UNE SÉANCE DE VÉLO VACHEMENT COOL

Ce matin, j’avais le choix entre une sortie pédestre de 4 h 00 ou de vélo de 2 h 30, sans notion d’intensité. J’ai choisi la 2ème option car le vélo est un sport porté moins traumatisant pour les jambes qui, dans ce cas, peuvent utiliser d’autres muscles que ceux de la course à pied. Et vu la forme du moment, c’est plus raisonnable. Mais revenons à notre sortie.

Je me suis équipé avec le Camelbak pour y mettre de l’eau et une ou deux barres, un gel de boost. Réserve habituelle mais légère. Il est 8 h 00, je décide de partir d’abord sur Paris. Le dimanche, à cette heure, il n’y a quasiment personne. Je passe par le bois de Vincennes pour me rendre jusqu’au château puis finalement je bifurque pour me diriger tout droit vers la porte de Vincennes. Cours de Vincennes, place de la Nation, le faubourg-saint-Antoine et demi-tour à la Place de la Bastille. Je remonte par la rue de Lyon, l’avenue Daumesnil, porte dorée puis à droite sur la piste cyclable en direction de la porte de Charenton pour un retour dans le bois de Vincennes. Je longe l’avenue de Gravelle là ou passe le semi et le marathon de Paris puis arrivé à Joinville-le-Pont, je descends sur les bords de Marne. Jusqu’ici, je suis seul, j’écoute ma playlist, je n’ai croisé que deux cyclistes. J’ai failli en percuter un. Bon, j’ai freiné à temps. Sur les bords de marne, au niveau d’un des ponts de bry, après 1 h 15 de route, je fais une pause. Quelques coureurs discutent et vont faire une sortie de 15 km. De l’eau gazeuse,une barre et un petit gel et c’est reparti. Je me dis que je peux aller comme ça jusqu’au parc de Noisiel comme je l’avais fait précédemment. Nous y sommes.

Dans une allée à ma droite du Parc, je me demande si j’hallucine ou si c’est bien ce que je vois. Dans un enclos entouré de fil électrique, j’aperçois deux vaches. Je décide d’aller les voir, c’est tellement improbable de voir des vaches plus ou moins en liberté en Île de France que je ne veux pas rater ce moment. Ça me rappelle des vacances en montagne il y a quelques années, ou une vache sur la route s’était approchée de moi. J’avais appréhendé son contact mais Laurence, mon épouse m’a fait comprendre qu’il n’y avait pas plus pacifique qu’une vache, ce qui était vrai. Alors je l’ai approchée doucement et c’était vraiment génial de lui caresser le museau. J’en garde un excellent souvenir.Nous n’étions ni végétariens, ni végan à ce moment là mais nous aimions les animaux.La suite fut logique. Aujourd’hui, je n’ai pas pu m’approcher, mais j’ai décidé de lui parler. « Bonjour, ça va Marguerite ? » C’est le nom qui me vient à l’esprit pour une vache. Je la regarde dans les yeux et lui parle mentalement cette fois-ci. Si, si c’est possible. J’essaie de rester positif dans ma tête mais connaître ce qu’il adviendra de son sort me rend triste. Je me reprends et remercie de pouvoir profiter de ce moment présent avec un être sentient lui aussi. Bon, il est temps de repartir, je lui dis au revoir. Je ne sais pas si je la reverrai. Je crois que son numéro à l’oreille finit par 075.

Il ne me reste plus que 45 minutes pour remonter sur Fontenay sous bois, il commence à y avoir beaucoup de coureurs et de cyclistes. Les kilomètres défilent et je replonge dans mes pensées avec cette rencontre improbable dont j’ai immortalisé le souvenir. Je continue à remonter les bords de marne et alors que je suis dans ma bulle, je relève la tête et voit une tête qui ne m’est pas inconnue, celle d’Émir puis celle de Carole qui me saluent. Je répond par un « SALUUUUT » qui exprime i si clairement mon sentiment de joie et de bonheur de les rencontrer à ce moment-là. La synchronicité,

sans doute. Ne me demandez pas d’expliquer pourquoi mais je revis. Surtout après mon coup de blues. Je crois qu’ils émettent tellement d’énergie positive qu’elle en est communicative bien au delà des mots.

Arrivé au port de Nogent-sur-Marne, je fais une nouvelle halte. J’en suis à 2 h 25. Je me deshaltère et repart en direction de Fontenay sous bois par la côte de Nogent. Là, ça travaille, je mouline mais c’est hyper dur. Après la côte, la descente et un passage à droite en direction du RER Fontenay sous bois. J’arrive devant le 9 mais j’insiste pour faire 50 km en 2 h 39. Chaque sortie longue, qu’elle soit en vélo, en marche, en course à pied apporte toujours son lot de surprises. Il suffit d’être attentif, de regarder, d’écouter, de sentir, parfois de toucher pour apprécier ces moments qui vous sont offerts dans l’instant présent.

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