JOAN CHRISTAOU ET XAVIER AUX GENDARMES ET VOLEURS DE TEMPS

Sous l’air de Carmina Burana

Lorsque j’ai voulu réserver le train pour Limoges, il m’était proposé un parcours digne d’un pèlerinage. Tout cela parce que pour que je puisse arriver par un train direct à Limoges, il aurait fallu réserver en direction de…Brive-la-Gaillarde. Du coup, comme je l’ignorais à ce moment-là, je pris deux correspondances à Saint-Pierre des corps puis à Poitiers. Pendant le trajet, j’eus la vision d’un chat blanc. Je me doutais que j’allais le retrouver chez Emmanuelle et JC, je n’avais aucun doute. A Limoges, j’avais rendez-vous avec mes hôtes qui avaient la gentillesse de m’héberger. En sortant de la gare, j’ai salué JC et nous sommes partis en voiture rejoindre le petit village de Rilhac-Lastours ou JC réside avec son épouse et l’arche de Noé.

L’accueil fut chaleureux. Je fis la connaissance de Roméo et Marco, Samson, Colombine, biscotte la panthère noire, Ikari et d’autres félines et félins dont j’ai oublié les prénoms. JC me raconta un peu l’histoire du village et de la région. Un passionné cultivé qui aime transmettre ce qu’il sait. Il m’a notamment fait découvrir une chapelle en plein dans les bois ou l’on peut faire des vœux. Je garde surtout en mémoire l’ex voto ou l’eau permettait de faire des miracles. Lorsque nous sommes revenus, nous nous sommes mis à table puis avons dîner. Un repas préparé avec amour fait de lupins fait maison de salade et de riz accompagné d’un petit dessert. Une fois les multiples tâches réalisées, tout le monde est allé se coucher. Je me suis endormi le premier. Quelques instants après, j’ai senti une patte griffue qui me caressait délicatement pour la laisser se mettre en dessous la couette. Sur le coup, je n’ai pas cédé puis finalement attendri, j’ai ouvert le passage et Ikari s’est lovée contre ma poitrine. Puis elle est partie, revenue, partie à nouveau répétant régulièrement ce mouvement. Je lui ai alors parlé et dit «Reste ici et ne bouge plus, il faut que l’on dorme, tes gardiens et moi en ont besoin».Alors, elle est restée beaucoup plus longtemps. Lorsque je me suis réveillé à 5 h 00 du matin, alors que je la croyais encore là, elle était partie rejoindre la chambre de ses gardiens. Je me souviendrai longtemps de ce merveilleux moment.

Lorsque je me réveille, j’entends la pluie sur les vitres et les volets. Je crois que tout le monde, à part moi, dort encore. Je me rendors un peu jusqu’à 5 h 30 puis décide de me levé en évitant de faire du bruit. Quelques instants après, Emmanuelle descendait dans la cuisine, s’occupait de tous les pensionnaires et mettait en route le café. Je dis alors à Emmanuelle que si JC voulait renoncer ou abandonner, que je comprendrais et le suivrais dans sa décision. Lorsque JC nous a rejoins, il avait comme de sérieux doutes sur la conduite à tenir. 32 km sous ce temps, avec un terrain gras nous aurait rendu les choses très difficiles. Nous avons décidé de nous rendre sur place et de voir à ce moment-là si nous allions nous lancer à l’aventure ou pas. Vers 6 h 40, nous avons pris la route en direction d’Amabazac. Très progressivement et très lentement, le temps s’éclaircissait ce qui maintenait un mince espoir de voir la pluie cesser. Nous étions plutôt optimistes. Arrivée à la sortie de l’autoroute pour rejoindre Ambazac, ça coinçait. Beaucoup de coureurs dans ces véhicules. Alors que nous étions un peu juste du fait des bouchons, lorsque nous nous sommes garés dans le parking, le speaker annonça que le départ était retardé de 30 minutes, nous pouvions donc prendre notre temps. Nous avons récupéré nos dossards, les avons accroché sur le tee-shirt puis Emmanuelle nous a accompagné au plus près de la ligne de départ.Elle nous a pris en photo et nous avons rejoins les autres coureurs. Lorsque le top départ a été donné, les chevaux et leur cavaliers nous ont ouvert la marche sur l’air de carmina burana. Nous sommes partis ensemble et je m’adaptais à la foulée de Jean-Christophe. Mais au 4ème km, alors que je lui dis qu’il ne sert à rien de monter sur les talus pour éviter les flaques d’eau, nous nous perdons de vue. Du coup, nous ferons la course chacun de notre coté ; Pour ma part, je finis en 4 h 30, il n’y a rien à dire de plus. Puis je reçois un SMS de JC : -« t’es où ? »

-« A l’arrivée et toi ? »

– A 5 km de l’arrivée… »

-Finis, tu finis, hein ?

Fin de la conversation.

Je me dis que je vais aller l’encourager, en remontant j’aperçois Emmanuelle à qui je confie mon carton de cadeaux et remonte au maximum pour accueillir JC. Le voilà, il arrive « Allez JC, vas-y tu vas le faire… », il marche, je lui dis c’est bon c’est que de la descente on court, tu peux faire moins de 5 h 30, je le suis, il accélère et là, c’est moi qui n’en est plus capable.

Pour terminer, je voudrais vraiment féliciter Joan-christaou car s’engager sur un trail aussi difficile avec des terrains variés aussi bien en termes de dénivelé et de types de terrain, eh bien je dis chapeau. Courir 3 fois par semaines, n’avoir jamais fait de course sur route, ni même de courses tout court d’ailleurs, finir un 32 km avec 1200D+ c’est un véritable exploit. Donc, JC, je te félicite du fond du coeur pour cette belle victoire. AIOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

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