais j’étais super content à la fin. Je bats mon record de 2014 et effectue donc mon 2ème meilleur temps sur semi-marathon !!!! Malgré le fait qu’il n’y ait pas de tables de ravitaillement à l’arrivée (il faut le dire…), je peux vous dire que ça donne la pêche… Ah ah, et la course du dimanche 18 mars. PS : la course est à Rennes donc environ à 25 km de chez moi. Celle-là aussi elle a sa petite anecdote bien sympa. Vers 7h15, 7h20, j’ouvre les volets. Et là, bah euh, ça pose question. Mais ça ne me rebute pas d’y aller.

L’image contient peut-être : neige et plein air

Moi qui voulais déjà être en avance car on ne peut pas se garer auprès, ça me décide encore plus à vraiment être en avance. Et puis après le petit-déjeuner, comme je suis un fin observateur, je vois que la neige commence à fondre et couler du toit d’à côté. Je me dis que ça ira. Finalement pas de problèmes sur la route. Et quelle bonne idée d’avoir été courir. Parcours un tout petit peu boueux. C’est au nord de Rennes en partie dans une forêt. Pas de neige à Rennes et finalement content de moi. Enfin, le 24 mars, c’est à Châteaubourg, chez moi et organisé par le club dont je suis membre. Au passage, on est beaucoup du club à courir. Ca veut dire que ceux qui courent n’ont pas besoin d’être bénévoles. Donc on a beaucoup de bénévoles qui ne sont pas coureurs. Merci à eux. C’est bien !!! Là, c’est un trail de 22km environ. Et je sais que ça va être très boueux, mais praticable. Et ça commence déjà pas si bien que ça, enfin ça pourrait être pire… Mes nouvelles chaussures de trail, en fait j’avais couru pas plus de 2 mn avec jusqu’à présent. Et là je pars pour 2h15, c’est comme un test de plus, mais est-ce que je vais bien les supporter ? Etant donné la suite, à priori OUI. Ca commence bien puis, au bout de 40 minutes environ, c’est le drame. Ah ah, je vous ai fait peur. Eh bah moi aussi, un peu à ce moment-là. Ma cheville droite plie. Ca me rappelle immédiatement mon entorse du mois d’octobre 2017. A cette époque, à chaud, malgré la douleur, ça peut aller, je finis et je cours pendant 1h comme ça !!! Bon, là, à Châteaubourg, ça commence de la même manière, je suis bien obligé de m’arrêter net et de marcher. Mais, je sens que je peux reprendre et à un rythme correct. Ouf, ce sera le cas. Et la cheville pliera encore 2 fois (mais un peu moins fort). Me voilà à la fin. Et pour une fois, je ne fais gaffer à mon chrono à la fin !!! Mais je fais mieux que les années passées. Content malgré tout. Je reviens sur ma cheville. Malgré les séances de kiné au mois de novembre, je le sens, je le sais : je n’ai pas récupéré toute ma mobilité sur le pied droit. Sur la route, pas de problèmes. Mais sur les trails, (sauf celui de 7,5 km à Saint-Senoux), je me fais peur. Je me dois de retourner voir la kiné avant mes 2 marathons.

Programme à venir : samedi 31 mars : semi-marathon de Malestroit (Morbihan) et le 1er avril, un 10km à Chavagne (Ille et Vilaine). Et pas de poisson d’avril, je vais vraiment le faire. Pourquoi je n’ai pas du tout parlé des entraînements : car j’ai oublié c’était comment, c’est tout. Ah oui, c’est comme la dernière fois. En fait, je dois remonter assez « loin » et vous raconter pas mal de choses en fait. La kiné, eh bien je suis allé la voir. Et bonne nouvelle… elle est enceinte. Pour moi ça ne change pas grand chose mais c’est une bonne nouvelle pour elle. Ne nous privons pas de bonnes nouvelles. Une dernière séance avec elle. Et puis la découverte d’un autre kiné. Ca va mieux. Mais je le sens encore, ce n’est pas à 100%. Mais c’est déjà mieux. On verra pour le marathon… Et le semi-marathon du 31 mars. Du vent, des côtes. Et… des descentes. Avec le vent parfois favorable. Malestroit n’est pas le semi-marathon le plus facile. Mais j’aime quand il y a des petites difficultés avec des portions de récup. Et là c’était un peu ça. L’an passé, 4 semaines avant le marathon je faisais plus de 2h et j’étais malade les jours suivants. Une angine. Mais là, je partais juste avec l’objectif de battre mon record. Rien que ça !!! Et établit 4 semaines avant. Chose faite !!!  1h50min et quelques secondes. Un meneur d’allure m’aurait certainement aidé à faire moins de 1h50. Bref, ce n’était pas l’objectif. Je bats déjà mon record de plus de 3 minutes… Le lendemain, les endorphines aidant (en fait, j’en sais rien mais c’est ce qu’on dit…), je fais un temps très correct sur le 10km de Chavagne.

Résultat de recherche d'images pour "10km de Chavagne"C’était un 1er avril… Et j’ai fait un temps grosso modo équivalent à ce que je faisais l’an passé sur 10km. Je suis satisfait… Quelques jours après, je suis au salon de la course à pied (eh oui, j’aime pas et j’ai pas envie de dire « running »). Pour aider et soutenir « Vegan Marathon ». L’occasion de rencontrer un certain nombre de membres. Et voilà arrivé le 8 avril. Dernière petite compétition avant le marathon 2 semaines plus tard. Faisons court. Je voulais accompagner quelqu’un qui court moins vite que moi. J’ai trouvé une amie qui voulait faire moins de 2h. Objectif réussi. Et je n’ai pas manqué de la motiver tout au long de la course. Et surtout à la fin. On fait un saut dans le temps. Les 2 semaines avant mon marathon n’ont pas été très chargées évidemment et même peut-être pas assez d’ailleurs. Et vient le mercredi 18 avril. Pour rappel, j’ai eu une entorse à la cheville droite fin octobre. Deuxième blessure en 2 ans sur la même course… La prochaine fois, je serais peut-être bénévole !!! Ma cheville est encore sensible sur terrain glissant, trail et parfois par grande fatigue. Je devais courir le jeudi 19 avril. Mais finalement non et je « remplace » ça par presque 1h de marche à aller chez le kiné à pied. Résultat, la séance de kiné + la marche = une douleur en haut du mollet droit qui persiste pendant plusieurs jours. Au moins jusqu’à la veille du marathon… Puis, vendredi matin, j’ai accepté un travail (5h à 13h, on finira à 12h. PS : je cherche du travail et j’ai assez d’exemples pour prouver que je m’adapte vite). Avec tout, ça, j’ai un sommeil au top… Quelle belle préparation… Et la sieste de l’après-midi ne peut évidemment pas remplacer une vraie bonne nuit de sommeil. Départ le samedi matin. Levé à 4h40 4h45. Ca c’était la théorie. Mais réveillé vers 3h15, je me rendormirais à peine. Que de sommeil ! S’en suis un petit-déj habituel. Puis je pars de chez moi. L’aventure commence. Je ne suis pas Pierre RICHARD, mais… Vers 5h30, rue pas éclairée (bon, ça va, je le savais déjà), et mon téléphone, tombe et se désintègre. Bye bye le téléphone … Eh bien non, perdu ! Je n’ai ni un I-Phone ni un téléphone qui ne cesse de fonctionner au moindre choc !!! Pour avoir de la lumière (les phares de la voiture, c’est utile…), je remets la voiture dans le bon sens. Pas inquiet, je récupère la batterie et repart comme ça sans vérifier le fonctionnement. Je sais que ça fonctionne… Puis il fallait bien que ça continue. Dans le train aussi (direction Roissy) il se passe un truc. Il y a simplement eu une vingtaine de minutes de retard pendant le trajet !!! D’où l’utilité de ne pas prendre le dernier des derniers trains. J’avais de la marge. Aucune incidence là encore. Puis dans l’avion, je fais une chouette rencontre avec un mathématicien voyageur. Et ça continue à l’auberge de jeunesse. On est 6 ou 7 dans la chambre dont au moins 3 marathoniens. Je ne dis rien de spécial sur le retrait du dossard. Ca se fait rapidement, je sais où c’est. Tout va bien. Comme dans l’avion j’ai juste mangé des bananes et un mélange apéritif (graines de tournesol, amandes, raisins secs et cacahuètes), après m’être bien installé, je vais manger en ville. Aux 2 mêmes endroits que d’habitude, 2 fast-foods vegans à 100m à peine de la place centrale. JE vous montrerais… Mais pour ça, il faut venir. Je finis d’écrire et je vais suivre le résultat de mon équipe favorite de handball : le SGRMH. En D2 féminine, j’y suis bénévole. Et là, bah, je le suis pas, je suis à Cracovie. Mais j’attends le résultat et DODO.

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LE JOUR J. Levé vers 7h.

Dans un petit sac, je mets quelques affaires. En fait, j’ai besoin de quasiment rien. Car juste après la course, je reviens à l’auberge de jeunesse, c’est à 200 m, pas plus. Mais je décide d’y mettre le plus « important » (clés de voiture, porte-monnaie). J’aurais pu aussi y mettre mes tickets de transports pour le retour. En tous les cas, j’ai bien fait de faire ce que je viens de vous dire… Puis petit-déjeuner. Pas classique du tout pour moi mais malgré tout avec des choses que je connais. La veille encore je me demandais bien ce qu’allait être mon petit-déjeuner… Mais l’avantage que j’ai, à Cracovie, c’est que je connais la ville. Je sais où je peux acheter ce que je veux en fait. Et en plus de ça, c’est presque toujours moins cher qu’en France !!!Petit déj : 3 bananes, un petit-pain (me demander pas avec quelle farine j’ai pas vérifié, 1 pâte de fruits (donné par l’organisation juste après le retrait du dossard), de l’eau, 1 ou 2 (je sais même plus) « barres » énergétique crues (dattes, amandes, jus de citron). Puis je marche un peu. Pas trop et pas trop vite. Histoire de me dire que je réveille mes muscles. Puis finalement un grand café pris au même endroit que l’an passé. À 50m du dépôt de nos affaires.

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LA COURSE Pour rappel, mon record de 2016 est d’environ 5h14min. Et en 2017, à Cracovie, j’avais fait 4h52. Alors, si je fais 4h30, je baisse mon record de 22 minutes. Je suis bon en maths !!! Je vais suivre les meneurs d’allure 4h30. Et même être devant eux (pas très loin non plus, faut pas rêver…) la moitié de la course environ. A noter la qualité des ravitaillement et la quantité aussi. Tous les 2,5 km, vous avez quelque chose, et au minimum de l’eau. C’est-à-dire : tous les 5 km : eau, boisson isotonique, carrés de chocolat, sucres, bananes (pas assez mûres mais ça passait encore) etc… Et, en décalé de 2,5km, de l’eau. Alors j’en profite pour dire et redire que ce marathon ne coûte qu’environ 17€ (inclus pasta-party la veille et cette année il y avait aussi un repas d’après course! Alors qui vient l’an prochain ? JE vous guide!). C’était nécessaire pour moi, voire même vital ! En effet, je cours léger. Je « m’encombre » seulement d’un bracelet, d’un collier et d’une montre. Rien d’autre !!! Alors au début, tous les 5km, ça allait. Et puis vers le 10ème, 11ème on voit un panneau qui indique déjà une température de la route à plus de 26°C. Aïe, ça va monter. Et il a fait chaud. J’en ai eu des coups de soleil pendant plusieurs jours !!! Au passage, je dis merci à presque tous les spectateurs qui nous encourage. Avec le pouce levé parfois. C’est très important, non ? Peu parmi vous aimerait faire un marathon sans public et sans encouragement ? Rythme correct malgré la fatigue jusqu’au 35ème environ. Et là j’ai senti que ça allait moins bien. Mais comme d’habitude chez moi : no panic. (Pour rappel, j’ai fais mon premier marathon simplement avec des petites compétitions le week-end et LE syndrome de l’essuie-glace…). Je me suis dit qu’il fallait mieux ralentir le rythme afin de se préserver. Et de finir dans un état « correct ». J’alterne marche et course. Avec un rythme de 1minute de marche et 3 minutes de course. Interrompu par les ravitaillements où là je marche tout en prenant tout ce que je peux. Et après les ravitaillements je repartais pour 5 minutes de course avant de reprendre 1minute -3 minutes. Bah, les 4h30, on a déjà oublié depuis quelques kilomètres. Les 4h37 (1h de moins que mon 1er marathon), on oublie aussi. Mais je franchis finalement la ligne en moins de 4h45. Avec un temps de 4h43’22 ». Oh j’aurais fait encore un peu plus, j’aurais quand même battu mon record. Mais là ça va, je suis juste content. Après je trouve un coin pour m’asseoir à l’ombre et me « poser » avant d’autres aventures… Non, non le récit n’est pas fini car je vais revenir sur un épisode pas très drôle mais pas très grave. A l’auberge de jeunesse, je veux prendre ma douche et donc je cherche mes affaires. Résultats, on m’a volé des choses. Je vous en épargne la liste. Un peu énervé sur le coup, étant donné que de bas (les chaussettes) en haut (T-shirt) on m’a volé toute la panoplie, ça devait être quelqu’un qui avait vraiment besoin de s’habiller. J’ose espérer qu’il était dans le besoin et qu’il (ou elle…) n’a pas fait ça juste pour m’embêter. Bref, dormir dans un dortoir collectif comporte ce risque. Je l’admets. Ca fait partie du « jeu » finalement. Inversement, quand tout se passe bien (c’est très souvent le cas), cela prouve que faire confiance, c’est beau !!! Fini la petite leçon de « morale ». Concrètement ? Je demande à ce qu’on me rembourse la nuit qui me reste à passer et je m’en vais. Bah oui : le (ou la…) voleur est peut-être encore dans cette chambre. OU qu’on me donne une chambre individuelle sans supplément. La 2ème solution est retenue mais je me retrouve au 3ème étage. Ca fera encore plus d’exercices. La suite est plus personnelle mais tellement meilleure !!!!! Un ami (Hugues) m’invite à manger chez lui. Il accepte finalement de décaler ses horaires et de m’accueillir à 17h30. C’est SUPER. Un apéro et un repas ensemble, c’est cool !!! Puis, je le quitte pour rencontrer un autre ami (Alexander). Pour un de mes endroits favoris à Cracovie (surtout par temps de chaleur…) pour savourer une glace. La dernière fois avec lui, on avait attendu… (roulements de tambours…) 25 minutes !!! !!! On avait fait connaissance au moins. Mais là, moitié moins !!! Allez qui vient en 2019 ? Je vous offre la glace ! (Euh, pas tout le clan Vegan Marathon svp, ça va faire beaucoup…) Plus tard, un autre ami (Paul) nous rejoint et on va boire un verre en ville. Ah oui, pourquoi tant d’amis à Cracovie (super je fais des rimes!!!) J’y ai passé 4 mois formidables en 2016. En tant que volontaire pour l’organisation des Journées Mondiales de la Jeunesse. Puis retour, dans la chambre individuelle… Journée SUPERBE.

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Maxime Max

Challenge for Life

Yves VEGAN WARRIOR
LE DÉFI CARDIO VEGAN WARRIOR animé par le VG-COACH YVES DOUIEB samedi 30 juin à 16h lors de la VEGEFEST

Pendant tous le mois de juin, L’Institut du Sport de l’Alimentation Végétale – INSAVE nous appelle pour de nouvelles performances : CHALLENGE FOR LIFE, le défi pour la vie (voir l’event facebook)  

CHALLENGE FOR LIFE, l’idée est simple : lancez vous des défis personnels, défis sportifs, défis culturels, défis solidaires, défis les plus fous et les plus improbables, défis les plus courageux et les plus incroyables, défis les plus ludiques, les plus grandioses, les plus simples et les plus personnels, à vous de choisir ! Du premier 1er au 30 juin, soyez un.e des challengers pour la Vie.

Sabrina café philo
PARIS VEGAN FESTIVAL – 14h/15h – CAFE PHILO AIO animé par Sabrina Nicolaï (VEGAN MARATHON), sur le stand de l’Institut du Sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE), sur le thème « le véganisme pour les nuls ». (crédit photo Boris Wilensky)

L’Institut du sport et de l’Alimentation Végétale (INSAVE) organise CHALLENGE FOR LIFE, dans 18 pays différents, et propose pendant toute l’opération un programme avec des conférences (végétarisme, véganisme, sport), des événements sportifs, des rencontres (CAFÉ PHILO AIO MAGAZINE avec nos partenaires VEGAN PARIS FESTIVAL, INFO VEGANE et VEGEFEST), des actions de sensibilisation à la cause des animaux, et à la protection de l’environnement.

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Fêtes véganes d’Orléans. En partenariat avec Info Vegane animé par Etienne Bonenfant (VEGAN MARATHON) et Miriam Ben Jilani (INSTITUT DU SPORT ET DE L’ALIMENTATION VEGETALE) sur le thème : « Sport et végétalisme« 

Les teams VEGAN MARATHON (la plus grande équipe de runners et marcheurs véganes et végétariens) & VEGAN WARRIOR seront engagés dans de nombreuses compétitions (trails, courses sur route, triathlon, …). Nos warriors seront présents dans des compétitions sportives comme la nage, le vélo, le fitness, la musculation, les sports de glisses, le Crossfit, …. l’objectif étant de convaincre les sportifs de devenir végétariens ou véganes et les végétariens et véganes de devenir sportifs.

Les défis les plus spectaculaires seront publiés dans AIO MAGAZINE aiomagazine.fr

Café philo Aio PARIS VEGAN FESTIVAL

Café philo Aio VEGEFEST 16 juinCafé philo Aio FETES VEGANES ORLEANSCafé philo Aio VEGEFEST 30 juin.jpg

 

L’appel du AIO

Marc François 10 km de Porticio - VEGAN MARATHON

Le 8 avril (ndlr : Marathon de Paris) approche alors j’ai ressorti mes baskets et mon plus beau costume pour le 10km de Porticcio ce dimanche. Quelques gouttes de pluie et beaucoup de plaisir à retrouver la course à pied. De quoi se remettre en jambe car je ne manquerais pas notre rdv parisien. J’entends déjà l’appel du Vegan Marathon « AIO AIO AIO ! »
https://www.relive.cc/view/1458883134

Xavier is Back !

5 février 2017 : Je vais courir sur deux courses d’affilée pour les foulées de Vincennes, la 16ème édition. Je suis inscrit sur les deux courses. Par mon club l’AC Paris Joinville pour le 10 km loisir et par moi-même pour le 10 km compétition. En fait, je voulais faire comme les lapins runners l’année dernière. Pas besoin de me lever trop tôt, je suis à une station de RER de Vincennes. La veille, je me suis levé à 5 h 00 du matin pour ma séance longue dans les Yvelines dans le cadre de mon entraînement pour l’écotrail de Paris. C’était du coté de Chaville.

Lors de mon retour, j’ai essayé de synchroniser sur Squad Runner pour valider un maximum de points pour la dream team de Vegan marathon. Après plusieurs tentatives sans succès, je me décide à contacter le docteur maga, spécialiste des bugs sur le site. C’est le week-end et ses tarifs sont exorbitants. Il procéde à une opération pour inciter l’application à faire le nécessaire. Rien ne pourra être soigné avant le lundi. Pas de SOS Synchro, ça n’existe pas. Il me prescrit un petit footing de 40′ pour me détendre, mais le cœur n’y est pas. Il me rassure sur la future validation de mes points. Je n’ai plus qu’à rejoindre Laurence et Morphée puis m’endormir.

1-FDV-18-DC-5597.jpgDimanche, il est 7 h 30. Mes affaires sont prêtes depuis la veille au soir. Je revêt une première couche, un tee-shirt technique, pour le bas un collant et des chaussettes, les manchons, un buff pour le cou, les gants, le bonnet et mes brooks de route. Il fait froid, mais je ne rajoute que mon coupe vent déperlant. Je mange une demi-banane et ne bois qu’un café de céréales et de l’eau bien sûr. Je pèse 58 kg pour 171 cm, idéal pour une performance.

Arrivé à Vincennes, je suis le seul vegan runner sur la course. Les lapins sont restés dans leur terrier. Je m’échauffe pendant une quinzaine de minutes, fait quelques éducatifs et quelques étirements avant le départ. Je suis dans le sas des – de 50′. Le départ est donné, je ne pars pas comme un fou au 1er kilomètre, une erreur de 80% des coureurs selon Gilles Dorval, coach et entraîneur reconnu.

Au 2ème, je passe à ma vitesse de croisière entre 12,5 et 13,1 km/h selon la configuration du terrain qui est particulièrement roulant. Progressivement, je vois que je peux dépasser mon record personnel, alors j’accélère, 13,5, 14,14,5, je franchis la ligne d’arrivée. Je suis prêt à vomir, j’ai tout sonné mais je savoure. Je me dis que vais courir le 10 km loisir tranquille.

Je me rends au ravitaillement et prend quelques abricots secs, une ou deux dattes et deux morceaux de bananes. Comme prévu, je rejoins mon épouse devant les escaliers de la mairie pour que je puisse changer de débardeur (je met celui du club)et me réchauffer avec une couverture de survie en attendant la prochaine course. Nous avons aussi rendez-vous avec Claire, mais les circonstances feront que je ne la retrouverai que quelques minutes près le 10 km loisir. Il fait froid, Laurence et moi nous réfugions au café de la mairie, bondé de coureurs. Elle commande pour nous un café et un thé qui n’arriveront jamais. Peut-être étaient-ils partis en voyage comme le garçon qui omis de nous les servir. Ça va mieux, j’ai plus chaud et j’ai un peu récupéré. Je me rends sur la ligne de départ du 10 km loisir. Le coup d’envoi est donné. Je pars tranquillement à 9 puis 10 km/h, il faut relancer la machine mais ça se dérouille au fil du temps. A mon grand étonnement, tout va bien et je remonte un à un la file des coureurs pour finir en 50’27 ».  Ça, ce n’était pas prévu, mais cela me procure une double satisfaction ; RP à 46’35 » et presque 12km/h sur la 2ème course. Objectifs atteints, Xavier is Back !

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Qu’est-ce qui m’a pris de dire oui ?

22135511_10155543900175853_8765285947049128088_oVoilà… Qu’est-ce qui m’a pris de dire oui ? On est le premier octobre, un élève a annulé et je suis grave en retard pour envoyer une composition hyper importante. Plutôt que de rester au chaud dans mon lit, recopier calmement mes partitions le nez dans mon café, me voici à Gonesse, à me les geler grave, petit crachin désagréable qui fait que la pluie nous tombe juste au creux du cou. En plus, autant dire que quand quelqu’un se lève à 7 heures du matin un dimanche pour courir 2 lignes droites à Gonesse, il a envie de faire du score! Que des sportifs, rien à voir avec ma petite course la semaine passée au jardin d’acclimatation. Bref, c’est parti, comme d’hab au début je dépasse tout le monde et pars trop vite, évidemment j’essaye de suivre les meilleurs. Les 5 premiers km je suis à moins de 4’50 de moyenne, ce qui est chiant, c’est qu’il y a un pont qu’on doit chaque fois se taper (oui c’est deux aller-retours), et peut importe de quel côté on court, on a toujours le vent dans la gueule!!! Et le crachin évidemment. Bref, arrivé à la moitié, mon téléphone se met à déconner et la musique s’arrête…. Merde c’est elle qui me traînait. En fait c’est même pire, elle s’arrête et revient sans cesse. C’est à ce moment que j’entends qu’une dame d’un certain âge (oui, une veille avec des cheveux gris et tout et tout) me colle depuis le début en train de suffoquer. Bon ça va pas ça, fini de rigoler, il reste 2.5K va falloir accélérer, et là…. Sans prévenir, elle passe en vitesse supérieure, et je ne vois plus que ses semelles, impossible de la suivre. Bref, de loin je vois le compteur, il reste quelques mètres et il marque 48’xx, non il faut que je le termine avant 49! Et merde… Bon 49’13, et je suis 137ème sur 180. Mais le niveau était très haut, je pense pouvoir courir plus vite la prochaine, et finalement je suis fière d’avoir pas trop mal défendu la cause… même à Garges !

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Jonathan Jacobs né Shai Eilot en Israel (la mecque des végans, d’ailleurs sa grand-mère était déjà végan dans les années 60 et à vécu toute sa vie dans un village végétarien dans le nord d’Israel). Il a grandi en Belgique (Bruxelles) où il a fait ses études de piano. Comme il faisait trop chaud dans le plat pays qui n’était pas le siens, il a décidé de partir en Russie pour se perfectionner et d’y rencontrer sa femme par la même occasion. Après avoir pas mal bourlingué, Jonathan a atterri à Paris depuis bientôt 10 ans et y donne des cours de musique dans l’école qu’il a fondé en 2007 avec sa femme (http://sifacil.fr/). Après avoir été végétarien quelques années, et une discussion très intéressante avec un fromager qui lui explique précisément comment on fait le fromage, Jonathan n’en croit pas ses yeux et ses oreilles, et décide donc de devenir complètement vegan! Grand bien lui fasse puisqu’il perd 3 kilos d’un coup (oui, Jonathan était grave en surpoids, il voulait sauter en parachute et on lui a dit qu’il était trop gros) et n’arrive plus à tenir en place tellement que les légumes lui donnent de l’énergie. Donc pour se calmer, Jonathan cours des marathons, à découvert l’association et depuis il ne peut plus s’arrêter…. La vie est comme une boite de chocolats vegan, parfois c’est dégueux, mais ça valait la peine quand même de tous les manger pour découvrir les 2/3 qui n’étaient pas trop mauvais