L’exigence peut-elle être contre-productive ? Vous avez 2 heures

Résultat de recherche d'images pour "chronomètre rigolo"

Une de mes amies fait 15 minutes de vélo d’appartement tous les jours. Mon er réflexe a été de penser « Je ne vois pas l’intérêt, ça ne sert à rien 15 minutes ». Face à l’air dubitatif de son entourage, elle en a parlé à son médecin. Il lui a répondu. « Il vaut mieux faire 15 minutes que ne pas faire 45 minutes ». Cette phrase m’a profondément marquée. Et c’est vrai ! A quoi sert d’avoir de grandes exigences si elles nous mènent à nous décourager tout seul? Sachons être un peu plus modestes pour nous inscrire dans la durée.
 On cherche toujours à multiplier les exercices, à augmenter les séries et les répétitions, mais ce sont moins la quantité et les exercices exécutés que la régularité avec laquelle ils le sont qui compte.
Passer 3 heures consécutives à la salle, mais n’y aller qu’une fois dans la semaine, est bien moins efficace que de se limiter à 45 minutes davantage axées sur l’intensité et y aller 3-4 fois.
Moi je suis la reine des plans d’entraînement. Quand je préparais un marathon, mon plan était prêt plusieurs mois à l’avance et je ne supportais pas la moindre modification, une fois la préparation démarrée. Cela m’a d’ailleurs valut plusieurs accrochages avec mon coach de l’époque. Pour la musculation, pareil, je passe mon temps à chercher des routines sur internet et à faire des listes d’exercices.
Pour trouver le juste équilibre entre lâche prise et laissé aller, le contexte professionnel, familial et amical dans lequel on évolue est primordial, comme je l’explique dans mon article précédent « Je ne m’entraîne plus. Fatigue ou paresse? ».
Par ailleurs, une bonne technique peut consister à faire des « deals » avec soi-même.
J’ai remarqué qu’avec ma programmation millimétrée au niveau psychopathe, dès que je fais une entorse, tout part en vrille. Je devais donc trouver une solution pour ne pas passer de l’exigence la plus extrême à  l’abandon pur et simple. Pour beaucoup, la réponse se résume à « Faut pas se prendre la tête ». Mais ce n’est absolument pas dans ma nature de me dire, « Aller, j’y vais au feeling », sans parler du risque de blessures. La vérité résidant dans le compromis, je m’accorde donc de céder à mon obsession de faire des listes et des listes d’exercices, mais maintenant, quand c’est le jour abdos, je ne m’astreins plus à faire tel et tel exercice, dans tel ordre, en culpabilisant si ça me prend moins d’une heure. Je pioche librement dans ma liste selon ce qui me fait envie sur le moment. Je modifie aussi, selon l’inspiration du moment, le format de la séance en passant des séries classiques à un format Tabata, par exemple. Et si un jour j’ai la flemme  d’aller à la salle, je déculpabilise en faisant une bonne marche ou en laissant le pot de purée de cacahuètes de côté.
En résumé, pour ne pas sombrer dans le découragement, faite le ménage dans votre vie professionnelle et personnelle pour retrouver un bon équilibre mental et apprenez à lâcher prise. Plus facile à dire qu’à faire ? Carpe Diem.
Karine Estelle

Une réflexion sur « L’exigence peut-elle être contre-productive ? Vous avez 2 heures »

  1. Je suis d’accord avec ton ami. Derrière le il vaut mieux faire 15 min que ne pas faire 45 min. Ce que je capte comme message et qu’il ne faut pas négliger les petits commencements ni les petites décisions bonnes qui mis bout à bout nous donnent de la motivation et de nouvelles habitudes ..c’est positif. Merci pour ton partage

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s