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Un petit tour de France à vélo

Un petit tour de France à vélo !

    Durant vingt quatre jours nous entreprîmes mon père  et moi-même un petit tour de France à vélo. Nous avons donc écumé les routes, chemins mais surtout pistes cyclables durant 2575 Km. Sur ces vingt quatre jours, nous nous sommes accordés un jour de repos total, un autre jour assez reposant d’une vingtaine de kilomètres et une dernière journée de quarante kilomètres. Nous avons parcourus pour tous les autres jours entre 101 et 142 kilomètres avec des montures (vélos + bagages) de 40 Kg chacune. Voici les principales étapes de ce périple au travers de ce beau pays qu’est la France.

Chapitre 1 : la traversée du Beaujolais et la remonté de la Loire.

    Nous sommes partis de chez nous, c’est-à-dire d’un petit village des Dombes dans l’Ain et nous voulions commencer par suivre l’eurovélo 6, en d’autres termes : remonter la Loire jusqu’à l’Atlantique. Nous avons beau fait de chercher, la Loire ne traverse pas le premier département de France, nous avons donc commencé par traverser les monts du Beaujolais afin de terminer notre première journée à Paray-le-Monial après 130 Km et 1000 m de dénivelé (ce qui n’est pas si mal au vue des 40 kg sous la selle). La remonté de la Loire jusqu’à Saint Brévin nous a pris neuf jours, de belles journées durant lesquelles nous avons beaucoup longé des canaux mais également traversé Orléans, Tours, Angers et Nantes. Nous sommes passés également très proches de quelques châteaux de la Loire. A la fin du neuvième jour nous sommes arrivés à Saint Brévin au bord de l’océan Atlantique.

Chapitre 2 : la descente de la côte océanique.

    Notre second objectif était la descente vers le sud d’une partie de l’eurovélo 1 jusqu’à Lacanau. Nous avons donc redescendu la Loire Atlantique, la Vendée (où nous avons eu beaucoup de vent), la Charente Maritime et une partie de la Gironde. Mon petit entrainement de triathlète ne m’a pas décidé à traverser l’estuaire de la Gironde à la nage, nous avons donc opté pour le bateau. C’est au cours de la descente de la Gironde que nous nous sommes accordé notre seul vrai jour de repos. J’en ai du coup profité pour aller courir un petit peu afin que la reprise ne soit pas trop difficile.

Chapitre 3 : la traversée de l’entre deux-mers.

    Ensuite nous nous sommes attelés à réaliser la jonction entre l’océan Atlantique et la mer Méditerranée en longeant le canal des deux mers. La première partie, de Toulouse à Bordeaux, durant laquelle nous avons suivi le canal latéral à la Garonne, fut à l’instar des canaux de la Loire très beaux et bien aménagés. En revanche, pour rejoindre Sète depuis Toulouse en passant par Carcassonne ce fut une autre paire de manches. Les routes goudronnées se sont faites rares et nous avons parcourus au moins 200 km sur des routes de terres parfois très accidentées. Les vélos chargés ont donc été mis à rude épreuves, mais ils ont tenu bon !

Chapitre 4 : La remonté du Rhône.

    Les cours d’eau (ou les surfaces d’eau) étaient bien le thème principal de ce voyage à vélo. Nous sommes effectivement restés toujours très proches du fleuve durant nos quatre derniers jours. En plus de la fatigue qui pouvait commencer à s’installer, nous avons eu à affronter un vent venant du nord (et donc de face) durant tous les derniers jours ce qui n’a pas manqué de rendre certaines journées éprouvantes physiquement. Mais nous avons conservé un rythme régulier et nous sommes rentrés dans les Dombes avec près d’une semaine d’avance sur le planning initial.20180717_123706

Un Vegan sur le chtriman 226

 

     Le dimanche 1er juillet je me suis lancé sur mon premier triathlon au format XXL (3.8 Km de natation, 180 Km de vélo et 42 km de course à pied), une distance qui m’attire depuis l’âge de 12 ans. Effectivement en 2005 je suis tombé un peu par hasard sur la première retransmission télévisuelle de l’Ironman de Nice, ce jour-là je me suis dit que j’en réaliserai un ! 13 ans plus tard, après deux années d’entrainement (Je n’ai repris la course à pied qu’en février 2016) je me lance sur le chtriman 226 (226 comme le nombre de kilomètres parcourus dans la journée sur l’ensemble des trois disciplines).

     Un peu stressé la veille, c’est finalement assez détendu que je me suis rendu sur le lieu de départ le dimanche matin à 5h30. Nous avons 1h 30 avant le départ, le temps d’installer toutes nos affaires dans le parc à vélo, de déposer nos sacs de ravitaillement personnels, d’enfiler nos combinaisons de natation et de nous échauffer. A 7h le départ est donné, comme dans tous triathlons nous commençons par la natation, je fini dans un temps très moyen, mais prévisible compte tenu de mon niveau actuel dans cette discipline en 1h 15m 15s. Je me lance alors sur une discipline qui m’est plus favorable : le vélo. Les 180 km se passent sans encombre, ce qui est un soulagement, ayant rencontré plusieurs soucis mécaniques les semaines précédant le triathlon. Je termine cette seconde partie en 5h 24m 06s, soit environ 33.4 km/h de moyenne ce qui me permet de réaliser le 11ème temps vélo parmi les finishers. La dernière épreuve, le marathon, aura été nettement plus difficile avec un mercure qui est monté à 30° C sur un parcours … très peu ombragé. Cette chaleur étouffante explique en bonne partie que près d’un tiers des participants ont abandonné (70 abandons sur 203 partants). Je boucle le marathon en 4h 10m 11s, j’ai la sensation d’exploser sur le troisième tour (le marathon consistait à réaliser quatre boucles de 10.5 km), mais je trouve l’énergie pour réaliser un 4ème tour plutôt honorable à 10 km/h.

     Je termine finalement l’ensemble de l’épreuve en 10h 55m 26s à la 19ème place au classement général. Très content de cette première expérience, j’espère bien entendu améliorer tout cela dans les années à venir avec sur le dos une trifonction Vegan Warrior qui est malheureusement arrivée un jour trop tard pour que je puisse la porter sur cette course.

AIOOOOO

Valentin Guille-Devers