C’était vraiment des sauvages !

Tout peut arriver quand on commence à se poser des questions sur la nature de ce que l’on vit, de ce qu’il se passe sous notre nez et … de ce qu’on nous donne à manger. Le premier jour, on regarde le contenu de son assiette et on se questionne sur ce qu’il s’est passé en amont pour que ce morceau de viande arrive sous nos yeux.  L’être vivant, sensible, qui a été tué pour nous nourrir contre son gré, qui a donné sa vie pour satisfaire un besoin qui n’est pas vital pour nous mais que tout un système nous encourage à penser comme tel. Quel citoyen actuellement serait capable actuellement de tuer un boeuf et de le découper pour s’en nourrir ? Un frisson d’horreur parcours notre esprit à imaginer le détail de l’opération …. Un poulet peut-être serait plus facile ? Pas évident non plus …. Un poisson alors ? Déjà plus simple, sauf si, comme le disait Jean d’Ormesson on se rend compte qu’ « après avoir été sorti de l’eau le poisson de frétille pas de joie ».  Remonter le fil de l’histoire des choses qui se présentent à nous sous couvert de bonne santé et de plaisir (mais aussi de tradition) est une réflexion non seulement intéressante mais salutaire pour notre éthique, notre santé et celle de l’écosystème dont nous faisons partie.  Pour notre santé d’abord, soyons sainement égocentrique : on ne compte plus les études scientifiques qui prouvent que consommer la chair d’autres êtes sensibles ( en bref de la viande) n’apporte rien d’essentiel à notre corps et que même la fameuse vitamine B12 a été donnée à consommer par les vaches qui partent à l’abattoir afin de se retrouver dans le produit vendu sous barquette plastique agrémentée souvent d’un dessin obscène de vache souriante dans un pré coloré, bref je m’égare … Mais le fait est que notre corps n’a pas un besoin vital de ces protéines animales. Consommer de la viande apporte surtout beaucoup de toxines que nous avons du mal à éliminer et qui causent diabètes, accidents vasculaires et autres soucis. Des protéines certes il nous en faut, mais pas autant que l’on nous le fait croire et il y a des très bonnes protéines végétales qui nous tendent les bras !   Et qui ne font souffrir personne.   Et qui ne menacent pas l’écosystème.  Et qui permettraient de nourrir largement toute la population actuelle et encore d’avantage.  Examinons le cas attentivement : Un milliard d’êtres humains sur Terre meurent de faim, tandis qu’un autre milliard est en surpoids ….

Résultat de recherche d'images pour "vegan evolution"Quelque chose cloche !  Quand on considère le fait qu’un boeuf permet de nourrir 1500 personnes de sa chair alors que les céréales qu’il a consommé pourraient en nourrir 18000 ça fait réfléchir !  Chaque année, 760 millions de tonnes de céréales sont utilisées pour nourrir le bétail, cette quantité pourrait nourrir les humains qui sont en manque de nourriture 14 fois ….  Trois quart des terres agricoles mondiales sont consacrées au bétail : que ce soit pour l’élevage ou pour les céréales qui nourrissent le bétail, ce qui engendre pollution des sols, gaz à effet de serre, et destruction des forêts.  La situation actuelle de consommation de viande animale est moralement difficilement défendable : Songez que 1900 animaux terrestres sont tués chaque seconde dans le monde, si on y ajoute la pêche avec ses 1000 milliards de poissons par an ça donne le vertige …   Personnellement je refuse de vivre sur un bain de sang et je pense comme Kundera que :  « Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. »     … Le premier jour, on regarde le contenu de son assiette et on se questionne sur ce qu’il s’est passé en amont pour que ce morceau de viande arrive sous nos yeux. Et quand nos yeux se sont ouverts, on devient un véritable être humain : responsable et utile, on agit avec compassion et intelligence.    Cette situation actuelle est difficilement tenable pour toute la planète qui s’épuise … Les végans et végétariens sont tout simplement en avance sur leur temps : D’ici un siècle les humains sur Terre seront tous végans et ils considéreront avec horreur les agissements culinaires de leurs ancêtres, ils diront en regardant les quelques vaches et cochons redevenus sauvages dans les campagnes : « Dire qu’autrefois les ancêtres massacraient en masse et mangeait les animaux ! C’était vraiment des sauvages ! »

Caroline Mezin

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