Ich bin eine Berliner – Épisode 2

IMG_20170923_184251.jpgAvant le jour J, je dispose de 24h pour prendre mes marques dans cette ville qui suscite tant d’espérances.

Jour 2 – 23/09 :  cette journée de découverte débute par une visite guidée de 2 heures. Idéale pour avoir une vue d’ensemble, mais trop d’informations sont communiquées trop rapidement ; je ne retiens pas grand chose. Ce n’est pas grave,  j’aurai le loisir de prendre mon temps ces prochains jours.

Petit tour au Marathon expo où je récupère mon dossard, ainsi que mon maillot de … Finisher ! Si c’est pas de la pensée positive ça !!! L’ambiance IMG_20170923_185710ici est très similaire à celle qui règne au Salon du running de Paris en avril. Une vraie fourmilière ! Des stands à perte de vue où vous trouvez tenues de la casquette aux chausettes, running, alimentation du sportif, gels et autres maltodextrine, accessoires divers et variés. Tout le nécessaire pour qui aurait perdu sa valise durant le voyage… Belle pause pour déjeuner dans la capitale européenne du véganisme. Bon, dans cette partie de Berlin, au sud de Postdamer, les options Vegan ne sont pas si courantes. J’aurais sûrement plus de  choix quand j’irai m’installer du côté de AlexanderPlatz. Pour faire le plein de glucides, je choisi un restaurant Indien qui propose bien des options vegan. Au menu, soupe de lentilles et Pindi Channa (pois chiches à la tomate avec plein d’épices). Les épices ne sont pas recommandées avant ce type d’échéance, mais j’y suis habituée et ça ne m’a jamais posé de problème.

IMG_20170923_130042Après ce repas plus que copieux, je repars en balade. Vous le savez, Vegan Marathon c’est le militantisme, bien évidemment le dépassement de soi, notamment mais pas que, d’un point de vue sportif, et c’est également une part importante accordée à la culture. Voici donc quelques détails sur mes découvertes du jour.

Checkpoint  Charlie : ici se trouve une réplique du checkpoint placé à la limite de ce qui était la zone américaine, une sorte de poste frontière marquant la confrontation entre l’URSS et les États-Unis. Le lieu est désormais très touristique, on pourrait presque dire de mauvais goût, avec ses faux gardes qui prennent la pose devant les objectifs. Après le marathon j’irai visiter le musée situé à côté. Il  retrace les différents moyens employés par les Allemands de l’Est pour tenter de fuir.

East Side Gallery : c’est le tronçon le plus long du mur de Berlin parmi de rares qui ont été préservés, devenant l’une des principales attractions touristiques. Mais c’est surtout une Gallery d’art à ciel ouvert où différents artistes ont spontanément exprimé leur talent, juste après la chute en 1989. Pour mémoire, construit à partir de 1961, il symbolisait la division entre l’Est et l’Ouest. Il a causé de nombreuses morts.

L’incontournable Porte de Brandenburg : point de départ et d’arrivée du Marathon. Si à Paris on compte sur les doigts d’une main les anciennes portes encore debout,  la Porte de Brandenburg est la seule rescapée des 14 portes berlinoises. Le saviez-vous? A l’instar du checkpoint Charlie et du mur, elle symbolise encore aujourd’hui la division de la ville; elle a vu le mur de Berlin se construire à ses pieds.

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Vous n’en trouverez pas de photos aujourd’hui, en pièce jointe de cet article, car je ne me suis pas attardée: il pleuvait assez fort et le moment était mal choisi.

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La journée se termine et j’ai marché sans penser au lendemain, parcourant plus de 11 km.

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Vous vous demandez peut être si je suis prête, si je suis stressée. Comment vous expliquer ? Aujourd’hui je me suis rendue sur la ligne de départ pour repérer le trajet depuis mon hôtel, mais j’avais l’impression que je faisais ce repérage pour quelqu’un d’autre. Je ne me sens pas concernée et c’est d’autant plus étrange que j’écris sur le sujet en ce moment même. C’est comme si mon esprit était sorti de mon corps.IMG_20170923_134621_01

Je ne sais pas si je suis prête, j’ai peu couru, à peine 250 km en 12 semaines et j’ai l’impression de me présenter à un examen en ayant révisé que la moitié du programme, mais ma tête va bien, j’ai un bon mental alors non, je ne suis pas stressée.

Je fais mes 30 minutes de streching, puis je passe quelques dizaines de minutes les pieds au dessus de la tête, vêtue de mes glamourissimes chaussettes de compression.

Ensuite vient l’heure du dîner. Ce repas est le plus important : c’est celui qui sera dans mes veines au moment de me lancer sur l’asphalte demain matin. J’ai fait quelques courses au magasin bio pour le prendre tranquillement dans ma chambre. Comme chaque soir, il se termine par une belle poignée d’oléagineux et un carré de cacao cru (bon d’accord, deux…).

 

 

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Karine Estelle. Berrichonne de naissance et Parisienne d’adoption depuis plus de 20 ans, pratique la course à pied depuis 2012 mais s’est mise à rêver de courir la distance reine en voyant ces héros pas si ordinaires passer sous ses fenêtres en avril 2002. Ce rêve elle le réalise enfin en 2015, dans la plus belle ville du monde. Berlin est son 4ème marathon.

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