La saintexpress

finisherSuper expérience pour moi, fier d’avoir pu me dépasser, nouvelles perspectives depuis que je me sais capable de courir autant. Je me suis inscrit au marathon de Paris, je réfléchis à celui de Stockholm et peut être la Saintélyon un jour. Départ en car aventurier, il a fallu attendre le dernier pour avoir une place, à force de laisser passer les autres j’ai eu un petit coup d’angoisse. La prochaine fois j’attendrai plus tôt pour essayer de partir dans la première vague de départ et éviter d’avoir à tant doubler sur le parcours. Parti dans les 3000 je finis 1500ème.

On commence lentement à 23h13 tellement on est nombreux, une demi heure de marche/trottinement pour laisser la foule se disperser mais c’était beau de se retourner pour voir la longue traînée de lumières blanches en mouvement. Il commence à pleuvoir dès minuit et ça ne s’arrêtera plus, tant mieux mes vêtements trempés évacuent bien la chaleur. Ça empêche juste de s’arrêter trop longtemps aux ravitaillements car le froid reprend ses droits à grande vitesse et l’arrivée est moins confortable puisque je ne me réchaufferai qu’au chauffage à fond de ma voiture deux heures plus tard vers 7h30.

J’ai l’air d’un touriste du début à la fin avec mon sweat ordinaire, mon sac à dos de voyage et ma petite lampe frontale mais ça ne m’a pas gêné pour courir. Je ne changerai que la puissance de la lampe la prochaine fois, ce serait bête de me tordre la cheville par faute de lumens. A deux reprises ma cheville gauche à flanché légèrement sur une pierre, heureusement qu’elle ne s’est pas tordue ! La grande surprise de ce premier trail a été le temps passé à marcher, je m’attendais à courir 95 % du temps. J’ai suivi le mouvement et marché à chaque montée supérieure à quelques degrés et tant mieux je ne pense pas avoir eu la force de finir sinon. Je suis parti du principe que je n’avais aucune idée de mes performances sur un tel parcours, j’ai couru à mon rythme de base sans chercher à m’économiser, incertain de tenir jusqu’au bout mais c’est passé. Surprise sur le premier ravitaillement qui ne sert qu’à boire, heureusement que j’ai un stock de pâtes de fruits. Des fausses informations ont perturbées mon impression de contrôle sur la course, on a parlé de 12 km jusqu’au ravitaillement suivant alors qu’il n’y en avait que 8, je m’attendais donc à ne courir que 8 jusqu’à l’arrivée alors qu’il y en restait 12, dur pour le moral sur la fin.

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J’ai fait la course en solitaire, parlé à personne mais leur présence était rassurante et je m’arrangeais pour rester en groupe pour courir. C’est ma cuisse gauche qui a lâché en premier j’ai dû marcher une centaine de mètres tous les 500 sur les 2 derniers kilomètres pour éviter la crampe. La photo d’arrivée offerte n’est pas à mon avantage, les autres sont payantes dommage. Mon maillot « vegan marathon » est caché par le dossard, pas de réflexion sur la viande cette fois.

J’ai quand même mangé quelques gâteaux sucrés aux ravitaillements, la prochaine fois je prévoirai des en-cas vegans. Le repas d’arrivée l’était (si on refusait le fromage) mais étrangement j’étais trop fatigué pour avoir faim, j’ai picoré. Savoir qu’une amie avait déjà couru cette course et qu’on en parlerai après m’a aidé à tenir dans les moments difficiles, son soutien à distance avant aussi. La prochaine fois si possible j’irai accompagné, tellement bon de partager.

Vincent Fauveau

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