Miam, le Festival de l’alimentation et de l’agriculture durables

Durant 3 week-ends, du 7 au 22 septembre, la Fondation GoodPlanet se met à table pour une 3ème édition de son festival de l’alimentation et de l’agriculture durables, le «MIAM!». Des activités gratuites et accessibles à tous seront proposées pour sensibiliser à des habitudes alimentaires plus durables, sans renoncer au plaisir et à la convivialité.

Le Festival s’ouvre par une visite du Potager. Capucine Salinson Chargée de Mission Jeunesse de la Fondation GoodPlanet propose une escapade entre menthe et tomates à un groupe de visiteurs. Les enfants sont enthousiastes, les parents aussi. L’attraction principale est une araignée qui vole un instant la vedette à la guide. A la fin du parcours ils découvrent des embarcations ayant servies à des migrants, et plus loin une baleine entièrement élaborée avec des matériaux de récupération.

Créée en 2005 par le photographe et réalisateur Yann Arthus-Bertrand qui la préside depuis lors, la Fondation GoodPlanet est une fondation reconnue d’utilité publique, ayant pour mission de « placer l’écologie au cœur des consciences et de susciter l’envie d’agir concrètement pour la terre et ses habitants ».

Je visite rapidement l’exposition photo, passe d’une salle à l’autre à la découverte des océans, puis me dirige d’un pas décidé vers la salle de cinéma. On y projette Human, le magnifique documentaire de Yann Arthus-Bertrand. Je l’ai déjà vu plusieurs fois, mais pas dans un cinéma. Impressionnant.

Après le film je me dirige vers le « Passeurs de Sons ». Ce sont plus de 800 instruments de musique traditionnelle issus de la collection privée d’Armand Amar (qui réalise les bandes sons des films de Yann Arthus-Bertrand). Des plus imposants tambours japonais aux plus fines guimbardes mongoles, le compositeur de la bande originale du film et de l’exposition HUMAN nous fait ainsi découvrir l’universalité de la musique traditionnelle. Bruno Assouad est professeur de musique et musicien multi-instrumentiste, c’est lui qui fait découvrir l’univers d’Armand Amar aux visiteurs.

Le festival propose de nombreuses activités en même temps. Je fais un saut à la conférence « qu’est-ce que l’alimentation durable », de très bonnes interventions dont celle d’Anthony Berthou. Le nutritionniste explique la nécessité de végétaliser son alimentation, ça me va.

Je retourne ensuite à la salle de cinéma pour la projection Ghost Fleet. Un documentaire qui suit le parcours d’un groupe de militants qui luttent au péril de leur vie pour l’accès à la justice et la libération de pêcheurs réduits en esclavage sur des îles isolées d’Indonésie.  Patima Tungpuchayakul, une abolitionniste thaïlandaise basée à Bangkok, consacre sa vie au sauvetage de ces hommes “perdus” pour les aider à rentrer chez eux. Bravant la maladie, les menaces de mort, la corruption et l’inaction, la détermination sans bornes de Patima pour que justice soit rendue est source d’inspiration, non seulement pour son pays, mais pour le monde entier. Parmi ces hommes, de nombreux migrants birmans n’ont pas vu leurs familles depuis des années.  La projection est suivie d’un débat avec Cécile Allegra, documentariste et fondatrice de l’association LIMBO. Cette projection-débat organisée avec InfoBirmanie s’inscrit dans le cadre d’un projet visant à réduire la vulnérabilité des migrants entre la Thaïlande et la Birmanie, mené par Terre des Hommes France (TDH), la Fédération Internationale Terre des Hommes (FITDH) et Foundation for Education and Development (FED), en partenariat avec InfoBirmanie.

Je retrouve ensuite Yann Arthus-Bertrand pour …. Pour … un projet pour l’Institut du Sport et l’alimentation Végétale, mais j’ai promis aux membres du Conseil d’Administration de ne pas en parler. Alors je vous en parlerais plus tard. J’en profite pour prendre une très belle photo de Yann Arthus-Bertrand, à contre-jour, alors qu’il a sa main sur la tête d’un enfant. Beaucoup de bienveillance.

Après un passage au truck survitaminé le « Coup d’Jus » (le camion est équipé de panneaux solaires, toutes les bouteilles, les bouchons, les pailles et les verres sont 100% biodégradables) je file direct au concert de Gabriel Willem. Je vous raconte ça dans un autre article, car le « musicien maraîcher » c’est un numéro.

Une bien belle ouverture de festival, j’ai hâte de découvrir les prochaines journées.

Magà Ettori

1 thought on “Miam, le Festival de l’alimentation et de l’agriculture durables

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.