ALÉSIA : UN TRAIL PAS SI FACILE QUE ÇA

Il est 12 h 30. J’arrive à la gare des Laumes-Alesia. La patronne de l’hôtel « Le Trianon » que j’avais eu au téléphone la veille est très sympathique. Elle est venue me chercher à la gare en voiture même si nous ne sommes qu’à 500m de l’hôtel. Je récupère la clé de la chambre, dépose mes affaires. Je prends mon temps, je ne peux retirer mon dossard qu’à partir de 15 h 00.

Vers 14 h 30, je me dirige à pied en direction d’Alésia. C’est quand même à 3 km de l’hôtel. J’arrive devant les escaliers où se trouve la statue de Vercingétorix. Je dois monter quelques marches un peu raides, avant goût de ce qui m’attend, mais une fois arrivé, le site est superbe et la statue est majestueuse. Je récupère vite fait mon dossard, une vidéo et quelques photos et je repars. Comme ce sont les journées du patrimoine, je me suis arrêté un instant pour entrer dans la chapelle de l’hôpital. Je redescend tranquillement vers mon hôtel.Les cadeaux sont sympathiques et j’aime bien le tee-shirt.

Dimanche 22 septembre 2019, il est 06 H 00. Je prépare le reste des affaires, vérifie que je n’ai rien oublié et vers 07 H 30, je me rends sur le site en alternant course et marche. J’y arrive à 08 h 15. Il fait chaud, je suis vêtu en conséquence. A peine le temps de boire un café, quelques pas de danse et le départ est imminent.

08 H 30. Le départ est donné. Cela commence par une descente particulièrement raide d’abord dans les herbes et les pierres, ça me rappelle la 6000D, puis sur le bitume. Ensuite, que du plat sur des gravillons puis sur un champ adjacent au muséoparc. Dans la foulée, nous devons courir sur une voie de chemin de fer désaffectée. J’enchaîne alternativement traverses de bois et pierres. Au 5ème km, les choses sérieuses commencent. Première belle côte bien montante…et première descente. Le terrain est jonché soit de pierres, soit de racines. Le premier ravitaillement est à 9,8 km alors qu’il devait se trouver à 7,5 km. J’apprendrai plus tard, que le parcours avait été rallongé par rapport à l’année précédente, mais ils avaient oublié d’augmenter les barrières horaires. Ils ont donc rajouté une heure de plus. Un détail ? Je vous garantis que non. J’ai rechargé en eau, laissé tomber le buff et passé d’une casquette de pluie à une casquette de soleil.

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Je continue ma route jusqu’au 20ème km. Elle sera parsemée d’embûches. Dans une descente un peu raide, évidemment je chute alors que je viens de buter sur une pierre. J’avais réussi à éviter ça jusqu’ici mais même avec de l’hypervigilance et un début de fatigue physique, ça peut arriver. Les montées et descentes s’enchaînent mais d’autres surprises m’attendent. Dans une descente, une corde m’a été nécessaire pour la franchir. En fait, c’est de la descente…verticale ! Sympa, hein ? Mais ce n’est pas tout Un trailer me dit que pas très loin du 2ème ravitaillement, il y a un passage difficile sur les rochers. Je ne sais pas à quoi m’attendre mais je ne serai pas déçu du voyage. Effectivement, ça devient de l’escalade. Descente vraiment à la verticale. Je suis obligé de m’accroupir et de m’asseoir en tenant la main courante (une corde) pour franchir ce passage. Ça fait quelques kilomètres que je peste mais le mental reprend le dessus. Je ne m’inquiète pas de la barrière horaire, je m’en fiche. Lorsque je descends vers le 2ème ravitaillement, je décide dans ma tête d’abandonner. Vous avez les explications dans « LE ZEBRE RENTRE DANS SON BOX ». Arrivé au ravitaillement, j’ai 30 minutes d’avance sur la barrière. Mais j’ai pris une décision. Je bavarde avec un bénévole, il n’y a que 9,2 km jusqu’au prochain ravitaillement, c’est jouable, je continue. C’est sur cette portion que se trouvent les fameux rochers. Dans ma tête, ce trail m’a permis de prendre des décisions importantes sur mes projets et je sature sur les trails avec dénivelé. J’arrive péniblement jusqu’au 31ème km et je peux passer la barrière horaire, juste, mais je passe. J’ai pris une décision, je m’y tiens.

L’Alésia trail était-il celui de trop ? Peut-être, mais pas certain. J’ai aujourd’hui d’autres objectifs que le fait de me prouver à moi-même que je suis capable de finir des trails et des ultras. Je courrai malgré tout le 200 km du festival des hospitaliers et si je le termine (j’en ai bien l’intention), ce sera l’apothéose et une belle fin. Pour le reste, je vous donne rendez-vous dans l’article suivant : « LE ZÈBRE RENTRE DANS SON BOX ».

LE ZÈBRE

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