Qu’est-ce qui m’a pris de dire oui ?

22135511_10155543900175853_8765285947049128088_oVoilà… Qu’est-ce qui m’a pris de dire oui ? On est le premier octobre, un élève a annulé et je suis grave en retard pour envoyer une composition hyper importante. Plutôt que de rester au chaud dans mon lit, recopier calmement mes partitions le nez dans mon café, me voici à Gonesse, à me les geler grave, petit crachin désagréable qui fait que la pluie nous tombe juste au creux du cou. En plus, autant dire que quand quelqu’un se lève à 7 heures du matin un dimanche pour courir 2 lignes droites à Gonesse, il a envie de faire du score! Que des sportifs, rien à voir avec ma petite course la semaine passée au jardin d’acclimatation. Bref, c’est parti, comme d’hab au début je dépasse tout le monde et pars trop vite, évidemment j’essaye de suivre les meilleurs. Les 5 premiers km je suis à moins de 4’50 de moyenne, ce qui est chiant, c’est qu’il y a un pont qu’on doit chaque fois se taper (oui c’est deux aller-retours), et peut importe de quel côté on court, on a toujours le vent dans la gueule!!! Et le crachin évidemment. Bref, arrivé à la moitié, mon téléphone se met à déconner et la musique s’arrête…. Merde c’est elle qui me traînait. En fait c’est même pire, elle s’arrête et revient sans cesse. C’est à ce moment que j’entends qu’une dame d’un certain âge (oui, une veille avec des cheveux gris et tout et tout) me colle depuis le début en train de suffoquer. Bon ça va pas ça, fini de rigoler, il reste 2.5K va falloir accélérer, et là…. Sans prévenir, elle passe en vitesse supérieure, et je ne vois plus que ses semelles, impossible de la suivre. Bref, de loin je vois le compteur, il reste quelques mètres et il marque 48’xx, non il faut que je le termine avant 49! Et merde… Bon 49’13, et je suis 137ème sur 180. Mais le niveau était très haut, je pense pouvoir courir plus vite la prochaine, et finalement je suis fière d’avoir pas trop mal défendu la cause… même à Garges !

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Jonathan Jacobs né Shai Eilot en Israel (la mecque des végans, d’ailleurs sa grand-mère était déjà végan dans les années 60 et à vécu toute sa vie dans un village végétarien dans le nord d’Israel). Il a grandi en Belgique (Bruxelles) où il a fait ses études de piano. Comme il faisait trop chaud dans le plat pays qui n’était pas le siens, il a décidé de partir en Russie pour se perfectionner et d’y rencontrer sa femme par la même occasion. Après avoir pas mal bourlingué, Jonathan a atterri à Paris depuis bientôt 10 ans et y donne des cours de musique dans l’école qu’il a fondé en 2007 avec sa femme (http://sifacil.fr/). Après avoir été végétarien quelques années, et une discussion très intéressante avec un fromager qui lui explique précisément comment on fait le fromage, Jonathan n’en croit pas ses yeux et ses oreilles, et décide donc de devenir complètement vegan! Grand bien lui fasse puisqu’il perd 3 kilos d’un coup (oui, Jonathan était grave en surpoids, il voulait sauter en parachute et on lui a dit qu’il était trop gros) et n’arrive plus à tenir en place tellement que les légumes lui donnent de l’énergie. Donc pour se calmer, Jonathan cours des marathons, à découvert l’association et depuis il ne peut plus s’arrêter…. La vie est comme une boite de chocolats vegan, parfois c’est dégueux, mais ça valait la peine quand même de tous les manger pour découvrir les 2/3 qui n’étaient pas trop mauvais

1 thought on “Qu’est-ce qui m’a pris de dire oui ?

  1. Sacré chrono ! Effectivement la concurrence était gratinée (au fromage vegan, hein) pour qu’il y en ait 136 devant toi!

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