Je ne m’entraîne plus. Fatigue ou paresse ?

BradypusOn a tous connu des passages à vide. Enfin, je dis tous, c’est peut-être un peu affirmatif. Mais les super-héros aussi ont des coups de mou, non ? Je pense notamment au petit cœur de notre Iron Man et au colossal Hulk qui redevient un simple mortel tout fatigué après sa grosse colère. C’est plutôt rassurant.
Ce qui l’est moins, c’est quand on se demande s’il s’agit bien là de fatigue ou de pure paresse. C’est une interrogation qui m’a longtemps tourmentée au point de faire tourner le sujet sur la toile. J’y ai surtout glané des réponses mal dégrossies. Entre « la paresse c’est dans la tête et la fatigue c’est dans le corps » ou encore « fatigue = sur-entraînement – paresse = sous-entraînement » bla bla bla bla… ! Tous ces commentaires ne m’ont vraiment pas aidée.
Finalement, la réponse tant attendue m’a enfin été apportée. Elle brille par sa simplicité ! Et pourtant, il aura fallut plusieurs jours de discussions et de recadrage pour rester au cœur du sujet, avant de l’obtenir. « Pour savoir si ton manque de motivation est du à de la fatigue ou à de la paresse, vois si tu te cherches des excuses : il fait déjà nuit, j’ai déjà bien travaillé aujourd’hui, au bureau, mon chat ne va pas se caresser tout seul… Si c’est le cas, c’est juste une grosse  flemme ma belle ! »
Bingo ! J’en tire immédiatement la conclusion suivante : je suis une véritable paresseuse ! STOOOOOOP !!!! Aah mais ma chère, le sujet est très loin d’avoir été exploré là.
Il convient de faire un point sur le contexte dans lequel tu évolues, sur le plan familial, amical mais aussi (surtout?), sur le plan professionnel. Et si on se parlait d’épanouissement, de reconnaissance, de confiance, d’estime ? Cette paresse ne révèle-t-elle pas un ras le bol, un mal-être, du dégoût, des angoisses… une dé-pre-ssion ? Si la motivation est en panne, n’est-ce pas parce que l’inspiration est en panne, plutôt que l’inverse?
La pratique soutenue d’un sport pousse à l’intransigeance. On culpabilise de ne pas suffisamment s’entraîner, on craint de ne pas atteindre ses objectifs, voire de régresser.
Le temps de la rébellion est peut-être venu ; une rébellion salvatrice et libératrice pour mieux répartir et retrouver la force du conquérant. Alors, si on s’écoutait un peu, pour une fois…?
Karine Estelle
A lire : Paresse, histoire d’un péché capital d’André Rauch, éditions Armand Colin 2013
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