L’AUXILIUM : DES MOMENTS FORTS

Une course solidaire pour laquelle j’ai couru. Je suis parti en direction de la gare de Fontenay sous bois pour me rendre à Ris-Orangis. J’ai pris la mauvaise direction et je me retrouve à Orangis-belle épine. Erreur ! Après m’être renseigné, je suis à l’opposé de l’endroit ou je dois me rendre. Pas grave, j’ai de l’avance et je m’y rends en courant. L’institut médico-pédagogique « Marie AUXILIATRICE  » est à 10 minutes de la bonne gare. J’arrive sur place et c’est là que tout commence.

Je me dirige vers la table ou l’on peut récupérer tout ce dont on a besoin pour pouvoir courir. Je reconnais Ben, le salue et le félicite pour sa performance à l’UTMB. Depuis le temps que je voulais le rencontrer. Si vous ne savez pas de qui il s’agit, allez voir les vidéos des lapins runners sur youtube et vous comprendrez. Alors que j’ai mon débardeur de végan marathon, je décide exceptionnellement de l’enlever et de revêtir le tee-shirt de l’association par respect pour cette cause humaine. Lorsque je vais me changer, je croise un autre participant avec lequel j’échange quelques mots. En sortant, je décide de filmer les stands et les bénévoles qui les tiennent avec leur accord que j’obtiens facilement.

Par la suite, je sors à l’extérieur pour tourner une vidéo pour le clan. C’est à ce moment que je croise Steve Kondo qui va animer la course et mettre l’ambiance, speaker comme jamais. Il fait présenter l’association par le maire de la ville et fait de la publicité aux associations partenaires. Lors de notre échange, il me confie aimer aider les gens. Mais cela, tout le monde l’avait compris. J’écoute les mots de Monsieur le maire, puis je me rends dans une salle ou se trouvent les toilettes. J’y croise un groupe d’enfants déguisés avec des costumes grenats chatoyants. C’est alors que l’un des enfants me parle mais j’ai du mal à comprendre ce qu’il me dit. Je l’écoute attentivement, concentré, le fait répéter puis lui répond. En fait, il voulait savoir si j’avais la pêche et si j’étais prêt à me bouger. Je lui dit que oui et lui propose de faire un selfie s’il le souhaite. Bingo ! Je demande aussi aux autres et un adulte me rejoins pour en faire un. Vu la ressemblance, je pense qu’il s’agit de son père mais je n’en suis pas certain. En fait, il s’agit du groupe de danse « accroche-coeur » qui rassemble des handicapés et invalides dans une pure symbiose.

Ils sont annoncés par Steve et présentent leur prestation qui parle de l’acceptation des différences de chacun. J’ai hâte de voir cela. Je suis sûr que ça va être magnifique et émouvant. Même si les mouvements sont parfois approximatifs, ce qui n’enlève rien à la grande qualité du superbe spectacle qui envoie une énergie incroyable, il est joué avec un grand cœur nous faisant ressentir des émotions contradictoires qui se terminent dans le rire et la joie. Très beau message sur l’acceptation des différences et leur prise en compte dans la vie de tous les jours pour les vivre ensemble.

L’heure tourne et il va falloir donner le départ des 5 km avec les coureurs, les marcheurs et le joëllettes. Pendant qu’ils partent à tour de rôle ; Steve fait savoir qu’il manque quelques porteurs sur certaines joëllettes. Bluffé par le spectacle donné, je me dis que je ne peux pas me défiler mais je ne sais pas si je suis assez costaud pour le faire. Je ne réfléchis plus et prend cela comme un nouveau challenge. Je me rends vers la joellette numéro 15 ou se trouve déjà 3 personnes et Nassim, le garçon à qui nous allons faire franchir la ligne d’arrivée. Yannick, costaud se met à l’arrière, Isa et Lætitia à l’avant et je suis là pour remplacer le moment venu. Avant le départ, à plusieurs reprises, Nassim touche ma main droite ou je porte mon bracelet argenté avec des pierres protectrices ; Je le laisse faire, ne fait qu’accompagner son mouvement. Par la suite, je demanderai qu’est-ce que cela pouvait signifier pour lui ? En fait, il était stressé et le fait de sentir ma man et mon bracelet le rassurait. Heureux d’avoir vécu ce moment fort et inoubliable.

Le départ est donné et nous avons une première côte à franchir. Je trouve que ça part relativement vite et me pose la question de savoir si je vais y arriver par la suite parce que pour l’instant,je ne tiens rien et en plus nous sommes tous des novices en conduite de joëllettes. Au 2ème ou 3ème km, je remplace Yannick qui m’explique comment faire. Il faut maintenir l’équilibre et régler la hauteur à l’arrière tout en suivant la cadence imposée par les filles à l’avant. Nous nous relierons mutuellement tout au long de la course. Une bonne entente de groupe. A 2 km de l’arrivée, nous sommes dans une descente que nous dévalons à 12 km/h. Ça tient la route. Nous freinons tout d même dans la dernière partie sous les acclamations du public et la citation de nos prénoms à l’arrivée, en particulier celui de Nassim.

Je suis très heureux d’avoir participer à cette expérience solidaire, avec ces enfants, leurs parents, les bénévoles, les coureurs tout cela superbement animé par Steve Kondo, un ambianceur au grand cœur. On s’y retrouve l’année prochaine les vegans warriors ?

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