El respeto por la vida es un deber – Le respect de la vie est un devoir

253186_10151189782731281_265561449_nNe pas participer à l’exploitation des animaux et faire de l’exercice est non seulement possible, mais c’est  même notre devoir.

J’ai décidé d’arrêter de consommer des animaux en 1988. La motivation principale était d’ordre morale et par empathie envers les autres êtres vivants. Quand j’étais petite il m’était impossible de voir le cadavre d’un animal comme un aliment, quelque chose en moi me disais que je ne devais pas soutenir cette activité meurtrière. Bien que nous ne voyions pas ces animaux enfermés, nous savons qu’ils ont des émotions et qu’ils souffrent. Nous savons que, par nos actes, nous pouvons encourager ou pas leur exploitation. Il n’existe donc pas de position intermédiaire. Choisir de ne pas manger d’animaux est un acte politique.  Toutes les vies ont de la valeur et la seule chose que nous pouvons faire c’est de les respecter, ou comme dit le dicton « vit et laisse vivre ». Il est de notre devoir et de notre responsabilité de promouvoir un mode de vie sain et plein d’amour. Notre passage sur terre est de courte durée, nous devons donc choisir de faire le moins de mal possible, en recherchant l’harmonie collective.

Heureusement la nature est pleine de sagesse, le temps a passé et je ne suis pas tombée malade, bien au contraire. Je me sentais en meilleure santé, avec plus d’énergie, de vitalité, de joie et de sensibilité envers le vivant. J’ai développé une plus grande intuition et un plus grand intérêt pour la vie, la permaculture et la santé. Aussi, j’ai commencé à faire différents sports : volley, basket, softball, paddle, triathlon, roller, et j’ai même formé un groupe universitaire de football féminin dans la province de San Juan (Argentine). Puis, ce processus m’a conduit à m’interroger sur la santé et d’autres thèmes comme la politique et l’écologie. J’ai toujours été très critique et anticonformiste face aux incohérences de notre mode de vie sur cette planète. Anticonformiste mais tout de même optimiste, utopique et très enthousiaste pour aider à progresser et faire « ma part ».

Il est essentiel d’être critique envers notre manière de vivre sur cette planète pour générer et co-créer collectivement la culture que nous implorons. Pour ma part, j’ai grandi en Argentine, pays qu’on a l’habitude de lamentablement surnommer « le pays de la viande », bien que ce soit plutôt un pays exportateur et qu’un pourcentage important soit envoyé vers d’autres pays.  Par chance, nous sommes toujours plus nombreux à devenir végétariens/vegan. Cela modifie peu à peu la « culture carniste » de notre pays.

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Quant à l’alimentation, j’ai beaucoup appris en cessant de manger des animaux, parce que cela m’a conduit à me questionner et à investiguer sur ce que j’ingère et sur la santé en général. J’ai pris des cours, assisté à des congrès et j’ai lu des livres de nutrition. Je me suis également intéressée à l’hygiénisme et à la naturopathie. Actuellement, mon régime alimentaire est majoritairement à base de fruits et d’aliments biologiques. Je choisis ces aliments car ils contiennent des enzymes, m’apportent de la vitalité (voir le livre 80/10/10 du Dr Graham) et n’ont pas d’impact négatif notable sur l’environnement. J’essaie de choisir des aliments qui apportent des nutriments plutôt qu’une nourriture mauvaise pour le corps, l’esprit et l’environnement. Actuellement j’inclus, en plus des fruits et des légumes variés, d’autres aliments comme le gingembre, les graines de lin, de sésame, les noix, les amandes, les cacahuètes, le quinoa, les graines de chia, la spiruline, les lentilles, les feuilles vertes, le curcuma, le kéfir, les produits germés, entre autres choses, pour avoir les nutriments de base. J’utilise également du pissenlit, de la menthe,  du boldo, du tilleul, du cèdre, du chardon-marie, des clous de girofle, de la camomille, pour faire des tisanes.

Quant au sport, j’ai commencé très jeune à courir des marathons et je le fais toujours. Chaque fois que j’avais besoin de m’éclaircir les idées, je sortais courir. Ça s’est transformé en une sorte de méditation et de reprise du contrôle. Cela me permettait de me canaliser, de faire le vide et de me reconnecter avec moi-même et par la même occasion avec les autres.

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Pour l’instant, mes principales activités sont courir, nager, faire du yoga, danser et faire du vélo, pour la liberté et la légèreté qu’elles me procurent. En ce moment, je m’entraine avec le groupe de ma faculté « Groupe de coureurs UNL » et je collabore avec le groupe « Marathoniens de Santa Fe » dans la province de Santa Fe (Argentine). Avec ces derniers, nous organisons des marathons dans la ville. Je le fais comme une façon de promouvoir le sport. J’aime voir des gens courir, envahir ensemble les rues, cela m’emplie de joie.

Je fais souvent du sort, et malgré plusieurs pauses, j’ai rapidement retrouvé mon niveau après chaque reprise. Etre vegan, m’a donné l’énergie et la motivation de faire ce que j’ai envie quand j’en ai envie.

Je ne conçois pas le sport comme une compétition avec les autres, mais comme un processus de prise de conscience personnel. C’est plus une compétition avec soi-même, sur un parcours partagé. Cela se transforme en voyage pour découvrir son corps, ses capacités, prendre conscience de la respiration, de la circulation sanguine, de nos pensées, « faire le vide ». C’est également l’opportunité de rencontrer des gens, des lieux, que ce soient des villes, des villages, de courir dans la rue, sur la plage et en montagne, que ce soient des marathons matinaux ou nocturnes, à la pleine lune, …

Il s’agit d’une activité collective mais chacun est indépendant et libre. On partage une activité saine, ce qui est, à mon avis, absolument nécessaire, en raison de la grande propension de la société à consommer des drogues, de l’alcool, des médicaments, ou à la violence, aux suicides, etc… Je crois vraiment que nous devons promouvoir des activités ayant un rapport aux autres et à soi. Prendre les rênes et laisser de côté les intérêts mercantiles, qui souvent s’emploient à nous influencer, pour que nous n’ayons plus de pouvoir sur nous-mêmes. Nous pouvons choisir : choisissons la vie.

Si pour ma part je fais du sport comme un hobby, il existe plusieurs sportifs célèbres, comme Scott Jurek et Fiona Oakes, Carl Lewis, Ruth Heidrich, Brendan Brazier, Patrik Babouniam, Cornelia Ritzke, Frank Medrano, Robert Cheeke, Bart Yasso, entre autres, qui sont vegan et sportifs de haut niveau, apportant la preuve qu’il est possible d’avoir ce régime alimentaire et obtenir tous les nutriments et l’énergie nécessaires. Il existe aussi de nombreux vegan qui font du sport et n’apparaissent pas dans les médias.

En plus des sportifs, il existe et ont existé, de nombreuses références comme Einstein, Gandhi, Léon Tolstoi, Henry Thoreau, J. Krishnamurti, etc…, ou des artistes comme Moby, Paul McCartney, Morrisey, Nicolas Cabré, Drew Barrymore, Natalie Portman, Brad Pitt, Natalia Docco, entre autres qui sont végétariens/vegan. Ce sont toutes des personnes influentes qui promeuvent l’amour, le pacifisme, qui, tout en tant conscientes de notre société ont cessé de participer à l’exploitation des animaux.

Cette année j’ai eu la possibilité de devenir l’Ambassadrice de « Vegan Marathon » en Argentine, une association de marathoniens végane qui courent pour défendre la cause animale. Face à de nombreux mythes prétendant qu’il est nécessaire de consommer des animaux pour faire du sport, ce groupe démystifie, montrant que oui, c’est possible. En plus de courir pour défendre la cause animale et le respect de la vie, ce groupe prend également en compte l’aspect écologique.

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Je suis diplômée en promotion socioculturelle et en plus je suis sur le point d’obtenir le titre d’ingénieure environnementale, raison pour laquelle je ne peux pas oublier de mentionner que l’abattage des animaux, en plus d’être une activité cruelle qui encourage la violence, est également une des plus polluantes pour la planète. Elle contamine les sols, l’eau et l’air, encore plus avec les « Feed lots ». La consommation de viande est l’une des principales contributrices au réchauffement climatique, comme le démontre l’étude de la FAO (Food and Agriculture Organization), intitulée « La grande ombre du bétail »

Je considère qu’il est faisable et prioritaire que nous réalisions et encouragions les activités qui prennent en compte la vie et l’environnement. Ce sera seulement possible si nous le voulons vraiment et agissons en conséquence. J’invite les personnes qui doutent à s’approcher, à consulter, interroger, s’informer et à expérimenter. Surtout qu’ils fassent des recherches, fassent le vide et écoutent leur corps. Nous avons tous en nous de l’empathie et si nous faisons le vide, nous parviendrons assurément à rencontrer cette part de nous-mêmes qui est connectée à la vie. A partir de là, ce ne sera plus une décision à prendre, car nous verrons instantanément une nouvelle réalité et le désir de prendre soin de nous, comme des autres, prendra le dessus ; le désir de manger des animaux disparaîtra.

 Résultat de recherche d'images pour "drapeau argentin"texte Silvana Palavecino / traduction Karine Estelle

No participar de la explotación de los seres animales y hacer ejercicio no sólo es posible, sino que es nuestra responsabilidad.  La salud y el respeto por la vida es un deber. No comer animales es un acto político.

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Si estamos sanos podemos tomar decisiones, actuar con coherencia, lucidez y amor. Hacer ejercicio permite que oxigenemos nuestras células y que nos mantengamos activos. Por su parte, no consumir animales no pasa por una cuestión meramente alimenticia, sino que deviene de un respeto al otro ser que, como nosotros, quiere y merece vivir.

Decidí dejar de consumir animales en el año 1988. Su motivo básicamente fue moral y por empatía hacia otros seres. De pequeña me era imposible ver un cadáver de animal como algo a ingerir, algo en mi me decía que no debía sostener esa actividad de muerte. Aunque no veamos a los animales, sabemos que sienten y sufren. Sabemos que con nuestros actos apoyamos o no la actividad de explotación animal. En este sentido, no existe una posición intermedia. Elegir no comer animales es un acto político. Así, la idea de consumir un cadáver desapareció de mis hábitos. En aquél momento, a mi alrededor decían que iba a enfermar, producto de “mitos societarios” que lamentablemente aún en algunos lugares siguen vigentes. Decidí que, a pesar de las críticas, no podía mantener mi vida a costa de la vida de los demás. Cada vida es valiosa, y lo único que podemos hacer es respetarlas, o bien como dice el famoso refrán “vive y deja vivir”. Es nuestro deber y responsabilidad fomentar y promover una cultura sana y amorosa. Nuestro paso por el planeta es corto, por lo que deberíamos elegir hacer el menor daño posible, buscando la armonía colectiva.

Afortunadamente y gracias a que la vida es sabia, con el pasar del tiempo, no enfermé, sino que ocurrió todo lo contrario. Me sentía más sana, con más energía, vitalidad, alegría y con una sensibilidad mayor hacia lo vivo. Se despertó una mayor intuición y un mayor interés por la vida, la permacultura y la salud. Así también, comencé a hacer deportes: vóley, básquet, softball, paddle, triatlón, rollers y hasta formé el primer grupo universitario de fútbol femenino en la provincia de San Juan (Argentina). A su vez, este proceso me condujo a cuestionarme sobre la salud y otros temas, como política y ecología. Siempre fui crítica, inconformista, ante las incoherencias en nuestra manera de habitar el mundo. Una inconformista aunque optimista, utópica, con entusiasmo por ayudar  a mejorar y hacer “mi parte”.

Es esencial ser críticos con nuestra manera de habitar el mundo para generar y co-crear colectivamente la cultura que anhelamos. En mi caso, me crie en Argentina, país que lamentablemente suelen denominar “el país de la carne”, aunque más bien es un país exportador, ya que gran porcentaje es derivado a otros países. Por suerte cada vez somos más personas que por diversas razones decidimos hacernos vegetarianos/veganos. Esto de a poco está cambiando la “cultura cárnica” de nuestro país.

En cuanto a la alimentación, aprendí mucho al dejar de comer animales, porque me condujo a cuestionarme e investigar sobre lo que ingiero y a la salud en general. He realizado cursos, asistido a congresos y he leído libros de nutrición,  también indagué en higienismo y naturopatía. De mi experiencia, mi dieta actualmente se basa en una mayoría de frutas y alimentos fisiológicos. Elijo estos alimentos porque tienen enzimas, me aportan vitalidad (ver libro 80/10/10 de Dr. Graham) y no generan impacto negativo apreciable al ambiente. Intento elegir alimentos que aporten nutrientes, en vez de comestibles que dañan el cuerpo, mente y ambiente. Actualmente incluyo, además de las frutas y verduras varias, otros alimentos como jengibre, semillas de lino, de sésamo, nueces, almendras, maní, quínoa, chía, espirulina, lentejas, hojas verdes, cúrcuma, kéfir, germinados, entre otros, para aportar nutrientes básicos. También utilizo diente de león, menta, burro, boldo, tilo, cedrón, cardo mariano, clavo de olor, manzanilla, etc. para hacer tisanas.

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En cuanto al deporte, comencé a correr maratones de pequeña y actualmente lo hago. Cada vez que necesitaba despejar la mente, salía a correr. Se convirtió en una especie de meditación y forma de empoderamiento de mi misma. Me permitía canalizar, hacer silencio y conectar conmigo, y por tanto con los demás.

Actualmente, las actividades que más realizo son correr, nadar, yoga, danza  y andar en bici, por la libertad y liviandad que otorgan. En este momento, me encuentro entrenando con el grupo de mi facultad “Grupo de corredores UNL” y estoy colaborando con el grupo “Maratonistas Santafesinos” en la provincia de Santa Fe (Argentina). Con este último, organizamos maratones en la ciudad. Lo hago como manera de fomentar el deporte. Me gusta ver a gente correr, llenar juntos las calles, me transmite alegría. A su vez, es una actividad que lleva a conocer y recorrer lugares desde el movimiento de nuestra corporalidad, sin energía extra.

Hago deporte con frecuencia, aunque las veces que he dejado de hacer, al retomar vuelvo rápidamente a sentirme plena. Ser vegana me ha dado la posibilidad de darme la energía y la motivación de hacer lo que quiera hacer, en el momento que así lo decida.

15825984_10154122067515848_8913289290506826727_n.jpgConcibo el deporte no desde la competencia con el otro, sino como un proceso de conocimiento personal. Es una competencia más bien con uno mismo, en un recorrido que es compartido. Se vuelve un viaje para reconocer el cuerpo, sus posibilidades, volver a ser consciente de la respiración, de la circulación, de nuestros pensamientos, “darles aire”. Es una oportunidad además para conocer gente y lugares, sean ciudades, pueblos, se trate de correr en la calle, en la playa o en la montaña, sean maratones matutinas o nocturnas, en luna llena, etc.
Es una actividad en conjunto pero cada uno con su independencia y libertad. Permite compartir una actividad sana, lo cual creo totalmente necesario debido a la gran propensión en las sociedades al consumo de drogas, alcohol, fármacos, o a la violencia, suicidios, etc. Creo realmente que debemos fomentar actividades pro-vida y en respeto a ella, al otro y a nosotros mismos.  Tomar las riendas y dejar de lado los intereses de mercado que muchas veces pujan en influenciarnos a no tener poder de nosotros mismos. Podemos elegir: elijamos vida.

Si bien en mi caso realizo deporte más bien como hobby, existen varios deportistas famosos, como Scott Jurek y Fiona Oakes, Carl Lewis, Ruth Heidrich, Brendan Brazier, Patrik Babouniam, Cornelia Ritzke, Frank Medrano, Robert Cheeke, Bart Yasso, entre otros, que son veganos y deportistas de élite, demostrando que es posible mantener esta alimentación y obtener todos los nutrientes y energía necesarios. También existen numerosos veganos que hacen deporte y no están en los medios.
Además de deportistas, existen y existieron numerosos referentes, como Einstein, Gandhi, León Tolstoi, Henry Thoreau, J. Krishnamurti, etc., o artistas como Moby, Paul McCartney, Morrissey, Nicolas Cabré, Drew Barrymore, Natalie Portman, Brad Pitt, Natalia Docco, entre otros que son vegetarianos/veganos. Todos ellos personas influyentes en promover una conciencia más amorosa, pacífica y consciente en nuestra sociedad y por tanto dejaron de participar de la explotación animal.

Este año tuve la posibilidad de comenzar como representante, en Argentina, de “Vegan Marathon”, una asociación francesa de maratonistas veganos que corren difundiendo la liberación animal. Frente a muchos mitos de que es necesario el consumo de animales para hacer deporte, este grupo sale a desmitificar, mostrando que sí es posible. A su vez, con un tip extra: correr difundiendo sobre respeto de todos los seres vivos y también sobre respeto a la vida misma, por lo que este grupo tiene además en cuenta el aspecto ecológico.

27718474_10155695278216281_810906017_nSoy egresada de la carrera Promoción Sociocultural y además estoy a punto de obtener mi título de Ingeniera Ambiental, por lo cual no puedo dejar de mencionar que la actividad de matanza animal además de ser una actividad cruel fomentadora de violencia, es una de las más contaminantes del planeta. Contamina suelos, el agua y el aire, más aun con la existencia de los “Feed Lots”. El consumo de carne es uno de los principales contribuyentes del calentamiento global, como lo demuestra el estudio de la FAO (Food and Agriculture Organization) denominado “La larga sombra del ganado”.

Considero que es factible y prioritario que realicemos y fomentemos actividades que tengan en cuenta la vida y el ambiente. Eso solo será posible si lo queremos realmente y actuamos en consecuencia. Invito a las personas que estén en duda a que se acerquen, consulten, pregunten, se informen y experimenten. Que sobretodo investiguen, hagan silencio y escuchen su cuerpo. Todos tenemos en nuestro interior empatía, y si hacemos silencio seguro nos encontraremos con esa parte de nosotros que está en conexión con la vida. Y ya no será una decisión a tomar, sino instantáneamente veremos otra realidad y el deseo de cuidarnos a nosotros mismos como a los demás florecerá y el deseo de comer animales desaparecerá;

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