RENNES : UN MARATHON PRESQUE MANQUÉ !

Chers lecteurs, vous vous demandez ce que vient faire ce zèbre à la une ? C’est très simple. Lors du marathon de Paris 2018, je m’étais peint le visage à l’indienne. C’était ma marque de fabrique. Mon nom était Indian Vegan Zebra. J’ai ensuite découvert que le zèbre était l’animal qui pouvait courir le plus longtemps et le plus vite. Il échappe même souvent à ses prédateurs. Alors j’en ai fait mon animal symbole. Passons au récit.

J’attendais impatiemment ce moment. Courir le marathon de Rennes. D’abord, parce que malgré certains sponsors, il est basé sur l’écologie et la conservation de la planète. Un marathon vert. Ensuite, parce que le parcours était décrit comme roulant. Et puis, la Bretagne, ça vous gagne ! J’en avais un excellent souvenir depuis le Grand Raid ultra marin. Je regrette aujourd’hui de ne pas avoir été jusqu’au bout. C’est ainsi. Mais revenons à mon escapade à Rennes.

MON VOYAGE A RENNES

Samedi 27 octobre 2018. Je profite de la matinée avec Laurence. Elle me rappelle de penser au changement d’heure le soir. J’acquiesce. Mon train est à 12 h 09 pour arriver à 14 h 09 à Rennes. Je prépare mes affaires d’une manière minimaliste et je chausse mes brooks ghost que je porterai tout le week-end. Je pars avec un peu d’avance au cas où. Finalement, j’aurai quasiment une heure d’avance lorsque j’arriverai à la gare Montparnasse. Je me suis promené tout en allant chercher mon caramel Macchiato au lait d’amande chez Starbucks. Je reviens à la gare, je peux enfin prendre mon train. Le voyage se passe sans encombre. Lorsque je descend du train, je me rend directement à l’hôtel campanile qui se trouve à proximité. Je demande à l’hôtesse d’accueil si je pourrai garder la chambre pour pouvoir prendre la douche après le marathon. La réponse est positive. Chance !

bty

RETIRER MON DOSSARD N° 537

Je dépose mes affaires à l’hôtel et vais visiter un peu le coin tout en allant chercher mon dossard. Je réside juste à côté. Des travaux m’obligent à faire le tour pour accéder dans le chapiteau où se trouvent les exposants et la remise des dossards. Je prend mon temps et décide de profiter de l’occasion pour faire prendre ma tension, calculer mon taux de sucre. Tout est parfait, ma fréquence cardiaque au repos est de 50. Les plus grands sportifs tournent autour de 40. Je suis au top. Je passe devant les organisateurs d’autres courses. Je vais participer à certaines d’entre elles. Les gendarmes et les voleurs de temps, la 20ème édition et le marathon de la Rochelle en 2020 pour la 30ème édition, notamment. Alors que je suis encore sur les lieux, une grêle puissante s’abat sur le toi. La sécurité empêche momentanément les gens de sortir. J’en profite pour écouter un groupe musical et acheter un étui à portable qui fonctionne avec des aimants. Je me dit que j’ai de la chance de ne pas être sous cette averse. Après avoir fait le tour des lieux, je rentre à l’hôtel puis je sors à nouveau pour aller visiter le centre ville.

UN CENTRE VILLE SYMPATHIQUE

Je le trouve sympathique malgré les travaux. Beaucoup de SDF et quelques punks errent dans la ville. J’en profite aussi pour acheter des dattes et pour dîner chez Subway. Et là, c’est le drame : je découvre grâce à la vendeuse à qui je demande un repas végétalien que leurs steaks de soja contiennent des œufs. Ouf, je l’ai échappé belle. Combien de fois, Laurence et moi-même nous sommes fait avoir parce que nous n’en demandions pas la composition. Je finis par rentrer à l’hôtel, je regarde « la totale des inconnus » et puis je décide de dormir de bonheur.

bty

LE DRAME ?

J’ai retardé la montre et le portable tout en prévoyant une alarme qui prévoit de me réveiller à 5 h 30. Le matin, je prends tranquillement mon petit déjeuner, m’apprête tranquillement. Bizarrement, je n’entend plus aucun bruit à l’hôtel. Je descend et demande l’heure à l’hôtesse d’accueil. 8 h 10. La dernière navette est partie à 7 h 30. Je suis abasourdi mais je me reprend et vais prendre un taxi. Chance. Au début, j’étais un peu en colère contre moi puis finalement j’en ai ri car c’était pareil à Fontainebleau.

LA COURSE

Le taxi me prend en charge à 8 h 15. Il fera tout pour arriver à destination avant le départ. Je l’ai chaleureusement remercié. Arrivée à Cap malo : 8h 35. Impeccable. Je fais quelques éducatifs et me rend dans le sas de départ. Il semblerait que nous soyons environ 1300 concurrents. La température est de 5 degrés. Je me suis bien couvert. Je suis le meneur d’allure des 4 h 00. Mais au 5ème km, le soleil se levant, je prend le temps d’enlever une couche de vêtements tout en buvant un verre d’eau au ravitaillement. Je gère ma course sans pression en suivant le parcours et les flèches. C’est fait de petites montées et de grandes descentes, il n’y a donc pas de difficultés majeures.

100_2866

Nous passons dans des pâturages ou les vaches nous regardent et beuglent. Je n’ai pas le temps d’aller les voir et je pense surtout à ce qu’il adviendra bien plus tard. Je continue ma course en pensant aux animaux et l’image des lapins torturés me revient. Je n’ai donc aucun excuse pour ne pas aller au bout et réaliser mon objectif. Je me répète le slogan utilisé lors du grand raid ultra marin : courage, volonté, détermination puis modestie et humilité. Aux alentours du 15ème km ou du semi, je rejoins le meneur d’allure des 4 h 00. Vu les efforts fournis jusqu’ici mais sans trop forcer, je respire un peu à une allure en endurance. Le groupe est resserré et je recevrai des coups de bras de part et d’autre, ça deviendra agaçant. Je compte de 5 km en 5 km, d’un point de vue cardiaque c’est parfait et même si j’ai des douleurs musculaires dans les jambes, je me dis que ce n’est rien et décide de courir jusqu’au bout. Vers le 30ème km, je dépasse sans le vouloir le meneur d’allure et le groupe et continue avec la même stratégie. C’est de plus en plus dur mais le mental tient. Je ne m’arrête même plus aux ravitaillements, je poursuis ma route. Ce n’est qu’au 41ème km que je marcherai dans une petite côte puis je reprendrai ma course. Je ne peux plus accélérer mais je sais que je serai en dessous de 4 h 00. Je n’en peux plus mais je franchirai la ligne d’arrivée comme au marathon de Paris avec la hargne qui me caractérise, voilà, ça y est je l’ai fait : nouveau RP sur marathon. Je constaterai plus tard sur les photos, l’incongruité suivante :

Que fait ce gars en tee-shirt rouge qui se trouve dans le cadre de la go pro pendant que les coureurs arrivent et souhaiteraient récupérer leur photo sans avoir Kojak au milieu ?Va comprendre Charles !

arrivée rennes photo n°2

Quant aux récompenses, à part le paquet de palmito au beurre, elles sont nombreuses. Un produit Yves Rocher, une ceinture sportive, un bidon, une éponge, le tee-shirt aux couleurs de la Bretagne, plus la superbe médaille. J’y serai à nouveau en 2019 et en 2020 pour les 9ème et 10ème édition. AIO

100_2861

Xavier Cornet

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.