Carnet de voyage Hanoï 3/5 – Se déplacer à pieds

En déambulant dans les rues de Hanoï, j’ai parfois eu l’impression de me retrouver à Bangkok : une ville pas du tout piétons-friendly. Pourtant à Hanoï, on trouve la plupart du temps de larges trottoirs, sauf qu’ils servent de parking aux scooters au point de rendre difficile l’accès aux boutiques et surtout de vous obliger à marcher sur la chaussée !

Au sujet d’Hanoï tout le monde vous décrira un trafic extrêmement dense où se mêlent voitures et scooters (environ 5 000 000 de scooters pour 7 600 000 habitants selon les statistiques 2017). En deux semaines, je n’ai pourtant pas assisté au moindre accrochage, ni au moindre bouchon. Quatre et deux roues cohabitent sans aucune difficulté. Les klaxons sous souvent utilisés, mais ce n’est rien à côté de l’Inde où le chauffeur a le pouce en permanence dessus !

Les feux de circulation sont peu respectés. A Paris, une voiture qui passe au feu rouge lors d’un ralentissement, en pensant ainsi gagner du temps, génère quasi systématiquement un emboutillage dans tout le carrefour. Ici le flux est un peu plus lent mais ininterrompu. Chacun avance et s’insère sans stress, voire roule à contresens quand il y a un espace en face et tout cela reste surprenamment fluide.

J’ai donc souvent eu l’impression que les feux de circulation étaient purement ornementaux et, en tant que piéton, on se demande si on va pouvoir traverser ou bien si on va devoir passer la nuit là.

Mais il y a une technique. Inutile d’attendre un espace libre, ça n’arrivera pas. Alors il faut s’engager. Bon, ne vous lancez pas non plus au milieu d’une horde, hein. Mais il y a des moments un peu moins denses que d’autres, alors avancez à allure modérée et toujours régulière, surtout ne pas se mettre à courir, car les conducteurs n’auraient pas le temps d’anticiper et de vous éviter.

Et là, il se passe quelque chose de magique. Vous vous sentez comme Jésus de Nazareth marchant sur les eaux. Les voitures et les scooters vous passent autour et c’est comme si vous vous trouviez dans une bulle protectrice. Si d’aventure un véhicule arrivait un peu vite sur vous, alors levez les bras en sa direction en signe de stop, mais toujours avec un large sourire.

Lors de ma balade avec le bien connu bus rouge à étage, j’ai eu l’opportunité de découvrir les districts plus modernes de la ville. A l’opposé du vieux quartier très concentré, on n’y aperçoit que de très rares piétons, les grands axes en sont mêmes totalement excempts malgré de larges trotoirs, ces axes ne semblant servir qu’à se rendre d’un point A à un point B en véhicule motorisé.

Moralité, n’hésitez pas à vous perdre dans le dédale des rues, à marcher sans but et sans destination précise. C’est alors que vous découvrirez le quotidien des habitants, qui s’installent au beau milieu du passage, avec leurs petites tables et leurs minis tabourets en plastique, pour déguster une soupe de nouilles à toute heure de la journée, même par 35°. Vous croiserez le jogger qui s’est perdu et vous demandera son chemin. Vous tomberez sur un outlet de vêtements made in Vietnâm où vous trouverez, enfin, votre taille (bon là je parle pour moi !). Vous serez interpelé.e par deux fillettes qui vous demanderont si elles peuvent faire la conversation avec vous « to improve our english ».

Autant de rencontres inattendues, des découvertes non planifiées, des moments précieux.

1 thought on “Carnet de voyage Hanoï 3/5 – Se déplacer à pieds

  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir.

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