C’était le mur du marathon ?

mur 2C’est quoi le mur du marathon ? Ils ont mis un mur sur le parcours ? Quoi il y avait un mur au 30ekm du marathon de Paris ? Mais ils sont fous ! Pas exactement. Il s’agit d’un phénomène physiologique reconnu, rencontré le plus souvent au marathon, qui correspond à l’épuisement des réserves de glycogène ou, formulé autrement, à une panne de carburant musculaire, une défaillance physique assimilable à un coup de pompe qui intervient subitement, sans signe annonciateur. Le mur porte bien son nom. Le coureur qui le frappe ressent une sensation de jambes coupées, telle une force qui le bloque, d’où l’expression. Il doit considérablement réduire sa vitesse, voire marcher et parfois même abandonner la course. Quand les réserves musculaires sont vides, c’est la mur 3.jpgpanne sèche, exactement comme une voiture privée de carburant. Le coureur, qui ne peut alors plus compter ni sur ses réserves en glycogène, ni sur son gas-oil lipidique, sent ses forces l’abandonner. Il a heurté le mur, un phénomène hélas bien souvent irréversible. Le mur du marathon intervient généralement entre le 30ème et le 35ème kilomètre de course. Les réserves de glycogène musculaire s’épuisent autour de cette distance. L’organisme en manque puise alors davantage dans les acides gras. Seulement le processus de dégradation des graisses est lent, donc nettement moins efficace. Il ne suffit pas à lui seul à répondre à la demande énergétique qui est immédiate et impérieuse. Par ailleurs, il nécessite la présence de glucose dont l’un des dérivés participe au processus de lipolyse. Or ce glucose diminue également, entraînant une hypoglycémie qui accentue le phénomène. Ouch !!! C’était quoi ? Le mur du marathon ?

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