LE RADICASSANT M’A CASSÉ

Je suis arrivé à Lillebonne le vendredi soir pour un départ le samedi matin à 05 h 00. Le peu d’hôtels qui sont sur place étaient complets depuis bien longtemps. J’ai donc dormi dans le dortoir réservé aux coureurs. J’ai pu dormir presque normalement mais plutôt d’un sommeil léger. J’avais tout prévu pour mettre le moins de temps à me préparer le lendemain. Vers 3 h 00 du matin, une grosse averse est tombée et je me suis demandé ce que je faisais là, dans quelles conditions j’allais courir cet ultra, est-ce que ce serait annulé et puis la pluie s’est calmée. J’ai rejoint la salle du petit déjeuner, terminé mes préparatifs et écouté les dernières consignes et recommandations. Tout le monde attendait impatiemment le départ.

Le gymnase ou dortoir

Le départ est donné et les trailers s’élancent, nous sommes entourés de flammes multicolores et d’un public qui nous encourage, ça fait du bien et c’est bien pensé. J’ai quelques petits soucis avec ma frontale mais je fais avec. Nous entrons rapidement dans le vif du sujet avec des côtes bien raides et des descentes techniques. Jamais je n’avais couru sur un parcours aussi difficile. Je n’ai qu’une hâte, que le jour se lève pour y voir plus clair et oublier le problème de frontale. Heureusement, j’en ai une deuxième pour le soir au cas où…Je me fixe comme objectif le ravitaillement du 19ème km. Je l’atteindrai en 2 h 45 donc en arrivant large pour la barrière horaire fixée à 11 h 30. Il est 10 h 45. Il n’y a plus grand chose au ravitaillement, je ne reste pas longtemps et repart pour garder le peu d’avance que j’ai mais je suis confiant. Je passe le 42ème km, distance marathon mais avec déjà 1000D+. Puis du fait d’être dernier et du balisage peu compréhensible à l’endroit ou je suis, je me trompe à trois reprises. Lassé par ces errements, n’ayant plus envie de me perdre, n’étant pas sûr d’atteindre la barrière horaire du 58ème km, je décide de renoncer.

Ce que je retiendrai, c’est que l’accueil des normands n’est pas un mythe. D’abord, Loïc qui m’a gentiment proposé que son père m’emmène directement au Parc des Aulnes ou se trouve le départ et le retrait des dossards. Ensuite, l’organisation et particulièrement les bénévoles Bérangère, Antony, Laurent qui m’ont rapidement récupéré à l’endroit que je leur avait indiqué avec gentillesse et serviabilité. Enfin, comme je voulais rentrer à la maison plus tôt, je recommande, si un jour vous allez dans cette région de France, Germain, le chauffeur de taxi à qui j’avais dit que je voulais rejoindre Le havre, m’a fait économiser de l’argent en me proposant d’aller plus près à Yvetot.

Petit Selfie avec LoÏc

Bilan : Je n’ai aucun regret. C’était sans doute la course de trop 15 jours après le marathon de Paris. Mon état mental est bon mais mon corps réclame du repos. Je vais donc l’écouter et de ce fait, je ne courrai pas le marathon de Sénart. Nous nous retrouverons pour la course l’auxilium de l’association « courir pour marie » et pour le trail de l’orangerie de bonnelles, un 18 km tranquille les 18 et 19 mai 2019.

La vrai reprise sera le 1er juin avec le marathon du Luxembourg.

Rendez-vous le 1er juin

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