SaintExpress – 45,5 km de boue !

Motivée au moment de l’inscription, la préparation physique pour la SaintExpress aura été finalement un peu inexistante ! C’est donc sans certitude d’avoir la capacité physique de finir la course que je m’élance.

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Début de la course, début de la pluie

Avant même de prendre le départ pour la course depuis Sainte-Catherine, la première étape est de s’y rendre. Pour cela, l’organisation mets en place des navettes pour chaque course. Pour la SaintExpress, ce ne sont pas moins de 56 cars qui prendront départ de Lyon pour nous acheminer jusqu’à Sainte-Catherine. À la sortie du car, début des petites gouttes de pluie, la nuit s’annonce difficile.

Et à 23h, départ des premiers coureurs. Pour ma part, je passe la ligne de départ à 23h15. Dès les premiers kilomètres, la magie de la Saintelyon prend place. Des centaines de petites lumières, telles des lucioles sillonnent les chemins déjà bien trempés. L’excitation de la course se fait déjà ressentir, j’ai envie de partir au galop, mais (heureusement pour moi et la suite de la course) les premiers embouteillages se font sentir dès le deuxième kilomètre.

Minuit, la pluie s’intensifie et ne cessera pas jusqu’à l’arrivée …

11 kilomètres sont  à faire jusqu’au premier ravitaillement. 11 kilomètres et 430 D+, portion où l’on prendra le plus de dénivelé. Je l’appréhende assez facilement, et je ne m’arrête pas au première ravitaillement. Il n’y était prevu que du liquide, j’avais fait le plein avant le départ afin de gagner quelques précieuses minutes. Choix stratégique qui paie, le ravitaillement n’est pas abrité, et la pluie n’a pas cessé !

Début des difficultés

La portion qui arrive fait 14 kilomètres et 360D+ avant le prochain ravitaillement. Sur le tracé, cette portion semble plus facile, mais en réalité, la pluie, la boue et surtout la fatigue de la nuit se font sentir. Entre le 17ème kilomètre et jusqu’au ravitaillement, soit 25 kilomètres, mon mental n’est plus présent, la fatigue se fait beaucoup ressentir, je glisse beaucoup sur les cailloux et rochers et je manque à plusieurs reprises de tomber. Je pense même m’arrêter au ravitaillement par peur de tomber de fatigue et de me blesser.

Malgré tout, les kilomètres s’enchaînent jusqu’au ravitaillement et physiquement, le corps semble suivre. Je m’assois donc une dizaine de minutes au ravitaillement, me réchauffe un peu, car la pluie bat son plein et avec mon unique coupe vent, je suis trempée. Et là, dans mon esprit, il m’est impossible d’arrêter, plus que 20 kilomètres, moins que ce que j’ai déjà fait, et surtout, me prochain ravitaillement n’est qu’à 8,9 kilomètres et cela semble plutôt plat, seulement 140 D+.

Un reguain d’énergie

Me voilà repartie, et toujours cette pluie démoralisante. Je me dis alors qu’il faut que je profite de la route bétonnée et des plats pour avancer tant que je le peux, plus vite arrivée, plus vite au sec ! C’est alors que je cours, pas forcément vite, mais je cours, et peu à peu, mon moral revient, les jambes suivent, les kilomètres passent et tout va bien. Je fais coucou aux vaches et chevaux qui m’encouragent sur le bord des chemins, je m’accorde même de caresser un bel étalon !

Et déjà le dernier ravitaillement avant l’arrivée, ne restent plus que 12 kilomètres et 280D+. Comme au précédent ravitaillement, je m’arrête à peine dix minutes, pour ne pas avoir trop froid quand je vais repartir. La pause assise me fait un bien fou et je repars le mental chargé la bloc pour passer la ligne d’arrivée si convoitée.

Je ferai les dix derniers kilomètres avec un gentil monsieur que je croise depuis le début à chaque ravitaillement. Parler ensemble nous permet à tout deux d’oublier les derniers kilomètres et surtout de nous motiver l’un l’autre.

Et voilà enfin les cinq derniers kilomètres, avec encore des grosses Et difficiles montées sur bitume, mais aussi des escaliers à descendre, puis à monter, mais l’arrivée est proche, alors on y croit et on court toujours !

Et finalement, nous y voilà, le musée des Confluences, puis le pont Raymond Barre et enfin la Halle Tony Garnier ! Et la ligne d’arrivée est passée, 45,5 kilomètres et non pas 44 comme annoncés, mais peu importe, c’est fait, et la joie est immense !

Comme quoi, quand on veut, on peut les amis, ne doutez jamais de vous 😉

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En bref ….

Pour tous les amoureux du trail, je vous recommande cette course, organisation au top, vraiment rien à redire (sauf peut-être que les 600 derniers arrivants n’ont pas eu de t-shirt…, mais ne soyons pas matérialistes), quant au parcours, très beau, à la fois technique mais largement praticable (même si la boue cette année a bien compliqué les choses !). Les ravitaillements sont garnis et variés, il y en a pour tous les goûts !

Alors n’hésitez pas, foncez !

Anaïs C.

 

2 thoughts on “SaintExpress – 45,5 km de boue !

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