Un marathonien dans le Beaujolais

Le samedi 17 novembre, seulement 6 semaines après le marathon de Lyon, je m’aligne sur celui du Beaujolais sans aucune prétention chronométrique. Ma seule ambition, me faire plaisir en profitant de l’ambiance.

20181116_130635.jpg

Le marathon international du Beaujolais se revendique comme le « marathon extraterrestre » et fait partie des courses appartenant au challenge de la convivialité.

La différence par rapport à un marathon classique : plus d’ambiance, des déguisements et des ravitaillements « spéciaux ».

3 courses au programme (13km, semi et marathon), pratiquement 16 000 coureurs (dont 2200 pour le marathon) et 70 nationalités représentées.

Cet évènement a lieu le weekend suivant le 3eme jeudi de novembre : la fameuse date de la sortie du Beaujolais Nouveau.

parcours.jpg

Une navette nous amène dans le village départ, un allemand avec 70 marathons au compteur est assis à côté.

A peine descendu du bus et entré dans le gymnase servant de lieu d’attente, on nous propose du Beaujolais, il est 7h.

20181117_071845.jpg

Des concurrents déguisés en serveur tiennent leur rôle jusqu’au bout en se baladant pour proposer des verres aux participants.

Niveau déguisement, je fais dans le soft avec une simple perruque de Jackson Five.20181117_080259.jpg

8h30, sur la ligne de départ, il fait 6°c et une légère bruine, mais l’ambiance nous réchauffe, ça bouge, une Ola, un Ahou.

9h00 le départ est donné dans le petit village, beaucoup de spectateurs nous encouragent, c’est motivant !

Au bout de 2km, premier ravito/dégustation, le ton est donné. Malgré que je sois dans l’esprit festif, je n’ai pas bu de vin tout au long du parcours. Je bois rarement d’alcool et je crains les ravages sur mon estomac avec ces 42km à parcourir.

Le parcours est sympa, au milieu des vignes, parfois dans des forêts, sur des petites routes traversant des villages. On voit bien que c’est un événement dans le coin car pas mal de spectateurs dans les villages.

Je pars tranquille, m’arrêtant au ravito, je me permets même quelques photos lors de 2 ravitos dans à l’intérieur des châteaux.

20181117_100101.jpg 20181117_103109.jpg

Les kilomètres passent, une bonne ambiance entre les coureurs, et un passage au semi en 2h06. Ce premier semi est passé rapidement.

Et là, c’est le « drame », ma perruque tombe. Je galère un peu à la remettre correctement afin qu’elle tienne et ne me gêne pas.

Comme pour Lyon, j’ai un petit coup au moral autour du 25eme km. Je trouve le temps long, je me dis que j’ai fait plus de la moitié, mais il en reste encore beaucoup. J’ai l’impression qu’il a moins d’animations sur cette portion.

L’euphorie du départ ne fait plus effet, je ne m’arrête presque plus aux ravitos.

Kilomètre 30 en 3h. C’est Le passage critique du parcours, environ 5km assez montant où je fais mon effort.  Je remarque la même étrangeté qu’à Lyon, j’ai un regain d’énergie au 30eme kilomètre et je double pas mal de monde malgré que je commence à avoir le bide un peu en vrac. J’arrête donc les gels.

35eme km, on entame la longue redescente sur Villefranche, enfin. J’ai envie de finir donc je ne traine pas et continue ma remontée au classement. Je finis en mode dromadaire sans boire ni manger car j’ai peur que ça accentue mes lourdeurs d’estomac.

39eme km, dernier ravito. Des bénévoles me tendent à boire, je m’excuse en leur disant : « merci mais si je m’arrête je ne pourrais pas repartir. »

Le dernier kilomètre est dans le centre de la ville, bonne ambiance, je profite. Une « mobylette » me frôle, le 1er du semi-marathon vient de me déposer.

Passage de ligne en 4h07, soit le 2eme semi (le plus dur) en 2h01 ! J’ai gagné 380 places sur le 2nd semi !

On me remet un taste-vin à la place de la traditionnelle médaille. Puis des bénévoles donnent une couverture de survie à chaque arrivant, super utile pour se réchauffer rapidement. Je me permets un petit vin chaud bien mérité lors du ravito de fin.

20181117_132124.jpg

Pour conclure, je suis content d’avoir participé à cette épreuve. Le chrono final m’a surpris car seulement 6 semaines après le marathon de Lyon, le fait que je me sois aligné en mode « touriste »  et que le parcours soit assez difficile, je ne pensais pas être si proche des 4h.

41391537-c6f3884a134cacc8d923d7f19b09f635 modif.png

En bonus, quelques photos de déguisements :

marathon-du-beaujolais-des-deguisements-toujours-plus-dingues-volume-2_1542478648.jpeg  marathon-du-beaujolais-des-deguisements-toujours-plus-dingues-volume-2_1542478696.jpeg

titi-et-son-chien-photo-maxime-jegat-1542553052.jpg l-album-photo-collector-du-marathon_1542459878.jpeg

ambiance-sur-la-ligne-d-arrivee-photo-maxime-jegat-1542553046.jpg des-grappes-en-baudruche-dans-les-vignes-photo-maxime-jegat-1542553035.jpg

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.