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L’Ultra Trail de l’Atlas Toubkal

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Une semaine après que le temps se soit arrêté, de retour dans notre monde sauvage.

Il existe des moments que l’on ne peut qualifier… car trop riches… multidimensionnels.
L’UTAT (Ultra Trail de l’Atlas Toubkal) fait indéniablement parti de ces moments. Bien évidemment, derrière ce nom se cache une course, un trail de 105 km et de 8000 D+ -. Tout cela n’est devenu finalement qu’un prétexte.

Le contexte, les habitants, les couleurs, les paysages, les odeurs, les sensations, les joies, les tristesses vues sur les visages, le jeu que nous, européens, soyons individuellement une économie, l’autarcie dans laquelle nous étions, la météo, l’organisation. Tout cela est fragilisant et euphorisant à la fois. On sent, on vit une grande humanité autour de soi…

La course qui nous rend acteur face à la rudesse des lieux ajoute une profondeur d’âme. Attention, pas seulement de ces ascenseurs émotionnels que nous connaissons tous. Ou des km passés et des impressions qu’ils impriment dans le corps et le mental. Cela ne serait que superficiel.

Cette âme qui pose les raisons de nos questionnements intrinsèques confrontés au regard d’une ou d’un jeune enfant gardant les chèvres ou se trouvant sur son âne. Ou encore, dans la nuit au détour d’un doigt noueux d’un vieil homme, qui, sous le grésil, dans le vent, le froid, surveille… surveille quoi ? Mais qui est là, homme, humain ! Dans un endroit où l’on ne peut pas même imaginer y trouver une âme… Ce ciel emplit d’étoiles, dans un noir profond nous étourdit et semble nous faire connaître l’espace et nous aspire dans le vide…
De ce, ces villages qui n’en sont que parce qu’il y a 5 ou 6 formes regroupées, de maisons en pierres, venues de la nuit des temps.

Pourtant, la curiosité entourée de sourires bienveillants nous accompagne… et m’accompagne encore.

Voilà ce qu’est l’UTAT.

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Impérial Trail – Christian

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Extérieur.
Cette année l’Impérial faisait 57 km et 1500 D+. Petit dénivelé qui laissait présager beaucoup de parties planes.
Ce fut le cas en fait, on peut même parler de course en 3 actes.

Le premier se déroule dans la forêt domaniale de Fontainebleau, grandes lignes droites et quelques bossettes sympathiques (si, si vraiment !) à monter mais aussi à descendre. A cette occasion, l’organisation nous prévoit des passages dans des fougères hautes, où d’ordinaires les sangliers dorment. Dommage, nous n’en n’avons pas vu mais le passage était très… exotique.

Deuxième acte, nous arrivons dans la forêt des 3 pignons, nous passons de bossettes à de petites bosses (oui, oui mais je me comprends !) avec une grande partie réalisée sur le sentier 16 Denecourt,  dit du Belvédère. Platières, bruyères, paysage panoramique sont aux rendez-vous.

Troisième acte, retour en forêt domaniale et là, surprise, l’organisation a réussi à trouver une côte longue, d’abord,  sans gros pourcentage (mais on sait que l’on grimpe – 🙂 pour se finir en bosse histoire de rendre jaloux les 3 pignons.

Je vous propose de retenir cette course pour la seule raison que nous avons à faire à de vrais passionnés. L’organisation aime. Aime leur « coin », aime les coureurs, aime ce qui motive chacun des participants et aime partager.
Sur cette course cela s’est ressenti aussi bien auprès des bénévoles que de l’ensemble des coureurs. Puis, il faut le dire, on ne le dit jamais assez : La forêt de Fontainebleau est un tel terrain ! Terrain extraordinaire de jeu, de promenade, de méditation … Il ne faut pas hésiter à y aller!

Plusieurs formats existaient sur cet événement cette année, il y avait : 10, 33, 44, 57 km … Chaque année les organisateurs changent les parcours, il y en a donc pour tout le monde.

Intérieur.
Je partais pour moins de 6h… Je les avais dans les jambes, mais… grrr ! Une branche envoyée par le concurrent précédent, dans les dents, me fait voir quelques étoiles en plein jour. Belle chute au 32e, je pensais ne pas pouvoir repartir… Enfin, hypoglycémie au 52e qui se résout avec 3 barres (sur les 5 apportées, certainement allais-je les manger après course…sic…) Là, je m’en veux beaucoup, beaucoup, beaucoup… En gros ces « incidents » me coûtent, mini, une trentaine de minutes… pfff !

Autre point négatif, les différents formats prennent les mêmes chemins, n’étant pas sur le même rythme de course que la plupart de ces participants, cela m’a beaucoup ralenti, freiné. Mais c’était marrant de discuter avec certains (qui, peut-être, faisaient leur premier trail) et d’entendre leurs réflexions ! La beauté du trail !
En conclusion, 6h18, 35e scratch, 10e cat. Bof, bof ! Oui, mais… énormément de plaisir, ne serait-ce que pour avoir la surprise (énorme) de voir Jocelyne à l’arrivée !

J’espère que dès l’année prochaine vous y serez nombreuses / nombreux et que vous aurez envie, pourquoi pas, de créer une équipe ?