Lettre au clan

IMG_4142Tout d’abord, je suis extrêmement heureuse d’avoir pu faire la connaissance d’un petit nombre d’entre vous. Ce fut un dimanche fabuleux !  Merci. Ensuite, il faut que je vous parle de ma blessure et de ses suites, jusqu’au semi-marathon, cela en aidera peut-être certains ! En premier lieu, il a été difficile de respecter mon programme de soins avant la compétition (cf précédent post), car la blessure m’a longtemps handicapé, jusqu’à 1 semaine avant la compétition et le moral n’était pas au mieux !  Puis j’ai commencé à aller mieux, j’ai eu Magà Ettori au téléphone, 5 jours avant le semi, je ne sais plus bien… Tout ce que je sais, c’est qu’à l’issue de cette conversation, j’ai pris la décision que j’allais venir, au moins pour soutenir le clan et pour militer pour la cause animale. Il m’a ce jour-là, donné une telle motivation que je n’aurais pas pu imaginer ne pas venir. 2 jours après, je tente une sortie, j’ai couru 40 min sans douleur handicapante et 15 minutes avec une douleur assez vive, mais je sentais que mon cardio était prêt ! PLUS QUE JAMAIS. J’ai consulté 2 ostéopathes différents, dont un 2 jours avant la course qui m’ont énormément soulagé de tensions et ont permis à mon corps de récupérer beaucoup plus vite. J’ai eu beaucoup d’amour, notamment d’une amie qui m’a chouchouté la veille et le matin de la compétition (un petit jus carotte – orange – pomme – gingembre ça motive ! Ahah). J’ai aussi ressenti l’énergie de la course et enfin rencontré le clan, cela m’a donné un sentiment de puissance et de force !! Incroyable !! Je me sentais en sécurité, rassurée par le lien aux autres. J’ai aussi supprimé depuis environ 3 semaines, tous les excitants de mon corps, café, thé etc, de sorte à être parfaitement à l’écoute de mon corps lorsqu’il me dit de ralentir et ne pas user mes réserves (non non non les amis, le café et le thé n’apportent AUCUNE énergie, ils vous en prennent). J’ai mangé très peu de gras, beaucoup, BEAUCOUP de glucides et j’ai insisté sur les verdures. J’ai aussi beaucoup dormi (c’est comme cela que le corps se régénère le mieux). J’ai écouté mon coeur qui me disait : TU PEUX LE FAIRE ! TU VAS LE FAIRE.

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Franchement en tant qu’ostéopathe et au vu des douleurs que je me tape depuis la seconde même où je me suis arrêtée dimanche, à 2h12 de course à pieds, je pense que c’était franchement culotté et risqué de courir. Mais bon sang, que je suis HEUREUSE ! Même s’il est vrai que ce genre d’expérience ne sera pas reproduite à l’avenir (pour ceux qui m’ont vu après la course, ils comprendront ahaha), je vois à quel point l’esprit est fort et que l’amour qui nous lie et nous relie, l’amour aussi que l’on met à l’oeuvre à chaque foulée pour une vraie cause, une cause juste et profondément altruiste et se servir de notre corps pour le véhiculer, je trouve cela fantastique et cela m’a porté tout du long. Pour vous raconter un peu mon run, la douleur au pied droit est apparue dès le 4ème km, malgré un échauffement (où je sentais déjà que ça tirait un peu) et beaucoup d’eau. Au ravitaillement du 5ème km je n’ai pas hésité à m’arrêter quelques secondes pour bien boire, et manger des raisins secs et un peu de sucre, cela m’a permis de récupérer et recharger les batteries, mais la douleur était toujours présente et ne faisait que me ralentir de plus belle. J’avais choisi de partir au SAS de 1h50 quand je me suis inscrite (avant ma blessure bien sûr) et je voyais passer les lièvres des 1h55 puis des 2h00… bon là je me suis dis, n’essayes plus de les rattraper !

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Cours et prends un peu de recul sur tes douleurs. Je médite en courant, j’ai même fermé les yeux à un certain moment et je me suis sentie comme « voler », comme un aigle, j’ai respiré tellement calmement que j’en ai oublié que je courrais et miracle ultime, PLUS AUCUNE DOULEUR. Ma foulée s’est tout à coup embrasée et jusqu’à la fin, à partir du 11 ou 12ème km, je ne sais plus bien quand, je n’ai pas arrêté de dépasser les gens. Mais, parce que mon corps n’avait jamais JAMAIS couru autant en une fois (12 km tout au plus, et encore !) et parce que je commençais à trouver la distance un peu longue entre chaque km, la douleur a réapparue, plus vive et intense que jamais, à peu près entre le 16ème et le 17ème km et là ça a été la lutte pour continuer… J’ai concrètement continué au mental, même si je faisais attention à mes jambes, c’était mon mental et mon coeur qui co-créaient pour que je continue d’avancer et Sophie… merci à toi, sans toi je sais pas si j’aurais pu avancer aussi vite sur les 2 derniers kms, je t’aime, merci. Avec l’effervescence de l’arrivée, j’ai même pu trouver une énergie de sprinter pour mon arrivée… Mes jambes se sont alors arrêtées net, je ne pouvais presque plus avancer et j’ai du m’asseoir sur le côté très rapidement pour récupérer de toutes les tensions musculaires et mécaniques accumulées dans mes jambes (mais étrangement, le cardio était plutôt ok !!) Massages, ostéopathie, alimentation végétale, eau de shungite, recharge glucidique, repos, respiration, yoga et méditation, amour, amour et amour et ça va vite repartir.

IMG_4220Voilà la petite histoire, après seulement 3 mois d’entraînement, dont 2 sérieux à la course à pied minimaliste, je termine le semi-marathon non sans peine mais avec grande joie et fierté, parce que je l’ai aussi fait pour eux, et cela m’a donné une motivation que je n’avais jamais connu auparavant. La prochaine fois les amis, ça sera en sandales comme prévu à la base. Je vous aime.

Sarah, Votre VG coatch, AIO AIO AIO AIO AIO !!!!!!!!!!

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