Franc succès pour le premier Café philo de Vegan Marathon Magazine

Café philoLa première session du Café philo de Vegan Marathon Magazine a eu lieu le 10 février 2018. Nous avons voulu débattre autour de la thématique de la suprématie des humains sur les animaux.

Le thème de ce premier Café philo #1 était : « Suprématie de l’animal humain : quelles en sont les causes, les conséquences et les solutions envisageables ? », préparé et animé Morgane Andry.
Nous nous sommes donc demandés en premier lieu comment s’exerçait cette domination. L’un des participants rappelle que la question de la nourriture carnée se pose dès l’Antiquité. L’argument de l’existence d’une sensibilité chez les plantes existait déjà chez les Stoïciens afin de
« mieux invisibiliser le sort des animaux ». Nous étions tous d’accord sur le fait que « la société occidentale a toujours considéré les animaux comme des objets » et que le « système capitaliste l’a renforcé ». Cependant, un intervenant insiste sur le fait que la « philosophie de l’aïkido, certaines religions indiennes et des politiques comme Ashoka ont réussi à mettre en place un gouvernement en paix avec les animaux ». En d’autres termes « la volonté de dominer les animaux ne serait pas un fatalisme et ne serait pas inhérente à l’essence humaine ». Mais la suprématie des humains sur les animaux semble être une question d’ordre individuelle selon une intervenante qui pense que « selon les valeurs et les histoires de chacun, on essaie de préserver son pouvoir ou bien d’évoluer vers quelque chose d’autre ».

Grâce à ces réflexions, nous en sommes venus à nous interroger au sujet d’un éventuel « formatage dès notre enfance » qui nous pousse à croire que les futures générations pourront jouir plus facilement du travail des précurseurs du véganisme et seront mieux armés contre le spécisme.
Un point de divergence se fait ensuite ressentir au sujet de la domination présente dans la nature de l’Homme. Certains pensent que c’est la société qui pervertit les humains, qu’il s’agit d’une question de traditions, de cultures ou encore d’éducation. D’autres croient qu’il y a toujours des individus qui veulent dominer les autres et acquérir un statut de « chef » et qu’il existe « une importante recherche de pouvoir dans la nature humaine » qui se traduit par la domination des plus faibles. Ainsi, bon nombre de personnes prôneraient alors « la loi du plus fort ».
Nous avons continué notre réflexion sur un autre point: « comment cela se fait-il que la domination des humains sur les non humains perdure dans le temps – notamment au niveau alimentaire – malgré les scandales médiatisés et les recommandations des professionnels de santé selon lesquels on peut se passer de produits carnés qui sont nocifs pour la santé? »

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Les participants se retrouvent dans leur réponse: On accuse le poids des lobbies, la peur du changement ou encore la médiatisation de certains nutritionnistes contre le véganisme.
Cependant, cette suprématie de l’humain sur l’animal n’est pas valable pour tous les animaux. En effet, nous nous entendons tous sur l’omniprésence du spécisme. Nous relevons toutefois que même

si nos animaux de compagnie – chiens, chats, NAC – sont choyés et mieux traités que les animaux d’élevage, ils restent souvent des produits de consommation. Par exemple, les chiens de race sont vendus et peuvent être inscrits à des concours ou être dressés pour devenir des chiens de garde.
Il existe donc une hiérarchie plus fine que celle qui met simplement l’homme au dessus de l’animal. Tous les animaux n’ont pas la même valeur aux yeux des spécistes. On aurait « attribué un rôle prédéfini pour chaque animal. Les cochons et les vaches sont mangés, les chevaux vont labourer et nous transporter, les chats et les chiens sont considérés comme des compagnons ». Ces rôles seraient différents selon les cultures.
Enfin, nous évoquons des solutions qui permettraient de pallier cette domination sur les animaux non humains. Nous en revenons à l’éducation qui serait primordiale mais aussi l’importance des personnalités publiques qui pourront soutenir et pousser leur public à s’intéresser à la cause et les émissions de cuisine végétalienne qui peuvent promouvoir la nourriture sans produits d’origine animale.

D’autres proposent d’adopter de nouvelles lois afin de limiter cette domination. On prône la bienveillance et une pédagogie positive, ce qui se fait déjà au sein de Vegan Marathon par le sport et le mode de vie qui découle du véganisme. D’autres participants pensent que les « actions chocs ont leur rôle à jouer et que, dans l’Histoire, les choses ont pu évoluer seulement après des soulèvements brusques. C’est seulement après la « gifle » que le dialogue a pu se faire. Ces actions chocs et les messages positives formeraient le duo gagnant ».
Un autre intervenant propose une « taxe sur la viande et l’arrêt total des subventions aux filières qui permettraient une remise en cause de la consommation de produits d’origine animale car les consommateurs réagissent très rapidement face aux prix ».
On parle également de projets culturels qui pourraient favoriser l’essor du véganisme comme ce qui avait été fait avec « Babe le cochon devenu berger » ou « Sauvez Willy ».
Afin d’avoir un contact avec les personnes visées, sont également proposés des festivals, des conférences et autres événements ouverts à tous qui pourront montrer au public « que les animaux sont conscients, ressentent la douleur et que la nourriture sans produits d’origine animale est viable et délicieuse ».
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Notre débat s’est clôturé avec beaucoup de bienveillance et laisse croire que notre société peut devenir plus clémente envers les animaux. Beaucoup de choses doivent être pensées, conceptualisées et acceptées par le grand public. Nous savons que la route est longue mais le point d’arrivée est atteignable. Gardons espoir et osons parler pour ceux qui ne le peuvent pas.

Un grand merci aux participants de cette première session : Cathy, Christ, Gisèle, Evaline, Gwladys, Jacques, Jocelyne, Marie-Christine, Maïwen, Magà, Marie-Laure, Rudy, Yohan

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