LE GRAND TOUR DU GOLFE DU MORBIHAN

Déjà une semaine. Une semaine que nous sommes arrivés à Vannes. C’était le 28 juin. Je fais le point et je me rends compte que j’ai couru 156 km (oui, la distance jusqu’à Séné est de 156 km). Il ne restait plus que 21 km (un semi marathon pour être finisher). J’avais 3 h 00 d’avance. Malgré tout, j’ai dû abandonner pour raison médicale. Je commence doucement à me remettre de la distance, des kilomètres accumulés, des ampoules au pied et des piqûres de moustique. J’ai dû nourrir une famille entière. Je n’ai pas eu le tee-shirt finisher mais j’ai gardé la boite de gâteaux (j’ai laissé les gâteaux) et gardé la boîte vide, c’est déjà ça. Mais faisons un petit travelling arrière (dédicace à Maga) pour partir du premier jour : Le vendredi 29 juin 2018.

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J’ai décidé de dormir un maximum dans la journée du vendredi pour me lever vers 16 H 00. Finalement, je me lèverai à 15 h 00. Tout le matériel obligatoire est prêt à savoir : Sac de course, Pièce d’identité, Téléphone portable avec les numéro du PC Course et du PC médical, la couverture de survie, un gobelet individuel de 15 cl, une réserve d’eau d’ 1 litre et demi minimum, une réserve alimentaire, une lampe frontale ou ventrale, des piles de rechange ou chargeur USB, un brassard rétro réfléchissant et une veste coupe-vent. Tout a été vérifié, tout y est. J’ai même un deuxième sac pour prendre une douche et me changer à Arzon. Si j’arrive jusque-là. Pour la tenue, des brooks Cascadia pointure 43, des brooks Cascadia pointure 44 pour la deuxième partie de course, 2 paires de chaussettes spécifiques trail, des manchons, deux cyclistes, la montre GPS forenner 235, le débardeur végan runner de L214 et le débardeur végan marathon, une paire de lunette de soleil et une casquette type marathon des sables, le téléphone portable, les écouteurs Bluetooth et surtout le plan de route. Je pense être paré à toute éventualité.

Lorsque je me lève, je vais prendre une douche pour être bien réveillé, je m’habille sans oublier d’épingler le dossard, de vérifier le sac de course. Heureusement que Laurence est là pour m’aider à me préparer. Je lui demande de me filmer pour faire la petite vidéo d’avant course publiée sur végan marathon coaching. Nous hésitons à la faire en intérieur ou dehors. Finalement, la beauté du site se prête à une prise en extérieur. Je sollicite toute votre énergie et vous remercie pour les boosts, je suis à 30%. Le reste, vous l’avez sur la vidéo. Je vous explique aussi que dans quelques minutes, je vais rejoindre Jean-Christophe Manuceau de l’Association Végétarienne de France. Lorsque j’arrive, je n’ai qu’une envie : boire mon petit café. Ce ne sera pas le cas. Il est 17 h 00, nous nous installons Laurence et moi à une table ou nous avons aussi rejoint Joseph, Paul, Samuel Clergeaud et Jessie. Nous échangeons un peu tout en buvant et nous restaurant. Nous attendons tous impatiemment le départ, un peu stressés, mais il s’agit d’un stress positif avec l’envie d’en découdre. Nous apercevons les lapins runner que nous allons salué, nous prenons quelques photos et quelques selfies. Carole vise un podium dans sa catégorie. Il y a aussi Gilles, Lili corne rose et toute une bande de copains autour. Il est est temps d’aller rejoindre le départ après avoir embrassé Laurence.dav

Avec Jean-Christophe, nous avions prévu de faire la course ensemble, mais Joseph et Paul partent devant, bien trop rapidement à mes yeux. Jean-Christophe les suit, pas moi. J’ai tellement visionné la vidéo de 2017 des lapins runner sur Youtube que je ne commet pas l’erreur de partir en surrégime. La gestion de course est primordiale. Ma stratégie est la suivante : courir à 7 km/h et avoir un maximum d’avance sur les barrières horaire, je m’inspire aussi des coureurs plus expérimentés, certains marchent mais les barrières horaires sur la première partie de course ne sont pas si évidentes que cela. Les lapins remontent à mon niveau et me dépassent mais je reste discipliné sur ce que j’ai prévu, c’est mon premier vrai ultra-trail. Une barrière horaire est la limite de temps dans laquelle on doit franchir le point de passage. Par exemple, la barrière horaire est fixée à une arrivée à 16 H 00, le concurrent qui arrive à 16 H 15 sera arrêté à ce point précis . Je ne rentre pas dans le détail. Celles pour l’ultra marin du Morbihan étaient les suivantes :

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J’ai aussi rajouter les points de passage sur lesquels vous avez pu me suivre tout au long de la course. Vous pouvez constater qu’au fur et à mesure mon allure a baissé mais il existe des explications que je vous donnerai plus tard. Mais revenons aux premiers kilomètres du départ. Je suis donc seul. Je maintiens le rythme que je me suis fixé. Je suis joyeux, j’écoute les différentes

plaisanteries autour de moi, les retrouvailles, j’en ris aussi. J’échange quelques mots avec des inconnus. Il règne une très bonne ambiance. Je sais qu’au 17ème km se trouve le premier ravitaillement qui me permettra de faire le point. Il en est prévu à peu près tous les 15 à 20 km entrecoupés parfois de points d’eau. Heureusement, vu la chaleur qu’il fait. Toutefois, je suis équipé et cela ne me pose pas de problème particulier hormis l’obligation de boire régulièrement. A un endroit, un chat errant mime le fait d’attaquer le concurrent juste devant moi. Il est jeune. Je lui parle : « Tu m’attaques pas, hein, je sais que tu joues » et de fait il n’a pas mimé une attaque. Il m’a juste regardé. C’était un jeune chat, environ 1 à 2 ans.

Après quelques kilomètres, quelqu’un court à mes côtés et me dit « Salut Xavier ». Je reconnais Nicolas Luchez (pourtant je ne suis pas physionomiste, mais nous avions prévu cette rencontre, elle arrive à point nommé). Nous décidons de faire un bout de chemin ensemble. Nous sommes amis sur Facebook et nous avions fait connaissance par l’intermédiaire du groupe de Flavien Bascoul (dédicace) Mission : 2018 km en 2018. Nous étions aussi en même temps sur le 80 km de l’Ecotrail de Paris. Les conditions météorologiques étaient dantesques et Nicolas a abandonné au 45ème et moi au 57ème. Nous nous accordons sur la cadence, Nicolas me dit qu’il s’adapte à moi. Parfois, nous marchons dans les montées puis accélérons très légèrement dans les descentes. Nous passons le premier ravitaillement ensemble. Nous continuons notre route et nous arrivons au fameux passage dans l’eau de mer avec de l’eau à mi-cuisse. Je vous raconte.

Dans ce passage, nous devons traverser un endroit où, en fonction des marées, on passe facilement ou pas. Évidemment, cette année, il y avait un coefficient de marée élevé. Certains décident de rester sur la passerelle, mais ils avancent lancement. Je décide d’aller plus au large et Nicolas me suit. Erreur ! Là, le courant est plus fort et il faut passer sur ou entre les rochers. On glisse, on tombe, on se rattrape. J’ai failli me retrouver entièrement dans la baille. Heureusement, l’esprit trail, c’est tout de même la solidarité, l’entraide. Je me rabats finalement vers le mur de la passerelle et patiente. Nicolas est devant et m’attends sur la berge ou tout le monde souffle et remet ses chaussures. Question : Les enlever ou pas ? Pour ma part, avec le recul, il faut les garder, quitte à être trempé pendant un certain temps mais ensuite ça sèche.les-pieds-dans-l-eau

Par la suite, je reprends ma route avec Nicolas, nous avons hâte d’arriver au ravito du 18ème. Je prends mon temps et ne voit plus Nicolas, je repars. Il m’attendais un peu plus loin. A un moment donné, dans la forêt, j’ai la force du lion et je cours un peu plus vite, ça roule tout seul. Je me rends compte que Nicolas est loin derrière moi. J’essaie de ralentir pour l’attendre mais je pense aussi aux barrières horaires. Tant que nous ne sommes pas à Locmariaquer, il faut courir. Bien plus tard, je lui transmettrai un message comme quoi je l’attendrai au ravitaillement du 54 km. Entre le 35ème et le 54ème, je reçoit un message de Nicolas qui me dit qu’il abandonne à cause de la déshydratation , il est resté au 35ème. Malgré la motivation que j’essaie de lui transmettre et mes encouragements, il renoncera. Au 54ème, j’ai plus de 2 H 00 d’avance sur la barrière horaire. Je poursuis donc ma route seul car il y a 19 km entre Baden et Le Bono et la nuit va tomber sur cette portion.

Entre Baden et le Bono, je m’accorde le fait de continuer en marche active entre 5 et 6 km/h pour préserver de l’énergie et du physique. J’ai assisté à un super coucher de soleil.. Je n’ai fait qu’admirer parce que je ne perds pas de vue que l’objectif qui est d’arriver à l’embarcadère de Locmariaquer bien avant 11 h 00 pour avoir une bonne avance. Lorsque la nuit tombe, je me rends compte que c’est la pleine lune et c’est fascinant. Je progresse en déduisant chaque kilomètre parcouru, d’ailleurs dès le premier kilomètre, j’ai dit qu’il restait 176 km et ainsi de suite. Je continue au même rythme et j’arrive de nuit à 3 h 00 du matin au Bono. Je suis à 1 km de ma plus longue distance., je m’étais fixé comme objectif de passer d’abord le marathon, puis 57 km, puis 80, puis 100 et après ce n’est que du bonus. Je prends mon temps au ravito et croise Lili corne rose (La licorne), une youtubeuse ami des lapins runner. Nous échangeons quelques mots Elle a dormi 20′. C’est le maximum pour les micro siestes. Sinon, au delà, on risque de ne pas repartir et d’abandonner. C’est ce que je ferai des kilomètres plus tard. Bon, je n’ai plus que 2 h 00 d’avance au Bono, je dois donc reprendre ma course. J’ai 29 km à faire pour aller jusqu’à Locmariaquer, en passant par Crach ou se trouve un ravitaillement.

Je continue à courir et marcher, je n’ai qu’une envie : arriver à l’embarcadère. J’ai aussi hâte que le jour se lève pour continuer au maximum mais aussi profiter de la petite pause lors de la traversée de Locmariaquer jusqu’à Port-Navalo. De port Navalo à Arzon, il n’y aura que 4 km, ouf ! J’arrive à Locmariaquer à 08 h 17, j’ai presque 3 H 00 d’avance sur la barrière horaire. Mais j’ai l’intention de prendre une bonne pause à Arzon. Pendant la traversée, je suis assis au fond du bateau à moteur. J’apprécie la petite bruine et l’eau de mer sur mon visage, ça fait du bien après toute cette chaleur. Je suis revêtu d’un poncho bleu et bien sûr d’un gilet de sauvetage orange. Les bénévoles sont aux petits soins, super sympas, ça fait du bien. Nous échangeons avec les autres passagers. C’est là que j’apprendrai que 50% ont abandonné du fait de la chaleur et sans doute de la traversée dans l’eau et sur les rochers. C’est vrai que je m’en suis bien sorti mais j’avais un mental d’acier. Courage, volonté et détermination. Nous arrivons à Port-malo et il nous reste 4 km pour arriver à Arzon, c’est là où je prendrai ma pause la plus longue.

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A Arzon, je me pose vraiment. Je vais récupérer mon sac de change et je vais directement à la douche collective. C’est alors que j’entends une voix qui m’appelle, ce ne sera pas la dernière. En fait, il s’agit de Jean-Christophe qui en sort. A mon tour, je vais me doucher et j’apprécie ce moment. Je prends mon temps, il n’y a pas trop de monde. Une fois les affaires regroupées, je vais déposer mon sac là ou j’avais récupéré les affaires propres. Je décide de me poser un peu. Je choisis un lit de repos et à nouveau j’entends une voix, c’est Joseph de l’AVF. Nous échangeons. Il me dit qu’il a des ampoules et que ça le gêne, je lui suggère d’aller voir les podologues. J’ai moi aussi des ampoules mais c’est encore supportable surtout que j’ai une paire de chaussettes propres et une paires de chaussures neuves et propres taille 44 (Je chausse du 43 mais mon vendeur préféré m’avait conseillé de prendre une pointure au dessus pour la deuxième partie de course, bien m’en a pris, toujours des brooks Cascadia). Je me rends compte qu’une fois de plus en étant régulier, j’ai réussi à rattraper des gens devant moi. Je m’assoupis environ une quinzaine de minutes. Je mange et bois, me recharge en eau et repars avant les potes de l’AVF. J’ai fait 89 km. Ne me reste plus qu’à dépasser les 100 km et j’aurai fait aussi bien qu’aux 100 bornes de Royan en 2005. Je repars donc au bout d’une heure finalement.

Entre Arzon et Porh Neze, la chaleur s’est vraiment faite sentir. Il faisait très chaud et la marche ralentissait pour tout le monde. Je pense que c’est là que j’ai pris les coups de soleil et que le sac sur mes épaules est devenu plus lourd. J’ai donc décidé de le porter d’un coté ou de l’autre sur les épaules. D’ailleurs, je diminuais un peu la cadence car je savais à ce moment là que j’avais une large avance qui me permettrait de terminer tranquillement. Je ne pensais qu’à une chose : boire un maximum d’eau et recharger à chaque point d’eau et chaque ravitaillement. J’ai 4 flasques deux devant facilement accessibles. Elles contiennent du TA pour l’électrolyte et l’autre une poudre de boisson d’effort végan. J’en ais deux à l’intérieur du camelbak. Je ne me rappelle plus très bien le reste sur cette portion du parcours à part une chose : J’ai fait un détour d’environ 3 à 5 km et c’est grâce à un autre trailer que j’ai pu reprendre la bonne route. Dans ces conditions, pas facile de ne pas pester contre soi-même, mais je me suis repris et j’ai continué ma route avec cette personne là qui m’a sorti d’une embûche, je ne la remercierai jamais assez. Bon, oublions cette partie du parcours.

Entre le 135eme et le 156eme, un coureur me dit qu’il ne fera pas de pause au ravitaillement de Sarzeau parce que c’est infesté de moustiques. Je me dis que ça ne dois pas être si terrible que ça. Je m’arrête donc à Sarzeau où je retrouve à nouveau Jean-Christophe de l’équipe sportive végétarienne.

Le coureur prévenant avait raison, je n’aurais pas dû m’arrêter à cet endroit. Ce n’est pas sur le coup que j’ai senti les piqûres mais bien plus tard. Je vous mets une photo à l’appui. Et comme si cela ne suffisait pas, un jeune bénévole s’adresse à moi en m’indiquant que le balisage pour repartir n’est pas très clair. Je pose la question à un bénévole plus aguerri à qui je raconte ce que m’a dit le jeune. Il me donne une explication qui me paraît claire sur le moment. Je vois deux marcheurs qui partent et je les accompagne. Le problème, c’est que je les entraînerai dans l’erreur eux aussi. Nous tombons dans un cul de sac et rebroussons chemin et demandons un accompagnateur qui nous mette sur la voie. Nous n’avons rien cédé tant que nous n’avons pas pu reprendre la route balisée. Nous repartons enfin.

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Quelques kilomètres plus loin la pluie se met à tomber doucement. Nous sommes maintenant trois, un trailer de mon âge nous ayant rejoins. Au bout d’un moment, nous décidons d’avancer ensemble en laissant nos compagnons de route derrière nous. Et là, l’orage s’abat sur nous, nous distinguons parfaitement les éclairs dans le ciel. C’est proche. Mon partenaire s’inquiète, moi pas. Je finis par mettre mon coupe-vent tout en continuant à marcher. Nous avançons bien malgré les intempéries. Lui pense que ce serait mieux de se mettre à l’abri. Nous passons à coté de coureurs qui ont trouvé quelques arbres sous lesquels ils se sont réfugiés. Je m’y installe avec eux quelques minutes, mais n’écoutant que mon intuition et mon courage, je décide de poursuivre ma route malgré les éclairs et le tonnerre. En fait, j’aime ça. Maintenant, je peux vous le dire : à chaque fois avant d’aller courir, j’ai un petit rituel, une forme de prière et je m’adresse à mes guides, à la terre et à l’univers. C’est ce qui m’a aussi conduit à continuer. Je voulais aller au bout. Je marche seul comme dirait Goldman.

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Petit à petit, la fatigue commence à se faire sentir et je commence à avoir des hallucinations et entendre des murmures. Ce sont les images que forment les arbres, le bruissement des feuilles ou peut-être autre chose. Je ne fais qu’avancer pendant cette partie du parcours et je ne pense pas à boire. A force d’être trempé, je commence à avoir froid et je me rends compte que le bout de mes doigts est plissé. Heureusement, le prochain ravitaillement n’est qu’à quelques kilomètres de là, je n’ai qu’une hâte, y arriver. J’arriverai à Sene à 4 H 00 du matin. Dans ma tête, je me dis que je vais m’assoupir 20′ et que je vais pouvoir repartir. Tout de même prudent, je vais voir le médecin. C’est là qu’il constate en regardant mes doigts que je suis déshydraté. Ils me font allonger sur un lit de repos et m’expliquent qu’ils vont me faire une perfusion mais ne m’interdisent pas de repartir par la suite. J’ai froid aussi. J’ai de l’avance alors je peux me permettre de dormir une heure avant de repartir. Le problème, c’est que je n’ai pas de change et que mes affaires sont mouillées. Après une longue réflexion, je me suis dit que je ne pouvais pas repartir avec des affaires mouillées et la petite sieste d’une heure m’ayant complètement cassé, j’ai préféré abandonné à cet endroit. Étais-ce la bonne décision ?

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Qu’est-ce que j’ai retiré de cette expérience ? Que la discipline que je me suis imposé m’a permis de suivre la stratégie que je m’étais fixée, c’est à dire de partir le moins vite possible dans le créneau des barrières horaires et tenir jusqu’au bout. Mais cela n’était pas suffisant alors pour booster mon mental, je profitais de chaque instant présent, j’admirais la beauté générale des lieux, je faisais des

rencontres, parfois surprenantes, notamment une grenouille (un crapaud) qui a traversé en 3 bons devant nous (un coureur et moi-même) pour traverser le chemin. J’ai trouvé ce moment génial. Pour terminer, je sais que je suis capable de beaucoup plus que je n’imaginais, que j’ai un mental d’acier mais jusqu’où ? J’ai aussi aimé ce challenge qui m’a obligé à dépasser mes limites et à sortir de ma zone de confort. Malgré tout, la leçon que je dois en tiré, c’est que je dois travailler le peu de mental qui manque pour être finisher. Je dois aussi mieux organiser mon alimentation et ce que je mets dans le camelbak, notamment du change. Ce sera alors parfait. Je vous donne rendez-vous l’année prochaine pour le grand raid ultra marin. Si vous voulez m’accompagner, vous êtes le, la ou les bienvenus. D’ici là, j’aurai participé à bien d’autres courses. AIO

Bon, je vous rassure, ça va beaucoup mieux et rendez-vous l’année prochaine pour le grand raid ultramarin du morbihan

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