Hommage aux femmes

8 mars, journée de la femme

La femme, mystérieuse, forte, belle, sensible et maternelle, est représentée par les archétypes universelles.

Ces archétypes, symboles issus de l’inconscient collectif, nous reflètent les différentes facettes de la femme.

Ils apparaissent dans les mythes et les contes, ils sont les fondements des représentations humaines à toutes les époques de l’histoire.

Ils apparaissent dans nos rêves, structurent notre inconscient, notre culture et nos mentalités.

Fragile mais puissante, douce mais résistante, la femme porte en elle le paradoxe.

Chaque femme est un peu Artémis (vierge), Aphrodite (amante), Amazone (guerrière), Déméter (mère), Héra (matriarche), Hestia (gardienne), Isis (prêtresse), Hécate (chamane), Gaïa (la grande mère), Nyx (la sage), Athéna (la pensée), mais l’une d’elles domine.

Notre société façonne les femmes, et bien souvent fait taire certaines de ses figures.

A travers l’histoire certaines femmes incarnent les archétypes, se démarquent et deviennent guerrières et combattantes, gardiennes de la justice sociale, protectrices des plus faibles, philosophes qui révolutionnent la pensée ou héroïnes, elles sont les lumières de l’humanité.

L’histoire des femmes est marquée par la souffrance. Privées de libertés, étouffées et humiliées, elles se relèvent, cassent leurs chaines de servitude, combattent, et avec la douceur qui leur est propre, peu à peu, tout en revendiquant le droit à la différence, refusent la hiérarchisation des sexes et exigent les mêmes droits que les hommes.

Simone de Beauvoir, philosophe, référence du féminisme moderne avec son ouvrage « Le deuxième sexe », théoricienne du mouvement de libération de la femme prône l’égalité (des droits) dans la différence. Elle représente la femme libre et libérée de la domination masculine. Refuse le mariage, renonce à la maternité, mais donne une place à l’amour, à l’épanouissement personnel et à la création. 

L’œuvre et la vie de Simone de Beauvoir est inspirante, elle nous libère du modèle imposé pendant des siècles aux femmes comme l’unique aboutissement de leur vie qui est le mariage et la maternité, qui ainsi deviennent un choix individuel de vie et non une obligation sociale.

Les femmes par leurs actions, leurs vies, leur dévouement, leur sincérité, leur courage sans limite, leur amour, leur sensibilité, leur douceur, sont les actrices de l’évolution de notre société. Société dominée par les hommes, société qui refuse et exclu la différence, société qui hiérarchise les sexes, qui hiérarchise tous les êtres vivants.

Le sport et les compétitions sportives sont un excellent indicateur de l’évolution de notre société. Il y a seulement 52 ans les femmes n’avaient pas le droit de courir en participant aux marathons.  

En avril 1967, aux Etats-Unis, une femme s’inscrit sous un pseudonyme masculin au marathon de Boston, Kathrine Switzer. Elle fut disqualifiée à la fin du marathon, mais a ainsi révolutionné le monde de la course et son combat a permis l’ouverture aux femmes du marathon de Boston en 1972 et celui des jeux olympiques en 1984. En 2016, elles étaient 14 112 femmes à courir le marathon de Boston.

Les femmes ne luttent pas seulement pour l’égalité entre les sexes, mais pour l’égalité entre les êtres humains.

Rosa Parks (1913-2005), symbole de la lutte contre l’oppression, contre le racisme, l’injustice, la haine, le mépris, mère du mouvement des droits civiques entraine les Etats-Unis des années 50 dans la lutte pour les droits des noirs. En refusant de se soumettre, en refusant l’humiliation, en refusant l’injustice, elle contribue à changer la société, pour la rendre meilleur et plus digne.

Les femmes incarnent le courage, même dans les guerres dirigées par les hommes, elles sont sauveteuses de l’humanité, plaçant l’honneur et l’idéal d’un monde meilleur comme but suprême, elles refusent l’oppression, l’injustice et les génocides. Elles agissent. 

Hannah Senesh (1921-1944), emblème de la résistance, à 23 ans, fait partie des personnes juives vivant en Palestine Britannique, maintenant Israël, qui ont suivi l’entrainement spécial britannique pour être parachutées ou infiltrées en Europe en vue d’aider à sauver les juifs et servir d’agents de liaison avec l’armée britannique. Elle fut arrêtée par l’armée allemande à la frontière hongroise, emprisonnée et torturée, elle refusa héroïquement de révéler les détails de sa mission et fut finalement fusillée. Un poème qu’elle écrivit pendant son emprisonnement, a été mis en chanson et est devenu le chant des journées de commémoration de la Shoa en Israël.

« Mon Dieu, mon Dieu,

Que ne finissent jamais,

Le sable et la mer,

Le murmure de l’eau,

L’éclair du ciel,

La prière de l’Homme. »

Les femmes révolutionnent l’éducation.

Maria Montessori (1870-1952), médecin et pédagogue italienne, pose un regard différent sur les enfants qu’elle considère comme l’avenir de notre société.

Sa méthode, sa philosophie, sa conception novatrice de l’enfant et de l’apprentissage, bouleverse l’approche éducative.

Par un environnement basé sur l’ordre, le respect de l’enfant, avec un maitre qui le guide, des matériaux spécifiques conçus pour aider l’enfant dans ses apprentissages. Des leçons individuelles et non collectives afin de respecter le rythme de chacun.  Le mot clé est : l’observation. Les enfants apprennent les uns des autres et pratiquent l’autocorrection.

Liberté et autonomie sont des notions essentielles de la méthode Montessori, pas de récompenses ni de punitions, l’apprentissage se fait par expérience personnelle. La phrase culte de Maria Montessori « Aide moi à faire seul »

Billet italien de mille lires avec Maria Montessori.

Les femmes brisent le monopole des hommes dans les métiers, Amelia Earhart (1897-1937), aviatrice américaine, première femme à traverser l’océan atlantique en avion en 1928, puis la première femme à le traverser en solitaire en 1932. Elle fut décorée de la Légion d’honneur en 1932. Amelia Earhart réussit des exploits qu’aucun homme ne réussit avant elle. Elle part pour un tour du monde d’où elle ne revint pas, en 1937. Sa vie de passionnée inspira de nombreux ouvrage littéraire et cinématographique. Désormais les femmes peuvent faire carrière dans l’aviation.

Les femmes, brisent les tabous, ouvrent la porte, qui nous conduira, vers la fin de la maltraitance animale.

Jane Goodall (1934), éthologue et anthropologue britannique, dont les travaux sur les chimpanzés, ses observations et découvertes, mettent en lumière des capacités que l’on croyait jusqu’alors exclusivement humaines et ainsi ébranle et révolutionne la définition de « l’humain ». 

Elle fonde, en 1977, l’Institut Jane Goodall pour la protection de la biodiversité, l’aide à la gestion durable et équitable des ressources naturelles, au développement et l’éducation.

L’institut Jane Goodall France a été créé en 2004.

De la femme, la mère, nous attendons la certitude d’être aimé, quoi qu’il arrive.

Par ses gestes, ses actions, son courage, ses combats, sa ténacité face à l’humanité aussi décevante soit elle, la femme nous prouve son inconditionnelle amour. Un amour qui pousse, qui encourage, qui soutien, qui stimule et qui nous porte vers un monde meilleur.

Karine Dana

1 thought on “Hommage aux femmes

Répondre à Sannier Annuler la réponse.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.