Le marathon de San Sebastian

Pour mon troisième marathon, ce dimanche 25 novembre je m’élance sur l’asphalte des rues de San Sebastian aux côtés de près de 3000 participants au marathon, mais pas que ! Il y a aussi les coureurs du semi marathon et ceux du 10 km. Ce qui fait près de 5500 coureurs. Tout ce beau monde part à peu près au même moment, 9H00 ce beau dimanche matin à San Sebastian. Le ciel est menaçant mais pour le départ, les nuages se sont écartés pour laisser passer quelques rayons de soleil encourageants.

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Je pars avec un objectif de 4H00, bien décidée à maintenir mon cap de 5’40 » au km d’allure de façon constante le plus possible. Le parcours dans la ville est composé de deux boucles, je vais donc faire deux fois le semi, comme ça je vais connaître  la deuxième partie rapidement ahaha !! Le côté amusant est que nous voyons arriver en sens inverse les premiers de la course car il y a de nombreux virages en épingle à cheveux sur les grandes avenues et c’est fascinant de voir surgir, arrivants en face, les dieux de la course à pied, aériens, survolants la route avec aisance, précédés par une holà vocale d’applaudissements et de cris venant de notre propre cohorte admirative  !

Je vois passer la première femme, elle est belle, je me sens encouragée par ces artistes de la course, si puissants dans leur légèreté. Au semi, me voilà donc revenue au point de départ, je re franchis la ligne avec un chrono encourageant de 2h01. Je vois soudain le nombre de coureurs qui se réduit : tous ceux qui ne font que le semi sont heureux de s’arrêter, et je me dis « Courage ! il faut encore tout refaire !!  » C’est là que la course va vraiment commencer pour moi …

Et c’est là que je fais des erreurs, celles de ne pas assez me nourrir et m’hydrater… Je me sens bien et je n’ai pas du tout faim, mon estomac étant certainement hyper tendu, ne réclame aucun subside … Sans que je m’en rende compte, mon organisme commence à s’épuiser. Je consomme tout de même une gourde de compote aux fruits et anti-oxydants par petites gorgées et bois tranquillement ma boisson énergétique depuis mon camel back.

Vers le 31 ème km, je commence à ressentir les effets de la fatigue physique, mes jambes deviennent lourdes, des crampes arrivent … Et la pluie aussi. Je vois ma vitesse décliner et je commence à penser que je n’arriverai jamais aux 4h00 espérés … Et effectivement, il me devient de plus en plus difficile de faire avancer mes jambes, je désespère … Encouragée par des amis du club qui sont sur le parcours à plusieurs endroits, j’essaie de capter de l’énergie des applaudissements et des cris des spectateurs, mais je finis dans la douleur à 4h12 de course. J’ai bien compris la leçon : toujours s’alimenter en apports glucidiques suffisants et beaucoup beaucoup boire, même si l’estomac refuse !

Gagnée par des crampes horribles, je peux à peine avancer une fois l’arrivée franchie … Passage par la case massage, un vrai bonheur, merci au masseur espagnol qui m’a remis sur pieds !!

Allez ! je suis quand même contente, un marathon c’est une épreuve très dure et je garde en mémoire la belle phrase d’Emile Zatopek : « Si tu veux courir, cours une heure, si tu veux changer ta vie, cours un marathon. »

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Caroline Mézin

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